Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 minutes
Alexandre dénonce «les casseurs du haut» qui refusent de remettre en cause les dépenses de fonctionnement de l'État

Christine Kelly revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0013h, 13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:04Il est 11h05 sur Europe 1, d'abord Marine Le Pen qui creuse l'écart dans les sondages.
00:11Est-elle en train de prendre une longueur d'avance décisive ?
00:14Qui peut empêcher Marine Le Pen d'arriver en tête du premier tour ?
00:19On a d'abord Alexandre qui nous appelle de l'Aveyron.
00:23Bonjour Alexandre.
00:25Bonjour, bonjour Kelly.
00:26Bonjour, ravi de vous entendre ce matin.
00:28Vous voulez réagir au Premier ministre à ces annonces hier soir qui semblent peut-être en décalage.
00:34Mais peut-être aussi à ce sondage qui donne Marine Le Pen vraiment largement en tête
00:39et qui creuse même l'écart dans les sondages.
00:42On a l'impression, mon cher Alexandre, que cette séquence des lycéens
00:46sur laquelle on va évidemment revenir avec vous profite à Marine Le Pen.
00:50Qu'en pensez-vous ?
00:51Ma chère Christine, je vais prendre un petit peu le contre-pied de tout ce qui est dit
00:56mais je vais quand même y répondre.
00:58Pour moi, là-haut...
00:58Vous avez vraiment, allez-y.
01:01Voilà.
01:02Là-haut, parce qu'un de vos confrères a qualifié toutes ces personnes de les casseurs du haut.
01:07Et que ce soit pour moi Marine Le Pen, M. Mélenchon ou tous les copains qui sont là-haut,
01:13pour moi le problème n'est pas réellement là.
01:15Si vous voulez, pour étayer un peu mes propos, pour moi là aujourd'hui,
01:19c'est parce que je suis artisan et commerçant, c'est important de le dire.
01:22Donc je fais partie de ces personnes qui se lèvent le matin à 6 heures,
01:26qui savent où sont les problèmes, qui payent les URSAF,
01:30qui voient toutes les taxes qui partent.
01:32Aujourd'hui, on est face à une pièce de théâtre.
01:35On est face à une pièce de théâtre où tous les protagonistes,
01:38à savoir ces casseurs du haut, tous ces énarques
01:43qui gèrent le pays encore aujourd'hui, sont face au pied du mur.
01:46On est là, c'est une pièce de théâtre, tout le monde sait qu'on va droit dans le mur,
01:51tout le monde le sait, le peuple et eux.
01:54Tout le monde saurait comment faire.
01:56Et tout le monde est en train de prendre la tangente en disant
01:59« Bon, on va écouter, on va trouver des petites mesurettes. »
02:03En fait, pour faire un peu plus simple et pour imager ce que je dis,
02:06c'est comme si on essayait, on est face à un problème,
02:08on est face à un bateau, on veut faire naviguer un voilier sur du sable.
02:13Et là, on est en train de dire « Ah ben zut, ça ne marche pas.
02:16Ah ben alors attendez, comment on peut faire ?
02:18Peut-être agrandir la voilure, peut-être ? »
02:20Non mais non, stop ! Stop, stop !
02:21Il faut arrêter les bêtises.
02:23Est-ce que vous vous rendez compte que personne,
02:26personne là-haut n'a proposé de réduire les dépenses de fonctionnement ?
02:30Personne là-haut s'est dit « Ah peut-être qu'il faudrait qu'on fasse un peu plus preuve
02:36d'austérité
02:37face à nos très gros salaires. »
02:39Personne n'en a parlé.
02:40Moi par exemple, dans mon entreprise, si je sens que les finances commencent à être mauvaises
02:46et Dieu sait si elles le sont pour la France, mes salariés par exemple, je vais leur dire
02:51« Bon les gars, là, bon les gars ou les filles, parce que sinon on va me tomber dessus.
02:56Aujourd'hui, c'est sandwich.
02:59Le restaurant, on va limiter. »
03:01Non, personne n'en parle.
03:03Et vous les appelez ces casseurs du haut.
03:06C'est votre expression, ces casseurs du haut.
03:08Et vous dites qu'effectivement, réduire les dépenses de fonctionnement, personne ne les propose.
03:13Alors c'est vrai, on entend, par exemple, le livre de Sarah Knafou,
03:17« La casse du siècle » qui a 246 000 ventes.
03:21Un record incroyable.
03:22Et on voit effectivement ce décalage entre le Français qui va acheter ce livre,
03:27qui découvre, qui relie la casse du siècle et qui veut absolument cette réduction
03:32des dépenses du train de vie de l'État, notamment du fonctionnement.
03:37Et vous dites effectivement qu'il n'y a que les Français qui le voient,
03:39mais que les casseurs du haut, comme vous les appelez, ne font rien.
03:43Exactement.
03:44Et alors je voudrais dire deux choses, parce que je sais que j'ai un temps limité.
03:48Première chose, et vous l'entendez peut-être dans mes propos,
03:53je suis un peu péchu et un peu direct,
03:55je serais ravi d'être invité sur un de vos plateaux face à un politique.
04:03Et je serais ravi de lui dire, non, non, non, non, non, non,
04:05moi je suis chef d'entreprise, d'accord,
04:08moi ça ne marche pas, on règle le problème.
04:11Alors n'essayez pas de prendre la tangente dans vos discussions,
04:15vous savez, de faire des réponses politiquardes à ne pas répondre aux questions.
04:18Maintenant, parlons concret.
04:19C'est très intéressant.
04:21Vous êtes plutôt de gauche, vous êtes de droite,
04:23vous êtes artisan commerçant, mais dans quel secteur précisément, dites-moi ?
04:26Alors moi je suis dans la rénovation, dans la rénovation des bâtiments.
04:30Et comment on peut vous décrire, de gauche ou de droite, mon cher Alexandre ?
04:34Je ne suis ni de gauche, ni de droite, je suis au niveau du bon sens.
04:40J'adore.
04:42Et moi je m'arrête là.
04:44Je suis au niveau du bon sens.
04:46Ma mère n'est pas française,
04:51donc je le dis parce que, voilà, très vite vous savez,
04:55les propos très vite délibérés, partir dans du racisme et tout ça.
04:59Donc je ne me considère pas de droite, pas de gauche, pas de droite,
05:02je me considère du parti du bon sens.
05:05Parti du bon sens.
05:06Vous aviez voté pour qui ? Emmanuel Macron ou pas ?
05:09Non, j'ai voté blanc.
05:10D'accord, très intéressant.
05:11J'ai voté blanc.
05:12Ah bah écoutez, alors...
05:13Non mais vous représentez tellement une grande partie de la population
05:17qui a voté blanc, parti du bon sens.
05:19Mais bien sûr, mais on ne nous écoute pas.
05:19Parti du bon sens.
05:20Alors s'il vous plaît, madame Kelly.
05:22Non mais je vous écoute, pardon.
05:23Je suis vraiment désolée parce que je sais que vous avez des auditeurs
05:26et je sais que je n'ai pas beaucoup de temps,
05:27mais encore deux dernières choses.
05:29Donc cette première chose, en fait c'est trois choses.
05:31Premièrement, je serais ravi de venir sur un de vos plateaux
05:35et de discuter avec un politique et de dire, voilà, maintenant on arrête.
05:39Moi, le voilier qui doit naviguer sur du sable, stop.
05:43On arrête tout de suite, stop.
05:44Ça c'est la première chose.
05:46Deuxième chose, je voudrais dire que le problème des lycéens, pour moi,
05:50et je pense, pour vous, alors moi je n'ai pas d'enfant,
05:53mais pour vous qui avez peut-être des enfants,
05:55et pour plein de gens qui font partie du bon sens,
05:58c'est un faux problème.
05:59Je vais vous dire tout simplement, parce que moi je connais un paysan,
06:02vous voyez, aujourd'hui il a réussi.
06:04C'est un homme très intelligent qui a réussi.
06:06Quand il était jeune, il allait à l'école à pied, dans la neige.
06:12Il me disait, il y avait un poêle au milieu, on avait froid.
06:14Et je suis certain que le certificat d'études dans les années 60,
06:20il valait largement un bac aujourd'hui de décérébrés
06:23qui sont face à leurs petits écrans noirs.
06:26Donc ça, pour moi, le problème des lycéens...
06:27Des cérébrés, c'est un peu fort quand même, des cérébrés.
06:31C'est peut-être un peu fort, mais vous savez,
06:33j'ai travaillé un petit peu dans l'éducation nationale.
06:39Ça vole pas très haut.
06:41Et dernière chose, pour moi, ce problème des lycéens,
06:43bon, c'est...
06:44Oui, bon, c'est là...
06:46Bon, pour moi qui suis chef d'entreprise,
06:48bon, très bien, vous avez chaud, vous avez froid,
06:50des petites classes grandes...
06:51Bon, pour moi, c'est un faux problème.
06:53Et ensuite, dernière chose,
06:57et je terminerai là-dessus,
06:59c'est que...
07:01M. Macron,
07:03j'en parle, parce que vous m'avez parlé de M. Macron,
07:07tous ses copains, là-haut,
07:09personne n'est en train de dire,
07:10non, mais...
07:11Oh, t'es en train de partir tout le temps à l'étranger,
07:15t'as ton pays qui est en train de foirer, là.
07:17Personne ne le dit.
07:19Personne.
07:21Alors, Alexandre, non, mais c'est intéressant ce que vous dites,
07:23et effectivement,
07:24que le fait que le bateau est en train de couler,
07:27en fait, vous êtes en train de vous dire,
07:29que le bateau est en train de couler,
07:31que les politiques sont en train de jouer de la musique,
07:32sont en train de chanter, même, pratiquement,
07:34et que la population française est en train de couler avec le bateau,
07:38si j'ai bien compris.
07:39Vous parlez de ces casseurs du haut,
07:41vous qui êtes artisan, commerçant,
07:43et vous tapez du poing sur la table,
07:44Alexandre, 34 ans, pas d'enfant,
07:46mais que vous dites effectivement qu'il y en a marre,
07:48que les politiques ne soient pas en lien avec la population
07:52et ne puissent pas prendre des grandes décisions
07:55comme réduire les dépenses de fonctionnement.
07:57Merci infiniment, Alexandre.
07:58On vous a écouté, on vous a entendu,
08:00un témoignage poignant.

Recommandations