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00:00L'heure d'Afrique avec Malium Cocaïna et les principaux titres.
00:02Mettre fin au conflit sur le continent, c'est l'appel lancé par plusieurs dirigeants
00:06lors de la 8e réunion de coordination de milieu d'année de l'Union africaine.
00:10Un appel qui vise en particulier la guerre au Tigré au nord de l'Ethiopie
00:14où l'armée fédérale vient de reprendre le contrôle de son chef-lieu, Mekélé.
00:19Les virus ne connaissent pas les frontières, a déclaré le chef de la diplomatie française
00:23en visite ce samedi en Nitori, épicentre de l'épidémie d'Ebola en RDC.
00:27Jean-Noël Barraud qui a annoncé une aide humanitaire pour soutenir les autorités congolaises
00:31dans leur lutte contre la propagation du virus.
00:34Poulard, Mandin, Xerère ou Diola, les langues africaines trouvent leur place dans les médias sénégalais.
00:40Grâce à des radios locales, toutes les communautés peuvent désormais bénéficier d'une information fiable et accessible.
00:48Dans quelques secondes, il sera 8h10 ici à Rabat, 11h10 à Mekélé en Ethiopie.
00:54Mekélé, capitale du Tigré, tout à fait région située au nord de l'Ethiopie,
00:59qui semble avoir été reprise par l'armée fédérale.
01:02Ce dimanche, les militaires éthiopiens patrouillaient dans la ville.
01:05Mais ce retour incertain au calme ne marque pas la fin du conflit.
01:09Un conflit où l'Ethiopie accuse l'Erythrée et l'Egypte de soutenir les rebelles du TPLF.
01:15Alors que certains dirigeants africains étaient réunis hier à El Alamein en Égypte
01:20dans le cadre de la 8e réunion de coordination de milieu d'année de l'Union africaine,
01:24le chef de la diplomatie égyptienne a rejeté l'ensemble de ces accusations
01:28et renvoie la responsabilité sur le différent autour du grand barrage de la Renaissance,
01:34construit et géré par l'Ethiopie seule.
01:38Je dois être très clair, nous ne sommes pas partie prenante à la crise intérieure
01:45que traverse actuellement l'Ethiopie.
01:47Cela ne nous concerne pas, il s'agit d'une crise intérieure
01:49et ils doivent régler leurs propres problèmes.
01:52En ce qui nous concerne, il s'agit d'un problème ancien
01:54qui remonte à cette décision unilatérale prise en 2011
01:58avec la construction de ce barrage sans consulter les paysans navals,
02:03à savoir le Soudan et l'Egypte.
02:04C'est une question importante et nous ne pouvons pas transiger avec notre sécurité.
02:09Nous ne pouvons pas le permettre.
02:11C'est une question existentielle, c'est une question de vie ou de mort
02:14pour 110 millions de personnes.
02:15Nous ne pouvons pas l'accepter.
02:17Mais d'un autre côté, nous reconnaissons pleinement le droit de l'Ethiopie à se développer.
02:22C'est un droit plein et entier et nous le reconnaissons,
02:25mais sans compromettre le droit de l'Egypte à exister,
02:28ni le droit des Égyptiens à vivre.
02:33Et face à ces tensions diplomatiques, l'Union africaine a décidé de clarifier sa position.
02:38Apagnoz revient sur le dernier communiqué de l'organisation datant du 1er octobre
02:42qui appelait à la désescalade entre l'Ethiopie, l'Erythrée, mais aussi l'Egypte.
02:47Un communiqué qui ne visait pas à attribuer la responsabilité de ce conflit à un pays en particulier.
02:52L'Union africaine qui réaffirme son attachement à la neutralité, mais aussi au principe de non-ingérence
02:58et invite de nouveau à privilégier la voie diplomatique pour éviter toute escalade.
03:04On prend la direction de la République démocratique du Congo.
03:07Il est actuellement 10h12 à Bounia.
03:10Bounia, tout à fait chef lieu de la province de Litori, dans le nord-est de la RDC,
03:16où s'est rendu le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barraud.
03:19Les virus ne connaissent pas les frontières, a-t-il déclaré.
03:23Une épidémie qui nécessite des moyens matériels et financiers importants pour y mettre fin.
03:27Pour la France, ces moyens s'évaluent par une aide humanitaire estimée à 30 centimes par français, précise le ministre.
03:37Je veux dire ici que les 30 centimes par français que constitue l'aide humanitaire
03:44et l'aide plus généralement apportée par la France dans la lutte contre le virus d'Ebola,
03:49ici en République démocratique du Congo, sont indispensables.
03:53Ce que je constate, c'est qu'épidémie après épidémie,
03:58les autorités congolaises, les acteurs de la riposte,
04:02perfectionnent leur méthode pour juguler le plus rapidement possible et le plus efficacement possible l'épidémie.
04:10Avec un tel niveau de viralité, l'épidémie se serait sans doute propagée.
04:14Dans d'autres régions du Congo, elle aurait atteint des grands centres urbains.
04:19A partir de là, elle aurait peut-être atteint d'autres pays d'Afrique et elle se serait propagée bien
04:23au-delà.
04:24Les pays frontaliers continuent pourtant de craindre une propagation du virus à l'intérieur de leurs frontières.
04:29Au Soudan du Sud, par exemple, les routes qui lient le pays à la RDC sont au cœur des préoccupations,
04:35des routes qui, en plus de ce risque sanitaire, sont source d'insécurité du fait de leur mauvais état.
04:43Cette route nous affecte énormément, en particulier les femmes qui veulent faire du commerce.
04:48Pour aller à Maridiche acheter des marchandises à revendre, il faut passer de nombreuses heures sur la route.
04:54La route est en mauvais état et des véhicules sont incendiés sur le trajet.
04:58Nous avons également entendu parler d'hommes armés, ce qui renforce la peur car des civils enfouissent cette zone et
05:05sont désormais hébergés chez nous.
05:11Nous avons discuté avec les communautés et les autorités locales et nous avons recensé les problèmes qu'ils ont soulevés.
05:17Ils ont parlé de l'insécurité sur la route Juba-Mundri-Yombio ainsi que du mauvais état de cette route
05:23et de la menace posée par Ebola à proximité d'ici,
05:26juste au sud de la frontière avec la République démocratique du Congo.
05:30Après avoir recueilli ces informations et entendu leurs préoccupations, nous les transmettrons aux autorités compétentes
05:36afin de déterminer comment protéger au mieux les civils contre la menace d'insécurité et celle d'Ebola.
05:46On prend la direction du Mali à présent et comme à Rabat, il est 8h14 à Bamako.
05:51Bamako, le Conseil national de transition, entame aujourd'hui sa session ordinaire d'octobre.
05:56Principal enjeu, définir les grandes orientations budgétaires de l'État pour l'année prochaine.
06:00Mohamed Danyoko est à Bamako pour Médien TV.
06:04C'est ce lundi que s'ouvre ici au Centre international de conférence de Bamako la session d'octobre du
06:11Conseil national de transition.
06:13Session budgétaire et donc les finances de l'année 2027 sont en ligne de mire.
06:19Et justement, par rapport aux prévisions de recettes de l'année 2027, il est prévu 3 366 milliards de francs
06:29CFA contre 3 372 milliards dans l'exercice 2026
06:35qui s'achève, soit une hausse de près de 15% par rapport aux recettes.
06:41Et au niveau des dépenses, les prévisions, ce chiffre a 4 462 milliards de francs CFA, ce qui équivaut en
06:49tout cas à une hausse de près de 12% par rapport à 2026.
06:54Et l'autre aspect des finances qui va certainement attirer les populations et les décideurs, c'est par rapport au
07:01déficit.
07:02Et par rapport à 2027, le déficit, lui, se chiffre à 596 milliards de francs CFA.
07:09Ici, il y a une amélioration car le déficit, lui, baisse de près de 4%.
07:16Abamako, Mohamed Danyoko pour Median TV.
07:21Poulard, Manding, Serer ou Diola, des langues africaines qui ont trouvé leur place dans les médias sénégalais.
07:28Grâce aux radios locales, toutes les communautés peuvent désormais bénéficier d'une information fiable et accessible.
07:33Le Régis Moukila est chère Ndaou.
07:37C'est un média communautaire, pas comme les autres.
07:40Sa particularité, diffuser l'information dans plusieurs langues nationales,
07:45notamment le Poulard, le Manding, le Serer ou encore le Diola.
07:53Nous avons rencontré l'équipe en plein enregistrement d'une émission radiophonique en Manding.
07:59Les programmes sont diffusés dans les 14 régions du Sénégal.
08:03L'information, si on le reçoit en langue locale, je pense que l'information passe plus vite.
08:10Parce que peut-être moi j'ai fait les bancs, mais l'autre n'a pas fait les bancs.
08:14Donc si on s'exprime en Manding, traduire l'information, la communauté est plus intéressée.
08:20Présenter un journal télévisé dans une langue nationale exige une préparation particulière.
08:26Les journalistes travaillent à partir des dépêches rédigées en français ou en wolof,
08:31qu'ils doivent ensuite traduire dans les langues concernées.
08:34Un exercice qui exige précision et rigueur.
08:38Nous avons un cadre journalistique, c'est-à-dire une plateforme qui nous permet parfois,
08:43s'il y a des choses qu'on ne connaît pas en Poulard, on demande et on nous donne la
08:47réponse.
08:48Ça c'est pour être beaucoup plus prudent et en même temps donner une information fiable.
08:54Lancée par l'Union des radios communautaires qui fédère plus de 138 stations,
08:59la radio-télévision communautaire entend rapprocher l'information des populations
09:04et contribuer à la valorisation du patrimoine linguistique sénégalais.
09:0890% de nos productions sont faites aujourd'hui sur nos langues nationales,
09:14c'est-à-dire notamment des documentaires, des grands reportages, des magazines,
09:19Hans-Sére, Diola, Poulard, pour permettre aujourd'hui aux populations d'accéder à des informations pertinentes,
09:26mais aussi valoriser notre patrimoine linguistique et culturel.
09:31Avec six langues nationales codifiées par l'État en 2021,
09:36le Sénégal dispose d'un cadre pour promouvoir son patrimoine linguistique.
09:40La radio-télévision communautaire a déjà obtenu le feu vert du ministère de la Communication
09:45pour poursuivre son projet.
09:47Une étape importante pour renforcer la place des langues nationales
09:52dans le paysage médiatique sénégalais.
09:56On prend en présent la direction de la Guinée, il est 8h18 à Conakry.
10:00Conakry qui s'engage activement dans la restitution de ses œuvres pillées pendant la colonisation
10:05et parmi elles, des objets du résistant Samouritouré.
10:08Idriss Assissé est à Conakry pour Médien TV.
10:12Plus d'un siècle après leur départ forcé,
10:15des symboles majeurs de la résistance guinéenne à la colonisation
10:19pourraient bientôt retrouver leur terre d'origine.
10:21A Conakry, les autorités ont présenté le projet de restitution des biens de Samouritouré
10:27ainsi que des restes humains de Boa Carbiro et ses compagnons conservés en France.
10:33La présentation s'est tenue au Musée national de Conakry le 29 septembre,
10:38une date hautement symbolique qui rappelle la capture de l'Allemagne Samouritouré
10:42par les troupes coloniales françaises en 1898.
10:46Le retour de ces pièces est envisagé courant 2027.
10:50Les restes de Boa Carbiro et ses compagnons devraient être inhumés
10:54dans un mozélé appelé à devenir un panthéon près de la mosquée Faïssal à Conakry.
11:00Le courant attribué à Samouritouré devrait, lui,
11:03devenir l'une des pièces maîtresses d'un futur musée du livre.
11:07Au-delà du patrimoine, cette restitution porte une forte dimension mémoriale.
11:11Elle doit permettre à la Guinée de renouer avec une partie de son histoire
11:16et de rendre hommage à ceux qui ont résisté à la conquête coloniale.
11:20Idriss Assissé, Conakry pour Medion TV.
11:24Merci beaucoup Meryem Kokeïde.

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