00:00Je vous emmène au mur d'image, venez avec moi Alexandre Bopard, regardez, on va afficher sur cet écran le
00:05plan d'un magasin Carrefour, voilà, ici on y est, mettez-vous juste ici, on va se balader de magasin
00:13en magasin.
00:14Vous avez commencé par parler, on va commencer par là, quand vous dites les produits frais, les fruits et légumes,
00:18c'est le marché, c'est ici, on est à, alors je regardais les chiffres de l'INSEE,
00:22produits frais plus 5,9%, là c'est pas juste un sentiment d'inflation, 5,9%.
00:28Alors, dedans il y a plein de produits, mais ça c'est une réalité, qu'est-ce qu'ont les
00:32français aujourd'hui ?
00:33Depuis cet été, ça c'est lié au phénomène de canicule successif que nous avons connu, les fruits, les légumes
00:41sont en hausse, de plus 5 en juillet, plus 7 en août, plus 9 en septembre,
00:47avec des augmentations sur un certain nombre de ces produits, quand vous avez des tomates anciennes à 6 euros le
00:53kilo,
00:54ce qui fait 40% par rapport à la situation antérieure, vous avez un sentiment et une réalité d'une
00:59augmentation très forte.
01:00Moi j'avais tomates et courgettes plus 22%, salades et endives plus 21% sur un an.
01:04Exactement, c'est les produits qui sont très haussiers, les tomates, en ce moment les pommes de terre, en ce
01:08moment les carottes, les salades,
01:11vous avez des sucrines à 3 euros, là aussi ça marque le consommateur, donc ça c'est le résultat de
01:16ce qui s'est passé
01:16cet été de la crise qu'ont traversé et que traversent ces agriculteurs.
01:21Quelles conséquences ça a ? Par exemple sur des rayons, on voit les liquides, on voit la cave.
01:26Est-ce qu'il y a des rayons aujourd'hui que les consommateurs, que les clients de Carrefour,
01:314,5 millions par jour de clients de Carrefour, commencent, je veux dire pas à déserter,
01:35mais voilà, commencent à arbitrer sérieusement dans leurs achats ?
01:38Qu'est-ce que font en gros les consommateurs en ce moment ?
01:43S'ils sont consommateurs de viande, ils vont plutôt privilégier des viandes moins chères,
01:50la volaille, le porc, plutôt que la viande bovine, donc le bœuf.
01:56S'ils vont sur les poissons, ils vont plutôt arbitrer en défaveur du saumon et du cabillaud et en faveur
02:05de la truite. S'ils viennent dans les liquides, surconsommer l'été parce qu'il y a eu les phénomènes
02:12de canicule, vous avez plutôt des mouvements baissiers sur les champagnes et sur les alcools
02:19les plus chers.
02:20La fête est finie.
02:22J'arbitre.
02:23Oui.
02:23J'arbitre en permanence.
02:25Vous avez, quand vous prenez, vous disiez 4,5 millions français quotidiennement,
02:29vous avez un tiers de nos clients qui sont des clients qui ont des comportements de privation,
02:37c'est-à-dire qu'ils renoncent à consommer un produit de plus.
02:41Après, vous avez un tiers de nos clients qui arbitrent, qui arbitrent leur consommation,
02:47qui font des choix à l'intérieur de leur consommation en permanence, puis un tiers qui sont en situation
02:52de ne pas le faire.
02:53Mais c'est ça la réalité de la consommation.
02:56Après, vous avez...
02:57Tout ce qui est loisirs, maisons, etc.
02:59Là, on s'éloigne de l'alimentaire ?
03:00Quand vous allez vers le non-alimentaire, plus vous êtes dans des achats, j'allais dire,
03:07discrétionnaires, que vous pouvez repousser, plus ça baisse.
03:12Le textile ne va pas bien, l'équipement de la maison ne va pas bien.
03:16Donc, tout ce que vous pouvez éventuellement différer, vous le faites.
03:22Mais votre bloc alimentaire, il est stable.
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