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  • il y a 9 heures

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00:00C'est catastrophique, mais la solution, ça va être quoi ? Est-ce que déjà, par exemple, il y a
00:03les impôts qui risquent d'augmenter ?
00:05Clairement, ce n'est pas mon sujet ce matin. La première étape, c'est, étape par étape, donner la lumière
00:11sur une situation objectivement comme elle est.
00:13Moi, j'ai été élu pour faire de la politique autrement et dire les choses en responsabilité.
00:18Donc, mon premier regard, mon premier travail, c'est celui d'avoir une lumière absolue sur le diagnostic qu'on
00:23a à établir et de poser les raisons de ce diagnostic.
00:26La première raison, c'est l'héritage. Un héritage complètement assumé par la précédente mandature qui a décidé de la
00:34banqueroute financière de la Cassud en investissant à tort et à travers sans sécuriser les financements.
00:39Donc, nous, notre devoir, c'est d'abord d'objectiver les choses, de montrer les choses à la population pour
00:44dire voilà la situation dont nous héritons.
00:46La deuxième étape et celle que vous posez comme question sur l'augmentation des impôts, ce n'est clairement pas
00:52mon souhait et clairement pas ce qu'on veut mettre en œuvre.
00:54Ce qu'on veut faire derrière, c'est de construire les solutions pour pouvoir redresser la Cassud.
00:59Et à ce moment-là, tout est sur la table, mais c'est que dans la co-construction et dans
01:03le dialogue avec les autres communes que nous pourrons parvenir à trouver une trajectoire souhaitable, soutenable pour notre intercommunalité.
01:09Il y a effectivement une limite qui est fixée à 12 années, qui a un seuil d'alerte pour dire
01:13au-delà de 12 ans de capacité de désendettement, voilà, vous franchissez ce seuil d'alerte.
01:17Nous, notre devoir, c'est de nous retrousser les manches pour tâcher de faire en sorte qu'on n'y
01:20arrive pas.
01:21En revanche, la réalité est quoi ? C'est que si, il faut bien comprendre, si on suit le scénario
01:26qui a été lancé par la précédente mandature, ce n'est pas 12 années qu'on franchit.
01:30C'est plus de 140 années de capacité de désendettement.
01:33C'est une dette par habitant qui passe de 180 euros par habitant de la Cassud à plus de 450
01:38euros par habitant de la Cassud.
01:40Il faut bien que la population se rende compte et prenne la mesure de ces choix déraisonnables.
01:44Quand nous avons des gens qui faisaient des grandes leçons sur la responsabilité financière, sur la responsabilité politique et qui
01:51vous conduisent dans des situations de banqueroute assumée.
01:54Mais où sont ces responsables, ces irresponsables qui nous ont conduits là-dedans ?
01:58Il était temps que nous nous débarrassions d'un fonctionnement complètement déraisonnable et il était temps que nous puissions mettre
02:03notre nez, faire toute la lumière sur la situation.
02:05Mais comprenez bien, quand on prend une intercommunalité de la puissance et de l'envergure qui représente la Cassud, il
02:10faut bien d'abord poser le diagnostic avec tous les éléments.
02:13Et aujourd'hui, on a à peine la situation objective dans laquelle on est.
02:17Alors, parle pas nous de la projection sur de nombreuses années, sur différents scénarios.
02:21Là, il faut qu'on se retrousse les manches pour aller au travail et pour dire qu'on a un
02:24devoir.
02:25C'est celui de communiquer en transparence et réorienter les choses pour pouvoir faire en sorte que notre intercommunalité puisse
02:30se dégager des marges de manœuvre et une capacité d'investir.
02:33Qu'est-ce qui aurait provoqué ce sur-endettement justement ces dernières années ?
02:36La réponse est claire.
02:38C'est la folie des grandeurs.
02:39C'est la déraison.
02:41C'est quand on est déraisonnable et qu'on construit, qu'on investisse en financement.
02:45Forcément, c'est la déroute.
02:46Et le jeu de mots est tout trouvé.
02:48Le coprésident Patrick Le Breton le disait tout à l'heure.
02:51C'est plus la déroute de la nouvelle voie urbaine, c'est la banqueroute.
02:53C'est un projet d'investissement à plus de 53 millions d'euros avec comme seule sécurisation de financement les
02:59seuls fonds de la Cassude.
03:00Et allez, la commune du tampon, on peut le dire.
03:03Mais derrière ça, département, région, fédère, personne n'était autour de la table.
03:07Au mieux, des prises de parole.
03:09Au mieux, des accords de la main à la main.
03:11Vous croyez que c'est comme ça qu'on fait de la politique de façon responsable ?
03:13Moi, mon devoir, c'est de reproduire ce genre de modèle de l'ancien monde.
03:17C'est extrêmement grave parce que les chiffres, certains s'amusent à dire qu'on peut faire dire n'importe
03:24quoi.
03:25Non, on ne fait pas dire n'importe quoi aux chiffres.
03:26Les chiffres, quand ils sont cruels, ils plongent.
03:30On a vu ce matin le risque que l'on a.
03:32À partir de 2028, si on est sur une conduite au fil de l'eau, à partir de 2028, on
03:38a une épargne négative, une épargne nette négative.
03:41Vous savez ce que ça veut dire ? Ça veut dire que le banquier vous dit c'est fini, plus
03:43confiance.
03:44Confiance n'a plus.
03:46C'est ça la réalité.
03:48Vous venez de dire tout à l'heure que, ben oui, si on dépasse une capacité de désendettement de 12
03:55ans et demi,
03:57eh bien, c'est le contrat de Carreau qu'il avait fixé.
04:00À ce moment-là, le préfet ou la Chambre régionale des comptes a tout loisir véritablement de dire qu'on
04:04met sous tutelle.
04:06Et c'est atteint son train, si on l'est laissé ce matin, de dire, ben oui, ben voilà, vous
04:10l'êtes à la rigueur, nous l'êtes là, il nous est responsable.
04:12Nous, on n'est responsable de rien. On n'a encore rien embauché au niveau de la Cassude.
04:18On n'a pas procédé au recrutement à part les membres du cabinet.
04:22D'accord ? Ce qui veut dire qu'on n'a pas encore pris en main.
04:25Et on ne prendra pas en main les affaires tant qu'on n'aura pas tous les audits qui nous
04:30donnent une lecture claire.
04:31Est-ce que vous vous rendez compte quand même de ce qu'ils ont fait ?
04:35Moi, je pense notamment à l'ancien maire et président de la Cassude, M. André Tchimacoun,
04:42qui a été le premier instrumentalisateur de cette situation.
04:46Et tous ceux qui l'ont suivi, en allant acheter la conscience du maire de Saint-Philippe.
04:51Et je le dis, en conscience de cause et en connaissance, puisqu'il était avec nous,
04:56il a traversé la route pour un plat de lentilles.
04:58Et aujourd'hui, ces gens-là viennent nous dire, ah oui, mais seulement, peut-être que si ça se trouve,
05:04c'est vous.
05:04Non, on n'est responsable de rien.
05:07Et on va prendre nos responsabilités quand on aura toute la lecture financière.
05:10Ce matin, on a compris que sur le budget principal, on l'avait déjà et ce n'est pas bon
05:14du tout.
05:15On va dans le mur.
05:16On ne va pas comme avec la NRL dans la mer.
05:19Cette fois, on va dans le mur avec la NVU.
05:21Et notre but, comme le président l'a dit, ce n'est pas de dire, c'est malheureux, on ne
05:25pourra plus rien faire.
05:26Non, on dit, on veut savoir exactement.
05:27Donnez-nous le PV d'accident, véritablement.
05:29Véritablement.

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