- il y a 2 heures
Ici On se dit Tout !
C’est le nouveau rendez-vous politique d’Ici Hérault. Sur l’appli ICI, sur le site ICI.FR et sur nos réseaux sociaux.
Notre invité cette semaine est Aurélien Lopez-Liguori, nouveau maire RN d'Agde et responsable du RN dans le département de l'Hérault.
Il dresse un premier bilan de son action en tant que maire.
Il est aussi question de la présidentielle. Des démélés judiciaires de Marine Le Pen. Des retraites ou encore du réchauffement climatique.
Toute l'actualité dans vos régions avec ICI ex-France Bleu : https://www.ici.fr/
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Notre invité cette semaine est Aurélien Lopez-Liguori, nouveau maire RN d'Agde et responsable du RN dans le département de l'Hérault.
Il dresse un premier bilan de son action en tant que maire.
Il est aussi question de la présidentielle. Des démélés judiciaires de Marine Le Pen. Des retraites ou encore du réchauffement climatique.
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00:00Ici, on se dit tout, le nouveau rendez-vous politique d'Ici Hérault a retrouvé sur l'appli, ici, ici
00:06.fr, ainsi que sur nos réseaux sociaux.
00:08Notre second invité de la saison fait également partie des nouveaux maires élus en mars dernier au municipal, maire de
00:14la quatrième ville du département,
00:16qui a un peu défrayé la chronique ces dernières années avec la rocambolesque affaire de la voyante ventriloque dans laquelle
00:23a été impliqué son ancien maire, Gilles Détors.
00:25Il s'agit, vous l'aurez donc compris, de la ville d'Agde, 30 000 habitants aujourd'hui.
00:29Bonjour Aurélien Lopez-Liguori.
00:31Bonjour.
00:32Vous avez donc été élu en mars dernier, vous étiez auparavant député Rassemblement National de la 7e circonscription de l
00:38'Irault et vous êtes aussi le responsable départemental du RN dans l'Irault depuis quelques mois.
00:44Ma première question est un petit peu en forme de gouttade, est-ce que depuis que vous êtes installé à
00:47l'hôtel de ville, vous avez entendu des voix ?
00:50Non, pas de voix, il n'y a plus de voyante à la municipalité, mais c'est beaucoup de travail.
00:58Peut-être celle de Marine Le Pen ou Jordan Bardella, tout au plus.
01:01J'ai toujours des très bonnes relations, donc je les entends de temps en temps.
01:05Alors la première question que j'ai envie de vous poser au-delà de la boutade, c'est pourquoi vous
01:08avez décidé d'abandonner votre mandat de député qui permet quand même d'être au plus près de la vie
01:13politique du pays pour devenir maire ?
01:16En plus, je ne crois pas que vous soyez agatois d'origine, je crois que vous êtes né à Aix
01:19-en-Provence.
01:19Alors ma famille est cétoise du côté de ma mère et agatoise bitéroise du côté de mon père.
01:25Et bon, j'habite à Agde, mais le sujet vraiment, je pense, c'est que lorsqu'on est député, qui
01:31plus est d'opposition, on ressent au plus près, et les Français le ressentent aussi,
01:36mais l'essoufflement démocratique du pays et de notre système parlementaire.
01:39Et c'est vrai que quand on est dans l'opposition, le conseil constitutionnel qui censure ce qu'on arrive
01:44à faire passer, les 49-3, tout ça crée une atmosphère qui fait qu'on se sent de temps en
01:50temps...
01:51Inutile ?
01:51Pas inutile, mais en tout cas pas au plus près de ce qu'on pourrait faire, en fait.
01:57Et c'est vrai que quand on est maire, notre action, elle est immédiate et quand on fait de la
02:00politique, on fait de la politique pour aider les gens.
02:02Et aujourd'hui, en étant maire, je sens, comment dire, j'arrive à voir les retombées de mes actions et
02:11je suis au plus près de ce que veulent les habitants d'Agde.
02:15Aurélien Lopez-Liguori, vous êtes né d'un père d'origine italienne et d'une mère d'origine italienne.
02:18Espagnole.
02:18Ah, c'est l'inverse.
02:19C'est ça.
02:20Père d'origine espagnole et mère d'origine italienne.
02:22Exactement.
02:22D'accord, donc Wikipédia a tout faux déjà.
02:24Est-ce que vous êtes d'accord avec ceux qui, au RN, disent que l'immigration en France est davantage
02:28un problème qu'une chance ?
02:30Oui, bien sûr.
02:31Pourquoi ?
02:32Alors que vous êtes issu de l'immigration.
02:34Oui, mes parents sont nés en Algérie, partie italienne, partie espagnole.
02:39Et tout simplement parce que quand on est dans un même bloc civilisationnel, quand on a des gens qui s
02:44'installent, qui partagent la même religion, qui partagent des cultures qui sont très proches,
02:49qui s'assimilent à 100% dans le roman national français, dans le système économique français, ça se passe très
02:58bien.
02:58Et c'est pour ça aussi que le sujet, c'est que quand vous avez des communautés qui s'installent...
03:07C'est très facile d'assimiler des individus. C'est extrêmement difficile d'assimiler des peuples. Et aujourd'hui, on
03:12a des dizaines de peuples, et on a une question de masse aussi, qui n'y avait pas forcément à
03:16l'époque, qui se confrontent à notre identité, à notre mode de vie. Et là, ça pose des problèmes. Et
03:23je pense, et au RN, nous pensons que les sociétés multi-religieuses, multi-identitaires sont des sociétés qui sont multi
03:33-conflictuelles.
03:34On va reparler de politique un peu plus tard. Avant cela, j'aurais quand même qu'on parle d'Agde,
03:37une ville extrêmement touristique, où ça ne prend rien qu'il était, se transforme en véritable machine à cache, avec
03:44aussi les effets négatifs que ça peut avoir.
03:47C'est une véritable poule aux oeufs d'or, Agde. Est-ce que vous considérez que cette poule aux oeufs
03:50d'or, il faut la bichonner, tout lui permettre finalement, ou à la déplumer un peu pour y faire revenir
03:55l'ordre, d'une certaine manière ?
03:57Non, alors, Agde est une ville, justement, qui n'avait pas fait sa réforme, sa grande réforme. C'est-à
04:03-dire que c'est une ville où il y a eu une gestion pendant 24 ans, l'argent tombait du
04:07ciel, les recettes du tourisme tombaient du ciel, et la ville ne s'était pas réformée.
04:12Et nous, on arrive aujourd'hui avec un nouvel oeil, avec une nouvelle manière de faire, et on est là,
04:17justement, pour remettre les choses à plat, repartir à zéro.
04:20Typiquement, voilà, l'urbanisme.
04:23Qu'est-ce qu'il faut réformer ? L'urbanisme, en premier ?
04:25La bétonisation, la bétonisation de la ville. La ville a plus de doublé sur les 15 dernières années.
04:32Donc, on a ces sujets-là, qu'aujourd'hui, on est en train de traiter avec un nouveau PLU, qu
04:36'on prépare.
04:37On a, bien entendu, des sujets de tranquillité publique, où on a laissé un peu faire.
04:44Et nous, aujourd'hui, on a vocation, Hague, d'être la station touristique, des gens qui ne veulent pas de
04:50problèmes, tranquilles, qui veulent faire la fête normalement, qui veulent venir en famille.
04:55Et il faut qu'on préserve cette tranquillité-là. Et on agit, puisqu'on a déjà de très bons résultats.
05:00Puisque vous parlez de tranquillité, pardon de revenir là-dessus avant de revenir à Hague, mais, bon, quatre mois après
05:05votre élection, vous avez quand même aussi un peu créé la polémique.
05:07C'était avec cette affiche représentant trois hommes manifestement issus de l'immigration.
05:11Oh, forcément.
05:11Sur une plage, en tout cas, c'est le sentiment qu'on a quand on la voit, sur une plage
05:15avec le slogan « Ta chicha et ta musique, on n'en veut pas, nos vacances, tu les respectes ».
05:19Robert Ménard a fait des petits avec cette affiche ?
05:22Non, mais c'est, alors, moi, je vous dis, on a fait des campagnes sur toutes les incivilités.
05:26On a fait des affiches sur les mégots, on a fait des affiches sur les t-shirts, les gens qui
05:32se baladaient torse nu, on a fait des affiches sur le son, justement, sur les enceintes, sur les gens qui
05:38étaient en vélo ou en trottinette sur les quais.
05:42Notre sujet, c'est de traquer les incivilités.
05:44Parce qu'on est une station touristique qui a vocation à être tranquille.
05:48Et ce n'était pas le cas.
05:49Oui, mais les personnages qui figurent sur cette affiche, Aurélien Lopez-Ligori, au-delà de la question légitime du vivre
05:54-ensemble que vous évoquez, justement, et légitimement,
05:57ce qui n'a quand même pas derrière ça, un peu quand même de racisme assumé.
06:00Alors, vous allez peut-être dire que le maire de Palavas, qui fait des affiches interdisant le narguilet sur ses
06:07plages, est fasciste ou raciste ou d'extrême droite.
06:10Non, personne ne l'a dit.
06:12Vous allez à Martigues, vous avez les mêmes affiches.
06:15C'est une mairie communiste.
06:17Donc, non, c'est juste une question de bien vivre ensemble.
06:20Vous organisez à Agde une votation citoyenne.
06:23Vous avez proposé, dès maintenant d'ailleurs, aux Agatois de répondre à une question toute simple, en votant sur le
06:28site de la Commune.
06:29Cette question, c'est est-ce que vous êtes favorable à ce que le drapeau français soit hissé les lundis
06:33et baissé les vendredis dans les écoles agatoises,
06:36avec les élèves chantant la Marseillaise sur le temps périscolaire ?
06:39Donc, ça, c'est une sorte de mini-référendum que vous organisez.
06:42Là, c'est plutôt Éric Ciotti qui fait des petits, puisqu'il l'a fait à Nice, ce type de
06:46votation.
06:47Oui, je pense qu'être patriote, enfin, on n'est pas patriote, on le devient.
06:52Et le rôle de l'école aussi, c'est de transmettre des valeurs.
06:55Et les valeurs du patriotisme sont, pour moi, des valeurs à transmettre.
06:59Alors, ce qu'on fait, c'est qu'on passe par une votation.
07:02On est dans la période présidentielle, donc on ne peut pas faire de référendum.
07:04Sinon, on aurait fait un référendum.
07:06Mais donc, on fait une votation pour donner la parole aux agatois sur le sujet.
07:11Alors, durant la campagne, vous aviez annoncé plusieurs choses.
07:14Notamment un plan d'urgence de 100 jours.
07:16Bon, les 100 jours sont à présent dépassés.
07:17Aurélien Lopez-Ligoury.
07:19Est-ce que tous vos objectifs sont atteints ?
07:21Alors, je vais en citer quelques-uns rapidement.
07:22Un audit indépendant sur la situation financière de la commune.
07:25Il y a un cours.
07:26Révision du plan local d'urbanisme, vous y avez fait référence tout à l'heure.
07:30Recrutement d'infirmières scolaires.
07:32Amélioration de la collecte déchets.
07:33Tout ça, c'est ok ? C'est coché ? C'est validé ?
07:35Oui, oui.
07:36Alors, il y a des choses qui prennent du temps.
07:38Typiquement, quand vous faites un plan local d'urbanisme...
07:40Qu'est-ce qui est achevé aujourd'hui parmi ceux...
07:42Alors, sur les recrutements d'infirmières, on a lancé les recrutements.
07:46Donc, ils sont...
07:47D'ailleurs, si des infirmières souhaitent être recrutées par la ville d'Actes,
07:51c'est encore sur emploiterritorial.fr.
07:54Mais non, on est en train de recruter les infirmières.
07:57On a augmenté nos...
07:59On a des meilleurs chiffres sur l'insécurité,
08:01enfin, sur la gestion de la sécurité.
08:03On a le sujet du plan local d'urbanisme.
08:06On a, au conseil municipal du 23 septembre,
08:11on a une délibération sur le PLU.
08:13Donc, non, tout l'adéontologue qui était prévu dans les 100 jours
08:17est recruté à ce prochain conseil municipal.
08:21Donc, tout a été fait ou est en cours d'être fait.
08:24On va parler politique, à présent.
08:26Alors, vous n'êtes pas véritablement ce qu'on peut appeler un historique du Rennes,
08:29puisque vous avez d'abord été assistant parlementaire d'une sénatrice UMP.
08:33Au présidentiel de 2017, vous avez fait campagne pour Nicolas Dupont-Aignan.
08:37Non, aux Européennes de 2019.
08:40Aux Européennes de...
08:41On s'est trompé de deux ans.
08:43C'est ensuite que vous avez rejoint le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella.
08:46Voilà. On peut dire, est-ce que vous faites partie des déçus de la droite,
08:50d'une certaine manière, en allant au RN, à ce moment-là ?
08:53Oui, d'une certaine manière.
08:54Aujourd'hui, vous avez une droite qui ne s'assime plus,
08:59qui n'existe plus, qui a disparu.
09:02Mais vous avez aussi des valeurs qui sont représentées par le Rassemblement national,
09:07qui ne sont pas forcément des valeurs de droite,
09:08et que j'ai toujours partagées.
09:10D'ailleurs, c'est aussi pour ça que j'ai travaillé pour Dupont-Aignan,
09:12parce qu'il était un peu dans ce créneau...
09:15Je n'ai jamais milité pour ces partis.
09:17J'étais assistant parlementaire.
09:18Moi, j'étais de l'autre côté du miroir.
09:20J'étais l'assistant qui accompagnait les politiques.
09:23Après, il faut une sensibilité, quand même, qui correspond.
09:24Oui, il faut une sensibilité, on est d'accord.
09:27Mais je n'étais jamais...
09:28Enfin, le jour où j'ai passé le pas, où j'ai fait de la politique,
09:31ça a été toujours avec le Rassemblement national.
09:33Mais oui, moi, j'ai préparé les fiches de mes députés ou sénateurs
09:38qui passaient dans les médias le matin, le matin.
09:41La campagne pour les présidentielles, ça y est, on y est, elle a commencé.
09:44Alors, votre candidate officielle, Marine Le Pen,
09:46a toujours cette épée de Damoclès judiciaire au-dessus de la tête.
09:50Ce n'est quand même pas idéal pour faire campagne, non ?
09:52Vous le reconnaissez ?
09:54Non, je pense que justement, au contraire,
09:57le jugement, comme il a été fait, permet aujourd'hui à Marine de se présenter.
10:04Donc, moi, je ne vois pas pourquoi elle ne se présenterait pas.
10:07Non, mais je ne dis pas qu'elle est effectivement à la capacité de se présenter.
10:11Sauf que si demain, par exemple, sa peine est confirmée,
10:13si elle a un bracelet électronique, compte tenu des contraintes.
10:16Par exemple, l'horaire, j'imagine que vous aurez peut-être un peu de mal
10:18à ce qu'elle fasse un meeting dans les rangs.
10:19Moi, je ne crois pas à sa condamnation.
10:24Je pense que le Conseil constitutionnel cassera dans tous les cas.
10:27puisque ça a été le cas.
10:29Vous êtes plusieurs à afficher cet optimisme au RN.
10:32On vous a demandé de le dire ?
10:35Ça fait partie des éléments de l'engagement du RN ?
10:36Je vois la jurisprudence de la plus haute cour de France,
10:40qui est la cour de cassation et conséquence.
10:45Et à chaque fois, de manière générale, dans ce type d'affaires,
10:49les jugements d'appel sont toujours cassés.
10:51C'est-à-dire que vous regardez l'affaire Fillon, par exemple,
10:55les peines encourues en appel avaient été franchement amoindries en cassation.
11:02Donc, vous êtes confiants ?
11:03Donc, on est très confiants.
11:04Et puis, dans tous les cas, moi, je peux vous dire qu'on est dans une justice d'exception,
11:12quand même, vu la rapidité de l'ordonnancement de cette affaire,
11:18avec quand même un timing qui est avant la présidentielle,
11:23moi, j'y vois quand même un peu de justice politique.
11:25Le programme du RN, on l'attend avec impatience.
11:29On en prend un peu connaissance par bris,
11:30mais beaucoup de choses restent encore assez floues.
11:33Par exemple, ne serait-ce que les retraites.
11:35Jordan Bardella prônait un âge de départ à 60 ans.
11:39On a l'impression que c'est un petit peu rétropédalé au RN depuis.
11:42Qu'est-ce qu'il en est exactement aujourd'hui ?
11:4360 ans pour ceux qui ont commencé le plus tôt,
11:45et 62 ans restés à l'ancienne réforme, avant la réforme des retraites.
11:49Il n'y a pas de désaccord entre Jordan Bardella et Marine Le Pen ?
11:52Absolument pas, mais en fait, le sujet,
11:53et je pense que tout le monde est bloqué sur l'âge de départ à la retraite,
11:55mais le sujet, il n'est absolument pas l'âge de départ à la retraite.
11:58Le sujet, il est de l'employabilité.
12:00Si, en France, nous avions le taux d'emploi des jeunes,
12:04le même taux que l'Allemagne ou que les Pays-Bas,
12:07on ne se poserait pas la question du départ à la retraite à 65 ou à 67 ans, ou à
12:1164 ans.
12:12Quand vous savez qu'aujourd'hui, vous avez l'OCDE qui fait un rapport sur l'arrivée de l'IA
12:17et qui dit qu'entre un quart et un tiers des emplois dans les pays développés
12:21risquent d'être franchement mis en danger par l'IA,
12:27en fait, les sujets, ils sont là.
12:28Ils sont sur l'employabilité, sur la transformation numérique.
12:31Ils ne sont pas sur l'âge de départ à la retraite.
12:33Sauf que vous dites bien clairement aujourd'hui,
12:3460 ans pour les carrières longues, 62 pour les autres.
12:38Ça, ça ne changera pas.
12:39Avant la réforme.
12:41Pendant les canicules de cet été,
12:43on a aussi beaucoup entendu le RN et son plan climatisation.
12:47Alors ça, évidemment, ça répond au problème du réchauffement,
12:50mais ça ne le résout pas.
12:53Certains disent peut-être que ça peut même l'aggraver, les clims partout.
12:57On fait quoi pour réduire le réchauffement climatique aujourd'hui, selon vous ?
13:01Qu'est-ce que vous faites à Hague, par exemple ?
13:04Pour le coup, quand on est patriote,
13:07au Rassemblement National on se dit patriote,
13:08on est patriote,
13:10donc on aime son pays, on aime sa patrie.
13:12La patrie, c'est la terre.
13:13C'est la terre des pères.
13:14Donc il y a un moment où, quand on veut défendre sa terre,
13:17on la défend aussi du risque climatique,
13:20du réchauffement climatique, etc.
13:22Il y a plein de choses.
13:22Nous, on imagine déjà que ce ne sont pas les petites mesurettes
13:26sur les économinaux dans les chasses d'eau
13:28faites par l'Union Européenne
13:30ou mettre des éoliennes partout
13:32qui changeraient la donne.
13:33Donc les grands pollueurs ?
13:34Si ce n'est pas des mesurettes, c'est quoi les grandes mesures ?
13:36Les grandes mesures, c'est la croissance et c'est l'innovation.
13:39Nous pensons, et je pense particulièrement,
13:41que c'est le progrès technologique
13:43qui nous sortira de notre situation.
13:45Je vais prendre un exemple à Hague.
13:48On a le retrait de côte.
13:50La mer gagne sur la plage
13:51et les plages disparaissent petit à petit
13:53à cause des changements climatiques.
13:54Il y a une start-up Montpellier-Rennes
13:57qui agit à Hague,
13:58qui a créé le plan Pégase.
14:00Donc c'est des mangroves
14:01qui retiennent le sable,
14:03qui empêchent les coups de mer.
14:04La plage, en une année, a repris ses droits
14:07et elle avance sur la mer
14:09année après année.
14:10Ça, c'est de l'innovation technologique,
14:12c'est de l'adaptabilité.
14:14Et il y a plein de choses comme ça
14:15qui aujourd'hui peuvent...
14:16Moi, je crois profondément au génie humain
14:18et au génie qui plus est occidental et français.
14:21Et je pense que si on doit mettre le paquet,
14:25c'est sur la recherche,
14:26c'est sur l'innovation
14:27et c'est faire confiance à nos ingénieurs.
14:30C'est l'heure de vous poser
14:31la toute dernière question.
14:32Vous avez une minute pour répondre.
14:34C'est une tradition dans cette émission.
14:35On pose la même question
14:36à toutes celles et tous ceux.
14:37Exactement la même qu'on reçoit.
14:39Donc je vous demande une réponse
14:41franche et sincère en moins d'une minute.
14:42Si vous étiez élu demain
14:43président de la République,
14:45quelle serait...
14:46Allez, voilà, projetez-vous.
14:48Quelle serait la toute première mesure
14:49que vous prendriez,
14:50Aurélien Lopez-Liguri ?
14:54Je pense sur le SRU.
14:57Parce qu'aujourd'hui,
14:58quand on est maire,
14:59on se rend compte
15:00que le SRU,
15:00c'est les logements sociaux.
15:02Je pense que quand on est maire,
15:03on se rend compte
15:04que l'État est dans une situation
15:06où elle nous impose
15:07de ne pas urbaniser,
15:10imperméabiliser,
15:10mais en même temps,
15:11elle nous impose
15:11de créer des HLM
15:12et donc de construire.
15:13et c'est une charge pour les villes
15:15qui est absolument désastreuse.
15:18On parle de millions d'euros
15:19d'amende pour la ville d'Alpes
15:21parce qu'on n'a pas assez de HLM
15:22alors qu'on est une station touristique.
15:23Et je pense qu'aujourd'hui,
15:24le grand sujet serait
15:25de passer d'une logique de stock
15:27à une logique de flux.
15:28C'est-à-dire qu'au lieu d'arriver
15:29à 30% de HLM
15:30sur toute la ville,
15:31de créer,
15:32quand on a un nouveau
15:33développement immobilier,
15:34de créer 30% de HLM
15:37dans ces immeubles.
15:38Ça veut dire au bout du compte
15:39plus ou moins de logements sociaux ?
15:40C'est-à-dire qu'au lieu
15:41de rattraper le retard,
15:43c'est-à-dire que,
15:43par exemple,
15:44à Hague,
15:44nous avons 9% de HLM
15:46sur toute la ville.
15:47Il faudrait qu'on en ait 30%.
15:49C'est inatteignable.
15:50Parce qu'il ne faut pas
15:51imperméabiliser,
15:52parce qu'il y a les roues,
15:53il y a la mer.
15:54Et donc,
15:55ce serait plutôt,
15:56dans les nouveaux projets,
15:57faire 30%.
15:58Merci en tout cas
15:59d'avoir répondu
15:59à cette question.
16:01Merci à vous.
16:02Et bonne journée à vous.
16:03Sous-titrage Société Radio-Canada
16:03Au revoir.
Commentaires