- il y a 11 heures
Manon Bouquin vient d'être élu première sénatrice RN de l'Hérault. Elle se revendique comme la seule sénatrice non montpelliéraine qui va défendre les intérêts des communes rurales face à la Métropole.
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00:00Ici, on se dit tout, le rendez-vous politique de Ici Hérault.
00:03Nous sommes aujourd'hui avec Manon Bouquin, élue sénatrice RN du département de l'Hérault avec 12% des votes
00:09exprimés.
00:09A 34 ans, elle fait une ascension fulgurante au sein du RN qu'elle connaît bien puisqu'elle a été
00:15assistante parlementaire de France Jamais,
00:17députée européenne et fille d'Alain Jamain, cofondateur du Front National avec Jean-Marie Le Pen.
00:22Élue députée en juillet 2024 suite à la dissolution de l'Assemblée Nationale.
00:26Elle siège désormais au Sénat. Bonjour Manon Bouquin.
00:29Bonjour, merci beaucoup de votre invitation.
00:31Vous vous êtes retrouvée tête de liste au sénatorial, un peu par accident puisque Sébastien Pacul a dû renoncer pour
00:38des raisons de santé.
00:39Et vous devenez la première sénatrice RN du département de l'Hérault. Vous vous en réjouissez j'imagine. Mais comment
00:45vous l'expliquez ?
00:47Eh bien, je pense que le côté exceptionnel que vous relevez, c'est qu'on est dans un département qui
00:54a toujours été gouverné par des socialistes depuis que les élections générales existent.
00:59Et aujourd'hui, je pense qu'on arrive à la fin d'un système, un système qui est à bout
01:03de souffle.
01:04Et je pense, j'espère, j'en ai la conviction néanmoins, que j'ai réussi à convaincre les voix des
01:10mairies, on va dire, non inscrites,
01:12au-delà de nos propres rangs, des mairies non inscrites, notamment du monde rural qui ne se reconnaissaient plus dans
01:19les jeux des systèmes instaurés par les grands barons locaux installés de longue date
01:25et duquel ils ne se sentaient plus intégrés.
01:30Alors effectivement, vous avez été élu avec 328 voix de grands électeurs. Alors pour celles et ceux qui ne sont
01:35pas tout à fait au fait de l'élection des sénateurs,
01:37je rappelle que ce sont les grands électeurs seulement qui votent, c'est-à-dire les élus, députés, sénateurs, conseillers
01:44municipaux, conseillers départementaux, conseillers régionaux.
01:46Donc vous avez obtenu 328 voix, or il n'y a pas dans les rangs 328 élus RN, ou en
01:52tout cas encartés au RN.
01:53Donc qui a voté pour vous ?
01:55Alors le vote, effectivement, par rapport à 2020, donc d'ailleurs par rapport aux dernières élections sénatoriales, la liste RN
02:02a à peu près triplé ses scores.
02:06On a eu certains résultats au moment des municipales dans les rangs, notamment la mairie d'Agde, qui était notre
02:14succès le plus retentissant.
02:16Et aussi des conseillers municipaux et RN, qui ont intégré divers, les conseils municipaux de diverses communes,
02:24qui ont su, je pense, prouver leur sérieux, leur bonne foi, leur engagement, qui a su convaincre d'ailleurs même
02:32les listes majoritaires.
02:35Je connais, le vote est anonyme, je ne vais pas vous dire à vote, mais j'ai plusieurs représentants de
02:40listes majoritaires,
02:41qui avaient des listes RN en face d'eux, donc qui a priori auraient pu tenter de ne pas porter
02:47leur voix sur ma candidature.
02:49Qui l'ont faite ? Parce qu'ils ont été aussi convaincus par la bonne entente et le sérieux de
02:56nos élus dans leurs propres conseils municipaux.
02:59Est-ce que Robert Ménard vous a soutenu ? Le maire de Bézy, on sait que, bon, c'est un
03:03peu, je t'aime moi non plus avec le RN, Robert Ménard, les relations sont un peu plus cruantes.
03:07Je crois que je ne trahis pas un secret en disant que non, il ne m'a pas soutenu.
03:11Il me semble qu'il l'a dit publiquement, donc je ne crois pas trahir de secret.
03:15Mais néanmoins, il me semble aussi qu'il a dit qu'il n'était pas maître de la voix des
03:20personnes qui composaient son conseil municipal
03:23et qu'il les laissait, évidemment, enfin j'ai envie de dire, c'est normal, voter en toute conscience.
03:29Voilà, mais lui, non, il ne m'a pas soutenu.
03:34C'est en tout cas, a priori, la réussite de la stratégie de l'union des droites, en tout cas
03:39de certaines droites, dans les rots aujourd'hui, votre victoire.
03:42Je ne poserai pas les termes ainsi.
03:45Je pense vraiment que ceux qui ont porté leur voix sur ma candidature, et je les remercie pour leur confiance,
03:54à mon avis, c'est vraiment les mairies rurales qui sont non encartées, en quelque sorte,
04:01et qui sentent la métropolisation avancée, qui sentent les effets néfastes sur le service public, sur l'activité,
04:12avec les classes qui ferment, avec tout ce que ça entraîne.
04:15Ils ont vu les dégâts des lois de décentralisation respectives, Nôtre et Maptam.
04:20Ils ont vu les ravages de la métropolisation et le règne des grands barons locaux, socialistes, mais pas que.
04:26Et ils ont apprécié cette idée que moi, je n'étais pas dans ce système-là,
04:32que j'étais quelque chose du fait de mon jeune âge, du fait de mon appartenance politique.
04:37J'étais finalement en dehors de ces murs, et que ma voix était par conséquent assez libre,
04:45puisque en tant que députée, je n'avais finalement que seul mandat, celui de redressement national,
04:52que m'avaient confié les électeurs.
04:54Donc vous êtes la candidate de la ruralité, finalement.
04:57Voyons votre futur travail au Sénat.
05:00Le RN obtient donc un groupe au Sénat, avec 15 élus.
05:03C'est une nouveauté.
05:04Le RN fait vraiment son entrée au sein de la Chambre haute du Parlement.
05:08Vous avez élu Edwige Diaz comme présidente du groupe la semaine dernière.
05:12J'imagine que vous avez également défini une feuille de route pour les mois à venir.
05:17Quelles sont, quelles seront les priorités du RN au Sénat ?
05:21Avant, je voulais revenir sur l'idée aussi que je suis des quatre sénateurs élus dans les rouges.
05:25Je suis la seule non montpellieraine.
05:27Et que d'ailleurs, les listes du président du département et la liste de la présidente de région se sont
05:35effondrées.
05:36Et en fait, la liste socialiste qui a fait un bon score, le doigt du fait de son ancrage métropolitain,
05:41puisque Montpellier, avec 418 électeurs, représente une part très conséquente du corpus électoral et la métropole.
05:48Et ça, je tiens à le dire, le fait que je sois la seule non montpellieraine.
05:52Moi, je suis de même conseillère municipale.
05:55On a bien compris que vous revendiquiez de la ruralité, de la non métropolisation.
05:58Et donc, effectivement, là, l'étape, ce sera, avant toute chose, notre mandat au Sénat,
06:06le mandat de notre groupe s'inscrit dans l'alternance qui va avoir lieu l'an prochain.
06:09Et moi, j'ai pour ambition d'être le porte-voix du Languedoc auprès de l'Elysée lorsque l'alternance
06:21se fera.
06:22Là, d'une manière immédiate, la question, c'est le budget.
06:26On a la feuille de route qui a aidé.
06:28On a un brouillon qui a présenté le gouvernement la semaine dernière,
06:32qui nous paraît très inquiétant puisqu'il propose, une fois encore,
06:36une augmentation d'impôts, de taxes, de prélèvements obligatoires de 17 milliards d'euros
06:40avec une augmentation des dépenses publiques, des mauvaises dépenses publiques de 40 milliards d'euros.
06:44Ce qui nous semble absolument affolant.
06:47Le déficit va se creuser.
06:49Nous, ce qu'on dit, c'est qu'on arrête avec les augmentations d'impôts.
06:52Par contre, on coupe dans les mauvaises dépenses publiques.
06:54On peut reparler.
06:54Mais l'immigration massive est incontrôlée.
06:57L'augmentation exponentielle de la contribution de la France à l'Union européenne.
07:01Et surtout, surtout, le millefeuille administratif territorial
07:05qui est le train de vie de l'État, qui est aujourd'hui extrêmement dispensieux
07:08et qui est éclaté dans diverses agences
07:12qui rendent les choses à la fois illisibles et extrêmement coûteuses.
07:15Alors, ça, c'est ce qu'on entend de la part du RN en général, des élus du RN.
07:20De manière un peu plus personnelle, peut-être,
07:22vous étiez extrêmement assidue à l'Assemblée nationale
07:25avec un travail particulièrement remarqué
07:27pour alléger les éco-contributions,
07:29par exemple, baisser les taxes sur les emballages plastiques
07:33ou encore la protection des transporteurs routiers.
07:35Vous avez été très proactive sur ces sujets-là.
07:38Quels seront vos chevaux de bataille au Sénat,
07:41mais de manière plus personnelle ?
07:42Merci beaucoup de le relever.
07:44Effectivement, je suis membre de la Commission du développement durable.
07:47J'espère le rester au Sénat.
07:49Et moi, j'ai fait campagne,
07:50que ce soit aux législatives ou aux sénatoriales,
07:52sur la démétropolisation et sur le développement des territoires.
07:55Et donc, avec aussi un focus particulier sur la gestion des déchets.
07:59Et d'une manière générale, le combat que je veux mener,
08:01à titre personnel, parce que j'en fais une sorte de spécialité,
08:05c'est l'idée que le développement environnemental,
08:07il doit être avant tout...
08:09Enfin, qu'il n'y aura pas de développement environnemental
08:11sans développement économique.
08:12Et que l'économie circulaire
08:14est un moyen de relocalisation de nos activités industrielles.
08:18On consommera de manière vertueuse
08:20à partir du moment où on consommera ici.
08:23Et on sera capable de produire sur le plan agricole,
08:25aussi sur le plan industriel.
08:26Et ça, c'est tout mon cheval de bataille
08:28avec la question du développement des territoires,
08:31la lutte contre les enjeux,
08:34les symptômes de la métropolisation.
08:36Un exemple, un symbole,
08:37c'est par exemple la ZFE de Montpellier.
08:39Vous savez, la zone d'affaire faible émission
08:42que nous, on appelle zone à forte exclusion,
08:44qui, parce qu'elle empêche les véhicules
08:46des ruraux et des travailleurs modestes
08:48d'entrer à Montpellier,
08:49c'est un symbole de cette fracture territoriale
08:52que l'on voudrait.
08:52Ceci dit, vous avez voté plutôt favorablement
08:54à ces ZFE, mais avec des exceptions possibles.
08:56Non, non, non.
08:57Non, d'accord.
08:58On s'y opposait notamment,
08:59la suppression des ZFE faisait partie de la...
09:02Je ne sais pas si vous vous en souvenez
09:03de la loi pour la simplification de la vie économique
09:06qui est passée.
09:07On avait voté pour le Conseil constitutionnel
09:10après une bataille américaine.
09:11Et le Conseil constitutionnel a censuré
09:13cette disposition au titre que les ZFE
09:16n'étaient pas le cœur du sujet de cette loi.
09:18Donc, qu'à cela ne tienne,
09:19quand nous aurons la majorité,
09:21nous ferons une loi dédiée
09:22à la suppression des ZFE.
09:24Et là, le Conseil constitutionnel
09:25ne pourra pas la censurer.
09:27Alors, parlons justement de la présidentielle
09:29puisque c'est votre perspective,
09:30vous le disiez vous-même,
09:32à la présidentielle de mai 2027
09:34avec l'affaire Bardet, là, d'abord,
09:37qui, j'imagine, doit monopoliser les discussions
09:40au sein du parti en ce moment,
09:42suite aux révélations par Mediapart
09:44de propos antisémites tenus
09:46par Jordan Bardella en 2013,
09:48avec des phrases telles que
09:49« Les banques sont toutes détenues par des Juifs,
09:51le Juif doit dominer les autres peuples,
09:53les écraser, les voler,
09:54c'est ce qu'ils veulent,
09:55un nouvel ordre mondial dominé par Israël,
09:58je suis antisioniste, même,
10:00le président du RN doit-il démissionner du parti ? »
10:03Alors, d'une part, vous dites que ça s'alimente
10:05peut-être les sujets dans les rédactions
10:07de presse, mais pas du tout dans la rue
10:10quand on parle avec les gens,
10:12les gens n'en parlent pas.
10:13Jordan Bardella conteste formellement
10:15ces accusations, il affirme,
10:18il conteste le fait d'avoir écrit
10:20ces choses qui sont ignobles,
10:22que nous condamnons, bien évidemment.
10:24Vous condamnez ces propos ?
10:25Bien évidemment, Jordan Bardella
10:28les condamne aussi, il ne les a pas tenus,
10:32Mediapart n'a pu produire
10:33qu'une attestation d'un...
10:35Alors, franchement, moi j'ai regardé
10:36le travail de Mediapart.
10:38...qui date d'après la publication,
10:39donc d'un huissier, c'est ça,
10:40il n'a attesté...
10:42Tout a été fait avant la publication,
10:44c'est ce que Jordan Bardella dit,
10:45ça a été fait après.
10:46Non, c'est faux,
10:48et Mediapart a fait la preuve par A plus B
10:50que tout est identifié,
10:51résultat d'un travail journalistique
10:53extrêmement sérieux.
10:54Il y a aussi des mails échangés
10:56avec le responsable de la section SN.
10:57Mediapart n'existe que pour lutter
10:58contre le Rassemblement national.
11:00Par ailleurs, il a diffamé
11:02Jean-François Jalc,
11:04qui actuellement, pour des raisons de santé,
11:06ne peut pas se défendre,
11:07sur des sujets pour lesquels
11:09le monde et la croix
11:11ont été condamnés pour diffamation.
11:13Moi, je ne crois pas Mediapart.
11:16C'est un média d'extrême-gauche, militant,
11:18dont la raison d'être
11:19est de déstabiliser le Rassemblement national
11:22avant la campagne.
11:23C'est quelque chose qui a été pensé,
11:25d'ailleurs, au moment où Jordan Bardella,
11:26au moment où on pensait,
11:28où il était pensé que Jordan Bardella
11:29se présentait à l'élection présidentielle.
11:31En fait, c'est une bulle puante
11:32qui lui est destinée.
11:34Il est question de deux comptes
11:35qui ont échangé,
11:36dont on ne sait pas forcément
11:39les bénéficiaires et les destinataires.
11:41Moi, je ne crois pas
11:43à un média militant d'extrême-gauche
11:45dont la seule raison d'être
11:46est la lutte contre le Rassemblement national.
11:49Alors, peut-être que vous êtes dans la stratégie
11:53au RN de défendre coûte que coûte Jordan Bardella
11:55face à un travail journalistique,
11:58jusqu'à preuve du contraire.
12:00Ce n'est pas dangereux comme stratégie
12:02pour le parti, en fait ?
12:04Encore une fois, Jordan Bardella
12:06nie et porte plainte pour faux
12:08et usage de faux.
12:09Donc le RN décide de faire bloc
12:10derrière son président, coûte que coûte.
12:12Le président dit que c'est faux
12:16et je pense que Mediapart
12:18est assez déçu
12:19parce qu'il a fait un flop.
12:20Parce que c'est vrai qu'on en parle beaucoup
12:21dans les rédactions de presse
12:23et je ne vais pas vous en faire le reproche.
12:25C'est normal, des propos antisémites,
12:26Vous posez des questions sérieuses
12:28mais c'est vrai qu'il y a quand même
12:30énormément de temps d'antenne
12:31qui est consacré à ça
12:32alors qu'on pourrait parler du chômage,
12:34du budget, de la crise migratoire.
12:38Donc voilà, je pense que Mediapart
12:39est un peu déçu
12:40parce que ça ne prend pas
12:41dans l'opinion publique.
12:41Jordan Bardella reste
12:43la personnalité préférée des Français
12:45d'assez loin
12:46et ils auraient bien aimé que ça buzz
12:47mais là, force est de constater
12:49que ça fait plutôt un flopant.
12:51Alors autre sujet d'actualité,
12:53la mobilisation des lycéens,
12:54des étudiants
12:55pour plus de moyens,
12:56de meilleures conditions de travail,
12:57la fin de parcours sub demande-t-il
12:59et elle.
13:00Vous comprenez ces mobilisations ?
13:02Est-ce que le RN soutient
13:03les jeunes dans ses revendications ?
13:05Je veux dire, la question
13:07de la crise de l'éducation secondaire,
13:09oui je comprends par contre
13:10la question
13:12là on est passé,
13:13je suis passé devant
13:13le lycée Mermozan
13:14avant d'arriver dans vos studios
13:16qui a été dégradé.
13:17Il y a la question des dégradations
13:18qui doit être sanctionnée
13:20avec la plus grande sévérité.
13:23C'est insupportable.
13:24En fait, c'est insupportable
13:25de voir des lycées,
13:26des collèges brûlés,
13:29de voir des...
13:30ceux qui font ça,
13:33soutenus par l'extrême-gauche,
13:34encouragés par l'extrême-gauche,
13:35font partie du problème.
13:36Du problème qu'ils sont censés dénoncer.
13:38Et il faut à tout prix
13:39que les casseurs paient.
13:40Parce que pour l'instant,
13:41c'est le contribuable de la région
13:43notamment,
13:44qui va devoir payer.
13:46Non, il faut suspendre
13:47par exemple les allocations sociales
13:49aux parents des mineurs
13:52multirécidivistes
13:52qui ont été pris à casser
13:54dans ces scènes d'émeute
13:56qui sont insupportables.
13:58Et pour les personnes,
14:00pour le contribuable
14:01qui assiste à ça,
14:02c'est vraiment quelque chose
14:03d'insupportable.
14:04Et donc, je tiens à le dire
14:05avant toute chose,
14:05au-delà de parler
14:06de la crise de l'éducation.
14:07C'est-à-dire qu'on part du principe
14:08que les parents touchent
14:10des allocations sociales.
14:11Ce qu'on ne sait pas du tout.
14:12Il y a cette question-là.
14:14Il y a aussi la question
14:15de qu'il faut qu'ils soient condamnés,
14:17mineurs ou pas.
14:17Il faut qu'ils soient condamnés.
14:18Il faut qu'ils dépeignent plancher
14:19pour les multirécidivistes.
14:20Et sur les revendications,
14:22on attend notamment
14:23les gilets jaunes
14:24le 17 octobre.
14:26Est-ce que le gouvernement
14:27a les bonnes réponses
14:28face à ces contestations ?
14:29Mais l'éducation,
14:30le secteur de l'éducation
14:31est en crise
14:31pour diverses raisons.
14:33Moi, je pense qu'il faut
14:34à tout prix...
14:35Une des raisons
14:36de la crise de l'éducation,
14:37elles sont multiples,
14:38mais une des raisons,
14:39c'est le tout général.
14:40Le fait qu'on envoie
14:42les enfants majoritairement
14:43en filière générale
14:44dans lesquelles
14:45il n'y a pas de débouchés
14:46et on peut se retrouver
14:48avec des parcours
14:49à Bac plus 5
14:50et avec des débouchés
14:51professionnels
14:52qui ne répondent pas
14:53aux aspirations
14:55de ce haut niveau d'études
14:56et ça crée
14:57des frustrations
14:59absolument terribles
14:59et ça, je le comprends.
15:00Moi, je défends
15:01la fin du collège unique,
15:03je défends la valorisation
15:04de l'apprentissage.
15:04J'étais 14 ans.
15:05Qu'on arrête de dire
15:06à nos enfants
15:07si tu travailles mal,
15:08tu finiras plombier.
15:09C'est très bien d'être plombier.
15:10On en manque
15:10et c'est bien payé.
15:11Et je pense que c'est vraiment
15:13le cœur de la crise.
15:15En fait, c'est celle
15:15des débouchés de métiers.
15:18Il faut à tout prix arrêter
15:20avec le tout général
15:20et le collège unique.
15:22Sur la question des moyens,
15:23les professeurs français
15:25sont peu payés.
15:26Ils sont plutôt en bas
15:27de la moyenne des pays
15:29de l'OCDE.
15:29Et effectivement,
15:30il faudrait revaloriser
15:31leurs salaires.
15:32Le dernier budget
15:34du gouvernement,
15:35donc le budget pour 2026,
15:36avait supprimé
15:374000 postes.
15:39La contrepartie de ça,
15:41ça aurait dû être
15:41d'encadrer
15:42des revalorisations salariales,
15:45ce qui n'a pas eu lieu.
15:46Moi, je pense qu'il faut
15:46plus de gens devant les élèves,
15:48plus d'instituteurs,
15:49plus de professeurs
15:50devant les élèves
15:51et moins dans l'administration.
15:52Parce qu'on a constaté
15:53que le personnel
15:54de l'éducation nationale
15:55avait beaucoup enflé
15:56dans l'administration
15:57et sur le terrain,
15:58ils sont de moins en moins nombreux.
16:00Déjà parce que les salaires
16:01sont très bas,
16:02que les conditions de travail
16:03sont difficiles,
16:04ils font face
16:04à l'ensauvagement de la société,
16:06l'ensauvagement de la jeunesse
16:07et que c'est très compliqué,
16:09qu'il y a beaucoup
16:10de professeurs
16:10qui sont...
16:12Il y a une part non négligeable
16:13de cours
16:13qui ne sont plus assurés
16:14aujourd'hui
16:15et que tant que les conditions
16:17de travail
16:17ne seront pas revalorisées,
16:18tant que l'autorité
16:19aussi du professeur
16:20ne sera pas soutenue,
16:24le professeur doit être soutenu,
16:25son autorité doit être soutenue.
16:27On ne doit pas se repasser
16:29ce qui s'est passé
16:31pour cette histoire horrible
16:32avec Samuel Paty
16:33qui n'avait pas été soutenu
16:35par sa direction face à...
16:36Donc plus d'autorité,
16:37plus de moyens,
16:38plus de professeurs
16:38et des professeurs mieux élus.
16:40Exactement.
16:40Nous arrivons à la fin
16:41de cet entretien
16:42avec la même question
16:43pour tous les invités.
16:44Vous avez une minute,
16:45Manon Bouquin.
16:46Si vous êtes élue présidente
16:48de la République
16:49en mai prochain,
16:50quelle sera
16:51votre première mesure ?
16:52Il ne vous a pas échappé
16:53que ce n'est pas moi
16:54la candidate.
16:55Néanmoins,
16:56je pense qu'aujourd'hui,
16:58la mesure à mettre en oeuvre
16:59celle que les Français
17:00attendent,
17:01c'est le référendum
17:01sur l'immigration
17:02pour faire face
17:04à la crise migratoire immense
17:05qui nous attend.
17:06Aujourd'hui,
17:07il y a l'équivalent
17:07de la ville de Nice.
17:09Chaque année,
17:09qu'ils rentrent sur notre territoire,
17:10c'est beaucoup trop
17:11avec tous les problèmes
17:12que ça engendre
17:13sur le plan
17:13de la sécurité,
17:16sur le plan
17:16de la crise économique,
17:18du chômage,
17:18sur la crise identitaire également.
17:20Donc l'immigration,
17:21problème numéro un
17:22des Français aujourd'hui ?
17:23Sur la régulation
17:25de l'immigration,
17:26donc sur la fin,
17:27ça se fera par référendum,
17:28on posera la question
17:29en français,
17:30sur la fin du droit du sol,
17:32sur la priorité nationale
17:33pour certaines prestations,
17:35notamment l'accès
17:35aux logements sociaux,
17:38sur la priorité nationale
17:39pour les aides familiales
17:41et une condition
17:42de séjour suffisamment longue
17:45pour l'accès aux aides
17:46contributives,
17:48pour la question
17:49du droit du sol,
17:52etc.
17:53Donc la question
17:54de la double frontière,
17:55aussi la dernière proposition
17:58de loi que j'ai déposée
17:59à l'Assemblée nationale
18:00avant de la quitter,
18:01c'est une proposition
18:02pour réformer
18:03l'espace Schengen,
18:04instaurer une double frontière.
18:06Donc on garde la frontière
18:07au niveau européen
18:08et au niveau national
18:12pour garantir
18:12l'accès à l'espace Schengen
18:14uniquement pour les ressortissants
18:15européens,
18:16de l'Union européenne.
18:17Manon Bouquin,
18:18merci beaucoup,
18:18merci d'avoir été l'invité
18:19de ICI,
18:20on se dit tout le rendez-vous politique
18:22de ICI-Hérault,
18:23toute nouvelle sénatrice
18:25du RN
18:26du département de l'Hérault.