00:00Si je vous dis, 17 octobre 1961, M. Gauthier...
00:05Pardon ? Redis ça ?
00:0517 octobre 1961.
00:07C'est évidemment la répression sanguinaire violente à Paris contre les manifestants pro-algériens.
00:14Le préfet de l'époque était le triste Maurice Papon.
00:16Maurice Papon.
00:17Voilà. Eh bien, c'était l'un des sujets que s'est pris dans la tête hier David Lissnard.
00:21Sur LCI, David Lissnard, c'est l'homme qui est surprenant, parce que c'était celui qui arrive de nulle
00:26part,
00:26qui est maire de Cannes. Les gens de Cannes le connaissent, les gens du Sud le connaissent.
00:29Président des maires de France.
00:31Et puis, il y a quelques jours encore, souvenez-vous, on en parlait dans cette émission, on se dit quand
00:34même bizarre.
00:35Il y a un moment donné, tout le monde parle de lui, il n'est dans aucun sondage,
00:38et puis d'un seul coup, il commence à arriver dans les sondages.
00:40Pour l'instant, il serait à...
00:41Non mais c'est dingue, on l'avait dit le lundi, on a dit qu'il n'y a pas
00:43de sondage,
00:44il y a eu un sondage le mercredi, et il fait un point de plus dans ce sondage, 6 et
00:475, donc, que Bruno Rotaille.
00:48Et vous verrez, je pense qu'il est au-dessus de 10 dans quelques semaines.
00:53Mais ce n'est pas comme ça qu'Emmanuel Macron est arrivé ?
00:55Un peu quand même.
00:59Excuse-moi, tu avais quand même l'affaire Fillon qui l'a bien aidé, qui lui a bien mis le
01:02vent dans le dos.
01:02Alors, écoutez bien, parce qu'il était hier face à Lola Fleur Whittaker.
01:06Qui joue Cosette.
01:08Qui alors ?
01:08Ça n'a rien à voir.
01:09Son Instagram est partout sur les réseaux sociaux.
01:11Elle fait des voyages aux quatre coins du monde.
01:13Ça, c'est deux choses.
01:13C'est pas Cosette.
01:14Ça, c'est deux choses à part.
01:15Parce qu'effectivement, il y a plein de gens, parce qu'elle dit effectivement qu'elle se passe pour Cosette,
01:19elle a un train de vie, et tant mieux pour elle, à ses bourgeois.
01:22Et d'ailleurs, il y a plein de gens qui mettaient sous ses vidéos,
01:24au mar de ses révolutionnaires de l'île de Ré.
01:27Elle va à Courchevel de Mouroski.
01:28Oui, mais elle a voulu sortir son cours d'histoire, sans d'ailleurs avoir jamais fait une commémoration au passage.
01:34Il y a Jean-Philippe Tanguy qui a écrit,
01:34« Entre deux voyages en Malaisie et en Égypte, Lola Fleur a faim, ça doit être à cause du décalage
01:38horaire. »
01:40Eh bien, écoutez, il s'en est mangé deux.
01:42D'abord, sur l'histoire du 17 octobre 1961, on vient d'en parler.
01:45Et alors, écoutez bien, il a ce qu'on appelle « fermé la conversation ».
01:49Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce qui s'est passé le 17 octobre 1961 ?
01:53Non, mais je m'en fous, madame.
01:55Ah ouais, vous vous en foutez, vous vous en foutez, il est peut-être là le problème.
01:58Voilà, j'étais pané, depuis, il y a eu l'indépendance d'Algérie, j'ai des potes algériens.
02:03Moi, je vais rappeler ce qui s'est passé.
02:06Heureusement, mes potes d'origine algérienne, ils ont bien compris qu'on était passé à autre chose.
02:12Votre rhétorique, elle ne m'intéresse pas.
02:14Vous ne serez pas dans votre rhétorique qui essaie d'écraser tout le monde.
02:17On vous connaît par cœur, et ça ne m'intéresse pas.
02:20Voilà, au moins comme ça.
02:22Fin du débat, on n'aime pas, mais en tout cas, il a donné son avis.
02:25On parle des violences actuelles, donc pourquoi revenir sur l'histoire et pas sur ce qui se passe actuellement ?
02:28Oui, il y a juste le « j'étais pané » qui me...
02:30Oui, alors ça, c'est ce qu'avait fait Marine Tondeliers.
02:32C'est pas parce qu'on n'est pas... c'est pas faux.
02:35C'est pas parce que c'est pané qu'il faut...
02:36Oui, mais c'est pas pour... on ne va pas condamner les générations actuelles pour ça.
02:40On ne peut pas regarder dans le rétro, mais la repentance, très bien, il faut mettre fin à la repentance,
02:43on est tous d'accord.
02:44Mais le « j'étais pas né », voilà, Pascal l'a dit aussi ce matin, je ne suis pas
02:48fan de cet argument.
02:48« J'étais pas né », dans ce cas-là, tu ne parles plus de Napoléon, tu ne parles plus
02:50de rien.
02:50Parce qu'elle a continué sur les gens de droite, écoutez aussi.
02:53Enfin, le plus jeune, je vous parle des morts au travail, le plus jeune avait 15 ans, il était en
02:58stage de troisième.
03:00Voilà, parce que la droite, l'extrême droite, qu'est-ce que vous voulez faire ? Vous voulez faire travailler
03:02les enfants.
03:03Oui, bien sûr, mais les manger aussi, on va les manger.
03:05Ah non, on va les faire travailler. Voilà, vous voulez les faire travailler.
03:07Madame, s'il vous plaît, vous...
03:09Les morts au travail, vous insultez la vérité.
03:11Je rappelle les faits, je rappelle les chiffres.
03:12C'est tellement consternant. En attendant, en attendant, ce qui s'est passé, c'est que l'hôtel de ville
03:16a cramé,
03:18que le gardien Philippe, que j'ai vu hier, qui est un type qui fait sa vie,
03:21s'est fait menacer par des militants d'extrême gauche, bien identifiés.
03:24Vous êtes plus choqués aujourd'hui ?
03:26Alors, on fait donner la parole.
03:27Non, je suis extrêmement choquée, c'est un autre.
03:29Bon, voilà, on a coupé parce que ça s'engueule derrière, mais ça a cramé, c'est un type.
03:33Vous avez remarqué le langage ? C'est un langage très, très proche des gens.
03:37Il s'y connaît.
03:37Non, non, mais c'est sur quoi il parle.
03:38Ça va au-delà de ça.
03:39C'est un langage.
03:40C'est pas un langage de je viens d'une grande école.
03:43J'entends ce que vous dites.
03:44J'entends, je comprends, je subis votre...
03:46C'est un langage très, très proche des gens.
03:48C'est ce qu'on appelle un langage du cœur.
03:49Vous verrez, je pense que c'est pour ça qu'il va marquer des points,
03:53parce que je pense que tout le monde comprend David Listard.
03:55Je pense qu'il y a plein de gens qui ne comprennent pas les politiciens.
03:58C'est la force de Mélenchon.
03:59Mélenchon, il y a plein de gens qui le comprennent.
04:01Et je pense qu'il y a plein de gens, peut-être dans d'autres partis politiques,
04:04qu'on a plus de mal à comprendre.
04:05Alors des fois, la ficelle est un peu grosse.
04:06Quand Sébastien Lecornu, hier, vient nous dire
04:08« Voilà ce qu'on a merdé, c'est le bordel. »
04:10C'est ce que j'allais dire.
04:11Oui, mais alors, tu vois, ça fait fake.
04:13Alors, il y a des gens, ça ne va pas.
04:15On leur a donné un truc, on leur a dit « Il faut dire le mot bordel. »
04:17Tu sens que...
04:18Genre Attal dans les bistrots.
04:19C'est plus compliqué.
04:20Et c'est la même chose.
04:22Exactement ça.
04:23Gabriel Attal, quelqu'un a dû lui dire
04:24« Ce serait super que tu ailles dans les bistrots,
04:25faire avec un verre de vin,
04:26manger des planches de charcuterie. »
04:28On l'a toujours dit.
04:28On le voit plus avec un Spritz en terrasse à Saint-Germain.
04:31Je vous l'ai dit que c'était terminé.
04:32J'ai croisé un conseiller d'Attal qui me...
04:34Je dis « Alors, ça en est où ? »
04:34Il avait tourné des mille bistrots.
04:35Il m'a fait « C'est terminé. »
04:36Ah bon, ok, d'accord.
04:37Non, mais en fait, ce qui fait du bien là aussi,
04:38c'est qu'il n'y a pas de langue de bois.
04:40C'est ça aussi qui change.
04:41C'est ce qu'il avait dit sur la grand-mère de Nice
04:42qui avait été massacrée.
04:46Elle avait dit « Si ça avait été ma grand-mère,
04:47je suis en prison. »
04:48C'est ce qu'avait dit Lysnard.