00:00En parlant-en, c'est non pas le « j'aime, j'aime pas » de Gautier Lebré, mais le
00:02« j'aime ».
00:04Attendez, je prends la date du jour, parce que ce n'est pas tous les jours que nous avons un
00:06« j'aime ».
00:0728 septembre.
00:0728 septembre, je note, Gautier aime bien quoi ?
00:09Alors, vous allez voir, il va y avoir un peu d'ironie dans ce « j'aime ».
00:14Puisqu'on s'est souvenu qu'on pouvait mettre 800 000 personnes sur les Champs-Elysées
00:18sans qu'il ne se passe quoi que ce soit de négatif.
00:20Sans que ça ne soit les affrontements, les vitrines cassées, les voitures brûlées.
00:24Non, on était vraiment dans l'amour, dans l'espérance, dans la joie.
00:28Dans la bienveillance.
00:29Dans la bienveillance, dans l'esprit d'être ensemble.
00:33On s'est aussi souvenu qu'on pouvait être au Stade de France avec 80 000 jeunes
00:37qui rentrent chez eux après la veillée avec le pape et qui chantent dans le métro.
00:42C'est-à-dire que généralement, il faut moins de 800 000 personnes
00:45pour que ça se passe mal sur les Champs-Elysées.
00:47Même à une poignée de 10 ou de 20, ils y arrivent après un match du PSG.
00:50Là, c'était formidable parce que c'était une autre France, visiblement bien élevée,
00:54qui éduque ses enfants, qu'on ne les retrouve jamais dans les émeutes.
00:57Mais ce n'est pas une autre France, en fait.
00:59C'est la France.
01:00Oui, mais ce n'est pas ça.
01:02Tu avais un parti qui disait que la France chrétienne n'a jamais existé
01:05ou je ne sais plus ce qui avait été dit.
01:06Mais il faut se méfier des âmes silencieuses, en fait.
01:09C'est la majorité silencieuse.
01:10Vous voulez que je vous dise, moi ?
01:11Je vais couper la poire en deux.
01:12Parce que je pense que c'est juste une France qui avait envie d'un beau moment.
01:15Parce que je pense que dans les gens, tout le monde n'était pas pratiquant,
01:18tout le monde n'était pas forcément catholique.
01:19Je pense qu'il y a des gens qui sont venus pour un événement historique,
01:23mais qui avaient le respect du moment historique.
01:26Il y avait peut-être des gens d'autres religions, très certainement d'ailleurs,
01:28qui étaient là et qui avaient juste envie de vivre un beau moment.
01:31Et il y a trop peu dans notre société de moments comme ça où les gens ne se déchirent pas.
01:34Ou pardon, mais on ne regarde pas sa montre en se disant
01:37« Là, j'ai fait l'erreur de la prendre, mon Dieu, j'ai mis une montre sur moi,
01:39je ne vais pas arriver au bout de la rue, etc. »
01:41Et je pense que c'était juste un truc d'amour
01:43où à un moment donné, les gens ne se sont pas dit
01:44« Je risque ceci, je risque cela, fais attention à ceci, fais attention à cela. »
01:47Mais c'est surtout que ces personnes existent.
01:48Parce que quand tu vois des événements sportifs, par exemple,
01:50tu as l'impression que c'est…
01:51Mais, pardon, au milieu de 20 000 personnes,
01:54vous mettez 100 connards,
01:55parce que je vois pour le mot, ça suffit à foutre un bordel dangereux.
01:58Mais ils ne sont pas tellement plus nombreux que ça
02:01après un match du PSG, effectivement.
02:04Mais voilà, il y a des lieux qu'on avait un peu abandonnés
02:07à cette foule qu'on ne voyait plus.
02:09Et il faut aussi dire les choses,
02:10c'est une France, normalement, qu'on ne filme jamais.
02:12Jamais les caméras sont braquées sur les 800 000 personnes
02:14qu'on a vues sur les Champs-Elysées
02:16ou sur les 80 000 jeunes du Stade de France.
02:18Ça fait du bien aussi de les voir,
02:20cette majorité silencieuse qui a envie de se rassembler
02:22et de vivre un beau moment.
02:23Mais au-delà des gens, même les pigeons se sont tenus tranquilles.
02:26Il y a eu un caca de pigeon sur la Papa Mobile
02:28et il a été mutatérant, le pigeon.
02:31Et là, tu vois enchaîner.
02:32C'est incroyable.
02:33Et là, tu vois enchaîner.
02:34Mais comment ?
02:36On parle d'un truc sérieux.
02:37On parle d'un truc sérieux.
02:38Tu ne peux pas t'empêcher de dire
02:47que les forces de l'ordre ont été très applaudies également.
02:51Là aussi, c'est une France qui applaudit les forces de l'ordre.
02:53Ce n'est pas du tout la même France qu'un soir des meutes.
02:55Ils ne applaudissent pas les forces de l'ordre.
02:56Ils leur tirent dessus, au mortier.
02:59En tout cas, c'était un beau moment d'amour.
03:02C'est sûr.