00:00La place de tout le monde, toute tendance politique confondue, devrait être aujourd'hui aux côtés des lycéens.
00:05Pour deux raisons. Premièrement parce que leurs revendications sont justes, elles sont légitimes.
00:09Être jeune aujourd'hui c'est avoir le stress de parcours sup, c'est voir vos futurs emplois pris par
00:14l'intelligence artificielle,
00:15c'est voir la guerre aux portes de l'Europe, c'est voir le climat se déréglé et se demander
00:19quelle sera notre vie à 20, à 30 ans, à 40 ans.
00:23Et évidemment qu'on peut être que inquiet pour eux et que c'est logique qu'ils prennent leur destin
00:27en main.
00:27Quand on voit l'état du bâti scolaire, le nombre d'élèves par classe, les rémunérations de leurs profs, les
00:32températures l'été et l'hiver dans leur lycée,
00:35franchement, à leur âge on aurait fait pareil, c'est ça la vérité.
00:38Moi par ailleurs j'étais au lycée à Lens il y a maintenant 25 ans, ça ne me réjunit pas.
00:43Bon la grosse manif qui a marqué mon lycée c'était celle de 2002 quand Jean-Marie Le Pen était
00:48au deuxième tour de la présidentielle
00:49et on a marché dans Lens sans à aucun moment se dire que notre intégrité physique pouvait être menacée,
00:55que ça pouvait mal tourner. On a vécu une jeunesse non pas insouciante, il ne faut pas exagérer,
01:01mais une jeunesse à une époque où on manifestait pour nos droits et ça se passait dans un bon état
01:07d'esprit
01:07et on ne s'inquiétait pas pour notre santé et notre sécurité.