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Chaque vendredi, samedi et dimanche, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Hélène Roué pour débattre des actualités du jour.

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00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Hélène Roué.
00:04Toujours avec mes débatteurs Éric Techner, directeur de la rédaction du Média Frontière et Georges Fenech, ancien magistrat.
00:10Alors je vous propose d'écouter Emmanuel Macron après plus de 9 ans passés à l'Elysée.
00:14Il a justifié hier les dépenses engagées sous ses deux mandats et donc il a essayé d'expliquer le déficit
00:19et la dette français.
00:20Ce que je veux bien vous faire comprendre, c'est que les dépenses qu'on a faites sur ces dix
00:24dernières années,
00:25ça a été un tiers pour protéger les Français des crises, à peu près, Covid et énergie.
00:30Ça a été un tiers pour préparer la France à l'avenir.
00:33C'est-à-dire baisser les impôts, ça a été doubler le budget des armées, ça a été faire de
00:38l'attractivité,
00:39financer nos innovations, notre recherche, l'intelligence artificielle.
00:42Et ça a été un tiers parce qu'on n'a pas assez réformé le modèle social.
00:46Je ne regrette rien des deux premiers tiers.
00:48Je regrette de ne pas avoir été assez efficace et rapide sur le dernier.
00:52Je me suis levée ce matin, j'avais envie d'écouter de la musique.
00:55C'est pas de sa faute finalement, Éric Techner, c'est pas de sa faute.
00:58Un tiers, c'est pour les crises extérieures.
01:00Un tiers, c'est parce qu'il n'a pas su faire les réformes.
01:03Mais ne vous inquiétez pas parce que c'est la faute des oppositions.
01:05Parce que si la réforme des retraites n'est pas passée, évidemment, c'est la faute des oppositions.
01:08Et le dernier tiers, c'est le Covid, c'est quoi qu'il en coûte.
01:10Il n'est plus rien.
01:11C'est ça, le dernier tiers où il dit « c'est ma faute un peu, j'aurais pu faire
01:14mieux ce que 500 milliards ».
01:16Voilà, donc on est sur 500 milliards d'euros, c'est rien.
01:18Non mais vous avez raison, vous avez bien choisi la musique.
01:20C'est-à-dire que hier soir, c'était quelque chose, déjà on s'attendait quand même à mieux,
01:24en termes de discours, et c'est une capacité, une propension à s'exonérer.
01:27Mais pardon, Emmanuel Macron, il a passé son temps lors du premier quinquennat
01:30à vouloir se comparer aux pays européens et aux voisins européens.
01:34Eh bien, tous les voisins européens s'en sortent mieux.
01:36Ils s'en sortent mieux sur la crise du carburant.
01:38Ils ont montré qu'on arrive à pouvoir baisser les impôts.
01:41Sur la sortie du Covid, on est les seuls à être sortis le plus tard possible du confinement
01:46et avoir autant dépensé.
01:48Donc à un moment, on est devenu le mauvais élève de l'Europe.
01:51Et c'est la faute d'Emmanuel Macron, parce qu'il est là depuis 9 ans.
01:54Quand vous avez un président de la République qui est là depuis 5 ans,
01:56il dit « j'avais pas le temps », etc., on peut comprendre, on attend le deuxième mandat.
02:00Là, il a eu sa chance, il a échoué.
02:02On attendra prochainement, peut-être un jour, un livre qui nous dira que c'est la faute des autres.
02:05Moi, ce qui m'a assez fascinée aussi, Georges Fenech,
02:07c'est ce qu'il a dit sur la dissolution.
02:10C'est-à-dire qu'en fait, il a tout ramené.
02:11De toute façon, c'est la faute du peuple français qui a mal voté
02:14et donc qui a complètement divisé l'Assemblée nationale.
02:17Mais ce qui paraît fou, parce que pourquoi les Français sont si divisés aujourd'hui ?
02:20Mais c'est de sa faute à lui.
02:21S'il avait un bilan exceptionnel, je peux vous dire que tout le monde voterait pour le centre.
02:24Aujourd'hui, ça paraît évident.
02:26Oui, je partage votre avis et celui d'Éric.
02:28Je pense qu'il y a une forme de déni.
02:30Ça relève de la psychologie, ça.
02:33Ce n'est plus de la politique.
02:34Il y a un déni total de responsabilité alors qu'il est à la tête de l'État depuis dix
02:39ans.
02:40Ou en enfonge très conscients.
02:41C'est la faute des guerres.
02:42C'est la faute de ceci.
02:43C'est la faute de cela.
02:45C'est la faute des politiques.
02:47Ils n'avaient qu'à répondre autrement quand j'ai dissous.
02:50Non, ce n'était pas une erreur d'avoir dissous.
02:52J'ai redonné la parole au peuple.
02:53Oui, mais tu n'en as pas tiré les conséquences, mon avis, après la dissolution.
02:56C'est ça, la difficulté.
02:58Il n'y a que toi qui pouvais...
02:59Effectivement, je tutoie, excusez-moi.
03:01C'est pour dire, je m'adresse au personnel politique sans du tout mépris ou quoi que ce soit.
03:05Mais c'était de sa responsabilité.
03:08D'autres, quand ils ont dissous ou fait des référendums négatifs, ils en ont tiré les conséquences.
03:12Lui, c'est maintenu au pouvoir.
03:14Et il continue encore à exercer le pouvoir alors qu'il n'a plus de majorité.
03:19C'est presque une forme, allez, entre guillemets, un peu d'usurpation du pouvoir aujourd'hui.
03:23D'un chef de l'État qui ne l'a plus, qui est le pouvoir, normalement, il est à l
03:27'Assemblée nationale aujourd'hui.
03:28Mais comme il n'y a pas de majorité, c'est le chaos législatif.
03:31On va le voir avec la prochaine lecture du budget.
03:35Donc, que vous dire de plus ?
03:36C'est extrêmement choquant de voir cette fin de règne sans du tout faire amende honorable à quelque moment que
03:43ce soit.
03:43Et vous verrez, j'en prends le pari.
03:45Parce qu'il a laissé une petite porte ouverte quand même.
03:47Il va être obligé à un autre de baisser les taxes sur l'essence.
03:50C'est vrai qu'il a laissé la porte ouverte.
03:51Parce que les gens vont descendre dans la rue, là.
03:53Ça ne peut pas continuer.
03:54Oui, peut-être.
03:55Mais c'est vrai que sur la baisse des taxes, il y a un moment donné, je pense aussi que
03:58dans le gouvernement,
03:58et notamment de la part de Sébastien Lecornu, quand vous êtes allé aussi loin,
04:01et notamment de la part de Roland-Liscure,
04:03quand vous êtes allé aussi loin sur le fait de dire
04:05« on ne va pas le faire, on ne va pas le faire, on ne va pas le faire »,
04:07c'est très dur de reculer.
04:13Il est responsable de notre victoire à la Coupe du Monde de football.
04:16Il est responsable de la reconstruction de Notre-Dame de Paris.
04:19Dès qu'il y a un truc positif, dès qu'il y a une entreprise qui fonctionne,
04:22on a l'impression que c'est lui qui a tout créé, qui a tout fait,
04:25qui est le meilleur joueur de foot en même temps, qui est tout à la fois.
04:27Donc c'est quand même cette propension d'Emmanuel Macron à ne pas se confronter.
04:31Alors qu'il y a des choses très concrètes.
04:32On prend le cas de l'énergie et du nucléaire, il s'est planté.
04:35Il l'a reconnu, non pas en le disant, mais en changeant de politique un peu tard quand même.
04:39Parce qu'aujourd'hui, tout le sujet qu'on a sur l'intelligence artificielle,
04:42c'est d'abord un sujet d'énergie derrière.
04:44C'est-à-dire que pour produire l'intelligence artificielle,
04:47il faut avoir une capacité d'avoir de l'énergie peu chère et décarbonée.
04:51Il y avait le nucléaire.
04:52Il a commencé par vouloir fermer Fessenheim et nous expliquer que d'ici 2035-2050,
04:57il n'y aurait plus de nucléaire en France.
04:58C'est un énorme problème qu'on a eu.
05:00On a perdu des années.
05:01Il a eu le temps de détruire une partie de la filière parce que les ingénieurs se sont dit
05:04« je ne m'oriente pas vers la filière du nucléaire parce que de toute façon, ça n'a pas
05:08d'avenir. »
05:09Et aujourd'hui, on est obligé d'aller chercher des ingénieurs, notamment au Maroc,
05:12parce qu'on a détruit cette filière-là.
05:14Donc sur ce cas très précis, il a une responsabilité.
05:16Et il continue d'ailleurs parce que...
05:17Il est secrétaire général adjoint d'Elysée sous Hollande.
05:19Il avait déjà assumé cette décision.
05:22Et il l'a amplifiée ensuite quand il est arrivé au pouvoir.
05:24Complètement.
05:24Tout comme il continue de vouloir financer à hauteur de 10 milliards d'euros les éoliennes, etc.
05:29C'est-à-dire que pendant qu'on dit aux Français qu'on n'a pas d'argent,
05:31on est en train de valider un projet de construction d'éoliennes offshore
05:34au large de Belle-Île-en-Mer en Bretagne.
05:36C'est-à-dire qu'à un moment, il va falloir qu'ils arrêtent et qu'ils arrêtent de se
05:39moquer des Français
05:40parce qu'ils sont capables de leur demander des efforts.
05:42Mais pour des politiques idéologiques où en plus, on achète tout aux étrangers,
05:46parce que pardon, les panneaux photovoltaïques, c'est les Chinois,
05:49les éoliennes, c'est les Espagnols et c'est d'autres pays.
05:51Donc c'est ça qui est insupportable.
05:52Un très grand merci Eric Tecner et Georges Fenech de m'avoir accompagné
05:55dans cette première partie d'Europe 1 Soir.
05:57J'en profite pour vous rappeler que demain,
05:59Philippe Devilliers vous donne rendez-vous de 10h à 11h sur Europe 1.
06:03Fin connaisseur de la vie politique, Philippe Devilliers apporte son expertise,
06:06son recul et son regard tranché sur l'actualité de notre pays.
06:10Face à Philippe Devilliers, c'est présenté par Elliot Deval.
06:13C'est demain de 10h à 11h sur Europe 1, la radio libre.
06:17Ne bougez pas dans quelques instants.
06:18Après le journal, nous continuerons bien sûr d'évoquer cette journée historique
06:22avec la venue du pape en France.
06:24et j'aurai le plaisir d'accueillir le père Frédéric Fagot,
06:27présent au Vepre de Notre-Dame.
06:28A tout de suite sur Europe 1.
06:3018h, 20h, Europe 1 Soir.

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