00:01Les carburants, parce que c'est un sujet qui évidemment est important.
00:05Il y a une réunion cet après-midi ?
00:06Conférence de presse même du ministre de l'économie, porte-parole du gouvernement,
00:10pour annoncer de nouvelles mesures d'aide.
00:12Ce qui circule, c'est peut-être rendre plus de personnes éligibles à cette aide, des grands rouleurs.
00:18Aujourd'hui c'est 17 000 euros de plafond par an pour être éligible,
00:21donc ça concerne en fait 3 millions de personnes.
00:23Mais les gens ne viennent même pas chercher.
00:24Dont la moitié en est sinon pas à demander, parce que c'est une usine à gaz.
00:27Mais les gens ne viennent même pas chercher.
00:28Les gens qui ont le droit à des aides, ils ne viennent pas.
00:30Mais pourquoi, ce qu'on avait dit, pourquoi ne pas fixer le taux des taxes à un prix
00:40où le carburant a été acheté ? Vous me comprenez ?
00:43C'est-à-dire que s'il a été acheté à 50 ou à 60, à ce moment-là, l
00:48'État ne gagne pas d'argent sur vous.
00:50On considère que l'État ne s'enrichit pas sur la bête.
00:57Mais parce que c'est des milliards et des milliards.
00:59Et que ces milliards, on en a besoin.
01:01Tout revient au même problème, Pascal.
01:03C'est le problème de la dette publique.
01:05Tout est là.
01:06Oui, mais il y a quelque chose d'immoral à ce que l'État se gave sur notre dos.
01:10Dans un monde normal, on aurait un budget qui serait à l'équilibre,
01:16on aurait même un peu de gras pour les jours où il y a des problèmes.
01:20Là, on est face à un problème.
01:21Et à ce moment-là, on utiliserait la cagnotte.
01:23Donc, la logique, ce serait ça.
01:25Vous saviez qu'on n'avait pas de raffinerie ?
01:26Vous l'avez découverte ?
01:27J'ai vu ça dans la presse.
01:28Vous le saviez les uns les autres ou pas ?
01:29Notre problème, c'est pas tant le détroit d'Hormuz qu'on n'a plus de raffinerie.
01:34On en a six, on en avait 24.
01:36Non.
01:36C'est ce que disait Pavlenko ce matin, Dimitri Pavlenko.
01:39Et je le crois volontiers.
01:41Oui, c'est les chiffres.
01:42Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi est-ce qu'on a perdu les trois quarts de ces
01:46raffineries ?
01:46Pourquoi est-ce qu'elles ont fermé ?
01:49Désindustrialisation ?
01:49Oui, mais je voudrais comprendre.
01:50Parce que les communes n'en veulent plus.
01:51Parce que l'importation...
01:53Effectivement, il y a des pays qui nous exportent des produits raffinés.
01:58C'est le problème de l'Arabie Saoudite, d'ailleurs.
02:01Parce qu'on est pris...
02:02Tout le monde a compris pourquoi est-ce qu'il y a un étau dans lequel la situation des Français
02:07va devenir assez rapidement irrespirable.
02:10C'est qu'il y a d'un côté, effectivement, la raréfaction du pétrole qui arrive du détroit d'Hormuz,
02:16du Golfe en général, parce qu'avec les problèmes à Babel Mendeb,
02:21c'est tout le pétrole exporté du Golfe qui désormais est limité.
02:27Et puis par ailleurs, le pétrole qui arrivait d'Ukraine et de Russie,
02:31et lui aussi les produits raffinés que nous vendaient la Russie,
02:34sont eux aussi désormais limités,
02:37parce que les Russes les gardent pour eux.
02:40Et enfin, les stocks stratégiques dans lesquels on a beaucoup puisé
02:46depuis le début du conflit,
02:48les stocks stratégiques ne sont désormais pas à sec,
02:51mais on en voit la fin.
02:54Donc il y a réellement, dans ces crises qui continuent,
02:58à la fois en Ukraine et en Russie, et dans le Golfe,
03:01le risque d'une pénurie de certains produits, notamment les produits raffinés.
03:05Sur les stocks stratégiques, vous vous souvenez,
03:07parce qu'on a découvert l'organisme qui était la sagesse.
03:12C'est-à-dire le ministre lui-même,
03:14vous vous rappelez de cette séquence absolument hallucinante,
03:18où on l'interrogeait, on lui disait,
03:20mais vous savez la sagesse ?
03:22Et il ne savait pas que la sagesse,
03:25ce sont des opérateurs privés,
03:27que l'État participe au conseil d'administration,
03:30mais n'a pas complètement voix au chapitre.
03:33Il peut enjoindre la sagesse, libérer les stocks.
03:36Mais on a fermé les raffineries parce que le coût était trop cher.
03:40Mais oui, c'est beaucoup plus cher de raffiner en France
03:43que de raffiner dans le Golfe.
03:44Et puis par ailleurs, on n'en veut pas dans les communes,
03:47les écologistes crient, ça pollue, c'est ça aussi.
03:50Il y a le problème environnemental que posent les raffineries.
03:53Bon, écoutez quelques Français qui ont été interrogés sur les carburants.
03:57Ah ben lui, il doit savoir.
04:00Même est-ce que je vais pouvoir manger bien à la fin du mois ?
04:04C'est juste abusé.
04:05Nous, en tout cas, dans les camions, on met jusqu'à presque 200 euros maintenant
04:09pour les réservoirs.
04:10Et dans les voitures, c'est minimum pour 40 litres.
04:13On est déjà à 110 euros.
04:14Je me moquais des gilets jaunes avant,
04:16mais là, franchement, ils ont juste raison.
04:20Ils ont juste raison.
04:20C'est impossible de part sur le travail,
04:23aller faire ses courses.
04:25Franchement, c'est juste invivable.
04:27Faire plaisir aux enfants, par exemple,
04:28manger au moins une fois par mois dehors avec les enfants,
04:31c'est un peu compliqué.
04:34Et oui, on va se priver un peu de se faire plaisir, en fait.
04:38On est à 2,88, parfois, dans certaines stations à service.
04:44Chez Total, c'est plafonné.
04:46Et Emmanuel Macron a demandé de l'aide.
04:47Oui, alors chez Total...
04:4999.
04:50Incroyable.
04:51C'est pour ça qu'il y a...
04:52Moi, dimanche, j'ai fait le plein dans Paris,
04:54une station à service, 1,99.
04:56Il n'y avait personne.
04:57Et j'ai dit...
04:58Parce qu'à là, elles sont prises d'assaut, en ce moment.
04:59Elles sont prises d'assaut ?
05:00Comment ?
05:02Je peux lui donner l'adresse.
05:03Non, mais...
05:05Et j'ai dit aux pompistes,
05:07je lui ai dit, mais il n'y a personne.
05:08Il me dit, non, c'est l'heure du déjeuner.
05:09Il était midi, dimanche.
05:11D'ailleurs, on entend moins la gauche parler de Total,
05:12en ce moment, vous aurez remarqué.
05:14C'est pas Total, c'est grâce à eux que le prix baisse.
05:15Et ce qui est frappant, c'est qu'on a véritablement l'impression
05:19d'être en voie de tiers-mondisation.
05:21Enfin, je suis désolée de le dire comme ça,
05:22mais ce qui est...
05:23Vous parliez, en début d'émission,
05:25des déclarations de Milley.
05:26Quand on regarde le PIB par habitant aux Etats-Unis,
05:29c'est 83 000 par habitant.
05:31En France, en Europe, c'est la moitié.
05:33Et pendant qu'eux, leur pouvoir d'achat s'envole,
05:36nous, ils diminuent.
05:37C'est une catastrophe à tous les niveaux économiquement.
05:39Et quand on entend des gens dire qu'ils vont se priver,
05:42en fait, c'est affligeant.
05:44Et vous aviez raison de dire que c'est immoral
05:46de voir que l'Etat ne cesse de nous taxer.
05:49Mais aujourd'hui, la dette est à un tel niveau
05:51qu'il est à l'os et qu'il n'est même pas capable
05:53de sauver les gens de telles situations.
05:55Ne serait-ce qu'en baissant une proportion des taxes
05:57qui sont aujourd'hui autour de 60% sur le carburant.
06:00Et les seuls...
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