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  • 11 minutes ago
سژورن به یورونیوز: توازن دوباره تجارت با چین برای بقای اتحادیه اروپا حیاتی است

کمیسر صنعت اتحادیه اروپا هشدار داد اگر پکن برای متعادل‌کردن کسری تجاری اقدامی نکند، اتحادیه به تدابیر تنبیهی تجاری متوسل می‌شود؛ وضعیتی که هر هفته به از دست رفتن هزاران شغل در این بلوک منجر می‌شود.

لب بیشتر : http://parsi.euronews.com/2026/09/23/rebalancing-trade-with-china-is-existential-for-the-eu-commissioner-sejourne-tells-euronew

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00:08Bonjour et bienvenue dans cette émission. Notre invité aujourd'hui est le vice-président exécutif de l'Union Européenne chargé
00:15de la prospérité et de la stratégie industrielle, Stéphane Séjourné.
00:19Bienvenue et merci d'être venu.
00:21Merci et merci de votre invitation. Bonjour.
00:23Alors cette année, vous avez fait adopter le concept « made in EU » qui privilégie les entreprises européennes comme
00:31pilier essentiel de la future politique industrielle de l'Europe.
00:36Mais les dirigeants d'entreprises avertissent que cela ne résout pas les véritables problèmes de l'Europe, c'est-à
00:41-dire des coûts énergétiques exorbitants et une bureaucratie paralysante.
00:46Alors la Commission ne contente-t-elle pas de traiter les symptômes sans chercher à trouver le remède ?
00:53Bon d'abord, il n'y a pas de solution sans problème. Et le problème, il est identifié. Un certain
00:59nombre de secteurs stratégiques en Europe ont besoin de contenu local.
01:03C'est le cas dans l'énergie et les clean tech. Les clean tech, ce sont toutes les industries qui
01:09produisent de l'énergie.
01:10Que ça a du panneau solaire, de la pompe à chaleur en passant par la centrale nucléaire. Nous avons une
01:17politique d'électrification du continent.
01:20Et si nous ne faisons rien dans les dix prochaines années, la Chine nous fournira 100% des clean tech
01:26dont nous avons besoin.
01:27C'est le nouveau gaz russe de demain en termes de dépendance.
01:31Et donc nous avons décidé, pour des raisons de compétitivité, mais aussi surtout pour des questions liées aux exportations chinoises
01:40subventionnées.
01:41Et donc le level plein film entre les entreprises européennes et les entreprises chinoises.
01:46De pouvoir conditionner un certain nombre de composants européens.
01:51Nous avons décidé de changer de doctrine sur ce sujet-là.
01:55Et la question se pose maintenant de savoir comment nous faisons le Made in Europe et plus est-ce qu
02:02'il faut réellement le faire.
02:03Donc il se pose des questions de coût, de surcoût qu'il faut régler.
02:07Il y a un sujet de scope géographique avec nos partenaires de confiance.
02:11Et il y aura un sujet également de scope des secteurs concernés pour savoir qu'est-ce qui est stratégique
02:17et qu'est-ce qui est moins stratégique.
02:19On ne va pas demander du Made in Europe sur tout, mais sur des secteurs dont nous avons besoin pour
02:25l'avenir.
02:25Justement, la France veut que ce Made in Europe soit strictement réservé aux États membres, aux États membres de l
02:33'Union Européenne.
02:34Mais cela ne risque-t-il pas de restreindre l'accès à l'innovation et d'augmenter les coûts ?
02:40Parce qu'il y a des pays non européens qui sont peut-être moins chers, plus innovants.
02:46Alors ça fait partie des débats que je vous évoquais.
02:49Le problème du scope géographique, moi je dis avec conviction, nous avons des engagements internationaux à ouvrir nos marchés publics.
02:57Le Made in Europe s'applique uniquement quand il y a de l'argent public.
03:01Quand il y a de l'argent public, nous demandons à ce que certains composants soient produits en Europe.
03:08Ce scope géographique, il doit être compatible avec nos engagements internationaux.
03:13Et donc nous avons des engagements avec certains partenaires européens et extra-européens pour pouvoir ouvrir les marchés publics à
03:22l'étranger
03:22et qu'eux-mêmes ouvrent leurs marchés publics aux entreprises européennes.
03:27Et dans ce cadre-là, moi je crois beaucoup à la réciprocité.
03:30La réciprocité de l'ouverture de nos marchés.
03:33L'Europe a souvent ouvert ses marchés publics à d'autres entreprises extra-européennes,
03:39mais n'a pas obtenu l'ouverture des marchés de pays tiers.
03:44Et donc il faut utiliser ce Made in Europe, ce texte qui est en discussion aujourd'hui au Parlement et
03:50au Conseil,
03:50comme une opportunité de pouvoir aussi gagner des marchés à l'international
03:55et de trouver des nouveaux accords avec nos partenaires pour ouvrir ces marchés.
03:59– Alors un des pays non européens avec qui l'Union européenne veut resserrer les liens, c'est le Canada,
04:08en l'invitant à devenir membre associé.
04:12Alors quand est-ce que la Commission va nous éclaircir là-dessus ?
04:16Qu'est-ce que… ce que ça implique ?
04:19– D'abord un mot peut-être sur le contexte,
04:22puisqu'une partie aujourd'hui du monde ne respecte plus les mêmes règles sur le commerce
04:27que les Européens respectent.
04:31À terme, il s'agira de créer le club de ceux qui veulent respecter les mêmes règles.
04:38Et l'objectif avec le Canada, c'est la convergence réglementaire,
04:42que nous ayons les mêmes règles, les mêmes standards, les mêmes modes de production,
04:48les mêmes objectifs de décarbonation de notre économie,
04:51pour que nous puissions interagir plus facilement
04:54et que les entreprises canadiennes aient des facilités d'accès au marché européen
04:58et que les entreprises européennes aient des facilités d'accès au Canada.
05:02Et ça pourra se multiplier avec d'autres partenaires, je pense au Japon,
05:05je pense y compris à un certain nombre de partenaires
05:09comme l'Australie, comme la Corée du Sud,
05:12le UK étant des partenaires qui sont susceptibles également
05:17d'avoir des liens particuliers avec l'Union Européenne.
05:19Donc le membership, c'est pour l'avenir.
05:22Le membership, c'est pour l'avenir.
05:24Pour la prochaine commission.
05:24Mais en tout cas, les partenariats plus étroits, c'est pour maintenant.
05:29Alors, du Canada à la Chine,
05:31il y a une étude récente qui a révélé que le déficit commercial
05:36entre l'UE et la Chine s'élevait à plus d'un milliard d'euros par jour en juillet.
05:43Alors, il y a une date butoir en octobre pour la conclusion d'un accord avec Pékin
05:48visant à limiter les exportations chinoises vers l'Europe.
05:54Comment l'Europe réagira-t-elle si elle n'obtient aucun engagement ferme
05:59quant au rééquilibrage des échanges commerciaux avec la Chine ?
06:03Alors, deux chiffres supplémentaires à ce que vous avez évoqué.
06:06Un, qui montre la différence d'égalité entre une entreprise européenne et une entreprise chinoise,
06:15c'est qu'un quart des entreprises chinoises qui opèrent dans le marché européen opèrent à perte.
06:23Et 3%, c'est 3% du PIB chinois qui est consacré aux aides à l'export
06:29et notamment aux aides aux entreprises directes.
06:33Pourquoi nous pensons que ce déficit de 1 milliard d'euros de déficit commercial par jour
06:41n'est pas soutenable ?
06:43Parce que nous perdons aujourd'hui des milliers d'emplois par semaine.
06:48C'est à peu près 20 à 25 000 emplois dans l'industrie par jour
06:53que nous pouvons perdre dans les prochaines années
06:56et nous avons déjà perdu 250 000 emplois industriels l'année dernière.
07:01Il est urgent d'agir et il est urgent de rééquilibrer.
07:04La Commission européenne a fait une proposition à la partie chinoise
07:07de discuter secteur par secteur
07:10et de regarder comment nous pouvons rééquilibrer les choses.
07:14Ce déséquilibre n'est pas soutenable pour la Chine
07:17comme pour l'Union européenne.
07:19Et nous souhaitons qu'il y ait un accord secteur par secteur.
07:22Alors je vais donner peut-être une chance à la négociation et à la discussion.
07:29Mais la Présidente l'a dit.
07:32Si ces discussions ne donnent pas de résultats,
07:35les outils de défense commerciale sont sur la table
07:38et ces outils de défense commerciale pourront être utilisés par l'Union européenne.
07:42Nous avons besoin aujourd'hui de crédibilité dans l'utilisation de ces outils
07:46et nous n'hésiterons pas à pouvoir les utiliser pour pouvoir rééquilibrer.
07:50Ça devient existentiel pour les Européens, ce rééquilibrage commercial.
07:55Sur les secteurs impactés, les machines-outils, l'automobile, la chimie, l'industrie lourde,
08:01nous devons agir rapidement.
08:03Alors le président chinois Xi Jinping était aux États-Unis
08:08pour un sommet avec le président Trump.
08:11Qu'est-ce que vous attendez de cette visite, de cette rencontre pour l'Europe ?
08:15Bon, d'abord, l'Europe parle directement à la Chine.
08:17Il n'y a pas besoin d'intermédiaires pour avoir un dialogue commercial
08:23avec la partie chinoise.
08:24Et nous le faisons, je vous l'ai dit, nous avons engagé cette discussion.
08:28Maintenant, nous avons besoin également d'un dialogue constructif
08:32entre la Chine et les États-Unis.
08:34Et on a vu l'année dernière que l'emballement commercial
08:38entre Washington et Pékin sur ces sujets-là
08:42pouvait nous créer une guerre commerciale,
08:44y compris qui peut affecter l'économie européenne.
08:48Donc oui, je souhaite que ce dialogue puisse être constructif,
08:51on puisse arriver à un accord, qu'on puisse stabiliser la situation.
08:56Alors parlons énergie maintenant,
08:58de nombreux pays européens abordent l'hiver avec inquiétude.
09:02alors que les prix énergétiques montent en flèche.
09:06Est-ce que l'Union européenne est prête à faire face à ce qui l'attend
09:10si les causes de cette hausse des coûts ne sont pas traitées,
09:14ne sont pas maîtrisées ?
09:16Il y a des réponses de court terme et il y a des réponses de long terme.
09:20La réponse de long terme, on la connaît,
09:23elle est la décarbonation de notre économie,
09:25l'électrification de notre industrie
09:28et la production sur le territoire européen,
09:31de manière souveraine, de plus en plus d'énergie
09:33pour ne pas être directement touchée par les crises internationales.
09:38La réponse de court terme, elle est assez simple pour la Commission,
09:41elle est de donner la possibilité aux États membres
09:43de faire face à une situation de crise
09:45et donc donner des flexibilités supplémentaires.
09:48On l'a fait par le passé dans des secteurs,
09:51l'année dernière avec l'automobile,
09:53puisque nous avons annulé, en quelque sorte,
09:56les amendes que les constructeurs auraient dû payer
09:58au titre des lois européennes sur la décarbonation.
10:01Et nous l'avons fait vis-à-vis des États membres également
10:05en donnant des flexibilités pour subventionner ces hausses.
10:09Certains États ont les capacités,
10:12je pense notamment à l'Allemagne, à l'Espagne,
10:14qui ont décidé des baisses de taxes qui sont subventionnées.
10:18D'autres ont moins les capacités budgétaires.
10:20Et donc, il y a une forme d'inégalité aujourd'hui
10:23sur les réponses de court terme
10:24qui sont données par les États membres.
10:27Et la Commission essaiera de donner,
10:30de lisser ces inégalités,
10:32de donner la capacité à tout le monde
10:34de pouvoir avoir des réponses de court terme.
10:36Dernière question.
10:37La France a réussi, après des négociations tendues,
10:41à faire retirer Alisher Ousmanov
10:45de la liste des sanctions de l'Europe contre la Russie.
10:50décision jugée inacceptable par l'Ukraine.
10:53Quelle est votre réaction ?
10:54Je crois que les Français ont des arguments de sécurité nationale
11:00qui leur sont propres sur un élément du paquet.
11:05Donc, il faut trouver une voie pour pouvoir prendre ces sanctions.
11:09Encore une fois, c'est critique,
11:10puisque nous rentrons peut-être dans le money time,
11:14dans ce conflit qui oppose la Russie et l'Ukraine.
11:20On doit continuer à soutenir l'Ukraine.
11:23Nous devons multiplier également les sanctions
11:26pour qu'elles soient efficaces.
11:27Et donc, moi, je souhaite qu'on puisse trouver un accord rapidement
11:30et qu'on lève la difficulté qui est a priori liée
11:34à une personne et un individu.
11:37Un individu ou une personne,
11:38ou des questions de sécurité nationale en France,
11:42dont je n'ai pas État aujourd'hui,
11:44ne peuvent pas justifier de bloquer
11:47l'ensemble du paquet de sanctions.
11:50Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de l'Union européenne.
11:53Merci d'être.
11:54Merci beaucoup de votre invitation.
11:55Sous-titrage Société Radio-Canada
11:58Sous-titrage Société Radio-Canada

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