00:00Je vais vous dire, je pense qu'il y a la même proportion chez les aides-soignants de gens qui
00:03sont racistes que dans la police.
00:05La différence, c'est que moi, je n'ai pas un uniforme, je n'ai pas une matraque, je n
00:07'ai pas des armes qui sont létales.
00:10Mais de toute façon, je vais vous dire, Yanis, toute discussion est impossible.
00:13Parce que naturellement, je suis du côté de la police, naturellement, je pense que la parole d'un policier a
00:21plus de poids que la parole d'un manifestant.
00:24Parce que je pense qu'effectivement, je les écoute davantage que les manifestants.
00:29naturellement, parce que mon inclinaison naturelle va plus les croire eux, et vous non.
00:35Donc c'est pour ça que c'est très difficile de pouvoir échanger.
00:40Puisque vous, vous ne croyez... Déjà, vous êtes en défiance sur la police.
00:44Moi, je vais vous dire, j'ai 62 ans, je n'ai jamais eu un souci avec la police. Pourquoi
00:47?
00:47Parce que quand elle intervient auprès de moi, ce qui arrive très souvent d'ailleurs, de temps en temps,
00:51très souvent, ce qui a pu arriver, elle t'arrête dans la rue, pour un contrôle, en voiture, des choses
00:56comme ça.
00:56Eh bien, tu optes en père. Tu dis oui, monsieur, excusez-moi.
01:00Bien sûr, c'est violent qu'on t'arrête. C'est jamais agréable.
01:03Tu dis oui, excusez-moi, je les aide. Je les aide par mon comportement à faire leur travail.
01:09Je ne les prends pas de haut. Je ne les prends pas par des cow-boys.
01:12Je dis bonjour, monsieur, excusez-moi, vous avez raison, pardonnez-moi.
01:15Et ça se passe toujours bien quand tu prends les gens comme ça.
01:16Mais évidemment, si tu les prends de haut et que tu leur dis vous êtes des cow-boys,
01:20pour qui vous vous prenez, vous êtes racistes, etc., ça se passe mal.