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Le calme ne suffit pas à distinguer un menteur d’une personne sincèrement dans l’erreur. Les travaux de Neil Garrett et ses collègues montrent comment la répétition de mensonges intéressés peut s’accompagner d’une adaptation émotionnelle.

▶ Vidéo complète : Peut-on CROIRE ses propres MENSONGES ?
https://www.dailymotion.com/video/k5liACU9NwWCLeL6e9A

#Shorts #Psychologie #Mensonge #Memoire
Transcription
00:00Il te ment droit dans les yeux.
00:01Et son calme ne prouve absolument rien.
00:04On peut se dire, s'il raconte ça aussi tranquillement, c'est qu'il y croit.
00:08Ou alors, il est simplement devenu très à l'aise avec son mensonge.
00:12La première fois, raconter n'importe quoi peut être inconfortable.
00:15Mais si ça rapporte, et qu'on recommence, cette gêne peut diminuer.
00:19Elle devient plus facile à raconter.
00:22En 2016, Neil Garrett et ses collègues étudient des participants
00:25qui peuvent gagner davantage en donnant des estimations malhonnêtes.
00:29Au fil des essais, les mensonges qui leur rapportent de l'argent s'amplifient.
00:33Chez ceux examinés en imagerie, la réponse de l'amygdale,
00:36impliquée dans les émotions, diminue aussi.
00:39Ça va dans le sens d'une adaptation.
00:41Mais ça ne montre pas qu'ils croient leurs mensonges.
00:44Dans ma vidéo longue, je distingue justement le faux souvenir
00:47du mensonge auquel on s'habitue.
00:49Quelqu'un peut être sincèrement dans l'erreur
00:51ou savoir parfaitement qu'il te raconte n'importe quoi.
00:54Le calme ne permet pas de trancher.
00:56Il faut vérifier les faits.

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