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  • il y a 9 minutes
Débordements devant les lycées : «Il y a une responsabilité de l'extrême gauche et de LFI», estime Sébastien Chenu

Sébastien Chenu, député RN du Nord, vice-président du Rassemblement National et vice-président de l’Assemblée Nationale, répond aux questions de Laurence Ferrari.

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Transcription
00:00Député du Rassemblement National du Nord, vice-président de l'Assemblée Nationale,
00:03les autorités ont peur d'un mardi noir aujourd'hui avec des scènes de chaos, de guérillage urbaine,
00:08puisqu'il y aura dans la rue non seulement les lycéens mais aussi les étudiants, les fonctionnaires, les syndicats et
00:13même des agriculteurs,
00:15alors qu'évidemment il y a une forme de convergence des luttes.
00:19Est-ce que vous redoutez un scénario noir ?
00:21Est-ce qu'on peut se dire aujourd'hui que les revendications de base des lycéens sont oubliées et qu
00:26'on bascule dans autre chose, Sébastien Chenu ?
00:28Ce qui est à craindre c'est qu'on passe des revendications justement qui peuvent être intéressantes à entendre
00:33et qu'il faut prendre en considération à des émeutes.
00:36Et en réalité tout converge à ce que ces revendications soient transformées en émeutes
00:41puisqu'un certain nombre de partis politiques ou d'acteurs de ces mouvements ne souhaitent qu'une chose,
00:45c'est casser, abîmer, renverser parfois même les institutions au détriment des revendications de base.
00:52Vous portez votre regard sur la gauche radicale, sur la France insoumise ?
00:57Oui, alors vous savez, il y a plusieurs responsabilités dans ce que nous traversons aujourd'hui.
01:02D'abord, moi je pense que le gouvernement a une responsabilité énorme.
01:05Il n'a rien anticipé.
01:07Ça fait dix ans que ce gouvernement, ces gouvernements macronistes...
01:12Mais vous l'avez fait venir, vous, la colère des lycéens ?
01:13Mais ça fait dix ans, madame, ces 40 ans d'échec du système éducatif,
01:17aujourd'hui qui sont mis dans la lumière, mais enfin on ne découvre pas ça.
01:21Les problèmes de parcours sup, on ne les découvre pas.
01:23Les problèmes de locaux ou d'absence de professeurs ou de mauvaise rémunération des professeurs,
01:27on ne les découvre pas.
01:28Vous supprimez, vous, parcours sup ?
01:29Oui, nous, on supprime parcours sup.
01:30Mais on a un certain nombre de propositions, d'ailleurs, à faire.
01:33Mais ce que je veux dire, c'est que le gouvernement n'a jamais anticipé.
01:35Vous savez, c'est un peu comme sur la canicule,
01:37ils n'ont jamais rien anticipé alors qu'on parle du réchauffement climatique depuis des années
01:40et on s'aperçoit qu'il n'y a rien éclimatisé.
01:42C'est un peu comme sur les incendies.
01:44On s'aperçoit qu'il n'y a pas un Canadair au moment où des incendies commencent.
01:47C'est-à-dire qu'en fait, il faut un fait d'actualité pour mettre dans la lumière
01:51le fait que notre pays est en train de s'effondrer de l'intérieur.
01:54Donc d'abord, les premiers responsables, c'est ce gouvernement qui est là depuis dix ans
01:57et quand M. Lecornu, qui lui est là depuis le premier jour de la Macronie avec Édouard Philippe,
02:01il était ministre, il a été ministre de tous les gouvernements,
02:04donne à ses ministres une feuille de route en disant,
02:06une feuille de course, une liste de course à faire.
02:08Écoutez, il est à six mois de partir.
02:09Dans six mois, il est dehors.
02:10Dans six mois, il fait ses bagages.
02:12Est-ce que ces gens-là sont bien responsables ?
02:14Ça, ce sont les premiers responsables de la situation.
02:16Très bien. Est-ce qu'il y a aussi la question du maintien de l'ordre,
02:19qui est la responsabilité du gouvernement ?
02:21Est-ce que vous pensez qu'il y a une bonne proportionnalité ?
02:23Il y a énormément de blessés, plus de 700 blessés côté forces de l'ordre,
02:27gendarmes et policiers, mais aussi 215 jeunes blessés.
02:30Un lycéen a perdu une main à Lens.
02:32Il y a des yeux abîmés, il y a des tirs de mortier qui blessent les jeunes.
02:36Est-ce qu'il y a une bonne proportionnalité dans l'intervention des forces de l'ordre ?
02:40Alors d'abord, s'il y a l'intervention de forces de l'ordre,
02:42c'est qu'il y a des émeutiers, c'est qu'il y a des gens qui viennent pour casser,
02:45c'est qu'il y a des gens qui viennent pour bordéliser ces manifestations
02:48et que souvent, ils sont excités par les mêmes.
02:51Vous savez, c'est toujours la même chose.
02:52L'extrême-gauche, la France insoumise se grèvent sur des mouvements
02:55qui ont des revendications légitimes.
02:58Ils rentrent dedans, ils essayent de les récupérer, de les manipuler
03:01et ensuite, ils se font déborder, évidemment, par leurs propres extrémistes,
03:05par leurs plus radicaux qui sont là pour casser.
03:07Donc évidemment, d'abord, il y a une responsabilité aussi de l'extrême-gauche,
03:11de la France insoumise, leurs propos sur les violences policières,
03:13leurs propos sur la légitimation de la violence,
03:16évidemment, incitent les jeunes à suivre un certain nombre d'émetiers.
03:22Mais que feriez-vous de différend, vous ?
03:23La première des choses, madame, c'est qu'on ne commence pas
03:28par regarder les revendications lycéennes à partir du moment
03:31où les lycées sont bloquées.
03:32C'est le déblocage des lycées qui doit être la première des choses.
03:36Et ensuite, on discute, on met sur la table.
03:39Mais on aurait pu discuter avant.
03:40Je veux dire, ça fait dix ans qu'ils sont là.
03:42Ils auraient pu identifier les problèmes.
03:43Ils ont été identifiés.
03:45Nous, quand on parle de la revalorisation des salaires des professeurs,
03:48on porte une proposition d'augmentation de 5%, de 3%, pardon,
03:52par an sur cinq ans de la revalorisation des indemnités des professeurs,
03:56des salaires des professeurs.
03:57Cette proposition, elle est sur la table.
04:00Le moratoire sur la fermeture des classes dans les zones rurales,
04:03c'est une proposition que nous portons.
04:04Le médium deous, c'est le C.
04:04Le beau-là, само c'est une pire de nos recueils,
04:04c'est un unique pas.

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