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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, Pascal Praud s'intéresse à la campagne présidentielle pour l'élection de 2027 qui a débuté depuis plusieurs semaines.

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Transcription
00:00Bon, donc ça c'est pour le bilan. Et alors M. Nunez, parce que tout le monde est sommé de
00:06donner son avis.
00:07J'ai vu que, pareil, M. Raffarin a été sommé de donner son avis. Il a dit « Je vote
00:14blanc » entre le RN.
00:19Donc Laurent Nunez lui a dit « Évidemment, je souhaite de tout cœur que ce ne soit pas un candidat
00:23des extrêmes qui soit élu. »
00:25Bon, ben ça c'est... On n'attend pas autre chose.
00:27La pensée macroniste.
00:28Oui, c'est son avis, c'est son droit.
00:31Qui s'est revendiqué d'extrême-centre fut un temps.
00:35Et après, il est quand même ministre de l'Intérieur, garant aussi de l'élection, etc.
00:38Donc je pense que, voilà, il ne s'aventure pas trop sur le terrain militant,
00:40mais ce serait peut-être malvenu de sa part de s'impliquer trop dans la campagne.
00:44Je ne sais pas quel rôle il est qu'on de jouer.
00:46Bon, Gérard, est-ce que vous partagez cette idée que la campagne sera la plus importante sous la Ve République
00:53?
00:53Ou est-ce qu'il y a... Je pense que 80 étaient très importants de la même manière.
00:58Qu'en pensez-vous ?
01:00Écoutez, je l'ai espéré à un moment donné, avec justement l'idée que peut-être il fallait un sursaut
01:07et qu'on l'aurait peut-être à cette occasion.
01:10Je commence à en douter un peu. Là, j'avoue que le début de campagne ne me rassure pas pour
01:17l'instant.
01:18Je trouve que le début de campagne est laborieux. Je parle de l'ensemble, je ne parle pas du tout
01:23de tel ou tel,
01:24mais je trouve que les polémiques et les débats ne sont pas à la hauteur justement de cet enjeu.
01:31Ce n'est pas inintéressant hier, hier soir. Franchement, ce n'était pas inintéressant le débat de la cause.
01:37Et vous avez vu qu'à un moment, M. Faure parlait quasiment de vous.
01:40Parce qu'il a parlé, au moment de la retraite, de journalistes dans notre métier qui sont toujours présents.
01:46Et il a fait référence à un éditorialiste, ce n'était pas vous, qui était présent lors du deuxième tour
01:50de l'élection présidentielle de 1974.
01:53Mais vous-même étiez journaliste en 1974.
01:55Oui, oui, oui, ça c'est sûr.
01:56Donc c'est vrai qu'on parlait de la retraite et dans notre métier...
02:00Non, franchement, je suis un peu déçu. J'essaye de ne pas l'être trop, mais je suis un peu
02:04déçu.
02:04Il n'y a pas eu encore les étincelles que j'espérais.
02:07Il y a quand même eu deux, trois, je trouve, débats de fonds sur le port du voile, sur les
02:11retraites un peu aussi, sur l'économie.
02:13En fait, je pense qu'on a déjà eu plus de débats de fonds qu'en 2022.
02:17Alors j'espère que ça durera et j'espère que la situation internationale n'étouffera pas à nouveau la campagne.
02:21Je le redoute pour tout vous dire, mais pour l'instant, on a quand même quelques débats...
02:25Mais on n'a pas ce que Pascal espère, et je pense qu'il a raison d'espérer, cette espèce
02:30de...
02:31On met à plat tout ce qui ne va pas.
02:33Or, on ne va pas.
02:35Là, j'entendais par exemple sur Europe ce matin un papier sur le financement des retraites, des fonctionnaires.
02:42Je ne sais pas si vous l'avez entendu.
02:43Oui.
02:43C'est incroyable.
02:44Bien sûr.
02:45On découvre qu'il y a 65 milliards, pas rien, 65 milliards qui sont quelque part un peu dissimulés un
02:53peu partout dans le budget
02:55pour payer le déficit de la retraite des fonctionnaires et des militaires.
03:00Est-ce qu'on est au courant de ça ? Est-ce que quelqu'un dans la politique en a
03:04parlé ?
03:05Non, il y a un journaliste qui vient...
03:07Dimitri Pallenko, son papier était tout à fait remarquable.
03:09Mais c'était remarquable.
03:10Tout à fait remarquable.
03:10Mais ça, c'est un sujet incroyablement important.
03:13Mais la retraite du public, c'est un sujet essentiel.
03:16Mais bien sûr.
03:16En fait, le public n'est pas traité comme le privé.
03:20Et l'argument numéro un, c'était de dire, oui, mais le public gagne moins que le privé.
03:23Mais c'est plus vrai.
03:24C'est plus vrai, oui.
03:25Donc, mais si tu remets tout le monde à plat, si tu remets tout le monde, si tu enlèves les
03:30niches fiscales, si tu enlèves tout,
03:32pas facile à vendre, hein ?
03:34Pas facile.
03:35Parce que les gens, ils sont déjà très en difficulté.
03:37Très en difficulté.
03:38Le pouvoir d'achat est très bas.
03:40Donc, comment vous faites ?
03:41De cas, ce qui me frappe, quand on regarde les études d'opinion sur 2027,
03:44c'est de voir qu'on a moins une demande de tièdeur et d'immobilisme
03:47qu'une demande de vraie politique de rupture.
03:49Il y a un sondage très intéressant d'Ipsos pour le Cévi-Pof
03:52qui montre que 71% des Français disent attendre un vrai changement social et politique.
03:57On était à 51% avant la présidentielle 2022.
03:59Donc, on voit bien que le climat a changé.
04:01Et tout ça dessine quand même un paysage politique
04:04où le clivage naturel qui semble s'imposer,
04:06c'est plutôt celui entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon
04:09qu'en faveur de l'extrême centre.
04:10On va marquer une pause.
04:12On parla de M. Pierre.

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