Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 15 heures
David Lisnard, maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie est l'invité de L'Interview à la une

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:12Bonjour et bienvenue dans l'interview à la une, l'émission vidéo du groupe Nice Matin.
00:16Notre invité aujourd'hui est David Lysnard, président de l'Association des maires de France depuis 5 ans,
00:21maire de Cannes réélu pour un troisième mandat en mars dernier avec plus de 81% des voix,
00:26président de la communauté d'agglomération Cannes-Pays de l'Erinse,
00:29vice-président du conseil départemental des Alpes-Maritimes en charge du tourisme,
00:34président du parti politique qu'il a fondé, Nouvelle Énergie,
00:37et candidat à l'élection présidentielle qui aura lieu dans 6 mois.
00:40Merci David Lysnard d'avoir accepté notre invitation.
00:42Bonjour, merci à vous.
00:44Vos supporters regrettaient depuis plusieurs semaines que votre nom ne soit pas testé dans de nombreux sondages.
00:50Il a été testé et dans le sondage IFOP-LCI qui a été rendu public hier soir,
00:54pour la première fois vous passez devant Bruno Retailleau et M. Attal aussi,
00:58avec 6% d'intention de vote.
01:01Qu'est-ce que cela révèle-t-il de la dynamique que vous constatez depuis quelques semaines ?
01:05Alors moi, je ne commande jamais les sondages, y compris quand ils sont très bons,
01:09parce qu'il faut rester concentré.
01:11Je suis concentré, je fais beaucoup de terrain, énormément de terrain,
01:14et je vais continuer à accélérer,
01:17essayer justement de faire entendre la voix du terrain,
01:19de faire gagner la voix du terrain,
01:20parce que je crois que c'est profondément ce qui peut sauver notre pays.
01:24Je vois le contraste entre toute l'ingéniosité,
01:27on le voit très bien sur ce salon des mères d'ailleurs,
01:29l'ingéniosité qu'il y a, les entreprises qui prennent des risques,
01:32les élus locaux qui sont pour l'immense majorité super impliqués,
01:36il y a une force civique,
01:36et parallèlement, le pays qui s'effondre,
01:39le pays qui dépense le plus d'argent au monde,
01:41et qui a une éducation qui est devenue la cancre de l'Europe à tous les classements.
01:45L'insécurité qui n'est pas une vue de l'esprit,
01:47ou un effet médiatique,
01:50un déclassement économique.
01:52On vient de passer en revenu par habitant moyen,
01:54en dessous de la moyenne européenne.
01:56Ce n'était jamais arrivé dans notre histoire contemporaine.
01:59Donc, il faut faire gagner aujourd'hui le bon sens et le terrain.
02:02Donc, vous ne vous commentez pas les sondages,
02:05ça change néanmoins le regard que les gens portent sur vous,
02:08que les journalistes portent sur vous aussi,
02:09que les électeurs portent aussi sur vous.
02:11Tout à coup, vous entrez dans le jeu des personnes
02:14qui peuvent émerger au moment de la campagne,
02:16ou une dynamique se crée.
02:17Vous constatez depuis hier que le regard sur votre campagne change ?
02:22Oui, si vous voulez, depuis cet été,
02:24j'ai senti, et c'est devenu d'ailleurs une tendance sur les réseaux,
02:28qu'il se passe quelque chose.
02:31Et puis, hier, c'est le bocal qui s'agite.
02:33Voilà, mais moi, je préfère la Méditerranée
02:37ou l'océan au bocal, vous comprenez ?
02:39Alors, sur les réseaux sociaux, il se passe quelque chose.
02:41Ça, effectivement, c'est devenu un hashtag.
02:44Et sur le terrain aussi.
02:44Et sur le terrain aussi, les adhérents de votre parti politique,
02:48leur nombre a fortement augmenté.
02:49Ils sont 58 000 aujourd'hui, c'est ça ?
02:51Ce qui en fait le quatrième parti politique
02:54qui a le plus d'adhérents en France, ce qui n'est pas rien.
02:58Et comment expliquez-vous aussi
02:59qu'il y a des gens qui soient prêts à payer ?
03:01Puisque vous précisez bien, ce sont des adhérents payants.
03:04Payants, c'est obligatoire.
03:05Et qu'est-ce qui fait la différence entre un adhérent payant,
03:07quelqu'un qui est prêt à adhérer à un parti politique
03:09et quelqu'un qui clique pour dire « je suis sympathisant » ?
03:11Mais ce qui fait que je suis très réaliste.
03:14Je sais d'où je pars.
03:15Je pars de la base, de très bas.
03:17Et d'ailleurs, c'est à la fois une famille,
03:19mais c'est aussi une force à mon avis.
03:21Mais en revanche, je sais que j'ai beaucoup d'engagement.
03:23Je m'engage beaucoup, mais j'ai beaucoup d'engagement autour de moi.
03:26Et la dynamique qu'il y a sur les adhésions dans le parti politique
03:29et sur les dons aussi qu'on reçoit,
03:31elle est très importante parce que d'abord,
03:32elle me donne des moyens qui me permettent d'aller sur le terrain,
03:36d'organiser des réunions publiques,
03:37de recruter des collaborateurs pour le parti politique,
03:39puisqu'on ne mélange jamais les deux,
03:42d'avoir des locaux, de travailler le projet.
03:46Enfin, c'est ça qui est essentiel.
03:48Et dans certains pays, d'ailleurs, c'est ce qu'on regarde en premier,
03:50avant les sondages, c'est de voir le degré, l'intensité de l'engagement.
03:54Et en fait, qu'est-ce que ça traduit tout ça ?
03:56Ça traduit tout simplement qu'il y a en France
03:59beaucoup de personnes qui sont hors des écrans radars,
04:01de la politique et des médias.
04:03Moi, je l'ai vécu quand j'étais commerçant.
04:04C'est un ressort intime que j'ai en moi,
04:07dont on ne parle jamais,
04:09qui sont parfois exaspérés,
04:11qui seraient tentés de renoncer, mais qui ne renoncent pas.
04:14Qui, elles, de toute façon, ne peuvent pas partir à l'étranger.
04:16Quand on dit qu'ils vont partir à l'étranger,
04:17mais il y en a plein qui ne peuvent pas partir à l'étranger,
04:19si ça va très mal.
04:21Et qui refusent le fatalisme.
04:23Moi, mon seul ennemi, c'est le fatalisme.
04:25J'ai le conformisme des technocrates
04:26et le fatalisme, parfois, dans l'opinion.
04:30Donc, ce qu'il faut, et c'est ce que ça traduit,
04:32nous sommes le mouvement de ceux qui veulent s'en sortir.
04:36Et j'essaie de fédérer les personnes qui veulent s'en sortir,
04:39quel que soit leur milieu, leur origine, leur univers.
04:41Et parallèlement, non seulement on veut s'en sortir,
04:43mais on veut surtout que la France s'en sorte.
04:45Et on a tous les ressorts pour que la France redevienne
04:47un pays prospère par la liberté,
04:49sûr par l'autorité,
04:51unie par l'éducation, l'instruction, la culture,
04:53la science, l'ambition collective.
04:55Voilà ce que ça traduit.
04:56Vous parliez de vos adhérents qui sont très impliqués.
04:58Ils le sont aussi sur les réseaux sociaux.
05:00Et il se passe quelque chose.
05:01Ce sont aussi les adhérents qui ont fait vivre
05:03des réseaux sociaux.
05:04C'est une campagne qui est très structurée en communication.
05:08Je vais tout vous dire.
05:10J'avais préparé depuis le printemps
05:12une vague de vidéos
05:15en discutant avec des jeunes,
05:16des gens qui comprennent l'algorithmie, etc.
05:17Moi, je porte toujours le même message.
05:19Ceux qui me connaissent,
05:20j'ai toujours porté le même message.
05:21Je ne porte pas ce message parce que je suis candidat.
05:23Je suis candidat parce que ce message,
05:25je ne l'entendais pas.
05:26C'est toute la différence.
05:28Et donc, j'ai préparé,
05:29j'ai activé à partir du mois d'août.
05:31Je diffuse moi-même sur mes propres comptes.
05:33C'est pour ça que je ne peux pas avoir
05:33les messages individuels, tout ça.
05:36Donc, mes vidéos,
05:36je réagis sur l'actualité
05:38où je décline mon projet.
05:40Parfois, je fais un peu du second degré.
05:42Plus ou moins bon goût,
05:43ce n'est pas grave.
05:44C'est moi.
05:44Et ça, je l'avais prévu.
05:46Et j'espérais que ça marcherait.
05:47Et ça marche, au-delà de nos espérances.
05:48On a fait des millions de vues.
05:50On touche tous les milieux.
05:51Il y a un énorme mouvement de la jeunesse actuellement.
05:55On l'a vu récemment
05:56lorsqu'on a réuni des jeunes.
05:57On avait pris un local trop petit
05:59alors qu'on pensait qu'ils seraient trop grands.
06:00Donc, ça, c'est voulu.
06:01Ça, c'est de la stratégie.
06:02J'y mets des moyens.
06:03Je fais mes vidéos.
06:04J'ai un prestataire qui les monte.
06:05On m'explique des techniques, etc.
06:07Tout ça, c'est prévu.
06:08En revanche,
06:09tout ce que l'on voit autour,
06:10tout ça, c'est totalement spontané.
06:14Ce qui peut, d'ailleurs, parfois,
06:15me jouer des tours.
06:16Il paraît que c'est positif
06:17parce qu'on en parle.
06:18Mais quand je vois des vidéos
06:19de moi qui sont très sympas,
06:20où je casse la gueule à des gens, etc.
06:22Je n'y suis pour rien.
06:23Ce n'est pas moi qui ai voulu ça.
06:27Mais bon, ça fait partie du truc.
06:28C'est que ce sont des personnes
06:29très bien intentionnées
06:31qui créent de la notoriété
06:33et qui, avec l'IA aujourd'hui,
06:34font des trucs.
06:39Mais tous ceux qui sont
06:41dans une telle démarche,
06:43à moins d'être complètement fous
06:45et stupides,
06:46ne peuvent être que parfois
06:47un peu surpris et circonspects
06:52à l'égard d'être...
06:53On est spectateur de soi-même.
06:57Donc, c'est pour ça que moi,
06:58je me reconcentre.
06:59Je bosse, je fais du terrain.
07:01Je suis présent dans ma mairie aussi.
07:02Très présent.
07:04Ce matin, je suis allé faire
07:05une tournée d'entretien.
07:06C'est ça qui me plaît.
07:07On en parlera aussi après.
07:08Au départ, quand vous êtes porté candidat,
07:10vous expliquez que vous vouliez
07:11aussi provoquer un électrochoc
07:12et obliger les autres candidats de droite
07:13à organiser une primaire.
07:15Vous continuez à défendre
07:16le principe d'une primaire.
07:17Est-ce qu'il n'est pas trop tard
07:18pour éviter un second tour
07:19Mélenchon-Le Pen ?
07:21Est-ce qu'il n'est pas trop tard
07:22en octobre pour organiser une primaire ?
07:24Vous me rendrez grâce.
07:25J'espère que ce qui se passe,
07:27je l'avais annoncé.
07:28C'est-à-dire qu'il n'y aurait pas
07:29un leader maximo naturel.
07:31Et que ce ne sont surtout pas
07:33ceux qui nous ont amenés dans le mur
07:34qui seraient ces leaders.
07:35Je pense à Edouard Philippe,
07:37notamment.
07:38Donc, j'avais dit
07:39la meilleure façon d'éviter la division
07:42qui peut faire perdre,
07:43puisqu'il n'y a que les deux premiers
07:44qui peuvent aller au second tour
07:45de la présidentielle,
07:46est d'éviter la compromission des projets.
07:48C'est-à-dire le machin,
07:49l'arrangement de notables,
07:50de technocrates,
07:51enfin, tout ce que je ne supporte plus,
07:54c'est une compétition.
07:56C'est-à-dire une espèce de qualif,
07:57de qualification,
07:58avant le match qui est le premier tour
08:00ou un quart de finale avant la demi-finale
08:01qui est le premier tour de la présidentielle.
08:03C'est encore organisable.
08:05Ça pourrait très bien avoir lieu
08:05en décembre ou en janvier.
08:06Ce ne serait pas du temps perdu
08:08parce que ce serait un acte de campagne.
08:10Et la gauche a réussi à le faire.
08:11Bravo.
08:12Moi, j'ai félicité la gauche.
08:13Je pense qu'on n'est pas plus idiots à droite.
08:15Mais il faut poser cette question
08:16à ceux qui refusent.
08:17Que proposent-ils ?
08:18Que proposent-ils ?
08:19Je ne veux pas renoncer à mon projet.
08:20Vous parlez avec ceux qui refusent,
08:21avec Philippe, avec Rotaillot, avec Knafou ?
08:24Je parle avec Rotaillot régulièrement.
08:27C'est quelqu'un avec qui j'ai une très bonne relation.
08:29Knafou, elle ne refuse pas,
08:30mais elle n'est pas candidate de toute façon
08:32à la présidentielle.
08:33Édouard Philippe nous a envoyé une lettre.
08:34Je lui ai répondu.
08:36Mais il faut poser la question à ces gens-là.
08:39Parce que dire,
08:40mais parce que les gars ont fait l'ENA,
08:42donc ils sont un peu plus de notoriété,
08:43on va les soutenir.
08:44Alors que je ne crois absolument pas
08:45à leur capacité d'endresser le pays.
08:46Même s'ils reprennent mes idées.
08:48La retraite par capitalisation,
08:49ils dénoncent les...
08:51Ça me fait rire,
08:51parce que quand je parlais de ça il y a deux ans,
08:52ils disaient que ce n'était pas du tout
08:54ce qu'il fallait faire.
08:54Ils le reprennent tous, tant mieux.
08:56Mais ils ne le feront pas.
08:57Et on le sait, nous, Français.
08:58On le ressent bien.
08:59Voilà, on ne les croit pas.
09:00Et donc,
09:02tous ceux qui ont participé
09:05au gouvernement d'Emmanuel Macron,
09:07ne redresseront pas le pays.
09:09Il faut savoir prendre le pouvoir,
09:10mais il fallait savoir le refuser aussi.
09:12Ça ne pouvait pas marcher.
09:13Voilà, donc,
09:14je veux porter mon projet.
09:16J'accepterai de perdre dans une primaire.
09:17Dans ce cas-là,
09:18je n'irai pas embêter
09:20celle ou celui qui aura gagné.
09:22Vraiment.
09:22Et sinon, vous y en règle.
09:24Mais je vais au bout,
09:24parce que ce projet,
09:25il va faire gagner le pays.
09:26Donc, je ne vais pas renoncer
09:27à ce que je crois bon.
09:28Je me sens aligné,
09:29vous comprenez,
09:29avec mes convictions,
09:30ce que je fais
09:31et ce que je suis.
09:32Et je pense que c'est ma force.
09:33On parlait des réseaux sociaux tout à l'heure.
09:35Il y a une séquence
09:36qui a aussi beaucoup tourné
09:36sur les réseaux sociaux cette semaine.
09:38C'est un peu Ligne de Malherbe
09:39sur BFM TV qui vous fait la leçon
09:40parce que vous étiez arrivé
09:41deux minutes en retard en plateau
09:42pour une émission en direct.
09:44Vous êtes aussi maire,
09:45vous êtes aussi vice-président
09:46du département,
09:46vous êtes président de parti politique
09:48et candidat à une élection présidentienne.
09:51Comment on gère un agenda
09:52quand on a autant de responsabilités,
09:54notamment celle de maire ?
09:55J'étais sur le plateau
09:56à 8h30.
09:57Il faut qu'elle se coordonne
09:58avec son équipe,
09:58que les choses soient claires.
10:00Je n'ai pas bien répondu.
10:02Et j'étais en ligne
10:02avec la police municipale
10:04pour suivre l'entrée dans les lycées.
10:06Vous auriez dû répondre quoi ?
10:08Vous n'étiez pas bien répondu ?
10:08Non, mais parce que
10:09je n'aurais même pas dû accepter
10:10qu'on me fasse ce reproche
10:11alors que j'y étais.
10:12Alors que vous étiez là ?
10:13Que j'étais là.
10:13C'est aussi simple que ça.
10:14Donc vous, vous n'étiez pas en retard.
10:15C'est l'équipe qui s'en va sur le plateau.
10:17Vraiment, on s'en fout.
10:18Ce n'est pas grave.
10:19Ce que je veux dire,
10:19c'est que je comprends
10:21que le système très formaté,
10:23très conformiste,
10:25soit surpris qu'il y ait des gens
10:25qui bossent.
10:26Voilà, je le comprends.
10:28Mais oui, peut-être que
10:29certains sont habitués
10:29à ce que les invités arrivent
10:30avec des escortes.
10:32Peut-être que
10:32moi, j'arrive tout seul sur le plateau.
10:34Vous voyez que ça peut jouer des tours,
10:36peut-être.
10:37Mais c'est ainsi.
10:38Je pense que ma force,
10:39c'est justement
10:40ce qu'on m'a dit
10:42être des faiblesses,
10:43c'est-à-dire de ne pas être
10:44dans le système parisianiste,
10:46de ne pas avoir fait l'ENA,
10:47de ne pas avoir été ministre.
10:49Non, non.
10:50Mais en revanche,
10:50j'étais commerçant.
10:51Je sais ce que c'est
10:52que faire une caisse le soir
10:53et d'aller voir un banquier le lendemain,
10:54y compris quand il n'y a eu personne
10:55la veille au magasin.
10:56Je gère une mairie formidable
10:57avec des équipes formidables.
10:59J'ai des habitants à Cannes
11:00que quel que soit le quartier,
11:01quelle que soit leur origine,
11:03il y a un truc,
11:03il y a quelque chose de positif
11:04dans notre ville
11:05alors que beaucoup de personnes
11:06galèrent quand même.
11:07Je trouve qu'il me semble
11:08qu'on a réussi à faire quelque chose.
11:10Et c'est comme ça.
11:11Et je continuerai à suivre en direct
11:14la rentrée dans les lycées
11:15pour voir si la police
11:15fait bien le job,
11:16ce qui était le cas,
11:17pour être sûr que les gamins
11:18sont sécurisés,
11:19l'immense majorité
11:19de ceux qui veulent suivre leur cours.
11:21Et tant pis si je ne suis pas
11:22à 28 et non pas à 30
11:24pour la prise de vue
11:25où on ne dit rien
11:25mais on regarde la caméra
11:27parce que tant pis.
11:29Qu'importe.
11:29Je ne vais pas changer ça.
11:31Pour repréciser ma question,
11:33quand vous êtes toujours maire de Cannes,
11:34vous êtes toujours sur le terrain.
11:35Oui, bien sûr.
11:37Oui, mais parce que c'est ce qui m'alimente.
11:39La nuit, je suis aussi.
11:39C'est ce qui m'alimente.
11:40C'est ce qui m'alimente.
11:41Certains sont sénateurs sans candidat.
11:43Certains sont députés européens
11:44sans candidat.
11:45D'autres, je ne sais pas ce qu'ils font,
11:47mais ils imaginent que ça leur est dû
11:47parce qu'ils ont passé un concours
11:48il y a 40 ans.
11:50Je suis comme ça.
11:52Et j'ai toujours fait comme ça
11:53le sport, du sport,
11:55monter des choses.
11:59Mais ce n'est pas important.
11:59Ce qui compte,
12:00c'est ce qu'on peut faire
12:00pour les Français et pour les gens.
12:03Emmanuel Macron n'avait jamais été maire.
12:05François Hollande non plus.
12:06Edouard Philippe est maire du Havre.
12:08Vous êtes maire de Cannes.
12:09Est-ce qu'on est un candidat différent
12:10quand on est maire ?
12:11Est-ce qu'on exerce la fonction
12:12de président de la République
12:14différemment quand on a été maire ?
12:15Le mandat de maire,
12:17c'est un mandat de praticien.
12:18Et surtout quand on est devenu maire
12:20non-pape en cours de mandat,
12:21mais parce que quand on est allé
12:22chercher ce résultat
12:23dans une compétition difficile,
12:25ceux qui se souviennent
12:25de l'élection de 2014
12:26le savent.
12:28Je vis dans ma ville, moi.
12:30J'ai la Cannes.
12:32Et c'est quand j'amène
12:34mon dernier,
12:35quand j'amène Roméo au lycée.
12:37C'est un acte...
12:39Je ne sais pas comment vous dire,
12:40mais j'aime ce mandat
12:42par-dessus tout.
12:43C'est le plus beau des mandats.
12:46C'est une vocation profonde
12:48chez moi.
12:48J'ai toujours voulu être maire de Cannes
12:51parce que c'est un mandat
12:51de praticien.
12:52Ça ressemble beaucoup
12:53à ce qu'on vit en entreprise.
12:54On a des contraintes,
12:55on a des ressources,
12:56on a des équipes.
12:56Il faut essayer de mettre
12:57les bonnes personnes
12:58à la bonne place.
12:59Et je pense que ce qui est sûr,
13:00c'est que je ne sais pas
13:01si un bon maire fait forcément
13:02un bon président de la République.
13:04En tout cas,
13:05ce n'est pas antinomique,
13:06ce n'est pas contradictoire.
13:07Mais ce qui est sûr,
13:08c'est que je souhaite
13:09toute ma vie
13:10que Cannes ne soit jamais gérée
13:11comme l'État est gérée
13:12depuis 20 ans.
13:12Et que ceux qui ont géré
13:14la France depuis
13:15ces dix dernières années
13:17et qui ont planté la France,
13:18c'est eux qui font monter
13:19les extrêmes.
13:21Les extrêmes sont un symptôme.
13:22Peuvent être une cause
13:23si elles sont au pouvoir,
13:24mais sont un symptôme
13:24de ce que font ces gouvernants
13:28ultra-conformistes.
13:29Bref,
13:31ce qui est sûr,
13:32c'est que je souhaite
13:33que Cannes ne soit jamais
13:35gérée comme l'État
13:36est gérée aujourd'hui.
13:36Donc, on va essayer
13:37de faire en sorte
13:37que Cannes soit toujours
13:38très bien gérée.
13:39Je ne l'ai pas précisé
13:40en début d'émission,
13:41mais on est aujourd'hui
13:42ici au Congrès des maires
13:42des Alpes-Maritimes
13:43à Mandelieu.
13:44On était la semaine dernière
13:45à Draguignan
13:45pour le Congrès des maires
13:46du Var avec Frédéric Masquelier,
13:48maire de Saint-Raphaël.
13:49Dans les attentes fortes
13:50qui sont exprimées,
13:52notamment au moment
13:52de la construction
13:53du budget 2027,
13:55c'est celle des dotations
13:58d'État aux collectivités,
13:59notamment avec le coup de rabot
14:00sur le FCTVA.
14:02En tant que président
14:02de l'Association des maires
14:03de France,
14:04de quelle manière
14:04vous intervenez
14:05auprès des parlementaires
14:06et du gouvernement
14:07et quels sont les messages
14:08que vous souhaitez faire passer
14:09au moment de l'excussion
14:10sur ce budget ?
14:11D'abord, il y a un premier message
14:12à faire passer
14:14à celles et ceux
14:15qui nous écoutent
14:15et nous lisent,
14:16c'est que ce ne sont pas
14:17des coups de rabot,
14:19ce ne sont pas des coupes
14:20comme je l'ai lu dans la presse,
14:22ce sont des prélèvements.
14:23Mais c'est très important
14:24parce que oui,
14:25il faut baisser
14:26la dépense publique en France.
14:28Ça devient urgentissime
14:30et c'est ce qui va permettre
14:31de retrouver du service public
14:32parce que ça va nous permettre
14:33de lutter contre les effets
14:34de bureaucratie
14:35qui coûtent cher
14:36et qui paralysent le terrain.
14:37On n'a jamais autant dépensé
14:39d'argent public
14:39qu'aujourd'hui.
14:4057% de la dépense publique,
14:43c'est 57% de la richesse produite,
14:44c'est le record du monde
14:45et pourtant,
14:46on manque de policiers la nuit
14:47en zone police,
14:49on manque d'effectifs
14:51aux urgences
14:51à certaines heures,
14:53on a une école
14:53qui s'est effondrée,
14:54etc.
14:55Donc, il faut bien comprendre
14:55que s'il suffisait
14:57de dépenser de l'argent public
14:57pour avoir un bon service,
14:59on serait les rois du monde
15:00et les rois du pétrole,
15:00j'allais dire.
15:01Or, à partir d'un certain seuil
15:03de dépense,
15:04cette dépense est une dépense
15:05qui crée de l'inertie,
15:06qui crée de la bureaucratie.
15:07Donc, si on veut plus
15:08d'infirmiers et d'infirmières
15:10bien payés,
15:11des profs face aux élèves
15:12et bien payés,
15:13des policiers la nuit
15:14et respectés, etc.
15:15et bien payés,
15:16plus de magistrats,
15:17on a besoin de magistrats,
15:18il faut qu'il y ait moins
15:19de bureaucrates
15:20et pour qu'il y ait moins
15:20de bureaucrates,
15:21il faut qu'il y ait moins
15:21de bureaucratie,
15:22donc il faut déréguler.
15:23Et la baisse de la dépense,
15:24elle doit se faire d'abord
15:25sur tout l'excès
15:26de régulation et de bureaucratie.
15:27C'est vraiment très important.
15:29Pour revenir à votre question,
15:30le FCTVA,
15:31ce n'est pas une subvention
15:32ou une dotation de l'État.
15:34La DGF,
15:35ce n'est pas une subvention
15:36de l'État,
15:36dotation globale de fonctionnement.
15:37C'est un argent
15:37qui appartient en collectivité,
15:39qui passe par Marcy,
15:39qui revient en collectivité.
15:40Et depuis quelques années,
15:42l'État pioche dedans.
15:43C'est très important
15:44de le comprendre.
15:45Parce que malgré les mairies
15:46qui peuvent être mal gérées,
15:47on a certains exemples en France,
15:49malgré le millefeuille
15:50qu'on nous impose,
15:51les stratantraux, etc.
15:53Le total des dépenses
15:55de toutes les collectivités françaises,
15:57ça représente 11%
15:58de la richesse nationale.
16:00La moyenne européenne,
16:00c'est 18%.
16:01Donc le problème
16:02des comptes publics,
16:02il n'est pas là.
16:03Il est dans les comptes sociaux
16:04et dans les comptes de l'État.
16:05Et le problème,
16:06c'est que chaque année,
16:08l'État qui est en apnée budgétaire,
16:10et c'est ce que je vais dire
16:12aux parlementaires,
16:12et ce qu'on a commencé
16:13à dire aussi aux ministres,
16:14pour présenter une feuille de route
16:16qui ne ressemble pas à grand-chose
16:17d'ailleurs,
16:18mais à Bruxelles,
16:20gonfle ses recettes,
16:21en allant piocher
16:22dans les entreprises,
16:23chez les ménages
16:24et dans les collectivités.
16:26Et notamment avec ce travers français
16:27qui consiste à aller pénaliser
16:29ceux qui font des efforts.
16:31Et donc,
16:32c'est une feuille comptable,
16:33mais en réalité,
16:34c'est des transferts,
16:35puisque ça,
16:36on dépeuple les collectivités
16:37pour l'État,
16:38donc pour les comptes publics,
16:39c'est même pas terrible,
16:40mais surtout,
16:40on tue la capacité
16:42d'autofinancement.
16:43Alors,
16:44c'est pas technique,
16:45c'est-à-dire que c'est un effet récessif.
16:47Trop d'impôts tue l'impôt.
16:48C'est vrai pour les entreprises
16:49et c'est vrai sur les collectivités.
16:50Et moi,
16:51je n'accepte plus
16:53que depuis 12 ans à Cannes,
16:54dans une ville qui est compliquée,
16:55vous la connaissez,
16:56vous êtes ici,
16:56vous savez qu'on a un taux de pauvreté
16:57et de vie historique
16:58parce qu'on est une ville
16:58d'immigration pauvre,
17:00parce qu'on est une ville
17:01qui n'est pas carencée
17:02en logements sociaux,
17:02on est la ville
17:03qui a le plus de logements sociaux
17:03de toutes les Alpes-Maritimes.
17:05C'est quand même
17:06une réalité factuelle.
17:08Donc c'est une ville
17:08d'une grande mixité sociale,
17:10une ville très compliquée
17:11que j'adore ma ville.
17:12Depuis 12 ans,
17:13on a fait des efforts énormes
17:15avec les agents municipaux.
17:16Il y a 20% d'agents en moins.
17:18Mieux payés,
17:19mais 20% en moins.
17:20On a baissé la dette.
17:22On va être à 84 millions d'euros
17:23de baisse de la dette
17:24de la commune
17:25alors que l'État
17:26nous pille.
17:28On a baissé la fiscalité
17:30l'année dernière.
17:31On a augmenté l'investissement.
17:33Et je trouve scandaleux
17:34que parce que l'État
17:35ne sait pas se réformer,
17:36parce qu'il ne sait pas s'organiser,
17:38parce que c'est
17:40une désorganisation totale,
17:41un éclatement complet.
17:43Il y a des dériplons,
17:45des doublons,
17:4514 agences
17:46que sur le secteur de la santé,
17:48sur le secteur de l'environnement,
17:4911 agences
17:50aux services de l'État
17:51qui se contredisent
17:52tous les uns les autres,
17:53que l'on paye.
17:54Je trouve honteux
17:55parce que cet État
17:56est incapable de se réformer,
17:57qu'on vienne moins me pénaliser
17:59alors qu'on fait des énormes efforts.
18:00Il y en a marre,
18:01il y en a assez
18:02de pénaliser
18:03ceux qui bossent,
18:05ceux qui font des efforts
18:06pour alimenter un système
18:07qui, lui,
18:08ne fonctionne plus.
18:09Et ça,
18:09vous l'avez entendu,
18:11c'est dans toute la France.
18:13Ça ne passe plus.
18:14C'est plus acceptable.
18:16Et si ça redressait,
18:17si leur machin,
18:17ce que vous appelez
18:18des ponctions,
18:18des coupes, etc.
18:22Si ça fonctionnait,
18:23si au moins on redressait
18:23les comptes publics,
18:24on se dirait,
18:25bon, c'est injuste et tout,
18:26mais au moins ça sert à quelque chose.
18:27Mais l'année prochaine,
18:28il y aura encore plus de déficit
18:29si on ne change pas les choses
18:30au mois de mai.
18:31Parce que les mêmes causes
18:33produisent les mêmes effets.
18:34Et l'augmentation des mêmes causes
18:36augmente les mêmes effets négatifs.
18:39Aujourd'hui,
18:39on pénalise ceux qui investissent,
18:41on pénalise ceux qui bossent,
18:43on pénalise ceux qui prennent des risques,
18:44on pénalise ceux qui ont des résultats
18:46pour alimenter ceux qui n'en ont pas
18:48des résultats.
18:49C'est-à-dire,
18:49ceux qui,
18:50au sommet de l'État,
18:51aujourd'hui,
18:51nous plantent.
18:52Et ça,
18:52c'est plus possible.
18:53Et qui continuent à nous faire la leçon
18:54en disant qu'ils sont le camp de la sagesse.
18:56Ils disent aussi qu'une grande partie
18:58de la hausse des dépenses de fonctionnement,
18:59c'est les fonctionnaires territoriaux
19:01et que c'est les collectivités territoriales
19:02qui ne savent pas tenir leur budget.
19:05On a démontré que c'était faux.
19:07Il y a des collectivités
19:08qui ne savent pas tenir leur budget.
19:10OK.
19:11Il faut changer ceux qui dirigent
19:13ces collectivités.
19:13C'est pourquoi la suppression
19:15de la taxe d'habitation,
19:16par exemple,
19:16c'est une erreur colossale.
19:17Pour qu'on ait de la performance,
19:20il faut que l'habitant soit associé
19:21à la dépense par l'impôt.
19:23Là, il y a eu une augmentation
19:24des impôts en France.
19:25Les prélèvements obligatoires,
19:27impôts et charges ont augmenté.
19:28Mais on a supprimé ce qui est perceptible,
19:30notamment la taxe d'habitation.
19:32Donc, c'est absurde.
19:33Et je répète ce chiffre.
19:35Le total des dépenses
19:37de toutes les collectivités
19:38représente 11% de la richesse produite.
19:40La moyenne européenne, c'est 17%.
19:42La dette.
19:44La dette publique explose.
19:46La dette des régions,
19:48des départements,
19:48y compris ceux qui sont mal gérés,
19:50des communes,
19:50y compris ceux qui sont mal gérés,
19:51des intercommunalités,
19:52tout le millefeuille
19:53qu'on nous impose
19:55représente aujourd'hui
19:568% de la richesse nationale.
19:59Vous entendez ce chiffre ?
20:00C'est exactement le même pourcentage
20:02qu'il y a 30 ans.
20:03Et en plus,
20:04c'est une dette d'investissement.
20:05Ce qui a explosé.
20:07Et c'est facile à vérifier.
20:08On peut même vérifier
20:09avec l'IA maintenant.
20:09C'est instantané.
20:10Ce qui a explosé,
20:12c'est la dette
20:14des comptes sociaux,
20:15puisque le système social
20:16est fou,
20:17et la dette de l'État.
20:18Donc, voilà la réalité.
20:20Donc, on peut faire
20:20du détournement d'opinion
20:21tant qu'on veut.
20:23On nous a mis
20:23sous perfusion de l'État,
20:24on nous a mis
20:25sous perfusion du malade,
20:26et en plus,
20:27on pille le gars
20:28qui est sous perfusion.
20:29Tout ça,
20:29c'est plus possible.
20:32Aujourd'hui,
20:34ce système
20:35explose,
20:35ne fonctionne pas.
20:36On le voit bien.
20:37Quand le FMI
20:38interviendra-t-il,
20:39interviendra-t-il ou pas ?
20:40L'État emprunte
20:42à presque 5%.
20:43C'est beaucoup plus
20:44que la croissance.
20:45Donc, même s'il
20:48ne créait pas de déficit,
20:49l'État appauvrirait la société.
20:51Donc, on est vraiment
20:52à un virage fondamental.
20:53Et c'est pour ça
20:54qu'il va falloir considérablement,
20:56il va falloir réorganiser
20:56les pouvoirs publics totalement,
20:59supprimer la moitié
21:00des machins
21:00qui ont des gens
21:02très bien chez eux,
21:03mais qui aujourd'hui
21:03ne font qu'entraver,
21:04compliquer,
21:05demander à n'importe
21:05quel chef d'entreprise,
21:06à n'importe quel artisan,
21:08à n'importe quel maire.
21:09C'est une évidence.
21:11Et réinventer
21:11quelque chose de positif.
21:12Moi, paradoxalement,
21:13ça me rend très positif.
21:14Il y a tellement de gâchis,
21:15il y a tellement d'inertie.
21:16Allez, un exemple,
21:17je ne veux pas être trop long.
21:17Pardon.
21:20Des lycéens manifestent
21:21et ils soulèvent
21:22des questions légitimes
21:23sur les emplois du temps,
21:24etc.
21:24Des casseurs cassent
21:25et c'est scandaleux.
21:26Ils brûlent des portails
21:28des lycées.
21:29La conséquence de ça,
21:30c'est que tout d'un coup,
21:30le ministre nous dit
21:31on va mettre 3000 enseignants
21:32dans la semaine.
21:34Donc, on payait
21:363000 enseignants,
21:36qui sont certainement
21:37des gens très bien chez eux
21:38à ne pas travailler.
21:39Non, eux s'en défendent.
21:41Sauf qu'ils s'en défendent
21:42parce que c'est la réalité.
21:43Et c'est 3000 pour les lycées
21:45et vous verrez,
21:45de toute façon,
21:45les 3000 n'y seront pas
21:46comme tout ce qu'on nous garantit.
21:48Et en fait,
21:48ça veut dire il y en a combien ?
21:49Mais c'est comme ça partout.
21:50Moi, je le sais, je le vis.
21:51Je travaille avec les ministères.
21:53Qui m'alimente, moi,
21:54dans ces constats ?
21:55Il y a ce que je vis,
21:56mais il y a ce que me disent
21:57tous les fonctionnaires en off.
21:59Aujourd'hui,
21:59on fait beaucoup
22:00de recrutements de fonctionnaires
22:01à Nouvelle Énergie
22:01qui nous rejoignent
22:02parce qu'ils nous avaient raison.
22:03Voilà ce qui se passe.
22:04Voilà à quel point c'est absurde.
22:06Et on met toujours plus de charges
22:07sur ceux qui bossent.
22:08Les augmentations
22:09dans la fonction publique,
22:09vous savez quel est le poste
22:10d'augmentation dans la fonction publique
22:11sur les 15 dernières années ?
22:12C'est les polices municipales.
22:14Voilà.
22:15C'est les polices municipales
22:17qui nous coûtent 4 milliards
22:18à toutes les communes réunies.
22:20Mais pourquoi
22:21les polices municipales augmentent ?
22:22Pourquoi augmentent-elles ?
22:23Tout simplement
22:24parce qu'il y a un besoin
22:24parce qu'à partir
22:26d'une heure du matin,
22:27malgré la bonne volonté
22:27des policiers nationaux,
22:29en zone police,
22:29on n'a quasiment plus d'effectifs.
22:31Je le vis tous les jours.
22:32Et n'importe quel maire
22:33en zone police
22:33vous dira la même chose.
22:35Je reviens aux Alpes-de-Maritime.
22:36Il nous reste 5 minutes
22:37et à des sujets politiques.
22:39L'élection d'Éric Ciotti
22:40a changé la donne localement.
22:41On l'a vu aux élections sénatoriales.
22:43Ça a eu un impact
22:43sur le résultat.
22:45Vous siégez avec lui
22:46au sein de la majorité
22:46au conseil départemental.
22:48Quelle est votre relation personnelle
22:50avec Éric Ciotti ?
22:50Moi, j'ai une bonne relation personnelle
22:52avec Éric Ciotti.
22:53Elle est restée bonne.
22:55Je le dis.
22:55C'est quelqu'un que je respecte.
22:56Quelqu'un intelligent, de structuré.
22:58Il a fait un choix politique
22:59qui n'est pas le mien.
23:00Il était avec le RN.
23:01Je n'irai pas avec le RN.
23:02Parce que je n'y crois pas.
23:04Tout simplement.
23:04Parce que je ne comprends pas
23:05comment on me dit
23:06qu'on va faire des économies en France
23:07en ramenant la retraite.
23:08Ça a 62 ans.
23:09Donc, c'est à Éric Ciotti
23:11qu'il faut poser ces questions-là.
23:12Ce n'est pas à moi.
23:12Moi, je suis cohérent.
23:13Je suis sur ma ligne.
23:14Nouvelle énergie
23:15qui a fait un très beau résultat
23:16au sénatorial.
23:17Je pense que ça mérite
23:18d'être souligné.
23:20Deux sénateurs
23:20encartés à Nouvelle Énergie.
23:22Je tiens à le dire quand même.
23:24Je trouve que c'est
23:24un résultat exceptionnel
23:25pour un parti aussi neuf
23:26et aussi jeune.
23:27Et j'ai envie de faire gagner
23:29la droite indépendante.
23:31La droite qui d'ailleurs
23:33ramène aussi des gens
23:34plus à droite que moi
23:35et plus à gauche que moi.
23:36Y compris des gens d'ailleurs
23:38qui étaient au Parti Socialiste
23:39et qui sont attachés
23:39à ce que je dis
23:40sur la culture,
23:40sur l'instruction,
23:41sur l'universalisme républicain.
23:42On va faire gagner le pays
23:44par cette droite indépendante
23:46qui ne rentre pas
23:46dans les jeux politiciens.
23:47Mais je ne suis pas allé
23:49dans le 1 en même temps macronien.
23:50Je pense qu'il faut
23:52incarner un changement
23:53très profond
23:54à l'égard de ceux
23:55qui nous ont gouverné
23:55ces dernières années.
23:56Je n'irai pas dans le 1 en même temps
23:57du RN.
23:58C'est aussi simple que ça.
23:59Il faudra quand même trouver
24:00une majorité en juin prochain
24:01au Parlement.
24:02Bien sûr, j'y travaille aussi.
24:03Est-ce que de LR au RN
24:06une majorité est possible
24:07et est-ce que Nouvelle Énergie
24:09pourrait sa place
24:10dans une telle alliance ?
24:11Que les choses soient claires.
24:11Ce qui compte,
24:12ce n'est pas trop une majorité,
24:13c'est de faire gagner un projet
24:14de pouvoir gouverner,
24:16dont avec une majorité.
24:17Vous avez raison là-dessus.
24:19Et un truc que j'ai appris,
24:20c'est que c'était la force
24:20qui créait l'Union.
24:22C'est comme ça en politique.
24:24Et donc, moi,
24:24l'enjeu aujourd'hui,
24:25c'est de me présenter
24:26pour être président de la République.
24:28Je continue ma stratégie.
24:29Je prendrai plein d'initiatives.
24:30J'ai tout prévu.
24:31Comme à chaque fois
24:32que j'ai fait une compétition.
24:33Après, on la gagne,
24:34on la perd.
24:34Ça, c'est la vie.
24:35C'est comme ça.
24:36Et je souhaite vraiment
24:37faire gagner.
24:38Et si demain,
24:39on gagne la présidentielle,
24:40on gagnera la législative.
24:41Et trouver une majorité
24:42sur la base de votre programme.
24:43Bien sûr.
24:43Mais évidemment,
24:44parce que ce n'est pas du tout
24:46ni de la rigidité
24:47ni de la prétention.
24:48C'est que c'est comme
24:49dans une entreprise
24:49en très grave difficulté.
24:50L'État est en très grave difficulté.
24:52La seule façon
24:52de redresser l'entreprise,
24:54c'est d'avoir un cap très clair,
24:56de travailler très fort,
24:57notamment dans les premiers temps,
24:58et d'avoir des gens
24:59qui partagent vos convictions
25:00et vos idées
25:00et vos valeurs.
25:01Pour revenir à Éric Ciotti,
25:02je suis sûr qu'il partage
25:03complètement mon projet
25:04puisque je le trouve
25:05beaucoup plus proche
25:06quand il parle d'économie
25:07de moi que de Mme Le Pen.
25:09Donc, je pense qu'un jour,
25:10il me rejoindra.
25:10Je le pense profondément.
25:12Mais à moi d'être fort,
25:12à moi de travailler plus,
25:13à moi de convaincre.
25:15En vrai,
25:15de franchir des étapes importantes,
25:16vous les avez rappelées tout à l'heure.
25:18Il reste beaucoup,
25:19beaucoup de chemin.
25:20J'en ai pleinement conscience.
25:21Mais il y a une belle équipe.
25:22J'y crois profondément
25:23et je pense qu'on peut
25:24vraiment retrouver
25:25une espérance pour la France
25:27en montrant que l'investissement
25:28doit être libéré,
25:29que le travail doit être libéré.
25:30Je ne m'arrête pas à ça.
25:31J'ai un projet très complet.
25:33Vous savez, j'écris beaucoup.
25:34C'est presque obsessionnel d'ailleurs.
25:37Je travaille le projet.
25:38Je vais continuer à développer
25:40ce que l'on va faire
25:40en matière de retraite,
25:41en matière d'éducation,
25:42d'instruction,
25:43en matière de santé.
25:45Bref,
25:46nous allons créer une dynamique.
25:48Et si j'y vais,
25:49ce n'est pas pour faire
25:50des arrangements notables,
25:51pour m'accrocher au pouvoir.
25:53Je m'en fous.
25:53Ça ne m'intéresse pas, ça.
25:54C'est qu'une modalité, ça.
25:55La finalité,
25:56c'est de redresser le pays
25:57et donc de gagner
25:58les élections législatives.
25:59Et j'aurais...
26:00Enfin,
26:01on se prépare pour les législatives,
26:02croyez-moi.
26:03Une dernière question
26:04pour préciser sur le RN.
26:05Vous disiez sur leur ligne économique,
26:07vous ne pouvez pas du tout
26:08être en phase
26:08sur les autres sujets ?
26:10Le RN dit lui-même
26:12qu'il a repris le programme
26:13du RPR des années 80.
26:15Vous l'avez entendu
26:16dire souvent ça ?
26:18Moi, j'étais au RPR.
26:19Donc,
26:19dire qu'il faut
26:20que les voyous sont en prison,
26:22qu'il faut maîtriser
26:23l'immigration.
26:24Je ne suis pas pour
26:25une immigration zéro
26:25parce que ça n'a aucun sens.
26:26C'est ni sautable,
26:27ni faisable.
26:29Et d'ailleurs,
26:30moi,
26:30quand j'ai un discours
26:31sur dire qu'on va réduire
26:32par huit l'immigration,
26:33mais j'ai plein d'immigrés
26:34dans ma commune.
26:34Mais vous avez raison,
26:35monsieur le maire.
26:37Il faut évidemment
26:38que l'on maîtrise
26:39le peuplement
26:40de notre nation,
26:41qu'il y ait une insécurité
26:42même culturelle
26:43aujourd'hui en France.
26:44Et donc,
26:45tous les immigrés
26:45qui veulent s'en sortir,
26:46qui sont des gens
26:47super dynamiques,
26:48super bien,
26:48ils vont rejoindre
26:49de nouvelles énergies
26:49et ils seront d'accord
26:50avec nous pour dire
26:51qu'il faut réduire
26:52considérablement
26:52l'immigration en France.
26:54On arrive à 30 minutes
26:55d'émission.
26:56Merci beaucoup
26:56d'avoir été notre invité.
26:58Je remercie aussi
26:59Sophie Donzé,
27:00Franck Fernandez
27:00et Philippe Bertigny
27:02de l'Édouis ce matin
27:03qui ont organisé ce programme.
27:05Merci de votre intérêt.
27:06Merci.
27:07Vive la France.
27:08Merci.

Recommandations