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NewsTranscription
00:00Radio, la France dans tous ses états.
00:02Nous poursuivons juste un instant cet échange avec Loïc Gobé sur le retrait de la niche fiscale sur les aides
00:09à domicile
00:09parce que nous avons Pauline qui nous appelle de Palavas-les-Flots et qui elle trouve cette histoire aussi hallucinante.
00:15On vous écoute Pauline, rapidement.
00:17Oui, oui, écoutez, c'est de l'humain, on parle de personnes qui sont âgées, qui ne peuvent plus bouger,
00:22des personnes qui ont des tumeurs, des personnes qui ont des sclérose en plaques, des personnes, voilà.
00:26Et ces personnes-là ne peuvent plus travailler, elles n'ont rien pour vivre, absolument rien.
00:30Donc si on baisse ces aides-là, mais elles vont devenir quoi, quoi ?
00:33Nous, on est le seul lien avec l'extérieur.
00:37La majorité des personnes n'ont plus de famille ou bien elles ont des familles qui ne peuvent pas tout
00:41faire.
00:41C'est le dernier fil qui permet à ces personnes d'avoir du lien social, du relationnel.
00:47Et nous-mêmes, ça nous fait vivre parce que nous, on aime ça, on aime l'humain.
00:50Donc si cet état veut tuer ça, où est-ce qu'on va ?
00:54C'est à se demander si les parlementaires qui ont demandé cette suppression de crédit d'impôt
00:57ont bien pris connaissance du dossier, de la réalité.
01:00En tout cas, merci Pauline pour votre témoignage, effectivement.
01:03Et comme le disait Loïc Gobé, c'est une mesure qui apporte vraiment une aide
01:07et un soutien logistique à beaucoup de familles françaises.
01:10Ça serait une aberration, quel que soit le prix que ça coûte de la supprimer.
01:13Et en plus, ça crée des emplois.
01:16Sud Radio, la France dans tous ses états, les perles du jour.
01:33Alors, vous avez reconnu une marche militaire allemande de la Wehrmacht qui s'appelle Erika,
01:37qui nous rappelle des périodes douloureuses.
01:39Mais c'est à se demander si on ne va pas retrouver à un moment donné une tension avec l
01:43'Allemagne,
01:43puisque le parti AFD, qui a gagné les élections dans un land de Saxe,
01:49a tout simplement émis une carte de la Nouvelle-Allemagne,
01:53dans laquelle il réintègre l'Autriche, une partie du Luxembourg, et surtout l'Alsace et la Lorraine.
02:01Très exactement l'Alsace, c'est-à-dire les départements du Barin et du Haut-Rhin,
02:05et une moitié du département de la Moselle,
02:07telle qu'elle avait été intégrée au deuxième Reich allemand par Bismarck en 1870,
02:13après la défaite de la France.
02:14Et ces deux régions, qui étaient devenues françaises en 1660,
02:18étaient redevenues allemandes en 1870,
02:21pour redevenir françaises en 1918,
02:24pour redevenir allemandes en 1940,
02:26puisqu'Hitler les avait réintégrées au troisième Reich,
02:29et redevenir françaises en 1944.
02:31J'ai connu, moi, des gens qui étaient nés allemands, qui étaient ment français,
02:34d'autres qui étaient ment français, qui étaient nés allemands.
02:36Enfin bon, extraordinaire.
02:36Et là, l'AFD, c'est Génération Deutschland,
02:39qui est le mouvement de jeunesse de l'AFD,
02:42et bien met ça à son programme,
02:43parce qu'il faut, écoutez, la formule est très simple,
02:47il faut rassembler le peuple allemand
02:50dans une seule entité géographique et populaire.
02:53Le slogan d'Hitler, c'est
02:58Alors là, on n'a pas la partie Einführer,
03:01mais on a la partie Ein Reich, Ein Wachs, un État et un peuple.
03:05Très inquiétant de la part de ce parti qui est en train de gagner des voix en Allemagne.
03:10Est-ce qu'on va devoir remettre une ligne Maginot ?
03:12Voilà. Est-ce que la ligne bleue des Vosges ?
03:14Moi, pour ma part, je veux bien écouter la musique Erika,
03:17qui a l'air cher au cœur de monsieur Luca Maurice Stroff,
03:21le leader de Génération Deutschland.
03:23Pour ma part, je préfère écouter cette chanson-là.
03:26Vous n'aurez pas la souci de la Lorraine,
03:29mais avec vous, nous restons français.
03:34Nous avions pu généraliser la plaine,
03:38mais notre cœur, nous l'aurions jamais.
03:43Alors, Anissa, ce qui m'angoisse, c'est plus la tournure que prend le pays.
03:48Ça m'angoisse, même moi, sportif de niveau.
03:50C'est-à-dire ?
03:51Ça m'angoisse de voir tout ça, la montée des extrêmes.
03:56Ça me fait flipper, ouais.
03:57Des extrêmes ?
03:58Ouais.
04:00Des deux extrêmes ?
04:01De l'extrême-droite.
04:03Alors, Anissa, on avait déjà évoqué ce sujet,
04:05Teddy Rinière, qui proposition avec Elvin,
04:08qui était venue nous faire une perle.
04:10Et ce sujet revient sur le devant de la scène.
04:13C'est le principe des sportifs en politique qui commence à poser problème.
04:16Qui commence à poser problème.
04:18Enfin, ceci étant dit, Péricault,
04:19on va quand même se dire qu'on a l'habitude d'entendre les artistes.
04:22C'est vrai que les sportifs n'entraient pas sur l'arène du débat politique,
04:25mais on a quand même eu la douce musique de comédiens, de chanteurs
04:29qui, depuis 30 ans, s'expriment assez ouvertement.
04:33Avec l'orlot de propos pertinents ou moins pertinents.
04:36Absolument.
04:36Ensuite, chacun fait son choix.
04:37Exactement, chacun fait son choix.
04:38Alors, en tout cas, c'est vrai que ce qu'on redécouvre aujourd'hui
04:41dans les colonnes du Parisien,
04:42c'est que quand on parle de champions de terrain,
04:44ils savent affronter un adversaire, un stade entier,
04:46la pression d'une finale.
04:47Mais là, ça y est, prendre la parole sur la politique
04:49devient une épreuve douloureuse pour ces champions.
04:53Le Parisien raconte cette nouvelle hésitation des sportifs
04:55à l'approche de la présidentielle de 2027.
04:58Et vous aviez Erwin Engapet,
05:00qui est double champion olympique de volet,
05:02qui résume la situation avec cette phrase assez forte,
05:04« Si on le fait, on se fait massacrer ».
05:06C'est violent, quand même.
05:07Il s'était exprimé, effectivement,
05:09contre le Rassemblement National lors des législatives de 2024.
05:13Bon, il y a eu des réactions.
05:14Le journal évoque également Teddy Riner,
05:16que nous venons d'entendre,
05:18après avoir dit son inquiétude, lui,
05:19face à la montée de l'extrême droite.
05:20Il a subi des insultes racistes
05:23et du cyberharcèlement, en tout cas,
05:25assez pour déstabiliser ce champion.
05:26En septembre, critiqué également par un éditorialiste journaliste
05:32d'une chaîne d'information en continu,
05:34il avait répondu alors que chaque citoyen
05:36devait pouvoir participer au débat,
05:38quel que soit son parcours.
05:39C'est effectivement une question qu'on peut se poser.
05:41Les sportifs ont-ils, oui ou non,
05:43le droit de s'exprimer
05:45en dehors de leur champ d'action et sur la politique ?
05:48Le débat divise encore pour le moment.
05:50Alors, ils ont totalement le droit de s'exprimer,
05:53ils ont même le devoir de s'exprimer,
05:54ce sont des citoyens à part entière,
05:56ils ont des opinions et des sensibilités.
05:58La polémique a surgi du fait que cette,
06:01j'allais dire, leur prise de position
06:02va très régulièrement et majoritairement
06:05contre le Rassemblement National.
06:07Et donc, les adeptes du Rassemblement National disent,
06:09mais attendez,
06:10le Rassemblement National serait un parti de classe,
06:12d'une élite riche.
06:13C'est l'hélas, hélas pour eux,
06:16dans leur argumentation.
06:17Vous attaquez un parti qui est un petit peu,
06:19parce que souvent ces sportifs
06:20viennent aussi de la banlieue,
06:21viennent aussi des...
06:22C'est votre peuple,
06:24c'est votre catégorie sociale,
06:25ce sont les anciens électeurs du PS
06:26et du Parti Communiste,
06:27c'est des gens qui sont dans la souffrance,
06:29dans la fracture sociale.
06:30Ils se trompent peut-être de choix.
06:32Voilà.
06:32Mais dire que c'est un parti fasciste,
06:35alors ça veut dire qu'une partie du peuple français
06:37est fascisant.
06:38Et c'est là où on leur dit,
06:40attention quand vous dites ça,
06:42que vous ne soyez pas d'accord
06:43avec les idées de ce parti,
06:44c'est une chose,
06:44mais ne jetez pas l'anathème
06:46sur une partie du peuple français
06:47qui est de plus en plus importante.
06:48Bien sûr, bien sûr.
06:48Mais les artistes faisaient la même chose,
06:50je veux dire,
06:51qui étaient proches du Parti Socialiste,
06:53tous les artistes,
06:54chanteurs, musiciens,
06:55ils avaient les mêmes prises d'opposition.
06:58La bien-pensance a toujours été à gauche,
07:00c'est un fait,
07:00c'est ni bien ni mal,
07:01c'est comme ça.
07:02Mais du coup,
07:03puisque la bien-pensance est à gauche,
07:04la mal-pensance,
07:05ça devrait leur dire de temps en temps,
07:06hé les mecs,
07:07on partage le gâteau,
07:08vous n'avez pas forcément
07:09le monopole de la raison.
07:12Ça agit déjà sur le système cardiovasculaire
07:15puisque ça entraîne une augmentation
07:16de la fréquence cardiaque,
07:17notamment des enfants,
07:19ça entraîne des palpitations,
07:20des tachycardies,
07:22ça entraîne des troubles
07:22sur le neurodéveloppement
07:24qui sont bien connus,
07:25notamment chez les femmes enceintes
07:26et chez les jeunes enfants,
07:27chez les adolescents,
07:29et bien ça entraîne
07:29des troubles de concentration.
07:30Alors on parle des boissons énergisantes,
07:32Péricault,
07:33qu'on voit partout d'ailleurs,
07:34pulluler aux mains de nombreux jeunes.
07:37On l'entendait,
07:38le député LR Yannick Noder
07:39qui était chez notre ami Jacques Cardoz
07:42récemment,
07:43et lui et l'autre député socialiste
07:47Sandrine Runel
07:48ont pris fête et cause
07:50pour que ces boissons énergisantes,
07:52il y avait déjà une taxe sur les prémixes,
07:55ces boissons énergisantes
07:55qui sont des boissons sucrées
07:56distribuées,
07:57j'allais dire librement
07:58dans des distributeurs,
08:00et surtout quelquefois
08:02dans des milieux scolaires
08:04quelques fois,
08:05même si ça a été réglementé,
08:07et là il demande tout simplement
08:08que ces produits soient inaccessibles
08:10au moins de 16 ans.
08:11Il y a une étude alimentaire
08:13qui est faite,
08:13nutritionnelle,
08:14c'est vrai que non seulement
08:15les produits énergisants
08:16sont un petit peu violents,
08:18ils peuvent être nocifs,
08:19c'est surtout des boissons sucrées.
08:20Et donc là,
08:21dans les boissons énergisantes,
08:22vous avez l'effet de l'excès de sucre
08:23et ces stimulants,
08:25ces énergisants
08:25qui ne sont pas toujours,
08:27tout dépend de la fréquence de consommation,
08:28si c'est une fois de temps en temps,
08:30et je dis même
08:31que les boissons,
08:32les sodas américains
08:33et les fast-food américains
08:35de marques connues,
08:36si on en prend une fois
08:37de temps en temps,
08:38ce n'est pas un problème.
08:39Et si on rentre dans l'addiction,
08:40ça peut être tout à fait naissif.
08:41Et là, le problème,
08:41c'est que ces boissons
08:42engendrent des addictions
08:43chez les adolescents,
08:44et là, ces deux parlementaires
08:46sont partis en guerre
08:47pour que les pouvoirs publics,
08:48la législation,
08:49interdisent au moins de 16 ans
08:50l'accès à ces boissons.
08:51Je ne sais pas comment on va faire,
08:52est-ce qu'il va donner
08:53sa carte d'identité
08:54quand on va acheter le produit,
08:55mais ce n'est pas évident.
08:56On va rappeler quand même
08:57un élément,
08:58lorsqu'on avait commencé
08:59à prendre la mesure
09:00de la dangerosité
09:01d'une marque de boissons
09:03énergisantes
09:03qui commence par R
09:04et qui finit par L,
09:05on se souvient avoir mesuré
09:06l'équivalent de 6 ou 7 expresso
09:08dans une seule de ces boissons.
09:10Quand vous avez des gamins
09:11de 12 ans
09:12qui vont en boire
09:132, 3, peut-être 4
09:14dans la journée,
09:15imaginez, faites la multiplication,
09:16on comprend qu'il y ait
09:17des malaises cardiaques
09:18par la suite.
09:18Donc, c'est extrêmement dangereux
09:20pour les gens.
09:22Après, on s'étonne
09:22qu'ils aillent dans la rue
09:23et qu'ils fassent des bêtis.
09:24Et bien voilà,
09:24ils sont remontés à bloc.
09:40On a reconnu Jacques Higelin.
09:45Vous êtes amoureuse
09:46d'une cigarette, vous aussi ?
09:47Non.
09:49Alors en tout cas,
09:50on va quand même parler
09:51cigarette,
09:52le trafic de cigarettes
09:53de contrebande,
09:54surtout qui prend de l'ampleur
09:55au point qu'aujourd'hui,
09:56le marché parallèle
09:57est estimé par les industriels
09:59du tabac
09:59entre 41% et 49%.
10:02Ceci dit,
10:02on va prendre le chiffre
10:03avec des pincettes
10:04parce que l'enquête
10:05a quand même été commandée
10:06par le secteur concerné.
10:08Donc, on va se dire
10:08allez, on va la diminuer un peu,
10:10on va prendre une estimation basse.
10:11Allez, 40%
10:12et même si c'est 35%,
10:14c'est déjà beaucoup trop.
10:15Le journal Le Parisien
10:16s'y est intéressé
10:17également aujourd'hui
10:17et il parle des problèmes.
10:20Et les problèmes,
10:21quels sont-ils ?
10:21En fait, on va commencer
10:22par le plus important.
10:23Déjà pour le public,
10:24ce sont les risques
10:25accrus pour la santé.
10:26C'est-à-dire qu'on ne sait pas
10:26ce qu'il y a dedans
10:27dans ces cigarettes de contrebande.
10:28Ce sont des cigarettes
10:29de contrefaçon.
10:30Ensuite, évidemment,
10:31on a un petit manque
10:31à fiscale à gagner
10:32pour l'État.
10:33On comprend aussi
10:33pourquoi finalement
10:34on s'y intéresse
10:35de si près.
10:36Ce manque à gagner
10:37s'évalue à 2 milliards d'euros.
10:39Ben oui,
10:39ça donne envie
10:40de prendre le problème
10:41à bras-le-corps.
10:42Mais de manière justifiée
10:43encore une fois
10:43parce que les risques
10:44pour la santé
10:45sont supérieurs
10:46à ceux de la cigarette classique.
10:48Alors, pourquoi le phénomène
10:49explose Perico ?
10:50C'est évident,
10:50c'est pour des questions financières.
10:5113 euros le paquet de cigarettes
10:52dans le bureau de tabac
10:53contre 5 euros environ
10:54à la sauvette.
10:55Voilà, rien de neuf
10:56sous le soleil.
10:57La nouveauté est qu'aujourd'hui
10:58on découvre des vendeurs
10:59sur des zones
11:00bien plus étendues.
11:02À Paris par exemple,
11:03les bastions historiques
11:04étaient le quartier
11:05de Barbès,
11:05La Chapelle ou Belleville.
11:07Aujourd'hui,
11:07les vendeurs ont pris d'assaut
11:08la grande couronne.
11:09On va quand même
11:10finir par rappeler
11:12les sanctions
11:12juste pour boucler le sujet.
11:13Acheter du tabac
11:14de contrebande
11:15expose les consommateurs
11:16à une contravention
11:16de quatrième classe
11:17fixée à 135 euros.
11:19Quant aux revendeurs,
11:20ils encourt quant à eux
11:21des peines de prison ferme
11:22et des amendes solidaires
11:23prononcées par le tribunal.
11:24On avait le tabac
11:25de narcotrafic,
11:26maintenant nous avons
11:26le nico.
11:27Le nico trafic,
11:28voilà.
11:29On verra si on a
11:29un parlementaire
11:30qui fait un bouquin
11:31là-dessus tout à l'heure.
11:32Voilà, bon,
11:33on va écouter André.
11:34Évidemment,
11:35c'est l'heure
11:35d'André Bercoff.
11:36Qu'est-ce qui le met
11:37aujourd'hui dans tous ses états ?
11:38Eh bien,
11:38il revient sur les lycées.