- il y a 2 heures
Ici On se dit Tout !
C’est le rendez-vous politique d’Ici Hérault. Sur l’appli ICI, sur le site ICI.FR et sur nos réseaux sociaux.
Notre invité cette semaine est Michaël Delafosse, maire et président de la métropole de Montpellier.
L'occasion d'évoquer avec lui les grands dossiers de la ville et de la métropole: la lutte contre le narco-trafic, l'environnement, les transports ou encore la gestion des déchets. Mais aussi son soutien sans réserves à Raphaël Glucksmann dans la course à la présidentielle.
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Notre invité cette semaine est Michaël Delafosse, maire et président de la métropole de Montpellier.
L'occasion d'évoquer avec lui les grands dossiers de la ville et de la métropole: la lutte contre le narco-trafic, l'environnement, les transports ou encore la gestion des déchets. Mais aussi son soutien sans réserves à Raphaël Glucksmann dans la course à la présidentielle.
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00:00Ici, on se dit tout, notre quatrième invité, notre invité de la semaine est maire de la septième ville de
00:05France
00:06et à la tête d'une agglomération de plus d'un demi-million d'habitants.
00:09Il a été réélu et même assez facilement réélu au mois de mars lors des municipales.
00:13Sa voix compte au sein d'une gauche parfois un petit peu déboussolée.
00:15Il n'hésite pas d'ailleurs aussi à tenir un discours qui peut trancher avec ceux qu'on a l
00:19'habitude d'entendre au sein de son camp.
00:20Et puis une journée par semaine, il continue d'enseigner l'histoire au sein d'un collège de sa ville.
00:25Vous aurez deviné de qui il s'agit. Bonjour Michael Delafosse.
00:28Bonjour.
00:28Maire et président de la métropole de Montpellier, c'est utile de le rappeler.
00:32Ma première question est toute simple et en forme de boutade.
00:35En 1992, vous avez 15 ans, je crois, vous êtes invité à venir assister.
00:39Vous vous êtes invité à votre premier conseil municipal à Montpellier, mais dans le public, pour cause.
00:45Vous vous êtes dit quoi à ce moment précis ? Un jour, je serai à la place de Georges Frèche.
00:49Je suis allé assister au conseil municipal parce que la vie démocratique m'intéressait et elle m'intéresse toujours.
00:55Et j'étais passionné de Montpellier.
00:59Et c'est un souvenir qui est très fort en moi parce que je me souviens de Georges Frèche présentant
01:05le budget de la commune et faisant une démonstration avec des tableaux sur les finances.
01:11Et je m'y rendais régulièrement au conseil municipal, observer les joutes oratoires, les dossiers abordés par la collectivité.
01:20J'étais en mars 1993 aussi et c'était le moment où il y avait une mobilisation des jeunes contre
01:26le SMIC jeune.
01:27C'était une mesure qu'Edouard Balladur, dont il faut quand même saluer la mémoire.
01:31Vous étiez dans le syndicalisme étudiant.
01:32J'étais lycéen et Georges Frèche m'avait reconnu et m'avait dit, et je veux dire que nous soutenons
01:38les jeunes.
01:38Ça avait donné beaucoup de force.
01:40Ça a commencé comme ça.
01:42Comme Obélix, moi je suis tombé dedans quand j'étais petit.
01:44Et maintenant je dis aux jeunes, venez voir le conseil municipal, venez assister.
01:49On va rentrer dans le vif du sujet.
01:50On va d'abord parler de la ville et de la métropole et après de politique.
01:53Une dizaine de jours lors des rencontres de Bram, le rendez-vous politique de Carole Delca, la présidente de région,
01:58vous avez déclaré, une déclaration qui n'est pas passée inaperçue,
02:01qu'au municipal, la gauche avait perdu beaucoup de villes parce qu'elle ne s'était pas assez attaquée au
02:05narcotrafic.
02:06Est-ce que c'est grâce à ça notamment que vous avez été réélu ?
02:08En tout cas, sur ce sujet qui préoccupe la société, qui pose des problèmes de sécurité dans notre ville,
02:15dès le début de mon élection en 2020, moi j'ai pris ce problème à bras-le-corps.
02:18La lutte contre les épiceries nuit, sur un bulldozer, on a démoli les commerces de la rue de Lassor.
02:24Vous avez le record de France du nombre de fermetures à l'administration.
02:27En lien avec les services de la préfecture, on n'a rien lâché à Montassinos, à Saint-Martin et on
02:33ne lâchera rien.
02:34Quand vous dites que la gauche a perdu des villes à cause de ça ?
02:37Parce que tout simplement, le narcotrafic, il n'est pas que dans les grandes villes, il s'est mis dans
02:43les villes moyennes.
02:44Et quand vous avez dans votre quartier, dans votre commune, d'un seul coup, des épiceries nuit avec des voitures
02:50immatriculées en Pologne
02:51qui sont là toute la nuit, les gens se demandent qu'est-ce qui se passe.
02:55Et si le maire ou le candidat de gauche, il dit, c'est pas moi, c'est l'État, ou
03:00il ne prend pas en compte le problème pour essayer de le régler,
03:04évidemment, les électeurs vous sanctionnent.
03:06Je ne dis pas que je règle tous les problèmes de sécurité à Montpellier, loin de là.
03:10Mais nous ne lâchons rien.
03:11Et y compris, on bouge, on travaille.
03:15Vous voyez, dans les transports, on a créé la police métropolitaine des transports, on a une baisse.
03:19Moi, j'ai été l'un des premiers maires de France à expulser les dealers des logements sociaux.
03:25Voilà, il faut agir.
03:26Vous n'êtes pas le seul à le faire.
03:27D'ailleurs, vous avez soutenu le maire d'Alès, par exemple, Christophe Rivenc,
03:30quand il a fait l'objet de menaces sérieuses, il n'appartient pas à votre famille politique, mais peu importe.
03:34Vous vous exposez aussi par rapport à la lutte contre le narcotrafic.
03:37Est-ce que vous bénéficiez de mesures de protection particulière ?
03:40J'ai un bip qui me permet d'être relié immédiatement au service de police, mais je ne change pas.
03:45Je suis le maire et moi, vous savez, j'aime bien me promener dans la ville, à pied, en vélo,
03:51dans le tramway.
03:53J'aime aller à la rencontre des gens, c'est mon rôle.
03:55Un maire, il est ainsi.
03:57Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, le narcotrafic exerce une pression sur les élus de la République,
04:02sur les magistrats, sur certains de vos confrères journalistes quand ils investiguent.
04:07Et moi, je l'ai dit, je n'ai pas voulu me taire quand Christophe Rivenc, faut-il le rappeler,
04:12a été exfiltré de son domicile.
04:13Je lui ai témoigné publiquement de mon soutien, parce que la peur ne doit pas gagner.
04:18C'est ce qu'il cherche à insuffler et nous devons tenir bon.
04:23Voilà mon message et ma conviction.
04:25J'ai beaucoup de questions pour vous, Mickaël Delafosse, aujourd'hui.
04:27Vous avez été élu en 2020 en proposant la gratuité des transports en commun appliqués depuis.
04:33Et depuis, vous avez achevé la ligne 5 du tram, mis en service le premier bus tram, développé les pistes
04:38cyclables.
04:39C'est quoi la prochaine étape maintenant en matière de transport ?
04:41C'est le CERM, le futur RER métropolitain, avant la fin de ce second mandat ?
04:45La ligne 1 jusqu'à l'aéroport ?
04:47D'abord, on peut se dire une chose, c'est qu'à 2,50 euros le litre, pour beaucoup d
04:51'habitants de la métropole,
04:53la gratuité des transports, elle fait du bien.
04:55Que pour tous les usagers de la ligne 5 et des communes ouest de la métropole,
05:01ces choix sont bons.
05:02De la même manière que le développement du vélo.
05:04Parce que la crise de l'essence est une crise pour le pouvoir d'achat, et il faut savoir y
05:09répondre.
05:09Et j'aimerais bien qu'on s'inspire un peu de Montpellier, que certains l'entendent ce message.
05:13Et maintenant donc ?
05:14Et maintenant.
05:15Et bien l'enjeu, c'est de poursuivre le développement des transports en commun.
05:18Pas dans Montpellier à Tramuros, j'en suis le maire, mais je suis président de la métropole.
05:23Et maintenant, Cap à l'ouest, Cap à l'est.
05:25C'est le bus tram, jusqu'à Castry et jusqu'à Cournonsec.
05:31Mais avec le projet du CERM, notre but, c'est de faire sortir les bus tram pour aller jusqu'à
05:37Saumière, à l'est,
05:38pour aller jusqu'à Poussant, à l'ouest.
05:40A quelle échéance ?
05:41Et bien l'enjeu, c'est durant ce mandat, le réussir.
05:45On est sur 29,30 pour l'extension des bus tram, puis il ne vous a pas échappé,
05:49pour les 11 000 travailleurs de la zone aéroportuaire, travailleurs,
05:53ceux qui se lèvent tôt le matin dans les ateliers de logistique,
05:56et bien nous voulons, avec Stéphane Rossignol, amener le tramway à l'aéroport, mais aussi pour les touristes.
06:02Et l'enjeu du CERM, c'est de penser les mobilités à l'échelle du grand territoire.
06:07Et l'actualité du prix de l'essence, encore une fois, nous donne raison.
06:11Donc il y aura moins dans Montpellier à Tramuros, plus de développement de l'offre de transport en commun,
06:17dans la métropole et en travaillant ensemble au-delà.
06:20Et en 2034, vous aurez l'LGV vers Béziers, qui permettra de cadencer, de Nîmes à Agde,
06:29arrêt Gare Saint-Roch, des TER tous les quarts d'heure.
06:32Voilà une vision pour le territoire, décarboner, protéger le pouvoir d'achat,
06:37et essayer d'améliorer la vie de nos habitants.
06:41Alors dans le même temps, vous annoncez pour votre second mandat,
06:43Michel Delafaux, un plan d'économie de 50 millions d'euros.
06:45C'est quand même une somme, 50 millions.
06:48Vous vous financez comment ?
06:50Est-ce que l'augmentation de la taxe foncière métropolitaine, très décriée, très contestée,
06:54ça provoque beaucoup de mauvaise humeur, permettra de financer ces économies notamment ?
06:59Ah non, non, c'est jamais agréable de payer un impôt.
07:02Jamais.
07:03Pour certains foyers, c'est plusieurs centaines d'euros supplémentaires.
07:06Mais pour la métropole de Montpellier, c'était indispensable.
07:09La métropole, c'est 15 piscines, 15 médiathèques,
07:11c'est 1100 euros par habitant consacré en termes de politique publique.
07:16Les pompiers, la police métropolitaine des transports,
07:19bref, l'entretien de nos voiries.
07:22Et la métropole...
07:22C'est pourquoi vous ne l'avez pas annoncé au moment de votre candidature ?
07:25J'ai dit de manière très claire qu'il y aurait un nouveau pacte financier et fiscal.
07:29Et j'ai dit au maire, on a trois options.
07:31Soit les communes contribuent davantage à la métropole,
07:35soit nous réduisons le périmètre des services publics,
07:38soit nous travaillons à une contribution.
07:40Et donc, le choix a été fait, la contribution.
07:43A Toulouse, elle est à 12%.
07:44La métropole, 5,8%.
07:46Ça n'est jamais agréable, je le comprends,
07:48mais ça nous permet de tenir sur nos services publics.
07:51Et parallèlement, j'ai un engagement de faire des économies.
07:55Parce que l'argent public doit être toujours mieux géré.
07:58Je vais vous prendre un exemple.
07:59Au prochain conseil de métropole,
08:02on va adopter une stratégie zéro chèque.
08:05Gérer un chèque, c'est un coût de 3 euros pour la collectivité.
08:09Donc là, il faut travailler différemment.
08:12Nous devons continuer à passer à l'électrique
08:15pour ne pas payer que le budget essence de la métropole coûte.
08:19On va travailler sur tous ces sujets
08:21pour aller sur le mandat,
08:22à un plan d'économie de 50 millions d'euros
08:24pour mieux délivrer le service public.
08:28Et tous les maires de France,
08:30tous les présidents de métropole de France
08:31vont devoir faire cela.
08:33Parce que quand j'annonce ça,
08:34je prépare les décisions douloureuses
08:36que l'État réserve aux collectivités territoriales
08:39et qui, pour la métropole,
08:41ont déjà commencé ces trois dernières années.
08:43Alors rapidement, s'il vous plaît,
08:44vous êtes aussi le maire qui veut revégétaliser la ville,
08:47la désimperméabiliser,
08:49et donc de lutter contre le réchauffement climatique
08:50dont on a encore beaucoup souffert ce l'été.
08:52Ça veut dire quoi ?
08:53Ça veut dire encore moins de voitures
08:54et encore moins de constructions à Montpellier ?
08:56Et surtout, c'est faire ce qu'on a fait sur l'esplanade.
08:59L'esplanade, on a pris le projet
09:01et on a dit de combien il baisserait la température.
09:03Souvenez-vous en 2021,
09:05j'avais ça sous les rires goguenards.
09:07Objectif, gagner 8 degrés.
09:08Eh bien, entre les fontaines
09:09et la désimperméabilisation des sols
09:12et la présence des arbres,
09:13nous gagnons 8 degrés.
09:15Et l'urbanisme, l'urbanisme.
09:16Vous faites comme à Castelnau,
09:17vous dites aux promoteurs,
09:18on arrête maintenant ?
09:19Et donc, nous allons continuer
09:20à désimperméabiliser les sols
09:22en plein d'endroits de la ville
09:24pour planter des arbres.
09:25Ce que nous avons fait au parking des Arceaux,
09:27qui est devenu la place Max Rouquette.
09:29Aujourd'hui, les arbres sont de petite taille.
09:31Demain, ils nous protégeront.
09:33Et cette stratégie, je veux la porter.
09:34Il nous faut permettre
09:35de créer des grands corridors de fraîcheur
09:37où les gens peuvent marcher.
09:39Le projet, ici, du chemin de Lac-Duc,
09:42qui est un projet qui permettrait
09:43de marcher à l'ombre et d'être au frais.
09:45Quant aux promoteurs,
09:48moi, je ne dis pas qu'il ne faut pas
09:49produire du logement.
09:50D'ailleurs, nos concitoyens
09:53en ont besoin.
09:54Et donc, tout conservatisme en la matière
09:56mettrait les classes moyennes
09:58et les classes populaires
09:59en situation de fragilité.
10:01Par contre, je vais réunir
10:03l'ensemble de la profession
10:04pour que l'acte de bâtir
10:06soit pensé dans l'adaptation
10:08à la fois à la sobriété énergétique,
10:11mais aussi au confort d'été.
10:13Et c'est un enjeu
10:14qui est absolument majeur.
10:15D'ailleurs, en pleine canicule,
10:17un programme s'est retrouvé
10:19à l'honneur
10:19dans la cité créative
10:22réalisée par l'architecte
10:23Vincent Calbeau.
10:24Et tout le monde a dit
10:24mais c'est comme ça
10:25qu'il faut faire.
10:26Et Montpellier
10:27a une longueur d'avance
10:28sur ces enjeux
10:29mais nous devons accélérer.
10:30Alors, un dernier dossier
10:31avant de parler de politique
10:32rapidement, s'il vous plaît,
10:33qui est celui des déchets
10:34qui vous a fâché d'ailleurs
10:35lors du précédent mandat
10:36avec vos anciens partenaires écologistes.
10:38C'est celui du CSR,
10:40combustible solide de récupération.
10:42Un incinérateur polluant,
10:43disent ses opposants,
10:44qui ne désarment pas d'ailleurs.
10:46Ils ont récemment demandé
10:47à la préfète
10:47de suspendre le projet
10:48pour que tout le monde
10:49y voit un peu plus clair
10:50sur son impact
10:51sur la santé et l'environnement.
10:53Vous, vous restez droit
10:54dans vos bottes.
10:55Moi, je dis que
10:574500 camions
10:58qui envoient les déchets
10:58de la métropole
11:00être dans des décharges
11:02à cire ou le vert,
11:02dans des incinérateurs
11:03avec un bilan carbone
11:04absolument catastrophique
11:06et une taxe d'enlèvement
11:07des ordures ménagères
11:08qui est l'une des plus élevées
11:09de France.
11:10Il faut régler le problème
11:11et il faut que la métropole
11:12de Montpellier
11:13soit souveraine
11:14sur ces déchets.
11:15Donc, on continue
11:16à trier le jaune,
11:18le développement
11:19des biodéchets.
11:20Nous avons obtenu
11:22que les émissions
11:23soient non seulement
11:24respectueuses des normes,
11:25mais le plus bas possible.
11:27Et tout ça sera transparent
11:28sous l'autorité
11:29de l'Agence régionale
11:30de santé
11:31qui devra s'exprimer
11:33sur ce sujet.
11:34Et moi, j'ai un objectif,
11:35c'est de faire baisser
11:36de 10% la TOM.
11:38Si nous n'avons pas
11:39de solution
11:39pour traiter nos déchets,
11:41eh bien,
11:42sur les feuilles d'impôt,
11:43il y aura un mécontentement
11:44parce que ça devra augmenter.
11:46Et donc,
11:46il est facile de contester.
11:48Et moi,
11:49sur les déchets,
11:50j'ai un héritage
11:50de 40 ans,
11:51d'herments
11:52et d'impuissances.
11:53Et moi,
11:53mon rôle,
11:54avec les élus,
11:55c'est de régler les problèmes.
11:56Il nous reste 5 minutes,
11:57pas plus,
11:58pour parler politique
11:59et présidentielle.
12:00Vous avez clairement
12:00annoncé votre soutien
12:01à Raphaël Glucksmann,
12:03avec qui, d'ailleurs,
12:03je crois que vous avez encore
12:04passé tout un week-end
12:05il y a 10 jours
12:05en assistant
12:07à son meeting
12:08au Gazette Café
12:09à Montpellier.
12:09On le retrouve ensuite
12:10aux rencontres de Bram.
12:11C'est le seul espoir
12:12de la gauche,
12:12selon vous,
12:13aujourd'hui,
12:13Raphaël Glucksmann ?
12:13D'abord,
12:14la gauche,
12:15elle tient une primaire
12:16et elle dit à chacun
12:17« Venez choisir
12:18votre candidat ».
12:19Bon,
12:19on sait pour qui
12:19vous allez voter.
12:20Parce que moi,
12:21j'ai un avis,
12:21mais c'est la démocratie.
12:23Les chefs autoproclamés,
12:24ça ne marche pas à gauche.
12:26Donc là,
12:26il y a un processus
12:27de désignation
12:27et j'invite
12:29les auditeurs
12:29et auditrices
12:30à participer,
12:35je ne fais pas l'autruche.
12:36Je dis
12:36pour qui je vote.
12:37D'accord,
12:38et pourquoi pour lui alors ?
12:38Et moi,
12:39je soutiens Raphaël Glucksmann.
12:40D'abord parce que
12:41aux élections européennes,
12:42il a fait un score
12:43en tête de la gauche.
12:44Parce qu'il est très clair
12:45sur les questions essentielles
12:47de cette élection présidentielle.
12:49Le soutien à l'Ukraine.
12:51Très clairement
12:51sur une redistribution
12:52nécessaire des richesses.
12:54Parce qu'il porte
12:55un combat très fort
12:57sur les enjeux
12:58des GAFAM.
12:58Vous savez TikTok ?
12:59Qui sont en train
13:00de nous coloniser
13:01et menacer notre souveraineté.
13:02Puis je vais vous dire,
13:04Raphaël Glucksmann,
13:04il est clair et il est sincère.
13:06Clair sur ses alliances ?
13:08Ce n'est pas le cas des autres.
13:09Je ne le crois pas.
13:10En tout cas,
13:11lui,
13:11il est très clair
13:12et je pense qu'aujourd'hui,
13:13si moi je respecte
13:14les électeurs
13:15de la France insoumise,
13:16je pense qu'il y a
13:16un sujet
13:17avec les dirigeants
13:19de la France insoumise
13:20d'une part
13:20et je trouve qu'il incarne
13:21une forme de sincérité
13:23dans ses combats,
13:24dans ses convictions
13:24qui fait du bien.
13:26Donc voilà pourquoi
13:27je le soutiens
13:28et parce que
13:29je le dis
13:29au peuple de gauche.
13:31Jean-Luc Mélenchon
13:32est une impasse
13:33face à Marine Le Pen.
13:35Il est clair
13:36qu'aujourd'hui,
13:37si il est au second tour,
13:38Marine Le Pen gagnera.
13:39Et donc,
13:40je veux que la gauche
13:41soit au second tour
13:42et en capacité
13:43de rassembler
13:44pour gagner.
13:44Vous êtes toujours
13:45membre du Parti Socialiste ?
13:46Je le suis depuis 1992
13:48parce que vous avez eu
13:50l'élégance de râper.
13:51Quelles sont vos relations
13:53aujourd'hui avec Olivier Faure,
13:54le patron du PS ?
13:55Vous ne lui pardonnez
13:56toujours pas
13:57la NUPES
13:58et son alliance
13:58avec la LFI ?
13:59Je suis respectueux
14:01dans un cadre collectif.
14:03Moi,
14:03j'apporte des victoires
14:04au Parti Socialiste
14:05et je suis socialiste
14:07parce que je crois
14:08dans les idées
14:09de justice sociale,
14:10dans l'engagement écologique.
14:12voilà,
14:13je porte cela,
14:15j'ai une voix
14:16qui compte
14:17mais je réalise surtout.
14:19Vous voyez,
14:19quand on fait
14:19la gratuité des transports,
14:21moi j'entends beaucoup
14:21sur les radios
14:22rupture, rupture.
14:24Non !
14:25Les mots qui volent,
14:26ça trompe les gens.
14:27Ce qui compte,
14:28ce sont les actes.
14:29La gratuité des transports
14:30est une rupture.
14:31Justement,
14:32avant dernière question.
14:33Et je l'invite
14:33à être aussi fidèle
14:35à l'héritage de la gauche.
14:37Quand je parle de laïcité,
14:38eh bien,
14:39je suis dans l'héritage.
14:41On s'étonne
14:42que la gauche,
14:42avant d'aller citer,
14:43quand je prends
14:44un bras-le-corps
14:45les problèmes de sécurité.
14:46Je n'oublie pas
14:47qui sont mes électeurs,
14:48mes électrices.
14:49Qui subit l'insécurité ?
14:50Nos concitoyens
14:51les plus fragiles,
14:52les plus modestes
14:53et eux qu'on doit protéger.
14:53Est-ce que vous trouvez
14:54que la campagne électorale
14:55pour la présidentielle
14:56aujourd'hui,
14:56telle qu'elle existe aujourd'hui,
14:57est à la hauteur
14:58de la situation du pays
14:59et du monde ?
15:00Est-ce que ce régime présidentiel
15:02et cette grande bagarre
15:03qui va durer pendant des mois,
15:04ça ne nous fait pas perdre
15:05finalement beaucoup de temps
15:07par rapport à des décisions urgentes
15:08face à la menace russe,
15:09la menace climatique,
15:10voire l'imprévisibilité américaine,
15:12des décisions
15:13qui devraient être prises ?
15:13Or là,
15:14il ne va rien se passer
15:14pendant des mois en France.
15:16C'est vrai que
15:16quand on sort du film De Gaulle,
15:19que j'invite tout le monde à voir,
15:20en deux épisodes,
15:21des fois,
15:22on se dit
15:22mais sommes-nous à la hauteur ?
15:25Bien sûr que la situation,
15:26elle est grave
15:26et il faut l'affronter
15:28et il faut aussi tracer
15:30un chemin d'espoir.
15:31C'est la qualité
15:32des services publics,
15:33l'éducation des enfants,
15:34un projet pour la jeunesse,
15:36rassurer les gens
15:37autour du pouvoir d'achat.
15:38J'y reviendrai.
15:39Mais c'est vrai
15:40que la situation
15:40est extrêmement préoccupante
15:42et donc il faut
15:44appréhender ce réel
15:45et donner des éléments
15:46pour relever
15:47les défis du réel
15:49et c'est pour ça
15:50que moi je soutiens
15:50Raphaël Glucksmann
15:51parce que je n'appartiens pas
15:52à une gauche
15:53qui promet
15:53ce qu'elle ne peut pas tenir.
15:55Sinon,
15:56on trompe
15:56et on mène dans le mur.
15:57C'est l'heure
15:58de la dernière question,
15:59la même pour tous les invités.
16:00J'imagine que vous l'avez préparé
16:01puisque d'autres
16:02sont passés déjà à ce micro
16:03et vous avez regardé des vidéos,
16:05vous me l'avez avoué.
16:06Vous avez moins d'une minute,
16:07pas plus Mickaël Delafaux.
16:08Si vous étiez président
16:09de la République demain,
16:10quelle serait
16:11la toute première décision
16:13que vous prendriez ?
16:14Moi je vais vous dire
16:15ces remèdes de la justice.
16:1874 milliards de dividendes
16:21d'argent
16:21qui ne proviennent pas du travail
16:23et il y a des gens
16:24qui travaillent
16:25et qui n'arrivent pas
16:25à vivre de leur travail
16:27et donc pour les gens
16:28qui gagnent moins de 3000 euros
16:30haussent des salaires de 15%
16:32parce que moi je vois
16:33des gens tous les jours
16:34comme maires
16:35qui peinent à boucler
16:36leur fin de mois
16:37alors qu'ils bossent
16:37financés comment ?
16:39Ah mais moi je vais vous dire
16:41le président de la République
16:42demandera au gouvernement
16:43d'augmenter le SMIC
16:45et ça doit être
16:46un signal fort
16:47parce qu'on trouve
16:48de l'argent pour les dividendes
16:50et on n'en trouve pas
16:50pour les travailleurs.
16:52Moi je suis un homme de gauche
16:53et je pense que parfois
16:54il faut faire tomber la table
16:56voire la renverser
16:58et je crois que d'ailleurs
16:59ce sera une mesure
17:00vertueuse
17:00qui redonnera
17:01de la confiance
17:02et qui soutiendra
17:03la consommation
17:04qui est aujourd'hui
17:05en berne.
17:05il faut entendre
17:07sinon ça devient
17:08des colères
17:09et les colères
17:09mènent à des impuissances
17:11nous nous devons donner
17:12des solutions.
17:13Vous me demandez
17:13si j'arrive à l'Elysée
17:14enfin j'y arrive
17:15comme socialiste
17:16et homme de gauche
17:17donc avec l'esprit de justice
17:18et la défense
17:19du monde du travail
17:20et a fortiori
17:21ce monde du travail
17:22qui peine à vivre
17:24de leur travail
17:24que je vois tous les jours
17:26comme maire
17:26et pour lequel je me dis
17:28il faut agir.
17:29Merci Michael Delapos
17:31d'avoir été
17:31le quatrième invité
17:33d'ici on se dit tout
17:34merci à vous.