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L'heure d'Afrique : zoom sur l'actualité africaine du 15 octobre 2026
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00:00L'ordre d'Afrique avec le medium cocaïna et d'abord les principaux titres.
00:03Le Kenya a confirmé un deuxième cas d'Ebola sur son territoire, un proche du patient décédé la semaine dernière.
00:08Les autorités rassurent, il n'y a pour l'instant aucun risque de propagation.
00:13Au Nigeria, l'industrie tourne au ralenti, les patrons tirent la sonnette d'alarme en cause, l'explosion des coûts
00:19de l'énergie.
00:20Et puis enfin, à l'occasion d'Octobre Rose, les associations tunisiennes soutiennent les femmes dans leur lutte contre le
00:25cancer du sein.
00:26Nous en découvrirons une à la fin de ce journal.
00:32Il est actuellement 8h08 à Rabat, 11h08 à Nairobi.
00:37Nairobi au Kenya qui a identifié un nouveau cas d'Ebola sur son sol.
00:41C'est un proche du patient décédé la semaine dernière.
00:43Le malade qui présentait certains symptômes du virus a directement été placé à l'isolement.
00:48Une détection précoce qui s'est avérée efficace.
00:55Je pense que les prochains jours seront déterminants.
00:57Car la période d'incubation se situe entre 2 et 8 jours avant l'apparition des symptômes après l'infection.
01:03Une personne asymptomatique ne peut pas transmettre le virus à d'autres.
01:07Ces prochains jours sont donc cruciaux.
01:09Si nous parvenons à assurer un suivi rigoureux des contacts, à identifier toutes les personnes concernées et à les placer
01:15en quarantaine,
01:16ce sera essentiel pour contenir l'épidémie et empêcher toute propagation communautaire.
01:25Les autorités sanitaires du Kenya qui assurent qu'elles maîtrisent la situation.
01:29Mais la question se pose tout de même.
01:31Le risque d'une propagation régionale reste-t-il possible ?
01:38Lorsque j'ai déclaré cette épidémie le 15 mai, j'avais déjà indiqué qu'il s'agissait d'une épidémie
01:43régionale et non nationale.
01:44Car nous savions alors que l'Ouganda était touché, mais aussi que 15 pays, dont le Kenya, étaient exposés au
01:51risque.
01:51Je tiens également à préciser que si demain nous enregistrons un, deux ou trois cas confirmés parmi les personnes figurant
01:58sur la liste des contacts,
02:00cela ne m'inquiétera pas.
02:01Ces personnes sont isolées et suivies.
02:04Et si l'une d'elles est testée positive, le gouvernement prendra les mesures appropriées.
02:10En revanche, je serais inquiet si nous enregistrons des cas qui ne figurent pas sur la liste des contacts,
02:16mais qui proviennent de la communauté.
02:18Cela signifierait qu'il existe une transmission locale, ce qui poserait davantage de problèmes.
02:27Il est midi 10 à Maurice.
02:28Maurice, où le gouvernement a étendu aux nuits de mercredi et de jeudi un couvre-feu sur environ un tiers
02:34de l'île
02:34suite à des manifestations contre les pénuries d'eau, mais aussi la flambée des prix.
02:38Des manifestations qui se sont embrasées.
02:41Nul n'a le droit de se faire justice soi-même ou de prendre la loi entre ses mains,
02:45a déclaré mardi soir dans un discours télévisé le Premier ministre.
02:48Le ministère de l'Éducation a, de son côté, annoncé la suspension des cours aujourd'hui et demain
02:54dans toutes les crèches et établissements primaires, mais aussi secondaires du pays.
02:58On prend la direction du Nigeria.
03:00Il est 9h11 à Lagos.
03:03Au Nigeria, donc, où l'industrie tourne au ralenti.
03:05Les patrons tirent la sonnette d'alarme.
03:07En cause, le coût de l'électricité, mais aussi du carburant, qui a doublé depuis le début de la guerre
03:12au Moyen-Orient.
03:13Il y a aussi des taux d'intérêt de plus en plus élevés pour rembourser la dette du pays.
03:17Et à cela s'ajoute également une forte dépendance aux produits importés, ce qui complique la production locale.
03:24Alors, les industriels demandent à l'état des mesures d'urgence afin d'éviter la fermeture des entreprises.
03:31Nous sommes actuellement en difficulté.
03:33La dette se creuse, car la Banque centrale a dû relever les taux d'intérêt pour lutter contre l'inflation.
03:38On est passé de 8% à 24%.
03:40Notre facture annuelle pour le seul service de la dette dépasse les 20 000 milliards de Naira, soit 15 milliards
03:46de dollars par an.
03:54Les politiques publiques doivent soutenir la production locale, la création de valeurs ajoutées,
03:58sur le territoire national et les capacités d'exportation.
04:02Elles doivent réduire les coûts réglementaires et opérationnels inutiles, tout en favorisant la productivité et l'investissement.
04:09Elles doivent également offrir suffisamment de stabilité et de cohérence pour permettre aux entreprises de prendre des décisions d'investissement
04:17à long terme.
04:19On les direction le Niger. Il est 9h12 à Niamey.
04:23Niamey qui a obtenu un nouveau soutien financier du Fonds monétaire international,
04:27un programme économique de 203 millions de dollars.
04:30C'est un accord qui vise d'abord à consolider la stabilité macroéconomique du pays,
04:34mais aussi à renforcer la gestion des finances publiques.
04:37Jean-Gébril William est à Niamey pour Médien TV.
04:40C'est un programme de 38 mois qui devrait permettre aux légères de mobiliser de nouvelles ressources
04:45dans un contexte marqué par des besoins de consolidation budgétaire et des perspectives de croissance favorables.
04:51Selon le communiqué rendu public par le FMI, ce nouvel accord vise ainsi à accompagner la mise en œuvre de
04:57la stratégie de développement du gouvernement nigérien
05:00pour la période de 2025 à 2029.
05:02Un financement de 203 millions de dollars, soit près de 120 milliards de francs CFA,
05:08qui va permettre à l'État du Niger de consolider sa stabilité financière et de soutenir une croissance plus inclusive
05:14portée par le secteur privé.
05:15Il faut dire que la signature de cet accord fait suite à la visite effectuée à Niamey par le FMI
05:21du 28 septembre au 8 octobre dernier.
05:23L'instance a par ailleurs prédit une croissance du PIB nigérien à 6% en 2026, puis à 6,7
05:30% en 2027.
05:32Une dynamique positive, mais qui reste néanmoins soumise à plusieurs risques,
05:36notamment les aléas climatiques, la sécurité et les fluctuations des marchés internationaux.
05:42A Niamey, Jean-Dupil William pour Médien TV.
05:46La déforestation a ralenti dans le monde l'année dernière, mais pas en Afrique.
05:51C'est le bilan de l'étude d'une ONG environnementale qui précise qu'une des causes principales demeure l
05:56'exploitation des matières premières agricoles,
05:58mais aussi minières, dont le bassin du Congo par exemple.
06:01La déforestation a atteint 2,4 millions d'hectares.
06:04Alors cumulée aux effets du phénomène El Niño, la situation peut rapidement devenir désastreuse
06:09et causer des perturbations météorologiques majeures, et cela à l'échelle du continent.
06:14Il y a l'image de ces inondations qui se multiplient depuis plusieurs semaines.
06:18A Dakar par exemple, des bâtiments ont été submergés, notamment des centres de santé,
06:22qui paralysent aujourd'hui le quotidien des habitants.
06:28La boue a remplacé les couloirs propres, les seringues jongent le sol et les dossiers médicaux sèchent à l'air
06:35libre.
06:36Au centre de santé Philippe Senghor, dans le quartier de Yof à Dakar,
06:40les inondations ont laissé des traces jusque dans les salles de mammographie, de radiologie et de laboratoire.
06:45En l'espace d'une semaine, deux crues ont submergé l'établissement, avec près de 2 mètres d'eau dans
06:51certaines pièces.
06:53Du jamais vu pour la médecin adjointe en poste depuis 2013.
06:57Ce n'est pas quelque chose d'inhabituel, on a l'habitude malheureusement d'être inondés,
07:02mais quand même que tous les services soient touchés, c'est la première fois.
07:07Moi, je suis à Philippe Senghor depuis 2013, et la nuit du lundi, du dimanche au lundi,
07:14ça a été vraiment la première à avoir de l'eau à presque 2 mètres,
07:18noyant tous les services, tout le matériel, ça c'est une première.
07:22Au-delà des dégâts matériels, ce sont aussi les données médicales qui ont été emportées par les eaux,
07:28registres et dossiers de patients, notamment ceux suivis pour la tuberculose.
07:33Impossible, pour une grande partie, de récupérer ces informations.
07:37Toutes les données ont été perdues, parce que les registres sont mouillés, les dossiers sont mouillés,
07:43on a essayé quand même de temps au peu, d'essayer de les faire sécher pour pouvoir les récupérer,
07:49mais pas possible, parce qu'en une semaine, on a eu deux inondations,
07:54une de 2 mètres, une autre de 2 mètres, c'est très compliqué.
07:59Le centre, qui accueillait près de 400 patients par jour et assurait environ 600 accouchements par mois,
08:04a suspendu ces activités.
08:06Des inondations qui rappellent la vulnérabilité des infrastructures face à des épisodes de pluie extrême,
08:12dont l'intensification est favorisée par le changement climatique.
08:19La direction en présent, la Tunisie, il est 9h16 à Tunis.
08:23A Tunis, et donc à l'occasion d'Octobre Rose, les campagnes de sensibilisation au dépistage du cancer du sang
08:28se multiplient,
08:29et beaucoup sont portées aujourd'hui par des associations qui soutiennent les femmes,
08:32tant au niveau médical que psychologique.
08:35Najwa Béchard.
08:37Elle s'appelle Zina, originaire de Gasserine.
08:40Elle parcourt des centaines de kilomètres jusqu'à Tunis pour se faire soigner d'un cancer du sang,
08:46contre lequel elle lutte depuis 27 ans.
08:49Comme elle, d'autres femmes affrontent l'incertitude et tentent de préserver leur équilibre
08:55face à une maladie qui bouleverse leur quotidien.
08:59J'ai appris à vivre avec la maladie et à l'accepter comme une preuve que l'on peut surmonter.
09:05À Gasserine, les structures spécialisées manquent,
09:08mais je garde espoir et courage, car la médecine a beaucoup évolué.
09:13C'est dans cette réalité que l'association AMC, fondée par Raouza Zaruq,
09:19prend toute sa dimension humaine.
09:22Ayant elle-même vécu les preuves de la maladie,
09:25sa fondatrice a fait de son expérience une source d'engagement et de solidarité.
09:35Après être tombée malade en 2000, je me suis tournée vers Dieu,
09:39priant pour avoir la force d'affronter la maladie.
09:43De cette épreuve est née l'idée de créer cette association pour soutenir les patientes.
09:52A l'occasion d'octobre rose, notre association a invité 50 patientes à bénéficier de prothèses mamères.
10:04Dans cette maison de solidarité, les histoires se croisent,
10:08les douleurs se comprennent et les liens se tissent.
10:13Venu de Zarzis, où les structures spécialisées manquent,
10:17j'ai trouvé chez l'association de Mme Zaruq une deuxième famille du soutien et une écoute précieuse.
10:24Face au cancer, le moral est essentiel.
10:28Ce mois d'octobre rose, rappelant qu'en Tunisie,
10:31entre 4000 et 4500 nouveaux cas de cancer du sang sont diagnostiqués chaque année.
10:37Un chiffre qui pourrait dépasser les 6000 cas d'ici 2030.
10:43Merci beaucoup Miriam Cocaïda.