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Noham Selcer, auteur, est l'invité de Quentin Lafay pour son nouveau roman "Midgar" publié aux éditions Gallimard.
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NewsTranscription
00:00France Inter et Varoc. Quentin Laffey, le 6-9.
00:05Et à 7h46, il est temps d'accueillir votre invité, Quentin Laffey.
00:08Et ce matin, vous recevez un écrivain, une nouvelle voix de la littérature.
00:11Bonjour Noam Selcer.
00:12Bonjour Quentin Laffey.
00:13Après un premier roman « Danse et remarqué » intitulé « Les chaînes de Markov » sorti en 2024,
00:19vous faites paraître, en cette rentrée littéraire, un second roman plus ambitieux encore,
00:24Midgard, aux éditions Gallimard.
00:26Vous y racontez l'histoire d'une fratrie, Soura, Zélique et Gaston, unis dans l'enfance,
00:32autour d'un jeu vidéo Final Fantasy VII, le jeu vidéo qui a marqué les années 90.
00:38On suit alors avec frénésie, suspense, leur trajectoire, leur délitement progressif,
00:44leur lien qui ne résiste pas aux grands choix que leur impose la révolte écologique,
00:49la réalité du capitalisme, la maladie mentale aussi, on y reviendra.
00:53J'aimerais commencer par citer l'épigraphe de votre roman « Tant que notre civilisation d'opulence perdurera,
01:01elle continuera d'offrir à chacun de nos trois chemins, l'adhésion, la révolte et la folie ».
01:07Au fond, ces trois chemins, ce sont vos trois personnages ?
01:12Absolument.
01:12En fait, c'est un roman sur une fratrie, comme vous l'avez dit,
01:16et chacun des trois, les deux frères et la sœur,
01:20incarne une de ces trois façons de traverser notre monde.
01:24Si on commence par l'adhésion, la première façon de traverser notre monde, c'est Zélique, le cadet.
01:30Zélique, il perçoit dans notre civilisation tout ce qu'il y a d'extraordinaire ou de miraculeux.
01:36Il perçoit que c'est un miracle qu'on mange à notre faim, tous et toutes, autour de cette table,
01:42qu'on prend des douches chaudes chaque jour.
01:44Donc c'est l'adhésion au capitalisme ?
01:46L'adhésion au capitalisme, c'est l'adhésion à notre monde technique,
01:48où on a une espérance de vie à 80 ans, et lui perçoit ça.
01:54Sura, sa grande sœur, tout au contraire,
01:56elle perçoit dans notre monde tout ce que notre civilisation a d'annihilatrice.
02:01C'est-à-dire, là on vient d'entendre il y a trois minutes parler d'entropie,
02:03qui nous dit que peut-être l'IA va terrasser, annihiler la race humaine d'ici trois ou quatre mois.
02:10On sait, on ne sait pas, bon.
02:12On sait qu'on a la capacité nucléaire de nous détruire.
02:15On sait qu'évidemment, on est en train de foutre en l'air le climat.
02:19Sura perçoit ça de notre monde, et elle incarne la révolte contre ce monde.
02:23Le deuxième chemin possible.
02:24Donc, et le troisième, vous dites, c'est la folie.
02:26La folie ?
02:27La folie, oui. Gaston, le petit frère de Sura et Zilic, il ne se reconnaît pas,
02:34il n'essaie pas de participer au grand combat idéologique permanent entre son grand frère et sa grande sœur.
02:39Il est peut-être un peu plus fragile, un peu plus sensible,
02:43et lui, il est davantage à la fois fasciné et percuté par le monde tel qu'il va,
02:49et il chemine peu à peu vers la folie, la schizophrénie.
02:53On reviendra, bien sûr, vers ces trois personnages, et notamment vers Gaston, qui incarne cette folie.
02:59Mais au fond, votre roman, Noam Seltzer, il pose aussi une question.
03:03Qu'est-ce qui explique que des frères, des sœurs nés sous un même toit, avec des mêmes parents,
03:09puissent avoir des vies, des trajectoires, des destins si différents ?
03:13Ça, franchement, j'en sais rien.
03:16On a envie un peu de croire au déterminisme sociologique.
03:19En fait, ce qu'on constate dans des fratries,
03:21et moi, c'est ce que je constate dans la mienne,
03:23ou dans toutes les fratries que j'ai fréquentées depuis que je suis née,
03:26c'est que même si on est nés sous le même toit, comme vous l'avez dit,
03:29et on a reçu la même éducation,
03:31en fait, ce qui est amusant, ce qui est intéressant, ce qui est passionnant,
03:34ce qui est émouvant aussi dans les fratries, c'est qu'on dissemble.
03:37C'est qu'en fait, on devient des êtres pas du tout pareils.
03:41Parfois, c'est quand on a 8-10 ans qu'on ne devient pas pareil.
03:43Parfois, c'est quand on a 55 ans.
03:45Mais dans les fratries, on n'est plus du tout les mêmes personnes
03:50et les caractères s'affirment très tôt ou très tard.
03:52Je ne suis pas tellement d'accord avec vous
03:54lorsque vous dites que vous ne savez pas ce qui explique justement ces divergences,
03:58parce qu'il y a une autre idée très forte dans votre roman,
04:01c'est l'idée de destin.
04:03Je vous cite, vous écrivez,
04:04« Tout dans l'enfant, ce n'est qu'à faire de malédiction. »
04:07Au cours des premières années de la vie, pour l'entourage,
04:09une unique question se pose.
04:11À quelle lignée l'enfant appartiendra-t-il ?
04:15Pourquoi cette idée de destin entre votre récit,
04:19cette idée de malédiction aussi ?
04:20C'est de la superstition ou c'est une formidable matière littéraire ?
04:24C'est avant tout une formidable matière littéraire,
04:27mais c'est aussi ce que je constate dans la réalité.
04:29C'est-à-dire que quand un enfant a 2 ans ou 6 ans,
04:34un accord se fait dans son entourage,
04:36un accord sans le dire,
04:38un accord non-dit sur le fait que tel enfant
04:41ressemble tellement à son oncle
04:42ou est le portrait craché de sa mère.
04:45Et en fait, cette chose-là,
04:46c'est à la fois une chose extrêmement positive,
04:48c'est un héritage, une transmission qui peut être sublime,
04:51et à la fois, c'est une malédiction.
04:53On a la malédiction de ressembler, encore une fois, à son père.
04:56Parce qu'on vous colle un destin à la peau ?
04:58Parce qu'on est contraint de suivre le chemin qu'on a dessiné pour vous ?
05:01Oui, absolument.
05:02En fait, on le dessine pour nous,
05:04et à la fois, même nous, on est piégé.
05:06On essaye d'avoir sa propre personnalité,
05:10indépendamment de cette malédiction-là.
05:12Mais en réalité, on la suit, qu'on le veuille ou non.
05:15Alors, cette fratrie extrêmement attachante,
05:18Noreme Selcer,
05:19elle se percute sur une réalité.
05:21Vous en avez parlé,
05:22la réalité du mur et du défi écologique.
05:26Pourquoi l'écologie ?
05:27Pour faire exploser cette fratrie ?
05:29En fait, il me semble que l'écologie,
05:31les questions environnementales,
05:32posent une question philosophique extrêmement nouvelle
05:35à nous tous et nous toutes,
05:36et à laquelle il est important de réfléchir,
05:38même si je ne prétends pas du tout avoir des réponses.
05:41Si on étudie 2500 ans de philosophie,
05:44ce qu'est une vie bonne et vertueuse,
05:46la question de faire le bien dans sa vie,
05:48c'est un peu toujours pareil, dans le fond,
05:50qu'on soit à l'époque des Grecs,
05:52ou des choses du 19e siècle,
05:54même du 20e siècle.
05:56En gros, il faut construire une maison,
05:59la chauffer,
06:00rapporter un peu à manger,
06:01un peu de viande à ses enfants.
06:03En fait, ces choses-là,
06:04que je viens de citer,
06:06on sait désormais,
06:07mais c'est très récent,
06:07comme savoir ça,
06:0820 ans, 30 ans,
06:09on sait désormais que quand on fait ces choses-là,
06:11quand on allume les radiateurs,
06:13quand on allume notre voiture
06:14pour aller voir un proche ou une proche,
06:16en fait, on participe
06:17à une grande entreprise
06:19de destruction de la vie.
06:21On sait qu'en gros,
06:22on consomme du pétrole,
06:24de l'essence,
06:25du gaz,
06:25et en fait,
06:26on fout en l'air,
06:27comme je le disais tout à l'heure,
06:27le climat.
06:28Donc, c'est plus difficile,
06:30c'est plus contraignant,
06:31c'est plus laborieux aussi
06:32de mener cette vie bonne
06:34que vous évoquez ?
06:35C'est plus contraignant,
06:36plus laborieux.
06:37En fait,
06:38on en revient à se poser des questions
06:39tout le temps,
06:40on passe notre temps à discuter.
06:41Est-ce qu'il faut prendre l'avion ?
06:42Est-ce qu'il faut prendre la voiture ?
06:43Est-ce qu'il ne faut pas arrêter
06:44complètement les bouteilles en plastique ?
06:46Toutes ces choses-là.
06:47parce que le fait de faire le bien,
06:51le fait de n'avoir au moins
06:52pas d'impact négatif sur l'univers,
06:55ça devient de plus en plus compliqué.
06:57Mais quel rapport alors
06:58avec vos personnages ?
07:00Ces questions-là que vous soulevez,
07:02comment vont-elles faire imploser
07:05cette fratrie qui semblait si unie ?
07:07On y reviendra là aussi.
07:09Ces questions,
07:09elles font imploser la fratrie
07:10parce que Sura,
07:12notamment la grande sœur,
07:13elle, elle veut faire le bien.
07:14La révoltée, elle veut faire le bien.
07:16Alors que son frère cadet,
07:18Zelik, qui adhère au système,
07:20lui, il travaille pour des entreprises
07:23qui créent de l'énergie
07:25et qui font fonctionner le système.
07:27Et lui, continue de vouloir
07:29faire fonctionner le système
07:30pour qu'on puisse manger à notre faim,
07:32pour qu'on puisse aller se voir
07:34les uns les autres en voiture,
07:35en avion.
07:36Et ces questions-là,
07:37qui sont d'une grande complexité
07:39philosophique, morale et concrète,
07:42font exploser la fratrie.
07:43Une autre thématique d'actualité,
07:45Noam, c'est le sœur
07:46que pose votre roman,
07:47c'est la question du sabotage
07:50et donc de l'éco-terrorisme.
07:52Zelik, l'un des membres
07:53de la fratrie,
07:55travaille pour Ixia Power,
07:57une multinationale de l'énergie
07:58qui exploite des centrales à charbon.
08:01L'entreprise est responsable
08:03d'un accident meurtrier
08:04et la justice ne suffira pas
08:07à le sanctionner.
08:08La question de la violence légitime,
08:11comment est-ce que vous vous la posez ?
08:12Est-ce qu'au fond,
08:14des violences peuvent être légitimes
08:17pour agir et faire avancer,
08:19relever le défi de l'écologie ?
08:21Je ne sais pas si ça fait avancer,
08:22mais en fait,
08:23la violence,
08:24on peut se la poser
08:25en beaucoup de questions philosophiques.
08:28On va avoir des défenseurs de l'ordre
08:29et des défenseurs de l'insurrection,
08:31etc.
08:32D'il y a une actualité.
08:33D'il y a une actualité
08:34avec ce qui se passe
08:35dans beaucoup de lycées en France.
08:36En fait, moi,
08:37la question philosophique,
08:38à vrai dire,
08:38je suis romancier,
08:39donc je n'en sais rien.
08:40Mais ce que je sais, en revanche,
08:42c'est qu'il y a
08:43une sorte de pacte
08:45de décence
08:46entre les citoyens
08:48et les gouvernements.
08:49Moi, je suis plutôt
08:50un bon élève de la République,
08:52je suis contre les violences,
08:54je suis pour l'état de droit.
08:55Vous êtes même enseignant de mathématiques,
08:57disons les choses entièrement.
08:59Et du coup,
09:00j'aurais plutôt tendance
09:01à condamner les violences,
09:03comme on le dit souvent.
09:04Mais à vrai dire,
09:05ce que je constate
09:05dans cette éruption de la violence,
09:07que ce soit sur les questions écologiques
09:08ou là, dans les lycées,
09:09en ce moment,
09:11c'est que ce pacte de décence,
09:12il semble,
09:13à des moments,
09:14brisé par une richesse
09:17indécente d'une part
09:18et une insalubrité
09:20indécente d'autre part.
09:21Que ce soit
09:23à propos de lycéens
09:24qui ne peuvent pas aller aux toilettes
09:26sans être dans l'insalubrité
09:28la plus totale
09:29et qui demandent juste
09:29à pouvoir aller aux toilettes
09:30tranquilles
09:33entre leurs cours.
09:34Ou sur les questions écologiques,
09:35on a bien vu
09:36sur la loi Duplon
09:37l'année dernière
09:38qu'on remettait
09:40l'acétamipride,
09:42par exemple,
09:42dont on sait
09:43qu'il est en train
09:44d'exterminer
09:44que ce soit
09:45les colibris,
09:46les merles,
09:47les abeilles
09:48ou notre système nerveux
09:50à nous,
09:50les êtres humains.
09:51Et il est en train,
09:52ces molécules
09:54là ont ces dommages-là,
09:55on le sait,
09:56c'est prouvé,
09:56le consensus scientifique
09:57ce n'est pas 90%,
09:58c'est 100%.
10:00Et bien en fait,
10:01il y a une forme d'indécence
10:02à ce que ces choses
10:02soient remises
10:03dans nos os
10:05et nos sols
10:06et c'est normal
10:08qu'il y ait de la violence
10:08qui émerge.
10:09Il faut dire un mot
10:10par ailleurs,
10:10Noam Seltzer,
10:11sur la forme même
10:13de votre roman
10:14et ce qu'il a inspiré
10:15parce que
10:16c'est tout à fait étonnant.
10:18À l'origine,
10:19il y a un jeu vidéo
10:20Final Fantasy VII.
10:22Expliquez-nous d'abord
10:23ce qu'est ce jeu vidéo
10:24et puis comment
10:25il a pu inspirer
10:26la structure narrative,
10:28la forme même
10:28de votre écriture
10:30et de votre récit ?
10:31Alors,
10:32ce jeu vidéo
10:32Final Fantasy VII
10:33est un chef-d'oeuvre
10:34des années 90,
10:36une très grande
10:37oeuvre d'art
10:37et qui,
10:38c'est bien pratique
10:39dans ma narration,
10:40commence par
10:41un attentat
10:42écoterroriste.
10:43Quand on commence
10:44le jeu,
10:45on fait partie
10:46d'une équipe
10:46de mercenaires
10:47qui vont faire sauter
10:48un réacteur
10:48qui crée de l'énergie
10:50et donc,
10:51c'est évidemment
10:52bien pratique pour moi
10:52de faire des parallèles
10:53entre la ville
10:55de ce jeu vidéo,
10:56Midgard,
10:56et notre monde réel.
10:59Déjà,
10:59la question de l'écoterrorisme
11:00dans ce jeu vidéo
11:01des années 90,
11:03c'est précurseur quand même.
11:04Très précurseur,
11:04alors que c'est sorti
11:05il y a une trentaine d'années,
11:06c'était en 97.
11:07Mais par ailleurs,
11:08ça dit autre chose,
11:10le fait d'utiliser
11:11le jeu vidéo.
11:11Moi,
11:11j'ai grandi dans les années 90
11:12et donc,
11:14mes mythologies,
11:14mon monde mental,
11:15il est peuplé
11:16par les jeux vidéo
11:17et en fait,
11:18je crois qu'on est tous
11:20peuplés de mythologies
11:22sacrées,
11:23comme la Bible,
11:24par exemple,
11:24mais aussi peuplés
11:25de mythologies profanes.
11:26C'est-à-dire,
11:27si vous étiez
11:28un paysan bourguignon
11:29ou breton
11:30du XIIIe siècle,
11:32on vous racontait,
11:33je ne sais quelle histoire,
11:34de Farfadet
11:34ou de je ne sais pas quoi,
11:36je dis n'importe quoi,
11:38alors qu'aujourd'hui,
11:40les mythologies profanes,
11:41c'est évidemment
11:43le jeu vidéo
11:43pour beaucoup de gens
11:44de ma génération.
11:46Et donc,
11:46ce que je voulais faire aussi
11:47dans ce roman-là,
11:48c'est mettre sur un pied
11:49d'égalité
11:50ce qui nous constitue,
11:51c'est-à-dire à la fois
11:52des mythologies sacrées
11:53comme la Bible
11:53et à la fois des mythologies
11:54profanes comme le jeu vidéo.
11:55Un mot sur le troisième personnage,
11:58celui qu'on a peut-être
11:58le moins évoqué
11:59à ce stade de la discussion,
12:01Gaston,
12:02qui est traversé
12:03par des problèmes
12:03de santé mentale,
12:05qui bascule
12:06dans une forme de folie,
12:07qui perd pied aussi
12:08avec la réalité.
12:10Pourquoi est-ce que
12:10cela a été pour vous
12:11le personnage
12:12le plus difficile
12:13à construire,
12:14à penser
12:15et à écrire ?
12:16Ça a été le plus difficile
12:17pour moi
12:17parce que quand on crée
12:18des personnages de fiction
12:20dans un roman,
12:20on leur prête
12:21des choses de soi-même.
12:23Sura et Zélic,
12:24je leur ai prêté
12:24des pensées
12:25et des questions
12:25que je me pose
12:26alors que Gaston,
12:27je lui ai prêté
12:29des émotions,
12:30des peurs que j'ai,
12:31des fragilités,
12:32des angoisses.
12:33Et donc,
12:34pour le créer,
12:35Gaston,
12:36je suis allé moi
12:36me reconfronter
12:37à mes angoisses,
12:38je suis allé me balader
12:39la nuit
12:40près de hangars désaffectés,
12:42près d'usines
12:43pour retraverser moi
12:45ce qui me terrifie
12:46dans notre monde.
12:47Il y a une part de vous
12:47qui perd pied également ?
12:49Il y a une part de moi
12:49qui perd pied,
12:52absolument,
12:53face à ce monde-là.
12:54Gaston,
12:54il n'arrive pas
12:55à avoir de la prise
12:55et il ne veut même pas
12:56avoir de la prise
12:57sur le monde.
12:57C'est le monde
12:58qui a de la prise
12:59sur lui
13:00comme il a de la prise
13:01sur moi
13:01et c'est ça
13:02que j'ai offert
13:03à ce personnage-là
13:04et c'est pour ça
13:04qu'il ne m'est plus proche
13:07d'un point de vue
13:08poétique et émotionnel.
13:10Midgard,
13:10c'est aux éditions Gallimard,
13:12c'est absolument passionnant
13:14et c'est signé.
13:15Noam Selser,
13:15merci d'être venu
13:16au micro d'Inter.
13:17Merci à vous.
13:18Merci Quentin.
13:19On se retrouve à 8h20
13:20pour le grand débat
13:20de la matinale
13:21avec Nora Amadi
13:22et Raphaël Don.
13:22On va continuer
13:23à parler justement
13:24des mobilisations lycéennes.
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