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  • il y a 5 jours
Thierry Cabannes et ses invités décryptent l'actualité de la journée et mettent les évènements en perspective dans Soir Info Week-End. 

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Transcription
00:00On vous rediffusera le discours très offensif de Jean-Luc Mélenchon à l'île cet après-midi à l'occasion
00:06de la célèbre braderie de l'île.
00:08Ce sera dans 30 minutes avec moi ce soir, Myriam Djabali-Larac, professeur d'économie et président de l'association
00:15Regards Lycéens.
00:16Merci d'être avec nous pour ces 30 minutes d'émission. Merci beaucoup.
00:20Lara Tchikov qui va devenir également un pilier de cette émission.
00:23Je suis ravi de vous accueillir, journaliste au journal du dimanche.
00:26On découvrira, j'espère, la une du journal du dimanche dans quelques instants.
00:30Évidemment, elle aussi pilier de cette émission au convient.
00:33C'est notre amie Isabelle Piboulot pour un tour complet de l'information ce soir.
00:36Bonsoir Isabelle.
00:38Bonsoir Thierry, bonsoir à tous à la une.
00:40Les prix du carburant s'enflamment.
00:43Le sans-plomb 95 n'a jamais été aussi cher en France depuis le début de la guerre en Iran.
00:48Fin février, 2,09 euros le litre s'affiche désormais en moyenne à la pompe.
00:54Un record en une semaine.
00:55Une hausse de 2,8% a été enregistrée dans le pays.
01:00Les aides pour les secteurs les plus exposés vont être prolongées pour les mois de septembre et octobre.
01:06Après les menaces de l'armée iranienne, les gardiens de la révolution disent avoir attaqué des pétroliers liés aux Etats
01:13-Unis.
01:13Une réponse aux frappes de Washington contre 3 pétroliers iraniens dans la région du Golfe.
01:19Plutôt une attaque de Téhéran avait touché deux navires américains.
01:24Et puis pour parler terminé au Kremlin.
01:26Entre le président russe et les émissaires américains envoyés par Donald Trump.
01:31Environ 3 heures de discussion articulées autour de la fin de la guerre en Ukraine qui dure depuis plus de
01:374 ans.
01:37Steve Wittkoff et Jared Kushner sont attendus à Kiev pour la première fois ce dimanche.
01:44Merci beaucoup chère Isabelle.
01:46Allez Lara, c'est parti pour ce soir.
01:48Info version un petit peu plus courte.
01:50On va commencer si vous le voulez bien en ouvrant une page émigration.
01:54C'est un dossier important et qui va impacter notre campagne des présidentielles.
02:00Et qui l'impacte déjà, c'est le moins que l'on puisse dire.
02:02Et qui impacte aussi l'Europe.
02:04On a beaucoup parlé cet été, vous le savez, de ce qui se passe à Ceuta.
02:08Mais je voudrais qu'on évoque, si vous voulez bien, notre sondage.
02:12Regardez-le.
02:1469% des Français sont pour le rétablissement du délit de séjour illégal en France.
02:18On vous a posé la question.
02:1969% oui, 30% non.
02:22Le rétablissement du délit du séjour illégal, je le rappelle.
02:25C'est rendre à nouveau punissable par la justice le fait de rester en France en titre de séjour.
02:30Quelle est votre réaction, Myriam ?
02:33Ce délit, en fait, avait été abrogé en 2012, vous savez, par une résolution européenne.
02:39Mais c'est un leurre parce que d'autres pays ont continué de l'utiliser.
02:42L'Italie, par exemple, avec la loi Bino Fisso, a continué de mettre des amendes et d'emprisonner.
02:48L'Allemagne également a continué à mettre des sanctions.
02:50Et nous, nous avons accepté totalement de nous désarmer, en fait.
02:54Parce que c'est réduire le coût d'opportunité délinquance à zéro.
02:58Il ne risque plus rien.
02:58Donc ça, c'est le premier point.
03:00Ensuite, ce délit de peine, normalement, ce délit de sanction, en tout cas de peine,
03:06quand on restait en France clandestinement,
03:08permettait quand même de mettre davantage de pression
03:10et permettait à la police de mettre en garde à vue.
03:13Alors, je ne dis pas qu'il faut mettre...
03:14Ce n'était pas ça, de mettre tout le monde en prison.
03:16Mais au moins, c'était une arme.
03:18C'était aussi un moyen de coercition.
03:20C'était aussi un moyen de pression qui permettait de travailler en amont.
03:24Depuis 2012, la France, par choix idéologique, s'est désarmée.
03:27En fait, je veux dire que le bon sens n'est pas une option en politique.
03:30Quand 7 Français sur 2, c'est ce que dit votre sondage,
03:34plaide et dit qu'il faut...
03:35Ça veut dire quelque chose.
03:36Oui, ce délit d'opinion, on ne peut pas ne pas écouter.
03:39Encore une fois, je rappelle, ce désarmement est une idéologie
03:42que la France a décidé de suivre, d'auto-désarmement,
03:45face à une question migratoire, qui aujourd'hui, il faut le dire, nous échappe.
03:48Alors, vous disiez, c'est aussi l'Europe.
03:50Oui, c'est l'Europe, oui.
03:51Hélas, la question migratoire est une question européenne,
03:53mais elle devrait être, et elle l'est pour beaucoup d'autres pays européens,
03:56la France n'a pas fait ce choix, une question de souveraineté nationale.
03:59L'Italie ne fait pas grand cas de ce que lui impose l'Europe,
04:03et vous l'avez vu, il y a quand même des résultats.
04:07L'Allemagne, également, ne s'embarrasse pas trop de ce que l'Europe impose
04:11quand ça ne sert pas l'intérêt de son propre pays.
04:14Eh bien, la France, faite est de constater,
04:16c'est qu'elle a plongé dans cette résolution de 2012
04:19qui, encore une fois, n'obligeait pas d'abroger complètement le délit.
04:24La résolution de 2012 de l'Union européenne disait
04:26qu'il ne faut pas que la prison fasse obstacle à l'éloignement administratif.
04:31Ça veut dire qu'il fallait continuer à mettre des OQTF, oui,
04:34mais il ne fallait pas que la prison empêche de mettre ces OQTF.
04:37Parce que le délit de peine, encore une fois,
04:40quand on est en clandestinité en France,
04:41ça permet de travailler en amont et d'envoyer un signal,
04:44et de dire que la clandestinité en France ne reste pas impunie,
04:49n'est pas égale à un risque zéro.
04:51C'est du bon sens.
04:527 Français sur 10 le plébiscite.
04:54C'est du bon sens.
04:54Et on voit certains peuples, dans certains pays,
04:57qui se soulèvent.
04:59Et on parlait des manifestations de Ceuta.
05:01On le comprend aisément quand on voit la plage de Ceuta.
05:04Et Régine Delfour nous le montrait cet après-midi en direct.
05:07Les images sont terribles.
05:08Lara ?
05:09Surtout, peut-être faut-il rappeler qu'aujourd'hui,
05:12il y a cinq pays européens qui se sont entendus
05:14pour mettre en place des hubs retour
05:18pour les demandeurs d'asile déboutés.
05:20Donc c'est le Danemark, l'Autriche, l'Allemagne,
05:22les Pays-Bas et la Grèce.
05:24Peut-être rappeler également que 79% des Français
05:28veulent une politique migratoire plus ferme.
05:31Et qu'Emmanuel Macron, dont le bilan sur la politique migratoire
05:34est absolument catastrophique, s'agissant des hubs retour,
05:38s'est inscrit à contre-courant de tout le monde.
05:40À contre-courant des députés de sa propre majorité
05:45au Parlement européen, de la Commission européenne,
05:48et puis de la majorité des pays européens,
05:50et puis surtout des Français.
05:52Faut-il rappeler qu'il y a aujourd'hui
05:54500 000 immigrés légaux qui arrivent sur le seul Français
05:58chaque année depuis 10 ans.
06:01Donc il n'a rien à envier à Jean-Luc Mélenchon, en fait.
06:04L'immigration de masse a été son projet
06:06et on est en train de devenir le plus mauvais élève
06:09de l'Europe avec le Royaume-Uni et l'Espagne.
06:12Et encore, parce que le Royaume-Uni avait tenté
06:15de mettre en place, vous vous souvenez,
06:17Thierry, des hubs retour au Rwanda,
06:19mais la France britannique s'y était opposée.
06:23L'Italie, également, avait tenté de mettre en place
06:26des centres en Albanie.
06:27C'est toujours en cours, mais elle est heurtée, je crois,
06:30à des recours juridiques, à une mise en œuvre
06:32qui est plutôt lente.
06:34Mais en attendant, nous n'avons rien fait.
06:36Alors justement, puisque vous parliez de la Grande-Bretagne,
06:39Jordan Bardella, vous le savez, était hier,
06:42en Grande-Bretagne, où il a affiché plutôt une belle entente,
06:44c'est ce qu'on peut dire, avec Nigel Farage,
06:47notamment sur la politique migratoire, justement,
06:49ce qui a fortement agacé Gabriel Attal.
06:53C'était sa première punchline, je dirais, ce matin,
06:57à la fameuse braderie de Lille.
06:59On écoute Gabriel Attal et on réagit.
07:01Il a accepté de signer un mémorandum et un accord
07:05qui est une soumission totale, là aussi, de la France,
07:08puisqu'il s'engage à ce que la France accueille
07:12et reprenne tous les migrants qui se rendent vers la Grande-Bretagne.
07:16On atteint des degrés d'impréparation et de soumission
07:19qui ne sont quasiment jamais vus dans l'histoire
07:20du Rassemblement National récent, en tout cas.
07:22Et je crois que c'est illustratif de leur politique étrangère,
07:26encore une fois, qui est celle d'une grande soumission
07:28à l'égard d'autres puissances,
07:29parfois d'ailleurs de puissances dictatoriales.
07:31Au contraire, je veux me battre pour la force de notre pays
07:33et son indépendance.
07:35Alors, Jordan Bardella, qui était donc hier au Royaume-Uni
07:38et qui était aujourd'hui en Italie,
07:42justement, il a reprécisé aujourd'hui la position du RN
07:46face à l'immigration.
07:48Notre ambition est de faire de la France l'un des pays
07:51les moins attractifs d'Europe pour l'immigration clandestine.
07:55C'est-à-dire que nous voulons faire en sorte
07:56que par l'évolution de notre modèle social,
07:59l'évolution des facilités d'installation
08:02et d'entrée sur le sol français qui sont aujourd'hui en vigueur,
08:06en réduisant toutes ces facilités,
08:08en fait, il n'y ait plus d'intérêt à venir en France
08:10de manière illégale et de manière clandestine.
08:14Et il se trouve que les portes d'entrée de l'Union européenne
08:16ne sont pas du tout protégées par l'Union européenne.
08:19Donc, tout cela doit naturellement changer
08:21et nous souhaitons naturellement contrôler nos frontières.
08:24Alors, la réaction et la prise de position,
08:27c'était la première déclaration de Gabriel Attal ce matin,
08:29comme si c'était une obsession.
08:31C'était ça, c'était le RN.
08:33Jordan Bardella.
08:34Alors, déjà, Gabriel Attal a le lourd fardeau
08:37de défendre la politique migratoire catastrophique
08:40d'Emmanuel Macron.
08:41Donc, je ne pense pas qu'il soit le meilleur...
08:43Le mieux placé.
08:44Le mieux placé, en tout cas,
08:45pour critiquer, en tout cas,
08:47les idées de Jordan Bardella,
08:49qui, lui, n'a pas été au pouvoir,
08:50contrairement à Gabriel Attal,
08:52qui a été, je le rappelle, Premier ministre
08:54et qui n'a strictement rien fait
08:56pour lutter contre cette immigration.
08:59Je rappelle aussi que les députés européens RN,
09:02eux, contrairement à ce que voulait Emmanuel Macron,
09:06ont voté pour, effectivement, ces hubs retours.
09:09Faut-il le rappeler ?
09:11Donc, voilà, ils engrangent, en tout cas,
09:13beaucoup de choses.
09:14Ils sont pleins d'idées.
09:16Que propose Gabriel Attal ?
09:17Je vous pose la question parce que, ce matin,
09:19j'ai écouté Presca Tevno,
09:21qui est l'invité d'Eliott Deval,
09:23qui lui pose clairement la question,
09:25qui lui demande, mais qu'est-ce que vous proposez ?
09:26Vous, avec Gabriel Attal,
09:28elle ne sait pas répondre.
09:29Hormis clasher Jordan Bardella,
09:31elle reste de marbre.
09:33Donc, je trouvais ça un peu étonnant
09:34pour un personnage important
09:36dans l'entourage de Gabriel Attal.
09:38Et pour répondre sur le fond,
09:41eh bien, Jordan Bardella a répondu
09:43que l'objectif, effectivement,
09:46affiché par l'ERN,
09:48était d'expulser les migrants
09:51sur le sol français
09:53après qu'ils aient été placés
09:54dans des centres de rétention.
09:56Donc, les expulser dans leur pays d'origine.
10:00Et également, ils ont négocié
10:01d'avoir un financement important,
10:04plus important,
10:05de la part du Royaume-Uni
10:06pour gérer ces flux migratoires.
10:10Myriam ?
10:11Ce qui est...
10:11Enfin, là, on assiste quand même
10:13à un choc entre deux licornes.
10:14Ah ben là, on voit bien.
10:15Deux licornes.
10:16Parce que la nouvelle garde,
10:18enfin, je ne sais pas
10:19s'il faut s'en prévenir aussi
10:20pour garder de cette nouvelle garde.
10:24Sur la forme, en tout cas,
10:26on a effectivement une bataille de mots,
10:28une bataille d'éléments de langage,
10:29mais rien de concret.
10:31Alors, oui, j'entends
10:32ce que propose Jordan Bardella,
10:34juste que la France soit une nouvelle fois
10:36une frontière des migrants britanniques.
10:39Sauf que je vous signale
10:40qu'on a déjà les accords
10:41du Touquet de 2003
10:42qui font à peu près la même chose.
10:45Et ce qui me gêne, en fait,
10:46c'est que ces accords,
10:47on va finir à la France,
10:49on est déjà assez embêtés
10:51par les 300 000 à 400 000
10:53clandestins et migrants
10:54que nous avons sur notre territoire.
10:55Nous n'arrivons pas
10:56à nous en dépatouiller.
10:57Nous ne reconduisons que 10 à 15 %
11:00d'OQTF sur les 150 000
11:03que nous avons.
11:04Comment voulez-vous
11:05que nous promettions
11:06à l'Angleterre
11:07d'assurer sa base arrière ?
11:08C'est tout juste pas possible.
11:10Alors, par contre,
11:11j'aurais bien voulu entendre
11:12effectivement quelque chose
11:13de plus concret.
11:14Alors, on a parlé des hubs.
11:16Oui, le problème,
11:17c'est que justement,
11:18le manque de clarté
11:19de Jordan Bardella
11:20sur ces hubs,
11:21alors vous disiez,
11:22Prisca Tevenot,
11:22elle aurait pu dire
11:23oui, c'est une bonne idée.
11:25Parce que là,
11:26qu'est-ce qui va se passer ?
11:27On va voir ce qu'on appelle
11:27en économie
11:28des coûts de transfert.
11:29Tous ceux qui ont accepté
11:30de mettre en place des hubs
11:32et de faire repartir
11:33leurs migrants,
11:34ils vont dire
11:35on ferait mieux
11:35d'aller en France.
11:36On ne sera pas obligés
11:37d'aller dans ces hubs-là.
11:39Et puis finalement,
11:39la France,
11:40on va quand même payer ces hubs
11:41parce qu'on est en train
11:42de négocier,
11:43l'Europe est en train
11:44de négocier avec Pristina,
11:46donc la capitale du Kosovo,
11:48260 millions pour ce hub.
11:50Et nous n'en profiterions pas ?
11:52Où est encore une fois
11:53le bon sens politique
11:54et où est encore une fois
11:56la Macronie dans cette histoire ?
11:58Je veux dire qu'à un moment,
11:59on peut très bien dire
12:00j'ai participé à un gouvernement
12:02pendant dix ans,
12:03deux mandats,
12:03il y a des choses
12:04que nous pouvons assumer
12:05parce que ça faisait partie
12:06d'un bloc,
12:07d'un ensemble idéologique,
12:08d'une philosophie.
12:09On s'est trompé,
12:10voilà ce qu'on propose aujourd'hui.
12:12Bardella,
12:13Jordan Bardella pour le coup,
12:14lui est dans son couloir
12:15tout à fait historique,
12:16il est cohérent avec lui-même,
12:17j'aurais préféré
12:18qu'il aille un peu plus loin.
12:20Par contre,
12:20je trouve ça un peu fort de café
12:22de nous dire que la France
12:23va encore renforcer
12:23et attraper des migrants.
12:25Je veux dire qu'on ferait mieux
12:28et j'ai trouvé qu'on était
12:29un petit peu faiblard
12:31face à Farage
12:32parce qu'il n'y a pas
12:33de contrepartie.
12:34Moi, je veux bien...
12:35Mais il faut une contrepartie.
12:36Voilà, on vous garde
12:37si, effectivement,
12:38vous avez dit
12:39qu'on allait avoir
12:40plus de financement,
12:42mais je vous signale
12:42que le droit européen
12:44nous empêche
12:45de faire repartir
12:46également nos clandestins
12:46justement parce qu'il n'y a pas
12:47de délit de paie
12:48et parce qu'aujourd'hui,
12:48on est incapables
12:49de faire repartir nos OQTF.
12:51Les chiffres sont là.
12:52Donc, pourquoi s'embarrasser
12:53avec ça ?
12:53Sur le sujet ou pas ?
12:54On enchaîne ?
12:55Non, je pense qu'effectivement,
12:56cette politique des hubs
12:57de retour
12:58est une excellente chose
12:59et on devrait travailler dessus
13:02dans les prochaines semaines,
13:03dans les prochains mois,
13:04mais ce n'est pas le cas.
13:05Ça fait partie
13:05des dossiers d'immigration,
13:07je vous le disais,
13:08sur notre sol national
13:11et on le voit
13:11quand on se promène
13:12dans les rues de Paris,
13:13mais pas que d'ailleurs.
13:14On voit toutes ces toiles de tente,
13:16c'est assez conséquent.
13:19Allez, j'aimerais maintenant
13:20vous faire réagir
13:20sur cette initiative
13:22lancée par notre ami Arthur
13:23que vous connaissez tous,
13:24qu'on ne nous présente plus.
13:25Vous le savez,
13:26il est fortement engagé
13:27contre cette montée
13:29de l'antisémitisme.
13:31Il l'a annoncé
13:31sur son réseau social.
13:33Il a décidé,
13:34on va le voir à l'image,
13:36de planter non pas
13:38quelques arbres,
13:39mais carrément des forêts.
13:41En gros,
13:42je résume son initiative.
13:43Vous allez la voir désormais
13:45à chaque message,
13:46puisque vous le savez
13:47qu'Arthur reçoit
13:48un grand nombre
13:48de messages antisémites.
13:50Que dit Arthur ?
13:51Eh bien, je vais enfin
13:51sérieusement améliorer
13:53mon bilan carbone,
13:54puisqu'à chaque message
13:55antisémite qu'il recevra,
13:57eh bien,
13:57j'ai décidé de planter
13:58non pas quelques arbres,
13:59mais carrément des forêts.
14:01Et que dit d'autre Arthur ?
14:04Je transforme la haine
14:05en photosynthèse.
14:07On va continuer de voir,
14:10voilà.
14:10Et vous me connaissez,
14:11je vois toujours grand.
14:12Je propose d'écouter
14:13Olivier Pardot,
14:14qui était mon invité
14:15cet après-midi
14:15dans le cadre de Punchline,
14:17et qui a expliqué
14:18la démarche d'Arthur.
14:21Arthur, il reçoit
14:22des tombereaux d'injures.
14:24Des tombereaux d'injures
14:26antisémites.
14:27Et comme c'est un esprit
14:28plutôt positif,
14:30il s'est dit
14:30qu'est-ce que je vais faire
14:31de toutes ces déjections,
14:33pour ne pas dire
14:33un autre mot.
14:34Voilà le mot
14:35qui s'affiche à l'écran.
14:36Eh bien, je vais essayer
14:37d'être positif
14:39et de les transformer
14:40en compost,
14:41en hongrais,
14:42pour permettre
14:43à des arbres
14:44de pousser,
14:45des arbres de pousser
14:46dans une région
14:46plutôt désertique
14:48qui est Israël.
14:50Et donc,
14:51il va aller jusqu'au bout.
14:53Et comme il va toujours
14:54jusqu'au bout
14:54de ses initiatives,
14:55vous avez vu ses livres,
14:57eh bien, il s'est dit
14:58je vais planter des arbres,
15:00peut-être ça sera des forêts,
15:01et pour rendre hommage
15:03au travail fait
15:04par ces antisémites
15:05qui, pour une fois,
15:06auront fait quelque chose
15:07de positif,
15:08je vais mettre sur l'arbre
15:09la photo et le nom
15:11de celui qui me fait
15:12un message antisémite.
15:13Comme ça,
15:14ils participeront
15:15au reboisement
15:16de cette région désertique
15:17qui est Israël.
15:18Alors, votre réaction,
15:20Myriam,
15:21sur cette initiative d'Artuo,
15:23et j'en profite pour dire
15:24que Laurent Nunez
15:24a annoncé aujourd'hui
15:26un renforcement
15:27de la sécurité
15:28autour des lieux de culte,
15:30justement.
15:30Oui, c'est que la situation
15:31est quand même assez complexe
15:32pour la communauté juive
15:34aujourd'hui en France.
15:36Personne ne peut nier
15:37le danger.
15:38Et puis,
15:39la pression
15:40dans laquelle
15:40cette communauté juive
15:42vit,
15:43les actes
15:44antisémitistes
15:46ont augmenté.
15:47Ils n'ont pas augmenté
15:48de quelques chiffres.
15:49La progression
15:50est effroyable.
15:53D'ailleurs,
15:54une grande communauté
15:55juive repart.
15:57Ce n'est pas pour rien.
15:58Maintenant,
15:59la proposition
16:00de Arthur
16:01est intéressante
16:02parce qu'en tout cas,
16:03moi qui suis dans le domaine
16:04de l'éducation,
16:05je pense qu'effectivement,
16:06il faut combattre
16:07l'antisémitisme,
16:08combattre l'extrémisme,
16:09combattre le communautarisme
16:10et l'ignorance
16:11avec de l'éducation,
16:13avec de l'accompagnement,
16:14avec de l'explication.
16:15Ça,
16:16c'est une chose importante,
16:17effectivement.
16:18Mais en même temps,
16:19on ne peut pas se résoudre
16:20à être dans le symbole,
16:21dans les actes mémoriels,
16:23face à de l'extrémisme religieux,
16:27à de la haine concrète
16:30et puis à de la haine anti-juive.
16:32Ça s'appelle juste comme ça.
16:34Aujourd'hui,
16:34par exemple,
16:35il me semble
16:35que trois Français
16:36ont été relaxés,
16:38qu'il y avait un projet
16:39sur WhatsApp
16:39qu'ils avaient appelé
16:42justement...
16:43On en a parlé
16:43cette fois-ci
16:44avec Mathieu Leves.
16:45Et donc,
16:45ça vient en même temps
16:46à côté de ça.
16:47Donc,
16:47Arthur nous rappelle
16:48effectivement
16:49qu'on est aujourd'hui
16:50dans une oppression atroce,
16:52invivable
16:52pour beaucoup
16:53de nos concitoyens.
16:54À côté,
16:54on n'a pas d'autre solution.
16:56C'est une forme aussi
16:56de défaite
16:57pour la République
16:58et pour la démocratie
16:59que de dire
16:59que tout ce qu'on peut faire,
17:00c'est de faire appel
17:01à des symboles,
17:02à planter des arbres,
17:03malgré tout ce que ça veut dire,
17:04parce que notre État
17:05n'est pas assez fort
17:06pour agir
17:07et qu'on n'a pas trouvé
17:07aujourd'hui les solutions
17:08pour combattre
17:09cet extrémisme
17:10qui grandit.
17:12Nara,
17:12votre réaction
17:12sur cette initiative
17:13d'Arthur,
17:14lancée par Arthur.
17:15Arthur,
17:16en fait,
17:16ce que nous disait
17:16son avocat,
17:17il n'en peut plus,
17:18il ne supporte plus.
17:19Voilà.
17:19Une initiative déjà
17:20très originale d'Arthur.
17:22On espère qu'elle touchera
17:23en tout cas
17:23le plus grand nombre
17:26parce qu'on le rappelle
17:27l'antisémitisme
17:27et le poison
17:28de notre époque.
17:29Effectivement,
17:30il reçoit des centaines
17:32de messages antisémites
17:33par jour.
17:34Donc,
17:35on salue évidemment
17:36son engagement.
17:37Arthur qui est très engagé,
17:39évidemment,
17:39dans la lutte
17:40contre l'antisémitisme
17:41depuis le 7 octobre 2023.
17:42Il a publié
17:43deux ouvrages
17:44dont l'un
17:45en octobre 2025.
17:46J'ai perdu un bédouin
17:48dans Paris
17:49où il raconte
17:50effectivement
17:50toute cette douleur,
17:52ses insomnies,
17:53cette lutte
17:54contre l'antisémitisme
17:55et puis ce sentiment,
17:56il raconte ce sentiment
17:58d'être devenu
17:58complètement radioactif
18:00et qu'il n'a pas envie
18:01d'être ce juif
18:02qui s'excuse en permanence.
18:04Il dit
18:04je suis français,
18:05je ne suis absolument
18:05pas responsable
18:06de ce qui se passe
18:07en Israël
18:08et on a marre
18:09d'être associé
18:10à la politique
18:11de Benjamin Netanyahou.
18:13Il a fait plein de choses,
18:15Arthur.
18:15Il communique énormément
18:16sur les réseaux sociaux.
18:17Ça marche.
18:19C'est de la sensibilisation
18:20également.
18:21Il a aussi produit
18:22un documentaire
18:23sur le festival Nova.
18:26Et voilà,
18:27je trouve qu'il a un discours
18:28toujours positif
18:30quelque part
18:30et tourné vers l'avenir
18:32parce qu'il dit
18:32que la meilleure façon
18:34finalement de lutter
18:35contre l'antisémitisme
18:36c'est de continuer
18:37à rayonner
18:38et saluons cela.
18:40Allez,
18:41on va terminer
18:41cette nouvelle version
18:43de Soir Info
18:44un petit peu plus courte
18:44mais normalement
18:45on sera ensemble
18:46jusqu'à minuit et demi.
18:48Il y aura une tradition
18:49tous les sables dix soirs
18:51avec vous,
18:53Lara Tchékov.
18:54On va découvrir
18:54la lune du JDD.
18:55Alors,
18:56on va tout dire
18:57à nos téléspectateurs.
18:58On vient juste
18:58de la voir.
18:59Donc on va commencer
19:00et on l'aura en cours
19:03de votre intervention.
19:05Je crois savoir
19:06que ce sera Marine Le Pen
19:07qui sera à la une
19:08du JDD demain.
19:10Racontez-nous
19:10un petit peu l'envers.
19:12Donc oui,
19:12c'est Marine Le Pen,
19:13grande favorite
19:14pour la première fois.
19:16Donc elle aborde
19:16une présidentielle
19:18en position
19:19de l'emporter.
19:20Elle est créditée
19:21dans tous les sondages
19:23et dans toutes les hypothèses
19:25à 33-35 %
19:26des voix
19:27au premier tour
19:29dans toutes les tranches
19:30d'âge.
19:30Ça y est,
19:31on la voit.
19:31Elle est toute fraîche.
19:32Elle est là.
19:33Elle est toute fraîche.
19:33Elle est là.
19:34Vous la découvrez.
19:35Dans toutes les tranches
19:37d'âge d'électorat
19:38sauf les 18-24 ans
19:41là où Mélenchon
19:43la devance.
19:44Il faut aussi
19:45peut-être signaler
19:47et c'est intéressant,
19:47vous le lirez demain,
19:48que le retournement
19:49est assez spectaculaire
19:51pour les retraités.
19:52Rappelez-vous,
19:52en 2017,
19:5380 % des retraités
19:55avaient voté
19:56pour Emmanuel Macron.
19:57Désormais,
19:58ils annoncent
19:59vouloir voter
20:00massivement
20:01pour Marine Le Pen.
20:02Et puis,
20:03il y aura un autre dossier
20:04très rapidement
20:04en deux mots
20:05parce qu'on est très en retard.
20:06C'est l'une de vos enquêtes
20:07d'ailleurs.
20:08En deux mots,
20:09c'est l'interview
20:09de Thomas Le Sueur
20:11qui est le patron
20:12de la PJJ,
20:13la Protection Judiciaire
20:14de la Jeunesse.
20:14C'est la première fois
20:15qu'il s'exprime.
20:17Il y a également
20:18un reportage
20:18dans un centre éducatif
20:21pour mineurs délinquants.
20:22Et c'est vous
20:23qui avez réalisé ?
20:23Tout à fait.
20:24Entre autres.
20:25Voilà,
20:25merci de m'avoir accompagné
20:26pour cette version
20:26un petit peu plus courte.
20:28Mais c'est promis,
20:29les versions seront
20:30beaucoup plus longues.
20:32Dans quelques instants,
20:33Jean-Luc Mélenchon,
20:34son fameux discours
20:35à la braderie de Lille,
20:36un discours très offensif.
20:38Et puis,
20:38à partir de 1h30,
20:39c'est Isabelle Piboulot
20:40qui vous fera passer
20:41cette nuit
20:42sur CNews.
20:43Belle soirée.
20:43Et je vous retrouve demain
20:44à 17h pour Punchline.
20:45Et puis,
20:46pour Soir Info,
20:47où notre ami
20:48Nelson Montfort
20:49nous retrouvera
20:50pour cette nouvelle version
20:51de Soir Info.
20:52Belle soirée.
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