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Le maire de Grasse Jérôme Viaud est l'invité de L'Interview à la une
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00:15— Bienvenue sur le plateau de l'Interview à la Une. Très heureux de vous retrouver pour l'émission d
00:20'entretien sur les sites du groupe Nice Matin.
00:23Notre invité cette semaine est maire de Grasse, mais également président de l'Association des maires de France dans les
00:30Alpes-Maritimes, Jérôme Viau. Bonjour.
00:32— Bonjour. — Merci d'avoir accepté cette invitation. On va parler de Grasse, évidemment, de l'Assemblée de l
00:40'Association des maires de France,
00:41puisque vous allez être candidat à votre réélection. Et puis on égrènera quelques sujets d'actualité, le prix du carburant,
00:48le plan Lecornu et les sénatoriales,
00:50avec cette configuration assez particulière dans les Alpes-Maritimes. D'abord, Jérôme Viau, vous avez été réélu, donc aux dernières
00:57municipales,
00:59avec un bilan que vous avez mis en avant. C'est un mandat de la continuité avec certains dossiers comme
01:07le projet Martelly,
01:08les transports, la mobilité, la sécurité. Ce sont les grands axes qui vont nous mener jusqu'à la prochaine échéance
01:14municipale ?
01:15— Absolument. D'abord, j'ai été très heureux que les Grassoises et les Grassoises se mobilisent si massivement
01:21pour valider ce moment, je dirais, de respiration démocratique. Et c'est l'occasion de mettre en oeuvre un projet.
01:29Bien sûr, un bilan, mais surtout un projet qui commence à, je dirais, à se mettre en oeuvre.
01:36Depuis hier, on m'a annoncé que le permis de construire qui avait été déposé sur l'immeuble Roland,
01:43permettant ainsi le démarrage de Martelly et purger de recours des tiers. Et donc voilà, je l'annonce aujourd'hui.
01:49C'est quelque chose d'important, puisque c'est la traduction de la mise en oeuvre de ce projet Martelly
01:54qui est attendu depuis 15 ans, 20 ans, on en parle dans le conseil municipal. Et donc il va démarrer.
01:59Monoprix sera livré dans quelques semaines. Le garage Roland va rentrer en travaux pour 18 mois
02:06avec ces halles couvertes et ce garage qui va être restructuré. Donc c'est le mandat pour mettre en oeuvre
02:12tout ce que l'on a promis, qu'on a mis devant le corps électoral dans le projet politique.
02:18Et donc c'est un beau moment.
02:20On peut rappeler pour nos spectateurs et lecteurs qui ne sont pas Grassois,
02:25c'est un projet structurant, le projet Martelly. Vous pouvez nous en rappeler les contours,
02:30sans rentrer non plus dans le détail, parce qu'on le connaît, mais c'est un poumon.
02:34Très rapidement, c'est de donner au cœur de Ville de Grasse, de lui redonner de la centralité.
02:41Dans beaucoup de villes de taille moyenne, les villes se sont vidées de l'offre commerciale
02:46à l'extérieur, en périphérie. Et le projet Martelly, c'est de redonner au cœur de Ville de Grasse,
02:51dans un quartier qui a besoin d'être requalifié, qui n'est pas très beau aujourd'hui,
02:55qui a besoin de changer, 2,5 hectares, 8 000 m2 de commerce qui vont apparaître.
03:00C'est de conserver Monoprix, je m'y étais engagé, j'ai réussi à maintenir Monoprix,
03:05redonner de l'offre de cinéma culturelle, de l'offre commerciale, du stationnement,
03:11des densifications d'appartements qui vont être créées dans ce cœur de Ville historique.
03:15Et donc, c'est, je crois, l'avenir de la ville.
03:17Le calendrier, du coup, maintenant, on peut s'y tenir officiellement ?
03:23Sur quel étiage ?
03:25On avait 7 permis de construire, 4 viennent d'être validés définitivement,
03:30il reste 3 permis encore, mais le calendrier, c'est démarrage du garage Roland dans 3 semaines,
03:3618 mois de travaux, la remise des clés à Monoprix dans 15 jours,
03:413 mois de travaux pour pouvoir, je dirais, finir à l'année 2026,
03:46avec un Monoprix qui sera complètement restructuré.
03:49Donc voilà, les engagements, ils sont tenus, et c'est effectivement structurant pour la ville.
03:53– Il y a un enjeu à Grasse, depuis votre arrivée, de redynamisation,
03:57ça passe aussi par une revitalisation de la jeunesse, avec des campus,
04:03une offre aussi dédiée à la jeunesse, mais plus globalement,
04:08il faut impulser une nouvelle énergie, sans mauvais jeu de mots,
04:13en référence à David Lissenaire et son parti, mais voilà, pour la ville.
04:17– Écoutez, je crois que c'est essentiel, on a un cœur de ville qui est magnifique,
04:21qui était dans une situation en termes de dégradation urbaine qui mérite un changement.
04:28J'ai voulu véritablement porter un projet nouveau pour la ville de Grasse,
04:31celui d'un campus universitaire multisite.
04:34On a changé les statuts de la communauté d'agglomération pour nous donner cette compétence.
04:39On a installé un campus 1, dans l'ancien palais de justice, qui fonctionne bien, il y a 1000 étudiants.
04:46On va ouvrir un campus 2, dans quelques semaines, dans l'ancienne gendarmerie.
04:51Et donc, il y a cette volonté de trouver une nouvelle dynamique, une nouvelle énergie pour notre cœur de ville,
04:57avec la vie étudiante, qui va venir, je dirais, s'emparer de ce cœur de ville,
05:02pour en donner une trajectoire différente.
05:04– Pendant la campagne, il y a un sujet qui est beaucoup remonté, c'est celui des transports.
05:09Évidemment, vous regardez ça de près, puisque l'agglomération est aussi à la manœuvre, évidemment.
05:15Mais la question que je voudrais vous poser aujourd'hui,
05:18où en sont vos relations avec Renaud Muselier ?
05:20Parce qu'il y a eu un petit imbroglieux, une petite polémique sur la desserte des bus régionaux.
05:25– Absolument. Donc mes relations sont bonnes.
05:29On peut se dire les choses et ne pas s'en tenir rigueur.
05:33Et je crois que c'est important de pouvoir, quand on se parle à livre ouvert, c'est qu'on
05:36se dit la vérité.
05:38Moi, j'ai souffert d'une situation difficile, où il y a eu une rupture des bus régionaux en cœur
05:45de ville historique.
05:46J'ai pu en parler avec Renaud Muselier. Il m'a apporté un certain nombre de solutions.
05:51Je souhaite qu'on aille plus loin dans les solutions, c'est-à-dire que dans le projet Martelly,
05:54on puisse avoir, je dirais, une dépose des bus régionaux,
05:58ceux qui viennent de Nice, de Roquefort-les-Pins, du Rouret ou ceux qui vont à Sofia Antipolis et Cannes.
06:04Et c'est important pour le cœur de ville.
06:07Et donc, moi, je souhaite plaider ça.
06:09C'est normal. C'est mon rôle de maire de défendre l'attractivité de ma ville
06:13sans pour autant me disputer avec Renaud Muselier.
06:15Ce n'est pas mon état d'esprit.
06:17Et j'ai toujours parlé franchement, ouvertement.
06:20Ces sujets n'ont pas été découverts dans des polémiques
06:23ou dans des moments de Nice matin ou dans des réseaux sociaux.
06:28C'est quelque chose que je porte, que je veux défendre
06:31et que je souhaite obtenir pour que la ville de Grasse continue à progresser.
06:35Vous avez bon espoir ?
06:36J'ai bon espoir. Je sais pouvoir compter sur Renaud Muselier
06:39pour m'aider à trouver les bonnes solutions.
06:41Et on ne s'arrête pas, heureusement, à des polémiques ou à des difficultés.
06:45En tout cas, c'est l'avenir de la ville qui est en jeu.
06:47Je fais une parenthèse dans votre casquette de maire
06:50pour celle de président de l'Association des maires des Alpes-Maritimes
06:54sur Renaud Muselier.
06:56Et après, on passera à autre chose.
06:57On a eu l'impression ces derniers mois
06:59qu'il était assez offensif à l'égard des élus de notre territoire.
07:04On comprend Éric Ciotti, Charles Anginesi,
07:07avec la lutte sous-versante avec Christian Estrosi.
07:10Vous ne l'avez pas trouvé un peu trop offensif avec notre département ?
07:15On a l'impression qu'à un moment donné,
07:16il faisait un peu la chasse aux sorcières
07:18et qu'il envoyait un peu des pics comme ça pour embêter nos élus.
07:23En tout cas, moi, je pense qu'il faut être dans une démarche
07:25où on doit respecter tout le monde.
07:27On est dans un équilibre régional.
07:29Il est difficile dans ce département des Alpes-Maritimes
07:32comme dans les autres départements d'ailleurs.
07:33Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut rentrer
07:36justement dans des pics, dans des tensions.
07:38Je ne crois pas que ce soit le chemin.
07:40Et en tout cas, moi, je trouve qu'on est dans une situation
07:44qui doit s'apaiser dans une situation dans laquelle, moi,
07:48je m'attache en tant que président des maires des Alpes-Maritimes
07:50à être, je dirais, quelqu'un qui est fédérateur,
07:54qui essaye justement d'apporter de la paix et de l'union.
07:58En tout cas, je pense que c'est important dans ces moments difficiles
08:00que traverse la société, qu'on puisse être dans des moments
08:04plutôt de, je dirais, de conjuguer les forces.
08:07– Où en est-on sur la prison, Jérôme Viau ?
08:10Vous êtes favorable à son extension.
08:13C'est plutôt rare.
08:14Les élus qui acceptent d'avancer sur ces sujets-là,
08:18Gérald Darmanin, ministre de la Justice, était venu,
08:19avait validé le projet.
08:21Est-ce qu'aujourd'hui, on avance ?
08:23Ou malheureusement, la présidentielle fait qu'on ne peut plus trop
08:27s'engager sur ces sujets-là jusqu'à la prochaine mandature ?
08:30Est-ce que vous avez du nouveau ?
08:31– Moi, je trouve que les choses n'avancent pas bien.
08:35On a, depuis des années, je me souviens des déclarations
08:39de Nicole Belloubet à leur garde des Sceaux
08:41qui annonçaient 12 000 places de prison.
08:44Je trouve qu'on n'avance pas bien.
08:46Je trouve qu'il y a du temps qui est perdu.
08:49Je pense qu'on est dans des situations dans lesquelles
08:51il y a besoin véritablement d'avoir une autre offre
08:54en termes, je dirais, de prison dans les Alpes-Maritimes.
08:58Moi, j'ai fait un pas en avant en disant
09:00tout le monde prend des postures en disant
09:02on veut plus de places de prison,
09:03mais personne n'en veut chez soi.
09:05Moi, j'ai proposé qu'on puisse doubler le site
09:08de la maison d'arrêt de Grasse sur une emprise qui est existante.
09:11J'ai demandé aussi à l'État d'aider davantage
09:14la ville de Grasse, chef-lieu d'arrondissement,
09:16sous préfecture.
09:17Et puis, voilà, il y a des tergiversations
09:20que je ne comprends pas.
09:21– Au plus haut sommet de l'État, c'est ça ?
09:23– Au plus haut sommet.
09:23Au niveau départemental, c'est assez rare.
09:25Tout le monde était aligné dans le département pour valider.
09:28– C'est ça qui est difficile à comprendre pour nous.
09:30C'est-à-dire qu'autant sur la prison de Nice,
09:32il y a des divergences politiques et des divergences de vues,
09:35autant sur Grasse, tout le monde a l'air à peu près d'accord.
09:38Et pour autant, ça n'avance pas.
09:40Ça doit vous désespérer un peu quand même.
09:41– Je trouve que c'est...
09:42En fait, ça montre un petit peu la situation
09:44dans laquelle on est au niveau de l'État.
09:47Il y a des projets qui sont consensuels,
09:50qui sont demandés, qui sont promis, je dirais,
09:53au plus haut niveau de l'État,
09:54et qui n'avancent pas, à mon avis,
09:56c'est des questions financières.
09:57On a beau nous dire qu'il y a des réflexions,
09:59voilà, moi j'ai reçu le garde des Sceaux à Grasse,
10:02on est dans une situation dans laquelle on a évolué
10:05pour trouver une bonne solution,
10:06et moi j'attends, je l'ai saisi il y a quelques jours en arrière
10:09pour qu'ils puissent m'annoncer des avancées.
10:13Je pense à tous les personnels
10:15qui travaillent à la maison d'arrêt de Grasse.
10:17Je vais leur rendre visite régulièrement.
10:19J'ai reçu le nouveau directeur il y a 48 heures en arrière.
10:23Et donc, moi je pense que c'est important
10:25qu'on avance sur ces sujets.
10:27Ils sont structurants,
10:28ils sont garants aussi de l'équilibre sociétal.
10:31Et donc, je pense que le sujet,
10:33ça doit être, à mon avis, l'argent.
10:35– Vous êtes président de l'Assemblée des maires
10:39de France dans les Alpes-Maritimes.
10:42Là, il y a une recomposition politique
10:44qui s'est effectuée.
10:48Les relations, comment vont-elles ?
10:50Éric Sautier, Alexandra Masson, Brian Masson,
10:53vous, David Lissnard, Jean Léonetti,
10:55on a quand même des personnalités de poids.
10:58Vous avez senti cette recomposition
11:02s'effectuer en douceur en tant que président ?
11:07– Écoutez, la recomposition,
11:09on l'acte à l'issue des élections municipales
11:13qui redistribuent les cartes, je dirais,
11:16du paysage politique maralpin.
11:18On a installé, en tout cas dans nos discussions,
11:22avec l'ensemble des élus du département,
11:24des discussions qui sont nourries,
11:26qui sont régulières.
11:28Les situations sont actuellement
11:29peut-être un petit peu plus tendues
11:31que la normale avec les sénatoriales.
11:33Une élection qui va arriver dans pas longtemps
11:36et où il y a des enjeux.
11:38En tout cas, pour ma part,
11:39j'ai toujours été, en tant que président
11:42de l'ADM06, de l'Association des maires
11:44des Alpes-Maritimes, je dirais à l'écoute de tous.
11:47On a travaillé pour préparer aussi
11:50ce moment de renouvellement de l'exécutif
11:53de cette association qui se fera à Mont-de-Lieu.
11:55Je rappelle que, depuis que je suis président,
11:57j'ai demandé à ce que ça puisse tourner
11:59dans le département des Alpes-Maritimes.
12:01C'était systématiquement à Nice.
12:03On l'a fait à Cannes, on l'a fait à Grasse.
12:06Cette année, ce sera à Mont-de-Lieu.
12:07Et j'entends proposer d'aller sur tous les territoires
12:10des Alpes-Maritimes pour aller voir tous les maires
12:13sur le terrain, en fait, et être au plus près d'eux.
12:16Qu'on change aussi les formats,
12:18que ce ne soient pas des longs discours
12:19de deux heures ou trois heures,
12:21mais qu'on aille aussi à la rencontre
12:24des élus, des gens qui ont des stands aussi,
12:27qui viennent rencontrer les municipalités
12:29pour pouvoir commercialiser un certain nombre de choses
12:32auprès des mairies.
12:33Et je crois que c'est important aussi
12:34qu'on passe du temps avec eux.
12:35C'est ce que j'ai amené un petit peu
12:36dans ma patte et dans mon écriture.
12:38Vous serez candidat à une réélection.
12:41Pourquoi ? Avec quel objectif ?
12:43Écoutez, je serai candidat.
12:44On verra, donc je pense, pour l'instant,
12:47en tout cas, on ne m'a pas annoncé un autre candidat.
12:49Je serai candidat parce que j'ai pris beaucoup de plaisir
12:52dans ce travail, dans lequel j'ai été un petit peu
12:54un catalyseur, où j'ai rencontré avec Julia Guichard,
12:58que je remercie, qui m'a beaucoup aidé,
13:00tous les maires, pour pouvoir synthétiser un petit peu
13:02leurs difficultés, pour pouvoir voir un petit peu
13:05quels étaient les dénominateurs communs
13:07des difficultés que nous avions.
13:08On s'est rendu compte que pour les villes un peu urbanisées,
13:11c'était la SRU et les pénalités que l'État demandait
13:15sur la non-réalisation des objectifs.
13:17On a vu que l'eau était un sujet qui touchait tout le monde.
13:22Donc c'est intéressant.
13:23C'est bien aussi de porter la parole de ces élus
13:26et puis de travailler de concert avec Charles Anginesy,
13:29le président des départements, avec, bien sûr,
13:31le maire de Nice et président de la métropole,
13:34le maire de Cannes et président des pays de l'Erinse,
13:36et le maire d'Antibes, Jean Léonetti, président de la Casa.
13:40On travaille ensemble, on évolue ensemble
13:43pour pouvoir, je dirais, porter les attentes des maires
13:46qui sont dans une situation de plus en plus difficile,
13:49dans un contexte budgétaire qui se tend et qui va se tendre.
13:52Oui, d'autant que, et c'est l'occasion d'en parler,
13:56le gouvernement, en tout cas le plan, le corps nu,
13:59prévoit 54 milliards d'économies.
14:01En tout cas, c'est ce que le Premier ministre demande.
14:05Vous avez peur que ça se répercute encore
14:06sur les collectivités locales, qu'on vous demande encore des efforts ?
14:09Je dirais que c'est un peu toujours pareil.
14:12On a des décisions qui sont prises en haut,
14:15et puis ceux qui prennent des décisions
14:17ne s'appliquent pas à eux-mêmes
14:18ce qu'ils demandent aux collectivités territoriales de faire.
14:22Donc moi, je suis, je dirais, vigilant sur ces sujets.
14:26Je ne souhaite pas que ce soit ni des effets d'annonce.
14:29La France a besoin de réformes.
14:31Quand on voit que cette année, on peut le dire dès aujourd'hui,
14:34l'an prochain, le premier budget de l'État,
14:36ce sera le remboursement des intérêts de la dette pour un pays,
14:40c'est dramatique.
14:42Je dirais qu'on est au fond du fond.
14:45Et on demande aux communes, c'est ce que j'ai fait à Grasse,
14:48de désendetter la ville.
14:49Nous, on a baissé de 25% la dette de la ville de Grasse.
14:52Quand j'ai commencé, il y avait 101 millions d'euros de dettes.
14:54Là, il y a 75 millions d'aides vertueux,
14:57d'avoir une CAF positive, enfin des trucs normaux.
15:01Donc ça, c'est ce qu'on s'applique.
15:02Mais au niveau de l'État, ce n'est pas ce qui est appliqué.
15:04Et je crois que ça pose problème.
15:05Et je ne voudrais pas que la variable d'ajustement,
15:07ce soit une nouvelle fois les collectivités territoriales
15:10qui prennent des coups de rabot dans la tête
15:12et à qui on écrase encore le quotidien,
15:16parce que c'est trop facile.
15:18Donc voilà, on sera vigilant, bien sûr,
15:20pour ne pas que ce soit la variable d'ajustement,
15:23les collectivités territoriales,
15:24en bout de ligne, les maires et bien sûr, nos concitoyens.
15:28Le président de l'Assemblée des maires de France nationale,
15:31c'est David Lysnard, le maire de Nouvelle Énergie de Cagnes,
15:34il est candidat à la présidentielle.
15:35Il tient ce discours aussi sur les finances publiques.
15:38C'est un candidat qui pourrait vous séduire
15:40pour la prochaine présidentielle.
15:42Il y a aussi un candidat chez LR, votre famille politique.
15:45Est-ce que vous faites partie de ceux qui disent...
15:47Allez, Bruno Rotaillot, David Lysnard,
15:50parlez-vous, ticket commun ?
15:52En tout cas, David Lysnard tient ce discours clairement.
15:55Un discours, je dirais, de responsabilité,
15:58un discours de rigueur,
16:00un discours de gestionnaire.
16:02Et donc, effectivement,
16:03moi, j'apprécie particulièrement tous ces arguments.
16:06Et je pense que c'est le discours,
16:08et c'est le chemin,
16:09et c'est ce qu'on doit présenter, je pense,
16:11devant le corps électoral.
16:12Après, on est dans un moment dans lequel
16:15il y a des débats au sein,
16:16et c'est normal,
16:17de nos familles politiques.
16:19Moi, je suis les Républicains.
16:21Je suis resté, je dirais,
16:23dans cette famille politique
16:24parce que j'apprécie beaucoup Bruno Rotaillot.
16:28Et je le soutiens.
16:29C'est quelqu'un que j'aime beaucoup.
16:31Je le trouve très sincère et engagé.
16:32Mais effectivement, David Lysnard a un projet
16:35qui colle parfaitement à l'idée que je me fais
16:38de la trajectoire que nous devons avoir
16:40pour redresser notre pays.
16:41Vous pourriez le soutenir, donc ?
16:43Je soutiens Bruno Rotaillot
16:44puisque c'est ma famille politique.
16:46Mais effectivement, en tout cas,
16:48j'apprécie beaucoup ce qu'il fait
16:49et ce qu'il met en œuvre.
16:51La question d'une primaire,
16:52ça pourrait régler les choses, selon vous ?
16:55En tout cas, c'est un sujet
16:56qui, j'imagine,
16:58qui doit diviser les personnes
16:59qui sont candidats.
17:01Mais je pense que c'est bien
17:02d'avoir un débat,
17:04de faire ses choix,
17:04et qu'à l'issue de ses choix,
17:06on puisse soutenir un seul candidat
17:07et qu'on ne soit pas dans une fracture
17:10à laquelle on assiste
17:11où certaines personnes
17:13se permettent d'abîmer
17:14le président de notre formation politique
17:16parce qu'ils ont peut-être
17:17envie d'y aller aussi.
17:18Et donc, il faut se discipliner,
17:20il faut un peu d'ordre, de rigueur.
17:22Quand on demande
17:22à ce qu'on porte pour le pays
17:24de la rigueur et de l'ordre,
17:26c'est bien de se l'appliquer aussi
17:27à soi-même.
17:28Avant de parler des sénatoriales,
17:30un mot sur la crise des carburants
17:32en France.
17:33On a déjà eu deux blocages
17:34de port ces derniers jours
17:36à Nice et à Cannes,
17:37dans les Alpes-Maritimes.
17:39Il y a urgence là quand même.
17:41Le mouvement des Gilets jaunes
17:42a explosé
17:42alors que le carburant
17:44a été 40 centimes moins cher.
17:47Là, on sent que c'est difficile
17:48pour les Français.
17:49Ça vous préoccupe ?
17:50Vous le voyez, vous,
17:51au quotidien.
17:52Je me dis que c'est des charges
17:53aussi pour la collectivité
17:54puisque vous avez des véhicules,
17:56évidemment.
17:57Comment on peut sortir
17:57de l'ornière ?
17:58Est-ce qu'il faut baisser les taxes ?
18:00Est-ce qu'il faut
18:00poursuivre les aides ?
18:02Là, on est dans la vie
18:03concrète des Français.
18:05Moi, je pense qu'on est
18:06à un point de rupture.
18:07On voit que les facteurs exogènes,
18:10que ce soit le carburant
18:11ou l'électricité, d'ailleurs,
18:14handicapent notre productivité,
18:15notre compétitivité,
18:17handicapent les Français,
18:18le quotidien.
18:19Moi, en tant que maire,
18:21par exemple,
18:21on a 700 000 euros
18:22d'augmentation des coûts
18:23d'énergie sur une commune
18:25de 52 000 habitants.
18:27C'est pharaonique.
18:28C'est quelque chose
18:29de très difficile.
18:30Et donc,
18:31tous nos concitoyens
18:32sont impactés
18:32dans leur quotidien.
18:34Hier soir,
18:34j'étais en réunion
18:35avec les taxis de Grasse.
18:37On voit que ça a un impact
18:39au quotidien.
18:40Les transporteurs,
18:41tout le monde a ces impacts.
18:43Donc, je pense qu'il faut
18:45véritablement regarder
18:47froidement ce prix du carburant.
18:48Je pense qu'il faut baisser
18:49les taxes qui viennent,
18:52alors pas celles peut-être
18:53qui viennent dans l'escarcelle
18:54de l'État,
18:56s'il faut essayer
18:58de trouver les bons équilibres,
19:00mais peut-être des taxes
19:01qui vont sur de la valorisation énergétique
19:03ou des certificats
19:05de valorisation énergétique
19:06pourraient être une variable
19:08d'ajustement.
19:08En tout cas,
19:09je pense qu'on ne peut pas
19:09rester dans cette situation,
19:11qu'elle est révoltante.
19:12Et moi, je comprends
19:12toutes les personnes
19:13qui aujourd'hui en ont assez.
19:14J'en ai moi-même assez de voir
19:18qu'on essaie de tenir des budgets
19:19et qu'on a des facteurs exogènes
19:21qui viennent faire exploser
19:22nos budgets.
19:23Alors, les sénatoriales,
19:24gros morceau,
19:26on vote...
19:26Enfin, non,
19:27les grands électeurs votent dimanche,
19:29on le rappelle.
19:29Ce sont les grands électeurs
19:31qui choisissent les sénateurs.
19:33Pour autant, derrière,
19:34le Sénat a évidemment
19:36un pouvoir et mandat
19:39pour agir sur la vie des Français.
19:41On est dans une situation
19:42très particulière
19:43dans les Alpes-Maritimes,
19:44puisqu'il y a trois listes de droite,
19:46une liste UDR-RN
19:48et puis deux listes LR.
19:50UDR-RN menée par Laurent Castillo,
19:52Dominique Estrosi-Sassonne
19:54est candidate à sa réélection
19:55et puis Alexandra Fontain-Borquio,
19:58elle aussi candidate
19:59à sa réélection.
20:01Vous soutenez qui ?
20:02Parce que vous entretenez
20:03des bonnes relations
20:04avec tout le monde.
20:05Oui.
20:06Alors, moi,
20:06j'ai eu un discours
20:07dès le début très clair.
20:08Je soutiens Alexandra Borquio
20:10et Jean-Marc Delia.
20:12Pour moi,
20:13c'est un choix
20:14dès le début.
20:15Ce n'est pas un choix
20:16qui s'est fait
20:17au fil du temps.
20:18J'ai eu l'occasion
20:19de le dire
20:19à Dominique Estrosi-Sassonne,
20:21à Éric Ciotti.
20:23Ce choix,
20:24il est clair.
20:25J'ai réuni
20:26tous les grands électeurs
20:27de Grasse
20:30pour leur proposer
20:31de suivre ce choix.
20:33Je le fais parce que,
20:34voilà,
20:35je trouve qu'Alexandra Borquio
20:36a fait un travail remarquable,
20:38qu'elle a choisi
20:39en numéro 2 aussi
20:40Jean-Marc Delia,
20:42qui est le maire de Saint-Vallier,
20:43qui est le premier vice-président
20:43de l'AGLO.
20:44Et c'est important
20:45qu'à la fois,
20:46on reconnaisse le travail
20:47d'Alexandra Borquio
20:48et qu'on pense aussi
20:49dans l'équipe
20:50qui va se constituer
20:51d'avoir un représentant
20:52du pays de Grasse,
20:53d'avoir quelqu'un
20:54qui va représenter
20:55cette ouest
20:56des Alpes-Maritimes.
20:57Et donc,
20:58je pense que c'est
20:59ce choix
21:00qui est à la fois
21:01la reconnaissance
21:02du travail accompli,
21:03parce qu'on a vu
21:05les sujets,
21:06comment ils ont été
21:06plaidés, défendus
21:07et, je dirais,
21:08amenés par Alexandre Borquio
21:10qui a fait un travail remarquable.
21:12Et puis aussi,
21:13dans la composition
21:14de ces futurs parlementaires,
21:16d'avoir des représentants
21:17qui sont issus
21:18de nos territoires,
21:19d'avoir quelqu'un
21:19de talent
21:20comme Jean-Marc Delia,
21:21moi, je trouve que c'est bien.
21:22Et donc,
21:23j'ai voulu avoir
21:23un discours clair
21:24avec tout le monde.
21:25Ce n'est pas toujours
21:25le cas dans les sénatoriales.
21:26Des fois,
21:27il y a des discussions
21:28ici et là.
21:29Moi, mon discours,
21:29il est clair,
21:30il est direct
21:31et il n'y a pas
21:33d'ambiguïté dessus.
21:34Vous regrettez quand même
21:35cette rupture
21:37entre Dominique Estrosi-Sasson
21:39et Alexandra Borquio,
21:41même s'il y a des chances
21:42que les deux
21:43soient élus,
21:44mais forcément,
21:45ça crée de la dispersion
21:46des voix.
21:47Écoutez,
21:48moi,
21:48il ne m'appartient pas
21:49de commenter
21:50ces ruptures
21:51ou ces situations.
21:52Je mets toutes mes forces
21:53dans la bataille
21:53pour qu'Alexandra Borquio
21:55puisse réussir ce rendez-vous,
21:57que Jean-Marc Delia
21:57rentre au Sénat.
21:59Ça nous amènera
21:59à d'autres restructurations
22:01au niveau de la communauté
22:02d'agglomération,
22:03mais pour le moment,
22:03on est dans ce moment,
22:05je dirais,
22:06d'élection.
22:08Et en tout cas,
22:10je veux répondre clairement
22:11à la question
22:11que vous m'avez posée.
22:12Je voudrais qu'on termine
22:13avec un sujet
22:16plus positif.
22:17Alors,
22:18même si les élections,
22:19c'est toujours positif,
22:19parce que c'est la démocratie,
22:21mais c'est la culture à grâce
22:23et notamment
22:24les savoir-faire d'exception
22:26autour du parfum
22:29protégé à l'UNESCO.
22:31C'est une filière
22:32qui vous tient à cœur,
22:33évidemment,
22:33qui tient à cœur
22:34à tous les Varrois.
22:35Quelles sont maintenant
22:36les prochaines étapes
22:37pour poursuivre
22:39la dynamisation,
22:40la mise en valeur
22:41de ces savoir-faire
22:43qui,
22:43on sort de l'été,
22:44attire aussi
22:45beaucoup de touristes
22:46chez nous.
22:47C'est quand même
22:48assez exceptionnel
22:49sur un territoire
22:50comme les Alpes-Maritimes
22:51d'avoir un savoir-faire
22:52si prestigieux,
22:53parce qu'on rappelle
22:54que toutes les grandes maisons
22:54sont à grâce.
22:56Écoutez,
22:56d'abord,
22:56je pense que c'est
22:57un travail
22:58qu'on a mené
22:59de longue date.
23:01Jean-Pierre Leleu
23:02a travaillé
23:03à ce que nous puissions
23:05protéger
23:05ces savoir-faire
23:06au patrimoine
23:07immatériel
23:08de l'humanité.
23:09À l'UNESCO,
23:10moi,
23:11j'ai beaucoup travaillé
23:12pour faire
23:13un marketing territorial
23:14et pour ramener
23:15beaucoup de grandes maisons
23:17qui étaient parties
23:18du territoire
23:19et les ramener
23:20à venir
23:21sur l'écosystème
23:23du territoire.
23:24Et donc,
23:24ce travail,
23:25je le mène
23:25avec beaucoup,
23:26je dirais,
23:27d'engagement.
23:29J'ai rencontré
23:30plus de 300 partenaires
23:31d'entreprises
23:32pour les convaincre
23:34de venir ici
23:34et on est dans un moment
23:35où ça fonctionne.
23:37Vous savez,
23:37au niveau national,
23:38beaucoup parlent
23:39de réindustrialiser la France.
23:40On l'entend souvent.
23:41Nous,
23:41on le fait pour de vrai.
23:43Beaucoup parlent
23:44de faire revenir
23:45des entreprises
23:46qui avaient quitté
23:47le territoire national.
23:48Nous,
23:49on le fait pour de vrai.
23:50Voilà,
23:50Jivaudan,
23:50Simrise.
23:51Et puis,
23:52on a des maisons historiques
23:53comme Roberté
23:53qui portent aussi
23:55un patrimoine local.
23:56Donc,
23:56les prochaines étapes,
23:58c'est de continuer
23:58à permettre
23:59à ces industries
24:00de se repositionner
24:01à Grasse.
24:02C'est le document
24:03d'urbanisme à venir,
24:04le PLU.
24:05C'est avoir un maire
24:07qui est à l'écoute
24:08des industriels
24:09pour pouvoir régler
24:10un certain nombre
24:11de sujets réglementaires
24:12dont ils ont besoin.
24:14C'est aussi travailler
24:15sur le storytelling
24:16du territoire
24:17pour que quelqu'un
24:19qui vient,
24:19je pense à Dior,
24:20à Chanel,
24:21à Lancôme
24:22qui va annoncer
24:24son arrivée à Grasse
24:25au Péloubet.
24:26Toutes ces grandes maisons
24:27qui viennent à Grasse,
24:28qui choisissent Grasse,
24:29ça leur permet aussi
24:30d'avoir cet héritage
24:32et d'aller pénétrer
24:33des marchés mondiaux.
24:34Ça renforce Grasse
24:35et le Pays de Grasse.
24:36Ça renforce
24:36la présence
24:37des entreprises
24:38qui sont ici localement.
24:39Et pour moi,
24:40c'est mon devoir
24:41d'être, je dirais,
24:42ce trait d'union
24:43pour favoriser
24:44cette démarche
24:45qui vient sur le territoire
24:46du Pays de Grasse.
24:47Merci beaucoup,
24:48Jérôme Museau,
24:48d'avoir accepté
24:49l'invitation
24:50de Nice Matin
24:51pour cette interview
24:53à la Une.
24:54À revoir évidemment
24:55sur toutes les plateformes
24:56numériques du groupe.
24:58Merci à Philippe Bertigny
24:59et Sophie Doncé
25:00en régie
25:01et à Audrey Minili
25:02pour la préparation
25:03de cet entretien.
25:05On se retrouve évidemment
25:05la semaine prochaine
25:06pour un nouveau numéro
25:07de l'interview à la Une.
25:08de l'invitation.
25:15Sous-titrage Société Radio-Canada
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