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00:00:03Europe 1, il est 18h.
00:00:08Europe 1 soir, 18h, 20h.
00:00:11Maëlle Laurent.
00:00:12L'essence flambe et la colère sociale couvent avec un gasoil à plus de 2,40 euros le litre.
00:00:18Les chauffeurs de taxi voient leur marge fondre comme jamais.
00:00:21Sébastien Lecornu est attendu demain avec de nouvelles annonces.
00:00:24Les explications d'Europe 1 à suivre.
00:00:26L'affaire Charles Sapin qui continue d'agiter la classe politique.
00:00:30Le directeur adjoint de Valeurs Actuelles a annoncé hier qu'il renonçait à intervenir sur France Inter
00:00:35après la suppression de son édito sous la pression des syndicats.
00:00:39Et depuis, le sujet s'est très très largement invité dans le débat public.
00:00:42Toutes les réactions dans ce journal également.
00:00:44Et puis, plus que 5 jours avant l'arrivée du pape Léon XIV en France.
00:00:48Déjà, l'engouement est immense, notamment chez les jeunes fidèles.
00:00:52Samedi, ils seront des dizaines de milliers places de la Concorde à Paris pour une grande messe donnée par le
00:00:56souverain pontife.
00:00:57Europe 1 est allé à la rencontre de certains paroissiens lillois, plus impatients que jamais.
00:01:02La météo, la tendance, bonsoir Estelle Laffont.
00:01:04Un retour sur les bancs de l'école et du travail sous un soleil grand gagnant.
00:01:09Avec quand même quelques nuances en matinée dans la moitié nord.
00:01:11Le thermomètre dans l'après-midi sera encore une fois estival.
00:01:15Butte incomplet après les informations.
00:01:16A tout à l'heure Estelle.
00:01:18Europe 1
00:01:19Les carburants toujours plus chers en France, notamment pour le gasoil.
00:01:232,41 euros le litre relevé à la pompe en moyenne ce dimanche.
00:01:27Et une conséquence immédiate, les marges s'effondrent pour tous les professionnels du transport.
00:01:32Chauffeur de taxi en tête qui s'en remettent maintenant au Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:01:37Attendu demain avec de nouvelles annonces.
00:01:39Illustration avec ce reportage de Romy Azoulay pour Europe 1.
00:01:42On se serre la ceinture comme tout le monde.
00:01:44Au volant de sa berline, Mohamed, chauffeur depuis 17 ans, ne s'y retrouve plus.
00:01:48De plein par semaine, une dépense à laquelle il ne peut pas renoncer.
00:01:51Quand le gasoil était à 1,50 euros, j'en avais à peu près pour 85 euros pour faire mon
00:01:58plein.
00:01:58Aujourd'hui c'est 140 euros.
00:01:59On est pris un peu pour des idiots.
00:02:01On est bien obligé de se nourrir, payer nos loyers, nos crédits.
00:02:04Une prime de 100 euros existe pour les gros rouleurs, mais les chauffeurs de taxi n'y sont pour la
00:02:09plupart pas éligibles.
00:02:11Seuls ceux qui touchent moins de 16 880 euros par an y ont droit.
00:02:15Un sentiment de ne pas être entendu, partagé par Bernard Crebassa, président de la Fédération Nationale des Artisans du Taxi.
00:02:21Ça fait très longtemps qu'on se sent abandonné.
00:02:23Ce que l'on ne souhaiterait, nous, immédiatement, c'est le gel de la taxe C2E, la taxe européenne sur
00:02:28le carburant.
00:02:28Il est inutile de revaloriser nos tarifs, faire du taxi plus cher pour que personne ne monte dedans, ça ne
00:02:32sert à rien.
00:02:33Les mois à venir vont être très compliqués.
00:02:34Je ne suis pas certain que les entreprises tiennent le coup.
00:02:36Les artisans taxi attendent les annonces de l'exécutif la semaine prochaine.
00:02:40Sans mesure forte, ils prévoient déjà une nouvelle mobilisation.
00:02:43Romy Azoulay pour Europe 1.
00:02:46Dans l'actualité également, l'affaire Charles Sapin qui n'en finit pas de faire réagir la classe politique.
00:02:50Le directeur adjoint de Valeurs Actuelles qui a annoncé hier renoncer à intervenir sur France Inter
00:02:55après la décision de la suppression de son édito du dimanche matin.
00:02:59Sous la pression des syndicats, la direction qui lui avait proposé un débat en lui et place de son édito,
00:03:06Alexandre Chauveau, ce matin, c'est le ministre du Logement, Vincent Jambrun, qui lui a apporté son soutien.
00:03:11Oui, sur l'antenne d'Europe 1, Vincent Jambrun dit regretter la décision de Charles Sapin,
00:03:15censé apporter un point de vue différent aux émissions de France Inter.
00:03:18Le ministre du Logement était l'invité ce matin d'Alexis de Lafléchère.
00:03:22Je défends le pluralisme dans les médias et donc a fortiori, le service public doit être exemplaire en matière de
00:03:27pluralisme.
00:03:28Et donc effectivement, je regrette qu'on ait cédé, je pense qu'il avait sa place sur l'antenne du
00:03:35service public.
00:03:36Un soutien qui vient s'ajouter à ceux de Bruno Rotaillot ou de François-Xavier Bellamy chez LR.
00:03:40Tout ce petit théâtre antifasciste pourrait presque être risible s'il n'était pas financé par les impôts des Français,
00:03:46tacle ainsi le candidat des Républicains à la présidentielle.
00:03:49ORN, Jordan Bardella, estime que la radio publique a été privatisée par une gauche sectaire.
00:03:54LFI considère en revanche que le retrait de Charles Sapin constitue, je cite,
00:03:58« une victoire des salariés antifascistes », tweet d'Antoine Léaumant.
00:04:02La direction de France Inter, elle, dit prendre acte de la décision de l'éditorialiste
00:04:06et indique que la station continuera d'être un lieu de dialogue reflétant la diversité des sensibilités.
00:04:12Alexandre Chauveau du service politique d'Europe 1, j'ajoute,
00:04:15« Cette dernière réaction en date, celle de Charles Aloncle, le député UDR
00:04:19et rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:04:22Même deux minutes de pluralisme par semaine étaient manifestement de trop pour Radio France.
00:04:27Ceux qui se présentent en gardiens de la tolérance sont les premiers à refuser la contradiction. »
00:04:34Impressionnante nuit d'émeute à Saint-Pierre-des-Cors.
00:04:36Près de Tours, tout a commencé hier vers 18h45.
00:04:39Une voiture de police a percuté un jeune homme qui participait à un rodéo urbain.
00:04:43Quelques minutes après son transfert à l'hôpital,
00:04:46plusieurs dizaines d'individus se sont pris aux forces de l'ordre.
00:04:49Des représailles violentes qui ont plongé le quartier dans le chaos toute la nuit,
00:04:53comme l'explique Magali Nardin, secrétaire régionale du syndicat Alliance Police en centre Val-de-Loire.
00:04:58« Mes collègues sont sortis du véhicule, ont été prendre soin du blessé.
00:05:03Des dizaines d'individus sont arrivés derrière eux et ont commencé à les prendre à partie,
00:05:08leur jeter des cailloux, tout ce qu'ils ont pu trouver.
00:05:12Et puis derrière, c'est parti avec une nuit d'émeute, de violences,
00:05:16de véhicules brûlés, de véhicules de police pillés brûlés.
00:05:20Ils ont fait des barricades à laquelle ils ont mis le feu.
00:05:22Ça s'est étendu jusqu'à Tours, où c'est parti plus loin, en fait.
00:05:27Ce qui nous surprend, en fait, c'est que là, c'est un accident.
00:05:30C'est comme toujours, les jeunes font des rodéos, ne s'arrêtent pas.
00:05:32Et derrière, quand il arrive un accident, c'est un peu inadmissible que tout un quartier s'embrasse,
00:05:38qu'on foute le feu à des voitures, qu'on casse tout.
00:05:42C'est inadmissible.
00:05:44Magali Nardin, secrétaire régionale du syndicat Alliance Police en centre Val-de-Loire,
00:05:48jointe pour Europe 1 par Antoine Bienveau.
00:05:51A noter que trois enquêtes ont été ouvertes.
00:05:53L'une concerne le policier placé en garde à vue.
00:05:56Dans l'actualité également, Emmanuel Macron est arrivé hier à Saint-Pierre-et-Miquelon,
00:06:00archipel français situé en Amérique du Nord.
00:06:02Il reçoit en ce moment même le Premier ministre canadien McCartney.
00:06:05Objectif de cette rencontre, célébrer l'unité de la souveraineté des nations françaises et canadiennes
00:06:11face aux diverses pressions exercées par Donald Trump.
00:06:14Le sport est la troisième journée de top 14.
00:06:17Lyon, large vainqueur de Pau, 51 à 25, est désormais seule en tête du classement.
00:06:23Toulouse se replace à la deuxième place en dominant Vannes.
00:06:26Et le Racing 92 se réveille après sa victoire à l'arraché face à la Rochelle.
00:06:31En clôture ce soir, les champions d'Europe Bordeaux-Bègue l'affrontent le stade français.
00:06:35Une rencontre à suivre à partir de 21h05 sur Canel+.
00:06:39Et puis on est à J-5 du début de la visite du pape Léon XIV en France.
00:06:43Visite qui suscite un engouement absolument incroyable des jeunes fidèles
00:06:47qui sont particulièrement impatients de se rendre dans la capitale,
00:06:50notamment pour assister à la messe donnée par Léon XIV samedi depuis la place de la Concorde.
00:06:56Illustration avec ses paroissiens lillois rencontrés par le correspondant d'Europe 1.
00:07:00Dans les Hauts-de-France, Maximilien Carlier.
00:07:02Un chapelet, une bible et un foulard blanc et bleu génération Léon.
00:07:06La valise de Lucas n'est pas encore prête, mais il sait ce qu'il va mettre à l'intérieur.
00:07:10Ce jeune catholique de 27 ans a hâte de voir Léon XIV.
00:07:14C'est un honneur de pouvoir recevoir le pape sur le territoire national.
00:07:17C'est vraiment quelque chose qui nous rend très heureux.
00:07:18On se demande quels seront les messages que le pape va porter à la jeunesse catholique
00:07:23et aux catholiques français de manière générale.
00:07:25Au programme, veillez au Stade de France vendredi et grande messe en plein air samedi après-midi
00:07:30avec 600 000 fidèles attendus sur place, dont Gaspard.
00:07:34Ça va être marquant.
00:07:34C'est des choses qu'on racontera plus tard à nos enfants, à nos petits-enfants.
00:07:37Ça procure toujours une émotion particulière de pouvoir communier avec plusieurs autres catholiques
00:07:41venant de France et même d'ailleurs.
00:07:43Et signe qui montre l'engouement grandissant pour la visite du pape.
00:07:47Le service pèlerinage du diocèse est débordé.
00:07:50Il y a une cinquantaine de demandes par jour pour aller voir Léon XIV à Paris.
00:07:54A Lille, Maximilien Carlier, Europe.
00:07:57Merci à vous Maximilien Carlier, Europe à 18h08.
00:08:00L'heure de votre point météo avec vous Estelle Laffont.
00:08:03Et cette belle journée attendue demain lundi.
00:08:05Encore plus belle qu'aujourd'hui même, car cette fois-ci il n'y aura pas de vrais nuages
00:08:09mais plutôt des brumes et brouillards matinaux qui vont assez vite laisser leur place.
00:08:14Ça concerne particulièrement le nord-ouest entre l'intérieur Bretagne, la Normandie et les pays de la Loire.
00:08:19Ça peut même pousser jusqu'au boucle de la Seine.
00:08:21D'autres bancs de brouillard sont aussi possibles du côté du Val-de-Saône ou des Landes
00:08:25mais de façon très éphémère.
00:08:27Partout ailleurs, c'est dégagé et ensoleillé du matin au soir.
00:08:30Le vent dans le sud rend le ciel particulièrement vierge de nuages.
00:08:33Un mistral et une tramontane entre 60 et 70 km heure toute la journée.
00:08:38Et puis vu comme les sols sont secs, la météo des forêts place quelques départements en alerte.
00:08:43Vigilance orange près du Languedoc-Roussillon et rouge pour le département du Gard.
00:08:47Dans l'après-midi, l'évolution est simple.
00:08:49Soleil pour tout le monde sans exception.
00:08:51Quelques petits moutons blancs sur les Hauts-de-France, la Bretagne et encore la Corse.
00:08:55Et puis les températures poursuivent leur manège.
00:08:58Fraîche au réveil, 7 pour des villes comme Metz ou Aurillac.
00:09:02L'après-midi, le delta est assez important jusqu'à 25 degrés dans la moitié nord
00:09:05et facilement autour des 30 degrés dans la moitié sud.
00:09:08Merci Estelle Laffont et rendez-vous juste après le journal de 19h.
00:09:12Restez avec nous Europe 1 Soir.
00:09:14On revient dans un instant avec le premier invité de ce dimanche,
00:09:17Philippe Chalmin, économiste, professeur à l'université Paris-Dauphine.
00:09:21Jusqu'où iront les prix de l'essence ?
00:09:23Le gouvernement va-t-il enfin choisir d'y répondre de manière conséquente ?
00:09:26Le Premier ministre Sébastien Lecornu tiendra des réunions demain
00:09:29qui pourraient déboucher sur de nouveaux dispositifs d'aide.
00:09:32On en parle avec lui dans un instant.
00:09:34A tout de suite sur Europe 1.fr.
00:09:36Europe 1 Soir, 18h-20h, Maëlle Laurent.
00:09:40Première partie de cette Europe 1 Soir avec le spécialiste économique Gilles Boutin,
00:09:43journaliste au Figaro. Bonsoir Gilles.
00:09:45Bonsoir Maëlle.
00:09:46Le spécialiste géopolitique Michel Fayette. Bonsoir Michel.
00:09:49Bonsoir Maëlle.
00:09:49Quel meilleur profil donc possible pour vous interroger sur les sujets énergétiques ?
00:09:54Philippe Chalmin, bonsoir à vous.
00:09:56Bonsoir.
00:09:56Merci à vous de participer à cette Europe 1 Soir.
00:09:58Vous êtes économiste, professeur à Paris-Dauphine,
00:10:01président également de l'Institut de recherche Cyclope,
00:10:04spécialiste des questions énergétiques, je le disais.
00:10:06Des questions qui, pour le quotidien des Français,
00:10:08se traduisent actuellement en chiffres.
00:10:10Si l'on prend les toutes dernières moyennes réalisées,
00:10:122,17€ le litre de sans-plomb 95,
00:10:15le carburant le plus vendu en France,
00:10:162,28€ pour le sans-plomb 98,
00:10:18et jusqu'à 2,41€ pour le gasoil.
00:10:22En chiffres et surtout en choix d'allocations,
00:10:24est-ce que je remplis mon réservoir ou mon frigo ?
00:10:27L'essence qui semble être en train de devenir un produit luxe.
00:10:30Faut-il, Philippe Chalmin, arrêter de se raconter des histoires
00:10:33et s'habituer à cette nouvelle donne sur les prix de l'essence ?
00:10:36Ben oui, malheureusement,
00:10:39et je ne suis pas porteur de très très bonnes nouvelles,
00:10:43parce que dans le prix de l'essence que nous payons,
00:10:47nous subissons un double choc.
00:10:49Le choc sur le marché du pétrole brut,
00:10:51et le choc sur le marché du raffinage.
00:10:55Autant sur le raffinage,
00:10:57on peut imaginer qu'on est au point le plus haut,
00:11:01et que ça pourrait ne pas monter tellement tellement plus,
00:11:04autant, paradoxalement,
00:11:06le prix du pétrole brut,
00:11:08qui était vendredi aux alentours de 105 dollars,
00:11:12paraît presque raisonnable,
00:11:14avec l'accumulation de problèmes que nous avons.
00:11:18On a appris avec notre géographie
00:11:20qu'à côté du détroit d'Hormuz,
00:11:22de l'autre côté, il y avait le détroit de Bab-el-Mandeb,
00:11:24que ce n'était pas mieux.
00:11:25On a découvert que le Léoduc,
00:11:29qui traverse l'Arabie Saoudite,
00:11:31a été touché par des drones
00:11:33de milices irakiennes,
00:11:35il est à l'arrêt,
00:11:37et donc, on a devant nous
00:11:39un potentiel de hausse du prix du brut,
00:11:42qu'il ne faut pas se cacher,
00:11:44et donc, j'ai bien peur
00:11:46que les prises actuelles,
00:11:48nous allons au minimum
00:11:51rester à ces niveaux,
00:11:53voire les voir augmenter,
00:11:54peut-être encore un peu,
00:11:56au fil de la situation géopolitique
00:11:59dans les jours à venir.
00:12:00Et alors, jusqu'où, Philippe Chalmin,
00:12:01il y a ce seul psychologique
00:12:03qui paraît totalement hallucinant,
00:12:04une essence à 3 euros le litre ?
00:12:07Est-ce que ça va nous tomber dessus,
00:12:08ou en vrai, est-ce qu'on n'en sait absolument rien ?
00:12:11Alors, un, bien entendu,
00:12:13on n'en sait rigoureusement rien,
00:12:153 euros, objectivement,
00:12:17alors, je confesse
00:12:19que pour m'être tellement trompé
00:12:22dans mes prévisions,
00:12:23il ne faut surtout pas
00:12:24prendre ce que je vais dire
00:12:25totalement au sérieux,
00:12:26mais, il n'en reste pas moins
00:12:28que nous sommes,
00:12:30vous l'avez dit,
00:12:30pour le samplon 95,
00:12:32à 2,17 euros.
00:12:33Si je prends l'hypothèse
00:12:35que, sur les marges de raffinage,
00:12:37on est peut-être au niveau le pire,
00:12:40il me reste le pétrole brut.
00:12:42Oui, le prix du pétrole peut monter.
00:12:45Il peut,
00:12:46imaginons que le prix du pétrole brut
00:12:48monte à 130 dollars.
00:12:50Ça nous ferait 25 centimes de plus,
00:12:53ça nous ferait 25 dollars,
00:12:55le baril de plus,
00:12:56et grossièrement,
00:12:571 dollar le baril,
00:12:59ça fait 1 centime à la pompe.
00:13:00Vous voyez que même dans ce cas,
00:13:03qui est quand même un cas
00:13:04relativement pessimiste,
00:13:062,17 plus 2,25,
00:13:09ça m'amène quelque part
00:13:10entre 2,40 et 2,50.
00:13:13Raisonnablement,
00:13:14dans mon scénario le pire,
00:13:17la moyenne du samplon 95
00:13:20ne devrait quand même pas dépasser
00:13:22les 2,50 euros.
00:13:24Les 3 euros,
00:13:26ça me paraît quand même
00:13:28relativement très, très peu.
00:13:30probable.
00:13:31Gilles Boutin du Figueroa,
00:13:32une première question pour vous.
00:13:33Bonsoir, M. Chalmin.
00:13:34Le gouvernement se refuse,
00:13:36d'un côté,
00:13:38à pratiquer des aides trop larges
00:13:40à la pompe,
00:13:40et parallèlement,
00:13:41Emmanuel Macron
00:13:42dit être à la manœuvre
00:13:44pour trouver de nouveaux
00:13:45approvisionnements,
00:13:46en tout cas des débouchés
00:13:48qui permettraient
00:13:49de s'approvisionner
00:13:50en pétrole et en gaz.
00:13:53Quelles sont ces marges
00:13:54de manœuvre ?
00:13:55Il rencontre le Premier ministre
00:13:57canadien, notamment.
00:13:58Philippe Chalmin.
00:13:58Non, mais attendez,
00:14:00Sada,
00:14:01je dirais,
00:14:02le problème n'est pas
00:14:03de trouver du pétrole,
00:14:05puisque le pétrole,
00:14:06il vaut partout
00:14:08ou à peu près
00:14:09le même prix.
00:14:10Pourtant,
00:14:10c'est ce que dit Emmanuel Macron,
00:14:12c'est qu'il oeuvre
00:14:13au niveau international
00:14:13pour faire en sorte
00:14:15que la tension baisse.
00:14:17que Emmanuel Macron oeuvre,
00:14:20mais quelle est son influence
00:14:22sur Donald Trump ?
00:14:23Quelle est son influence
00:14:24sur les Iraniens ?
00:14:25Quelle est son influence
00:14:26sur les Saoudiens
00:14:28et leur conflit
00:14:30avec les Yéménites ?
00:14:32Je dirais que malheureusement,
00:14:34il n'y a pas énormément
00:14:38de solutions.
00:14:39Nous n'avons pas de pétrole.
00:14:41Le pétrole,
00:14:42il y en a.
00:14:43nous pouvons l'acheter.
00:14:45Mais que ce soit
00:14:47du pétrole américain,
00:14:48que ce soit du pétrole
00:14:49d'Afrique de l'Ouest,
00:14:51que ce soit,
00:14:52et un peu quand même,
00:14:53du pétrole du Moyen-Orient,
00:14:55il nous coûtera
00:14:56le même prix.
00:14:56La question du gaz,
00:14:58elle,
00:14:58peut être assez différente,
00:15:00même si,
00:15:02sur le gaz,
00:15:03on est confronté
00:15:05un petit peu
00:15:05au même problème
00:15:06que sur le diesel.
00:15:08C'est-à-dire que,
00:15:09au conflit du Moyen-Orient,
00:15:11nous rajoutons
00:15:12les conséquences
00:15:12du conflit
00:15:14entre l'Ukraine
00:15:15et la Russie.
00:15:17L'Ukraine a fortement
00:15:18endommagé
00:15:19les capacités
00:15:20tant de production
00:15:22que de raffinage
00:15:22et même de logistique
00:15:24russe.
00:15:24La Russie a décrété
00:15:26un embargo
00:15:26à l'exportation
00:15:27de diesel.
00:15:28Et c'est un des éléments,
00:15:29d'ailleurs,
00:15:30qui a joué
00:15:31sur l'augmentation
00:15:32relative
00:15:33du prix du diesel
00:15:34par rapport
00:15:35au prix du brut.
00:15:36Sachez qu'à l'heure
00:15:38actuelle,
00:15:39sur le diesel,
00:15:40on en arrive
00:15:41à ce qu'on appelle
00:15:42le krach.
00:15:43Et c'est,
00:15:43je crois,
00:15:44le mot qu'il faut
00:15:45employer plus
00:15:45que celui
00:15:46de marge brute.
00:15:47C'est-à-dire
00:15:48la différence
00:15:48entre le prix
00:15:49du pétrole brut
00:15:50et le prix
00:15:51du diesel
00:15:52sur le marché.
00:15:53On est arrivé
00:15:54à un différentiel
00:15:55qui est de l'ordre
00:15:56de 110 dollars.
00:15:58C'est-à-dire
00:15:59que le coût
00:16:00du raffinage
00:16:01est,
00:16:01à l'heure actuelle,
00:16:03aussi élevé,
00:16:04voire plus élevé
00:16:05que le prix
00:16:06du pétrole brut.
00:16:07Philippe Chalmin,
00:16:08Donc,
00:16:08on est à la convergence
00:16:10de trois conflits
00:16:11aujourd'hui
00:16:12qui nous dépassent
00:16:13largement.
00:16:14Je ne suis pas sûr
00:16:15qu'Emmanuel Macron,
00:16:17malgré toute sa bonne volonté,
00:16:19puisse jouer un rôle,
00:16:21quelque rôle
00:16:22que ce soit
00:16:22dans la résolution
00:16:24de l'un ou l'autre
00:16:25de ces conflits.
00:16:25Et c'est ça,
00:16:26Félix Chalmin,
00:16:27cette conjonction
00:16:28de conflits
00:16:28qui caractérise
00:16:29le choc énergétique
00:16:30dans lequel
00:16:31nous sommes entrés
00:16:32et que vous qualifiez
00:16:33actuellement ?
00:16:34Absolument.
00:16:35Et ce choc énergétique,
00:16:37c'est donc
00:16:38un choc pétrolier,
00:16:40un choc raffinage
00:16:41et un petit choc
00:16:44quand même
00:16:44sur le marché du gaz.
00:16:46Alors,
00:16:46même si nous sommes
00:16:47très très loin
00:16:48des prix qu'on a connus
00:16:49sur le gaz naturel
00:16:50en 2022-2023,
00:16:52au début
00:16:53de la Russie,
00:16:55lorsque
00:16:55tous les tuyaux
00:16:57de gaz
00:16:57qui alimentaient
00:16:59l'Europe
00:16:59en provenance
00:17:00de la Russie
00:17:01se sont fermés,
00:17:02là,
00:17:02à l'époque,
00:17:03on était montés
00:17:04à 300 euros
00:17:05le mégawatt-heure.
00:17:06Aujourd'hui,
00:17:07nous ne sommes
00:17:07que à 80 euros
00:17:09le mégawatt-heure,
00:17:10mais l'année dernière,
00:17:11à cette époque,
00:17:12on était à 30.
00:17:13Philippe Chalmin,
00:17:13vous parliez à l'instant
00:17:14du pétrole aux Etats-Unis,
00:17:16ça fait réagir.
00:17:16Michel Fayad autour de la table.
00:17:18Oui,
00:17:18le prix du Gallon
00:17:19est monté
00:17:20à plus de 6 dollars
00:17:22le prix,
00:17:23et donc,
00:17:23c'est un record historique
00:17:24aux Etats-Unis,
00:17:25et ça,
00:17:26à quelques jours
00:17:27des élections
00:17:27de demi-mandat
00:17:28aux Etats-Unis,
00:17:29ça,
00:17:29c'est une première chose,
00:17:30et j'aimerais
00:17:31votre réaction.
00:17:31Et l'autre chose,
00:17:32c'est quand même aussi,
00:17:33vous parlez du gaz,
00:17:34mais à travers
00:17:35le détroit d'Hormuz,
00:17:36il y avait également
00:17:37le Qatar
00:17:37qui exportait
00:17:3877 millions de tonnes
00:17:39de gaz naturel
00:17:40liquéfié
00:17:41avant la guerre,
00:17:42et qui voit
00:17:44une partie
00:17:44de ces infrastructures
00:17:45également touchées,
00:17:46et tout ça
00:17:47me fait dire
00:17:47qu'à un moment donné,
00:17:48il va falloir
00:17:49que Emmanuel Macron
00:17:51fasse un arbitrage.
00:17:52Est-ce qu'il va falloir
00:17:53recommencer à acheter
00:17:54des Russes
00:17:55et du pétrole
00:17:55et du gaz ?
00:17:57Alors,
00:17:58c'est une excellente question.
00:17:59Alors,
00:17:59sur la première question,
00:18:01il est exact
00:18:02et que,
00:18:04paradoxalement,
00:18:05même si
00:18:05les Etats-Unis
00:18:07sont aujourd'hui
00:18:08le premier producteur
00:18:09mondial de pétrole,
00:18:11l'un des plus gros
00:18:12producteurs mondiaux
00:18:13de gaz
00:18:13et le premier
00:18:14exportateur mondial
00:18:15de gaz naturel
00:18:16liquéfié,
00:18:17alors autant,
00:18:18sur le gaz naturel,
00:18:19les Américains
00:18:20continuent à payer
00:18:21leur gaz
00:18:21à peu près
00:18:2290% moins cher
00:18:24que ce que nous
00:18:25et les Asiatiques
00:18:26pouvons payer.
00:18:28Par contre,
00:18:29sur l'essence,
00:18:30vous l'avez dit,
00:18:32ils ont,
00:18:32alors,
00:18:336 dollars le galon,
00:18:34c'est plutôt
00:18:35en Californie,
00:18:36la moyenne actuellement,
00:18:37c'est plutôt
00:18:38entre 4,50 et 5,
00:18:39je rappelle
00:18:39qu'un galon,
00:18:40c'est un peu
00:18:413 litres et demi,
00:18:43et comme,
00:18:43alors ça,
00:18:44c'est un petit paradoxe,
00:18:46comme aux Etats-Unis,
00:18:47il y a relativement peu
00:18:48d'impôts sur les carburants,
00:18:50la hausse en apparaît
00:18:51d'autant plus importante.
00:18:53Nous,
00:18:54à la limite en France,
00:18:55comme nous avons
00:18:56un énorme matelas fiscal,
00:18:58la hausse relative
00:18:59est quand même,
00:19:01paradoxalement,
00:19:02moins importante,
00:19:04alors qu'aux Etats-Unis,
00:19:05lorsque Trump
00:19:08avait été élu,
00:19:09il avait été élu
00:19:10sur la promesse
00:19:12de ramener l'essence
00:19:13à 2 dollars le galon.
00:19:15Nous sommes aujourd'hui,
00:19:16en moyenne américaine,
00:19:19sur l'ensemble des Etats-Unis,
00:19:20on est à un peu moins
00:19:21de 5 dollars le galon,
00:19:22et comme vous le disiez,
00:19:24je crois qu'on est
00:19:24à 6,50 dollars en Californie,
00:19:26mais comme en Californie,
00:19:27c'est des démocrates,
00:19:28ce n'est pas important.
00:19:29Gilles Boutin,
00:19:29s'il en revient peut-être
00:19:30sur la situation
00:19:30ici en France.
00:19:31Oui,
00:19:31je me demandais
00:19:32le débat
00:19:33sur les super profits
00:19:35ou en tout cas
00:19:35ce qui est appelé
00:19:36des super profits
00:19:37de TotalEnergie.
00:19:38Qu'en pensez-vous ?
00:19:39Faut-il demander
00:19:42plus d'impôts
00:19:44à TotalEnergie
00:19:45en France ?
00:19:46Ou alors,
00:19:46au contraire,
00:19:47se réjouir
00:19:47que notre fleron national
00:19:49sache naviguer
00:19:51habilement
00:19:52dans cette tempête ?
00:19:53Total,
00:19:53qui, je le précise,
00:19:54met en oeuvre
00:19:55un blocage des prix
00:19:56dans ces stations
00:19:56pour le sans-plomb
00:19:57et pour le gasoil
00:19:58et qui met la pression
00:20:00sur les autorités.
00:20:00Soit je bloque les prix,
00:20:01mais si vous mettez
00:20:02une surtaxe
00:20:03sur le carburant,
00:20:04terminez le blocage
00:20:05des prix,
00:20:06Philippe Chalemin.
00:20:06C'est évident.
00:20:08Total,
00:20:08actuellement,
00:20:10à 1,99€,
00:20:12j'ai cru voir
00:20:13des évaluations
00:20:14de l'ordre
00:20:15de 250 ou 300 millions
00:20:16d'euros
00:20:17que ceux-ci
00:20:19pouvaient leur coûter.
00:20:20Mais effectivement...
00:20:22Ce qui paraît marginal
00:20:22par rapport aux profits
00:20:24colossaux
00:20:24qu'ils réalisent
00:20:25depuis le début
00:20:26de cette crise
00:20:26des carburants.
00:20:27Il faut se rendre compte
00:20:27que ces profits
00:20:29les réalisent
00:20:30en tant que producteurs
00:20:31puisqu'ils sont
00:20:32producteurs de pétrole
00:20:33en dehors de la France.
00:20:35Et donc,
00:20:35ils ont profité
00:20:37de la hausse
00:20:37des prix du pétrole.
00:20:38Ils ont profité
00:20:40dans quelques-unes
00:20:41de leurs activités
00:20:42de raffinage.
00:20:43Ils avaient quand même
00:20:44fermé pas mal
00:20:45de raffineries
00:20:46en France
00:20:47et en Europe.
00:20:48Il faut se rendre compte
00:20:48que ces 20 dernières années,
00:20:50le raffinage
00:20:51était une activité
00:20:53extraordinairement
00:20:54peu rentable.
00:20:56L'Europe, d'ailleurs,
00:20:57a réduit
00:20:58de manière considérable
00:20:59ses capacités
00:21:00de raffinage.
00:21:01L'année dernière encore,
00:21:02en Europe,
00:21:03on a fermé
00:21:03500 000 barils jour
00:21:05de capacités
00:21:06de raffinage.
00:21:07Et en France,
00:21:07on a perdu
00:21:10Petit Couronne
00:21:10en Normandie
00:21:11et une autre affinerie
00:21:12près de Marseille
00:21:13et près de Fosse.
00:21:14Voilà.
00:21:15Je crois que c'était
00:21:16Lavera
00:21:17près de Marseille
00:21:18ou Fosse,
00:21:19je ne me souviens plus.
00:21:20Mais ce qui est clair,
00:21:22c'est qu'effectivement,
00:21:23il y a un effet d'aubaine
00:21:24aujourd'hui
00:21:25pour les raffineurs.
00:21:26Beaucoup de raffineurs,
00:21:27d'ailleurs,
00:21:27en Europe,
00:21:28ce sont des entreprises
00:21:29de trading
00:21:29qui avaient racheté
00:21:33les raffineries
00:21:34puisque la marge
00:21:35de raffinage,
00:21:36c'est quelque chose
00:21:37d'éminemment instable.
00:21:38Coincé au fond,
00:21:40entre deux marchés
00:21:41qui peuvent être
00:21:42à certains moments
00:21:43convergents
00:21:44et à d'autres moments
00:21:44divergents,
00:21:45le marché du pétrole
00:21:46d'un côté,
00:21:47le marché des produits
00:21:48raffinés de l'autre.
00:21:49Les profits totales
00:21:51aussi viennent
00:21:52de ces activités
00:21:53et de trading
00:21:54qui sont des activités
00:21:56tout à fait respectables
00:21:58et qui,
00:21:59effectivement,
00:22:00ont permis à Total
00:22:01de réaliser
00:22:02de très bons bénéfices.
00:22:05Je pense que c'est
00:22:06plutôt une chance
00:22:07pour la France
00:22:07d'avoir une société
00:22:09comme Total
00:22:09et c'est vrai
00:22:11qu'on ne peut
00:22:12que saluer
00:22:13le geste qu'ils font
00:22:14puisque dans la moyenne
00:22:16des 2,17 euros
00:22:17sur le sans-plomb
00:22:1895,
00:22:19j'imagine
00:22:20que l'on intègre
00:22:22les 1,99
00:22:23que pratique
00:22:25la station totale
00:22:26et ce serait bien pire
00:22:28s'il n'y avait pas
00:22:30si Total
00:22:31s'alignait
00:22:32sur les autres distributeurs.
00:22:34Merci.
00:22:35Merci.
00:22:35Même aujourd'hui,
00:22:36la grande distribution
00:22:37ne peut pas s'aligner.
00:22:39Économiste,
00:22:40professeur à Paris-Dauphine,
00:22:41merci.
00:22:42Philippe Chalmin,
00:22:42Michel,
00:22:43Gis,
00:22:43Gilles,
00:22:43vous restez avec nous.
00:22:44Europe 1 Soir se poursuit
00:22:45dans quelques instants.
00:22:46A tout de suite.
00:22:46En commun.
00:22:47Europe 1,
00:22:48le journal permanent.
00:22:50Bonsoir Frédéric Joncheret.
00:22:51Bonsoir Maël,
00:22:52bonsoir à tous.
00:22:53Votre journal permanent
00:22:54sur Europe 1
00:22:55à 18h31.
00:22:56Un violence urbaine
00:22:57la nuit dernière
00:22:57à Saint-Pierre-des-Cors
00:22:58près de Tours.
00:22:59Des affrontements ont éclaté
00:23:00après que le participant
00:23:01d'un rodéo sauvage
00:23:02à moto a été blessé
00:23:03à la jambe
00:23:04dans une collision
00:23:05avec un véhicule de police.
00:23:06Le conducteur de ce dernier
00:23:07a été placé en garde à vue.
00:23:09Neuf policiers
00:23:09et un gendarme
00:23:10ont été blessés.
00:23:11Plusieurs véhicules
00:23:11ont été incendiés
00:23:12et cinq autres personnes
00:23:14interpellées.
00:23:152,41 euros.
00:23:17C'est le prix moyen
00:23:17du litre de gazole
00:23:18en France.
00:23:19Un nouveau record.
00:23:20Le premier ministre
00:23:20Sébastien Lecornu
00:23:21doit tenir des réunions
00:23:22demain pour mettre en place
00:23:23de nouveaux dispositifs
00:23:25d'aide face à la crise.
00:23:26On va voir comment
00:23:27on peut faire
00:23:28pour ne pas casser
00:23:29la vie culturelle en France.
00:23:30Déclaration de la ministre
00:23:31de la Culture
00:23:32Catherine Pégard
00:23:33qui a annoncé
00:23:33moins de crédit
00:23:34pour les structures
00:23:35du spectacle vivant.
00:23:36Elle entend faire
00:23:37du cas par cas
00:23:38et ne pas les rendre vulnérables
00:23:40face aux contraintes
00:23:41d'efforts budgétaires.
00:23:42Éric Ciotti
00:23:43se dit inquiet
00:23:43sur le positionnement futur
00:23:45de Bruno Rotaillot.
00:23:46Le président de l'UDR
00:23:47craint que le président
00:23:48des Républicains
00:23:49rallie Edouard Philippe
00:23:49au second tour
00:23:50de la présidentielle
00:23:51et l'invite donc
00:23:52à le rejoindre
00:23:53dans une maison
00:23:53de droite forte.
00:23:55La Russie
00:23:56visée par plus
00:23:56d'un millier de drones
00:23:57ukrainiens
00:23:58au dernier jour
00:23:58des législatives
00:23:59mais également
00:24:00par des piratages
00:24:01informatiques massifs.
00:24:02Au moins deux personnes
00:24:03ont été tuées
00:24:04et une vingtaine
00:24:05d'autres blessées
00:24:05d'après les autorités russes.
00:24:07C'est fin ce soir
00:24:08en rugby
00:24:08de la troisième journée
00:24:09de Top 14
00:24:10avec l'affiche
00:24:11Bordeaux-Bègue
00:24:11le stade français
00:24:12à 21h05
00:24:13sur Canal+.
00:24:14Merci Frédéric Jancheret
00:24:15à tout à l'heure
00:24:1618h45.
00:24:21Avec pour continuer
00:24:22à vous éclairer
00:24:23sur l'actualité
00:24:24Gilles Boutin
00:24:24journaliste en politique
00:24:25économique au Figaro
00:24:27et Michel Fayad
00:24:27analyste politique
00:24:29et géopolitique.
00:24:31Quelques mots
00:24:31peut-être messieurs
00:24:32pour réagir
00:24:33à ce qui vient
00:24:34d'être dit
00:24:35par Philippe Chalmin
00:24:36sur cette prise
00:24:36des carburants.
00:24:37Michel,
00:24:37vous louiez la rigueur
00:24:39des analyses
00:24:39de Philippe Chalmin
00:24:40à l'instant.
00:24:41Oui, j'ai trouvé
00:24:42qu'il était très pertinent
00:24:43et que ce qu'il disait
00:24:44était juste.
00:24:45Moi, c'est le secteur
00:24:46dans lequel j'ai travaillé
00:24:48jusqu'à il y a encore
00:24:49un peu de temps.
00:24:51et ce que je voulais
00:24:52aussi signaler,
00:24:52je pense,
00:24:53c'est qu'aujourd'hui,
00:24:54ce que le gouvernement
00:24:55nous propose,
00:24:56c'est soit
00:24:57que le contribuable
00:24:59paye de sa poche
00:25:01via des,
00:25:02comment dire,
00:25:03les aides ciblées,
00:25:04soit,
00:25:05eh bien,
00:25:05que le consommateur...
00:25:06Pas directement,
00:25:06que ce soit
00:25:07que le consommateur
00:25:08final paye la facture
00:25:09à court terme
00:25:10qu'il bénéficie
00:25:11d'un petit subside,
00:25:12mais à long terme,
00:25:13finalement, c'est...
00:25:14Oui, même les deux choses,
00:25:15c'est-à-dire,
00:25:15soit le consommateur
00:25:16va continuer à payer
00:25:17directement la fiscalité,
00:25:18soit le contribuable,
00:25:20lui, va payer
00:25:20via ses aides ciblées
00:25:22aux grands consommateurs
00:25:23du type
00:25:23les camionneurs,
00:25:24etc.
00:25:25Ça, c'est une première chose.
00:25:26Et l'autre chose,
00:25:27je voulais réagir
00:25:28sur ce qui a été dit
00:25:30sur la possibilité
00:25:32que Total,
00:25:32eh bien,
00:25:34décide, par exemple,
00:25:35de quitter la France,
00:25:36c'est une possibilité
00:25:37ou autre.
00:25:37Ça a déjà été évoqué
00:25:39par la direction,
00:25:41notamment le lieu
00:25:41de cotation en bourse.
00:25:42Oui,
00:25:43et il ne faut pas oublier
00:25:43un précédent,
00:25:44c'est qu'on avait
00:25:45une société en France
00:25:46qui s'appelait Perenco
00:25:47qui appartenait
00:25:49en fait à la famille
00:25:50Perraudeau
00:25:51qui est une des plus
00:25:51grandes familles
00:25:51françaises,
00:25:52enfin,
00:25:52une des plus grandes
00:25:53familles fortunées
00:25:55françaises.
00:25:55Et lorsque,
00:25:56eh bien,
00:25:57les impôts
00:25:57leur sont tombés dessus,
00:25:59quelques jours après,
00:26:00ils sont partis
00:26:01à Londres.
00:26:02Donc,
00:26:02vous savez déjà
00:26:04que Total est coté
00:26:05à New York.
00:26:06Ce n'est pas la peine
00:26:07que Total aille
00:26:08s'installer,
00:26:09je ne sais pas,
00:26:09dans le Delaware
00:26:10ou je ne sais où
00:26:12et que Total nous échappe
00:26:15complètement au niveau
00:26:16de sa fiscalité,
00:26:16ce que Total aide
00:26:17beaucoup au niveau
00:26:18des rentrées fiscales
00:26:20de l'État français,
00:26:21qui en a gravement besoin.
00:26:22Gilles,
00:26:22sur la réponse politique
00:26:24à cette crise
00:26:25des carburants
00:26:25et un Emmanuel Macron
00:26:27qui se défausse un peu
00:26:28sur la responsabilité
00:26:29qui ne serait pas la sienne
00:26:31mais plutôt sur celle
00:26:32du Détroit d'Ormouz,
00:26:33qu'est-ce que vous en pensez ?
00:26:36L'intervention de Philippe Chalmin
00:26:38me fait dire
00:26:38par rapport à cette question
00:26:39de l'intervention du gouvernement
00:26:41ou la non-intervention
00:26:41du gouvernement
00:26:42qu'il va y avoir
00:26:43peut-être des nouveautés
00:26:44demain.
00:26:44Oui,
00:26:45et en même temps
00:26:46qu'on n'a pas tellement
00:26:46le choix.
00:26:47C'est-à-dire qu'il faut
00:26:48faire le dos rond
00:26:49en attendant que ça passe
00:26:50aussi dur cela soit-il
00:26:51à dire et à entendre.
00:26:54Moi,
00:26:55je pense à Édouard Philippe
00:26:57qui a été Premier ministre
00:26:58et qui est donc conscient
00:26:59d'un certain nombre
00:27:00de contraintes budgétaires
00:27:01et qui lui s'est aventuré
00:27:04et qui est d'une part comptable
00:27:05mais qui aussi s'est aventuré
00:27:06à dire qu'il faudrait
00:27:08doubler à minima
00:27:09les aides ciblées actuelles.
00:27:11Donc,
00:27:12il essaye de faire
00:27:12une espèce de promesse
00:27:14électorale avant l'heure
00:27:15mais il a conscience
00:27:16en même temps
00:27:16que les marges de manœuvre
00:27:17sont extrêmement limitées
00:27:19et c'est vrai.
00:27:21Au fait,
00:27:21aujourd'hui,
00:27:22si vous y réfléchissez,
00:27:24vous rajoutez 20 centimes,
00:27:25vous faites 20 centimes d'aide
00:27:26quelle que soit la forme.
00:27:27Vous baissez les taxes
00:27:29ou alors vous donnez
00:27:30des chèques à tout le monde.
00:27:31Peu importe,
00:27:32le résultat est le même.
00:27:33ça coûte
00:27:34en quelques mois
00:27:363 ou 4 milliards,
00:27:36ça vous coûte
00:27:37plus de 2 milliards.
00:27:38A l'arrivée,
00:27:38à la fin de l'année,
00:27:39vous êtes potentiellement
00:27:40à 10 milliards
00:27:40et c'est vrai que cet argent-là,
00:27:42on ne l'a pas
00:27:42et alors que là,
00:27:43le gouvernement vient d'annoncer
00:27:45que le déficit public
00:27:46allait non pas être
00:27:48de 5% cette année
00:27:49mais à 5,4%,
00:27:52ça voudrait dire
00:27:53que si on rajoute
00:27:55ces 9 milliards
00:27:55ou ces 10 milliards,
00:27:56on dérive très très vite
00:27:58à un déficit
00:27:59qui va vers 5,8%.
00:28:00ça part à plus de 160 milliards
00:28:04d'euros.
00:28:05Donc on voit bien,
00:28:06on n'a pas de marge d'action
00:28:08et on observe en revanche
00:28:09que l'épargne des Français
00:28:11qui est très importante,
00:28:12elle,
00:28:12elle diminue un petit peu.
00:28:14Donc ça montre bien aussi
00:28:15que les acteurs...
00:28:16Elle a plutôt tendance
00:28:17historiquement à augmenter.
00:28:18Ce qui montre bien
00:28:19que les acteurs économiques
00:28:21s'adaptent.
00:28:22Il y a ceux qui consomment moins,
00:28:23il y a ceux qui prélèvent
00:28:24dans leur épargne
00:28:25et ce n'est pas formidable
00:28:27comme situation
00:28:28mais ça montre
00:28:29que le réflexe
00:28:31quasi pavlovien
00:28:32hérité de décennies
00:28:34et de décennies
00:28:34d'États protectionnistes
00:28:37au sens social du terme
00:28:39a ses limites
00:28:40et qu'il faut aussi
00:28:41accepter de changer
00:28:42d'état d'esprit.
00:28:42Ce qui est dommage,
00:28:43c'est qu'on doive le faire
00:28:44dans une période d'extrême tension
00:28:45et qu'on n'ait pas opéré
00:28:47ce changement,
00:28:48cette révolution des esprits
00:28:49lorsqu'on avait
00:28:50un certain confort économique
00:28:52pour le faire.
00:28:52Et en même temps,
00:28:53si les carburants explosent
00:28:55à la pompe
00:28:55et que le gouvernement
00:28:56ne fait rien de majeur,
00:28:57est-ce qu'il n'y a pas
00:28:58un risque encore plus structurel,
00:28:59encore plus prégnant
00:29:00de crise économique
00:29:01et de secteur totalement
00:29:03à l'arrêt,
00:29:03Michel Fayad ?
00:29:04Oui, bien sûr.
00:29:05En réalité,
00:29:06le pétrole,
00:29:07le gaz,
00:29:07toute l'énergie
00:29:09impactent directement
00:29:10les services,
00:29:11l'industrie.
00:29:12Donc, effectivement,
00:29:13que ça nous impacte
00:29:14à tous.
00:29:14Puis, il y a une chose
00:29:15dont on n'est plus
00:29:17en train de parler,
00:29:18mais c'est que
00:29:19le tiers des engrais mondiaux
00:29:21passait par le détroit
00:29:22d'Hormuz
00:29:22et ça,
00:29:23ça impacte également
00:29:23nos agriculteurs
00:29:24et donc nos prix
00:29:27supermarchés
00:29:27dans les différents marchés
00:29:29pour les fruits,
00:29:30les légumes,
00:29:30etc.
00:29:32Et il y a aussi
00:29:33une chose
00:29:34que j'aurais dit,
00:29:35c'est qu'on n'a pas pu
00:29:37vraiment,
00:29:38comment dire,
00:29:40réellement répondre,
00:29:40c'est sur le fait
00:29:41qu'à un moment donné,
00:29:42si cette crise au Moyen-Orient
00:29:43va perdurer,
00:29:44va se poser la question
00:29:46qu'on le veuille ou pas
00:29:47de la nécessité
00:29:48de réouvrir
00:29:49avec la Russie
00:29:50parce que,
00:29:51eh bien,
00:29:52on ne peut pas se permettre
00:29:53d'avoir deux des plus grands
00:29:54producteurs de pétrole
00:29:55au monde
00:29:55avec les Etats-Unis,
00:29:57l'Arabie Saoudite
00:29:58et la Russie,
00:29:58en dehors du marché
00:29:59pour nous.
00:30:00Parce que, vous savez,
00:30:01les trois,
00:30:01juste pour que les auditeurs
00:30:02comprennent,
00:30:03les trois produisent
00:30:03à peu près une dizaine
00:30:04de millions de barils
00:30:05chaque jour.
00:30:06Donc, on ne peut pas mettre
00:30:07juste à l'écart
00:30:08deux des trois.
00:30:09C'est impossible
00:30:10au niveau du prix
00:30:11du pétrole.
00:30:12Il va falloir à un moment donné
00:30:13faire des choix
00:30:13et à cela,
00:30:14il faut rajouter,
00:30:14comme ça a été dit,
00:30:15que le Qatar
00:30:16est l'un des plus grands
00:30:17exportateurs de gaz
00:30:18naturel liquéfié
00:30:19aux côtés des Etats-Unis
00:30:20mais également aux côtés
00:30:21de la Russie
00:30:21et aux côtés de l'Australie.
00:30:23Donc, pareil,
00:30:23on ne peut pas
00:30:25juste avoir deux fronts,
00:30:26entre guillemets.
00:30:27Choisissons nos batailles.
00:30:28J'ai le bout de fin.
00:30:29Oui, il est vrai
00:30:30que par rapport à ça,
00:30:30l'adaptation la plus évidente
00:30:32qui vient à l'esprit,
00:30:33c'est celle de l'électrification
00:30:33des usages,
00:30:34notamment de la voiture électrique.
00:30:36Mais encore une fois,
00:30:37on n'a pas les capacités
00:30:38au niveau étatique
00:30:40d'accompagner massivement
00:30:41cette transition.
00:30:42Il y a des aides,
00:30:43effectivement,
00:30:44mais ce n'est pas si simple
00:30:45et on constate
00:30:46que c'est surtout
00:30:46les Français
00:30:46qui peuvent se le permettre
00:30:47qui achètent
00:30:48des voitures électriques.
00:30:50En revanche,
00:30:51ceux qui sont
00:30:52les plus exposés,
00:30:53ce sont ceux
00:30:54qui vivent à la campagne
00:30:54à l'écart
00:30:55des grandes villes
00:30:56qui doivent prendre
00:30:56leurs voitures
00:30:57qui n'ont vraiment pas le choix,
00:30:58qui ne peuvent pas,
00:30:59par exemple,
00:31:00s'acheter un vélo électrique
00:31:01avec le soutien de la région
00:31:03parce qu'ils auraient
00:31:03quand même 30 km à faire
00:31:05dans la journée,
00:31:05ce qui n'est pas rien.
00:31:06Donc, ce sont les plus pauvres
00:31:08qui ont des voitures thermiques
00:31:10qui, eux,
00:31:11sont exposés
00:31:11et qui en payent le prix fort.
00:31:14Et le plus terrible
00:31:15face à cela,
00:31:16c'est qu'il n'y a pas
00:31:17véritablement de réponse.
00:31:18Et j'ajoute à ça
00:31:19que la moitié
00:31:20des bénéficiaires potentiels
00:31:21du chèque
00:31:21pour grands rouleurs
00:31:22ne le réclament pas.
00:31:23Ce qui veut dire
00:31:23qu'il y a aussi
00:31:24un défaut d'information
00:31:25et de personnes
00:31:26qui ne savent pas
00:31:27par quel canal passer
00:31:28ou qui ne savent même pas
00:31:29qu'ils sont concernés.
00:31:30Une réponse qui est peut-être
00:31:31française
00:31:32mais aussi européenne
00:31:33et justement,
00:31:34on va parler de l'Europe.
00:31:35L'Europe qui regarde ce soir
00:31:37vers l'Allemagne
00:31:38des élections régionales
00:31:39en Allemagne
00:31:40qui ont eu lieu.
00:31:40Aujourd'hui,
00:31:41on a les premiers résultats
00:31:42de ces élections
00:31:43avec, comme la semaine dernière,
00:31:45une AFD
00:31:45qui est en forte progression.
00:31:47Comment est-ce que
00:31:48vous regardez
00:31:48ces estimations ?
00:31:50Premières estimations,
00:31:51l'AFD a une quarantaine,
00:31:53plus de 35% des voix.
00:31:55dans les deux landers
00:31:56où il y a ces élections
00:31:57aujourd'hui,
00:31:57Michel Fayad ?
00:31:58Oui,
00:31:59c'était un peu attendu
00:32:00puisque l'AFD
00:32:03s'est implantée
00:32:04de manière extrêmement forte
00:32:05au niveau
00:32:06de l'Est allemand
00:32:07et même au niveau national,
00:32:09aujourd'hui,
00:32:10la première force du pays
00:32:11c'est l'AFD.
00:32:13Bien sûr,
00:32:13elle n'atteint pas encore
00:32:14de quoi elle-même
00:32:16gouverner
00:32:16au niveau national.
00:32:18Et parce qu'il faut
00:32:18des coalitions pour ça ?
00:32:19Oui,
00:32:20il faut des coalitions
00:32:21si elle n'atteint pas
00:32:21seule les 50%
00:32:22et aussi...
00:32:23Elle n'y est pas encore.
00:32:24Non seulement,
00:32:25elle n'y est pas encore,
00:32:25mais il y a également
00:32:26un barrage qui existe
00:32:28entre justement
00:32:29la CDU
00:32:30du chancelier actuel
00:32:32Frédéric Schmerz
00:32:33et l'AFD.
00:32:36D'ailleurs,
00:32:37mais quand même,
00:32:37la situation est extrêmement grave
00:32:39pour le gouvernement
00:32:40de Frédéric Schmerz,
00:32:41donc de ce centre droit
00:32:42à la CDU,
00:32:44au point que sa cote
00:32:45de popularité
00:32:46est tombée à 14%
00:32:47et que le voyage
00:32:48qui est prévu
00:32:49pour tous les chefs d'État
00:32:50et de gouvernement
00:32:50dans le monde
00:32:51à l'ONU,
00:32:52vous savez,
00:32:52pour le sommet annuel
00:32:53de l'ONU
00:32:55à New York,
00:32:56eh bien,
00:32:56Frédéric Schmerz
00:32:57a décidé de...
00:32:58Qui a reconnu
00:32:58un désastre électoral
00:33:00à l'occasion de ses élections
00:33:01et il vient de réagir à l'instant.
00:33:02Voilà,
00:33:02et il a décidé
00:33:02de ne pas y aller,
00:33:03de ne pas aller à l'ONU.
00:33:04Donc,
00:33:05c'est quand même
00:33:06un geste assez fort
00:33:07pour bien montrer
00:33:08qu'il y a un vrai problème
00:33:09aujourd'hui.
00:33:10Et on parle beaucoup
00:33:10de l'AFD,
00:33:11mais il faudrait également
00:33:12parler de Die Linke,
00:33:17si vous lui autorisez.
00:33:18On va laisser passer
00:33:18une page de pub.
00:33:20Gilles Boutin,
00:33:20Michel Fayette,
00:33:21vous restez avec moi.
00:33:22On continue à parler
00:33:23de ses élections régionales
00:33:24en Allemagne
00:33:25dans quelques instants.
00:33:25A tout de suite
00:33:26sur Europe 1.
00:33:26Et faire.
00:33:27Europe 1,
00:33:28le journal permanent.
00:33:29À 18h45
00:33:30avec Frédéric Jean Chret.
00:33:32Neuf policiers
00:33:33et un gendarme blessés,
00:33:35plusieurs véhicules incendiés.
00:33:36C'est le triste bilan
00:33:37d'affrontement
00:33:37entre les forces de l'ordre
00:33:38et plusieurs dizaines de jeunes
00:33:40à Saint-Pierre-des-Cors
00:33:40près de Tours
00:33:41la nuit dernière.
00:33:42Cinq personnes
00:33:43ont été interpellées.
00:33:44L'EPS est allée
00:33:45vite en besogne.
00:33:46Déclaration de Jérôme Gage,
00:33:48le député candidat
00:33:49à la primaire à gauche,
00:33:50a défendu son collègue
00:33:51Philippe Brun,
00:33:52accusé de violence
00:33:52et suspendu
00:33:53à titre conservatoire
00:33:54par le Parti Socialiste
00:33:55et écarté de la primaire.
00:33:56Il juge sa mise à l'écart
00:33:58extrêmement violente.
00:33:59En Allemagne,
00:34:00l'AFD en fort progression
00:34:01dans la région
00:34:02de Mecklenburg,
00:34:03Pomeranie occidentale
00:34:04avec 37 à 38% des voix.
00:34:07C'est 20 points de plus
00:34:07qu'en 2021
00:34:08devant les sociodémocrates
00:34:10du SPD
00:34:10autour de 36%.
00:34:12Et le parti de gauche radical
00:34:13Dielinck
00:34:14est en tête à Berlin
00:34:15avec près de 26%
00:34:16des voix
00:34:17devant les 20%
00:34:18de la formation
00:34:18conservatrice CDU
00:34:20du chancelier
00:34:20Frédéric Schmers
00:34:21déjà affaibli.
00:34:23McCartney
00:34:24est à Saint-Pierre-et-Miquelon.
00:34:25C'est la première fois
00:34:26qu'un Premier ministre canadien
00:34:27se déplace
00:34:27dans ce département français
00:34:29situé à une vingtaine
00:34:30de kilomètres de Terre-Neuve.
00:34:31Il a été accueilli
00:34:32par le président Emmanuel Macron.
00:34:33Merci Frédéric.
00:34:34J'en serai rendez-vous
00:34:35à 19h pour votre journal.
00:34:37Europe 1 Soir
00:35:0718h-20h
00:35:08et sur Israël
00:35:10et ça vous rappelle
00:35:11quelque chose
00:35:11je pense
00:35:12à elle.
00:35:13Elle est fichée.
00:35:15Ça me rappelle surtout
00:35:16une espèce de polarisation
00:35:17un petit peu
00:35:18comme en France
00:35:19le centre disparaît
00:35:20petit à petit
00:35:21et c'est
00:35:22la gauche radicale
00:35:23et la droite.
00:35:23Absolument, absolument
00:35:24et il y a aussi une chose
00:35:26c'est qu'elle est allée
00:35:27jusqu'à dire
00:35:28qu'en cas de visite
00:35:29de Benjamin Netanyahou
00:35:31à Berlin
00:35:32elle l'arrêterait
00:35:33chose qui n'est pas
00:35:34dans ses prérogatives
00:35:35donc vous voyez
00:35:36c'est un peu du
00:35:38je ne sais pas
00:35:39comment dire
00:35:40enfin elle exagère
00:35:41c'est des exagérations
00:35:42pour avoir des voix
00:35:44mais mine de rien
00:35:46je crois que
00:35:47ça vient d'être dit
00:35:4826%
00:35:48les sondages
00:35:49disaient qu'elle allait avoir
00:35:50au minimum 22%
00:35:52donc elle est même
00:35:52au-delà
00:35:53des sondages
00:35:54selon ses premières estimations
00:35:56elle obtiendrait
00:35:57la victoire
00:35:58du côté de Berlin
00:35:59oui oui
00:35:59mais je pense
00:36:00avec 26% finalement
00:36:02moi j'avais vu
00:36:03les sondages
00:36:03elle était donc à 22%
00:36:05donc elle fait encore mieux
00:36:05que prévu
00:36:06et on sent quand même
00:36:08qu'il y a un basculement
00:36:09donc à Berlin
00:36:10avec également
00:36:11un effondrement
00:36:12de la CDU
00:36:13comme dans l'autre
00:36:14l'Inde
00:36:14donc c'est ça un peu
00:36:15l'enseignement
00:36:16qu'on voit un peu partout
00:36:17en Allemagne
00:36:18c'est vraiment
00:36:19l'effondrement partout
00:36:20de ce centre droit
00:36:21un peu comme chez nous
00:36:22les LR
00:36:23qui sont un peu
00:36:24la CDU version française
00:36:26qui eux aussi
00:36:27se sont effondrés
00:36:28dans les différentes élections
00:36:30l'effondrement
00:36:31la polarisation
00:36:31et donc cette nouvelle figure
00:36:33Elif Eralp
00:36:3545 ans il me semble
00:36:37qui est d'origine turque
00:36:38qui a des airs
00:36:39de personnalité
00:36:41de la France insoumise
00:36:41en France
00:36:42mais également
00:36:43qui rappelle
00:36:44le profil
00:36:45du maire de New York
00:36:45Zoran Mamdani
00:36:46absolument
00:36:47avec également
00:36:49des soupçons
00:36:50de lien
00:36:50avec les frères musulmans
00:36:52et avec Erdogan
00:36:54qui est également
00:36:54un frère musulman
00:36:55finalement
00:36:56Gilles Boutin
00:36:57votre regard peut-être
00:36:58d'un point de vue
00:36:59plus économique
00:36:59sur les conséquences
00:37:01de ces scrutins
00:37:02en Allemagne
00:37:03l'économie allemande
00:37:04l'industrie allemande
00:37:05au regard de cette
00:37:06polarisation extrême
00:37:08ce qui me frappe
00:37:08c'est surtout
00:37:09les conséquences
00:37:10de l'économie
00:37:11de la mauvaise situation
00:37:12de la mauvaise passe économique
00:37:13de l'Allemagne
00:37:14sur ces élections
00:37:15puisque les partis populistes
00:37:16prospèrent aussi
00:37:18sur un sentiment
00:37:19de déclassement
00:37:19il y a la crise
00:37:20du logement
00:37:21avec des loyers
00:37:22en explosion
00:37:22et une pénurie de logement
00:37:24alors après
00:37:24qui n'est pas toujours avéré
00:37:25notamment dans les régions
00:37:26où l'AFD perce
00:37:27mais il y a un ressenti
00:37:29une crainte
00:37:29de précarité
00:37:31à ce niveau-là
00:37:32et au-delà de ça
00:37:33quand on voit
00:37:34la fragilité
00:37:35à la fois
00:37:35d'Olaf Schultz
00:37:36qui était le prédécesseur
00:37:37de Friedrich Schmerz
00:37:38et aujourd'hui
00:37:38Friedrich Schmerz
00:37:39qui lui-même
00:37:39est fortement déstabilisé
00:37:42on ne peut que penser
00:37:44à l'ultra
00:37:45la quasi permanence
00:37:47d'Angela Merkel
00:37:47avant
00:37:48qui elle bénéficiait
00:37:49d'un contexte
00:37:50beaucoup plus favorable
00:37:51l'énergie
00:37:52dont nous parlions
00:37:53et qui venait
00:37:53en très très grande partie
00:37:54de Russie
00:37:55était peu cher
00:37:57et l'approvisionnement
00:37:59était garanti
00:38:00les taux d'intérêt
00:38:01étaient bas
00:38:02et l'industrie automobile
00:38:03avait encore
00:38:04tous ses débouchés
00:38:05que ce soit
00:38:06aux Etats-Unis
00:38:07ou en Chine
00:38:08qui était un grand client
00:38:10et désormais
00:38:11tout cela
00:38:11s'effondre
00:38:12comme un château de cartes
00:38:13ajouter à ça
00:38:14l'effort de défense
00:38:15c'est-à-dire l'Allemagne
00:38:15était quand même
00:38:16le passager clandestin
00:38:17de la défense
00:38:17je fais mon Trump
00:38:19vis-à-vis de l'Allemagne
00:38:20je lui reproche
00:38:21de ne pas être
00:38:22à la hauteur
00:38:24ils ne fournaissaient
00:38:25qu'un effort
00:38:25extrêmement limité
00:38:26et aujourd'hui
00:38:27ils essayent
00:38:27de rattraper
00:38:28leur retard
00:38:28avec une vraie bascule
00:38:30sur les questions
00:38:31publiques
00:38:32et donc
00:38:32tout cela
00:38:33nous donne
00:38:33un contexte
00:38:34particulièrement
00:38:35fragilisant
00:38:36et qui aide
00:38:38sur lequel
00:38:39prospère
00:38:39effectivement
00:38:39l'AFD
00:38:40et D-Link
00:38:41Michel Fayad
00:38:42je voulais juste dire
00:38:43en fait
00:38:43Gilles m'a rappelé
00:38:44sur Angela Merkel
00:38:45parce que
00:38:46figurez-vous
00:38:47que
00:38:47Michel Hennemburg
00:38:48c'est son l'un d'à elle
00:38:50à la base
00:38:50et là
00:38:51la CDU
00:38:52s'est complètement
00:38:53effondrée
00:38:54et on voit
00:38:54justement
00:38:55cette AFD
00:38:55qui est au sommet
00:38:5637% je crois
00:38:58oui
00:38:58exactement
00:38:5937-38%
00:39:00c'est quand même
00:39:00un camouflet énorme
00:39:02Angela Merkel
00:39:03qui est quand même
00:39:03celle qui avait adopté
00:39:04cette politique
00:39:05de régularisation
00:39:06des Syriens
00:39:07si vous vous souvenez
00:39:08en 2015
00:39:10au moment de la crise
00:39:11migratoire
00:39:12à ce moment-là
00:39:13on va clôturer
00:39:13ce chapitre
00:39:14autour des élections
00:39:15en Allemagne
00:39:16je vous propose
00:39:16de revenir en France
00:39:17et de parler
00:39:18de cette affaire
00:39:19Michel Sapin
00:39:20qui a agité
00:39:21la classe politique
00:39:22tout ce week-end
00:39:22depuis que le directeur
00:39:24adjoint de Valeurs Actuelles
00:39:25a annoncé hier
00:39:25qu'il renonçait
00:39:26à intervenir
00:39:27sur France Inter
00:39:28après la suppression
00:39:29de son édito
00:39:30sous la pression
00:39:31des syndicats
00:39:32le sujet
00:39:32qui s'est donc
00:39:33très largement
00:39:34invité dans le débat public
00:39:35encore aujourd'hui
00:39:36avec la réaction
00:39:37par exemple
00:39:37de Marion Maréchal
00:39:39c'était cet après-midi
00:39:40sur France 2
00:39:40alors déjà
00:39:41je vous remercie
00:39:41pour votre invitation
00:39:42j'espère que vous ne souffrirez
00:39:43pas d'un tir de barrage
00:39:44des syndicats
00:39:44de France Inter
00:39:45puisque depuis deux semaines
00:39:46on assiste quand même
00:39:46à une chasse à l'homme
00:39:47et à la censure
00:39:48d'un journaliste de droite
00:39:50de Valeurs Actuelles
00:39:51non mais c'est bien quand même
00:39:52de rappeler
00:39:52que France Inter
00:39:55n'appartient pas à la gauche
00:39:57mais à tous les français
00:39:58et que France Inter
00:39:58donne la parole
00:39:59à toutes les forces politiques
00:40:00et votre présence ici le monde
00:40:01de pluralisme
00:40:02et de liberté de la presse
00:40:03s'appliquent ici
00:40:03peut-être encore davantage
00:40:04qu'ailleurs
00:40:04la réaction de Marion Maréchal
00:40:07au départ de France Inter
00:40:08départ très précoce
00:40:09de la part de Charles Sapin
00:40:11et non Michel
00:40:12comme je l'ai appelé
00:40:12merci Michel
00:40:13de m'avoir corrigé
00:40:15justement
00:40:15votre réaction
00:40:16à ce départ de Charles Sapin
00:40:18non mais c'est quand même
00:40:19assez incroyable
00:40:20que la gauche
00:40:22soit vraiment furieuse
00:40:23de 2 minutes 30
00:40:24ou 3 minutes
00:40:25d'édito de droite
00:40:27sur la droite
00:40:28il a fait le calcul
00:40:28je crois
00:40:29la proportion d'antennes
00:40:30dont il allait priver France Inter
00:40:320,0025%
00:40:34du temps d'antenne
00:40:35qui lui était dévoué
00:40:36et même ça
00:40:36c'était vraiment
00:40:37c'était surtout
00:40:38les questions budgétaires
00:40:39et d'intelligence artificielle
00:40:40qui devaient être abordées
00:40:40oui et puis les sujets
00:40:42qu'il a abordés
00:40:42étaient quand même
00:40:43assez modérés
00:40:44il n'y a pas eu d'extrême
00:40:46là-dedans
00:40:46et puis par rapport
00:40:47à la réponse
00:40:49du journaliste
00:40:50à Marion Maréchal
00:40:51sur le fait
00:40:52qu'eux
00:40:54invitent
00:40:55toutes les personnes
00:40:56de tous les partis
00:40:57à venir
00:40:57oui mais c'est pas ça
00:40:58la question
00:40:59c'est la question
00:41:00en fait
00:41:00si vous avez
00:41:01des éditorialistes
00:41:02de tout horizon
00:41:03donc vous adoptez
00:41:05le pluralisme
00:41:05non seulement
00:41:06au niveau des invités
00:41:06mais aussi
00:41:07le pluralisme
00:41:08au niveau des éditorialistes
00:41:09parce que vous êtes
00:41:10un média public
00:41:11si vous étiez
00:41:12un média privé
00:41:13vous faites ce que vous voulez
00:41:14même si vous êtes soumis
00:41:15là aussi
00:41:15bien sûr
00:41:16à certaines règles
00:41:17autant de paroles
00:41:17de l'ARCOM
00:41:18voilà
00:41:18mais par contre
00:41:19si vous êtes
00:41:20un média public
00:41:21et bien vous êtes obligé
00:41:22d'amener
00:41:22des éditorialistes
00:41:24pardon
00:41:24de gauche
00:41:25et des éditorialistes
00:41:26du centre
00:41:26et des éditorialistes
00:41:27de droite
00:41:29c'est là où je pense
00:41:30que le journaliste
00:41:31est à côté
00:41:32Charles Sapin
00:41:32qui considère
00:41:33que Radio France
00:41:33a inventé
00:41:34la censure préventive
00:41:36Gilles Boutin
00:41:36oui oui oui
00:41:38il y a des relents soviétiques
00:41:39dans tout ça
00:41:40non mais en plus
00:41:42le Figaro Magazine
00:41:43avait mené une enquête
00:41:44avec l'institut Thomas More
00:41:45à l'aide d'intelligence artificielle
00:41:47pour écouter
00:41:48l'intégralité
00:41:49des émissions
00:41:50des différentes radios
00:41:51et France Inter
00:41:53était le plus mal classé
00:41:55parce qu'il penchait
00:41:57le plus à gauche
00:41:58dans l'ensemble
00:41:59de ses contenus
00:42:00sur la matinale
00:42:01deux chroniques sur 20
00:42:02qui penchaient
00:42:03plutôt à droite
00:42:04contre 18
00:42:04plutôt aiguillés
00:42:06à gauche
00:42:06et on a toujours constaté
00:42:08c'est-à-dire que le ressenti
00:42:09était vérifié
00:42:11par l'objectivation
00:42:12d'une méthode
00:42:13scientifique
00:42:14et donc
00:42:16oui donc ce ressenti
00:42:17qui est que
00:42:18la droite
00:42:19a toujours eu
00:42:19un petit
00:42:21même pas son rond de serviette
00:42:23en fait
00:42:23un petit coin de table
00:42:24dans lequel
00:42:25on la tolérait
00:42:26à condition
00:42:26qu'elle
00:42:27ne dérange pas
00:42:29excessivement
00:42:29et dès lors
00:42:30que ce n'était pas
00:42:31par exemple
00:42:32valeur actuelle
00:42:34qui a eu le tort
00:42:35d'être condamnée
00:42:36pour racisme
00:42:36mais
00:42:37d'ailleurs
00:42:38cette décision
00:42:38m'a toujours mis mal à l'aise
00:42:39parce qu'elle
00:42:41elle portait sur des dessins
00:42:42sur la question
00:42:43de l'esclavagisme
00:42:44en Afrique
00:42:45dans laquelle
00:42:46la députée
00:42:46Daniel Bono
00:42:47était placée
00:42:48représentée
00:42:48j'ai l'impression
00:42:49qu'il y a un effet
00:42:50d'aubaine en fait
00:42:50c'est-à-dire qu'on utilise
00:42:51cette condamnation
00:42:52pour s'indigner
00:42:53que valeur actuelle
00:42:54ait été mis en avant
00:42:56pour cette chronique
00:42:58à mon avis
00:42:59les syndicats
00:43:00seraient allés chercher
00:43:00une autre raison
00:43:02il y a plus longtemps
00:43:03je ne sais quelle raison
00:43:05pour justifier
00:43:06leur opposition
00:43:07est-ce qu'il est peut-être
00:43:08en train de donner
00:43:08complètement raison
00:43:09à Charles Lalonde
00:43:10et à sa commission
00:43:11d'enquête
00:43:11sur la pluralité
00:43:13sur la neutralité
00:43:13du service public
00:43:14Michel Fayad
00:43:15oui absolument
00:43:16puis si on veut jouer
00:43:17entre guillemets
00:43:18à aller voir
00:43:19dans les poux
00:43:20de valeur actuelle
00:43:21on peut aller voir
00:43:22dans les poux
00:43:23de certains médias
00:43:24de gauche
00:43:24qui ont donné
00:43:26libre tribune
00:43:27à des hôtes
00:43:29pour la pédophilie
00:43:30ou je ne sais quoi
00:43:31fut un temps
00:43:31bien sûr
00:43:32je ne suis pas en train
00:43:32de parler de maintenant
00:43:32ils ont effectivement
00:43:33hébergé des tribunes
00:43:34qui défendait
00:43:35qu'on accusait
00:43:38trop fortement
00:43:39des personnes
00:43:40pour ce qui n'était
00:43:41que
00:43:41entre guillemets
00:43:41des caresses
00:43:42sur des mineurs
00:43:43et aujourd'hui
00:43:44ça serait condamné
00:43:45à l'époque
00:43:45peut-être moins
00:43:46ou pas
00:43:47mais en tout cas
00:43:47là ça serait
00:43:48sous l'effet de la loi
00:43:49donc pourquoi
00:43:50est-ce qu'on n'en parle pas
00:43:51pourquoi c'est juste
00:43:52quand la droite
00:43:53est condamnée
00:43:54qu'on en parle
00:43:54et quand la gauche
00:43:55n'est pas condamnée
00:43:56alors qu'elle a tenu
00:43:57des propos inadmissibles
00:43:58ça passe crème
00:43:59la droite
00:44:00la gauche
00:44:00et le gouvernement
00:44:01qui ne dit rien
00:44:02en la personne
00:44:03notamment
00:44:03de sa ministre
00:44:04de la culture
00:44:05ah oui
00:44:05je pense que
00:44:07ce gouvernement
00:44:08il attend tranquillement
00:44:10la fin
00:44:10une prise de parole
00:44:11contre la chasse
00:44:12aux sorcières
00:44:12me semble-t-il
00:44:13oui mais qui est venue
00:44:14très tardivement
00:44:15notamment parce qu'elle a été
00:44:16appelée à réagir
00:44:17mais on a eu un flottement
00:44:18pendant 24 heures
00:44:20où vraiment
00:44:21Catherine Pégard
00:44:22était aux abonnés
00:44:23absents
00:44:24et les résultats
00:44:24on voit que
00:44:25c'est les syndicats
00:44:26qui ont obtenu
00:44:27bien de cause
00:44:28et qui finalement
00:44:28peut-être
00:44:29sont ceux
00:44:30qui ont le pouvoir
00:44:30qui ont pris le pouvoir
00:44:31et qui continueront
00:44:32à avoir le pouvoir
00:44:34sur Radio France
00:44:35et singulièrement
00:44:36France Inter
00:44:3818h55
00:44:38sur
00:44:39sur Europe 1
00:44:40et non pas
00:44:40sur France Inter
00:44:41merci
00:44:41de m'avoir accompagné
00:44:43pendant cette première heure
00:44:44Gilles Boutin
00:44:45journaliste en politique économique
00:44:46au Figaro
00:44:47et Michel Fayad
00:44:47analyste politique
00:44:49et géopolitique
00:44:50sachez
00:44:51tous les deux
00:44:52et tous les auditeurs
00:44:52que la grande famille
00:44:53Europe 1
00:44:54s'est agrandie
00:44:55depuis la rentrée
00:44:55avec Coé
00:44:56sa toute nouvelle émission
00:44:57il y en aura
00:44:57pour tout le monde
00:44:58plus qu'un nom d'émission
00:44:59c'est tout un programme
00:45:00une promesse
00:45:01entourée de ses fidèles
00:45:02acolytes
00:45:03Stouffe et Piètre
00:45:04rejoint également
00:45:05par Gauthier Le Bret
00:45:05Coé pose son regard
00:45:07sur l'actualité
00:45:08sans jamais se prendre
00:45:09au sérieux
00:45:10et ça fait du bien
00:45:10pour participer
00:45:11à cette émission
00:45:12vous pouvez l'appeler
00:45:12Coé au 01 80 20 39 21
00:45:15il y en aura
00:45:16pour tout le monde
00:45:16présenté par Coé
00:45:17votre nouveau rendez-vous
00:45:18de 15h à 16h
00:45:20sur Europe 1
00:45:21la radio libre
00:45:22Europe 1 Soir
00:45:22se poursuit
00:45:23juste après la pub
00:45:24Au revoir à tous
00:45:27Europe 1
00:45:28il est 19h
00:45:32Europe 1 Soir
00:45:3318h
00:45:3420h
00:45:35Maëlle Laurent
00:45:36Et au sommaire
00:45:37de votre journal
00:45:38Frédéric Joncheret
00:45:39cette nuit de tension
00:45:39près de Tours
00:45:40Un rodeo sauvage
00:45:41à mille feux aux poudres
00:45:42à Saint-Pierre-des-Cores
00:45:43une collision avec la police
00:45:45a provoqué des violences urbaines
00:45:47le récit
00:45:47dans un instant
00:45:48L'éviction du journaliste
00:45:50Charles Sapin
00:45:51du service public
00:45:51fait réagir la sphère politique
00:45:53après Jordan Bardella
00:45:54hier
00:45:54vous entendrez
00:45:55le ministre
00:45:56Vincent Jambrun
00:45:57Emmanuel Macron
00:45:58répond à la provocation
00:45:59de Donald Trump
00:46:00à Saint-Pierre-et-Miquelon
00:46:01le département ultramarin
00:46:03est et restera français
00:46:04fort chaud
00:46:05Estelle Laffont
00:46:06un mot de la tendance
00:46:07météo de demain
00:46:08On a des conditions
00:46:09anticycloniques
00:46:10qui s'installent
00:46:11en ce début de semaine
00:46:12qui sera marqué d'ailleurs
00:46:13par la chaleur
00:46:14et beaucoup de soleil
00:46:15sur la plupart des régions
00:46:16météo complète
00:46:16après le journal
00:46:17On vous retrouve dans 10 minutes
00:46:18à tout à l'heure Estelle
00:46:19Europe 1
00:46:21A la une
00:46:22ces violences urbaines
00:46:23la nuit dernière
00:46:23près de Tours
00:46:24Une impressionante nuit
00:46:25d'émeutes a éclaté
00:46:26à Saint-Pierre-des-Corts
00:46:27Les forces de l'ordre
00:46:28ont été prises à partie
00:46:29toute la nuit
00:46:30par des dizaines d'individus
00:46:31déterminés à en découdre
00:46:33Bonsoir Antoine Bienveau
00:46:34Bonsoir Frédéric
00:46:35Bonsoir à tous
00:46:35En cause
00:46:36un rodéo urbain
00:46:37qui aurait dégénéré
00:46:38quelques heures plus tôt
00:46:39Oui
00:46:39il est environ 19h hier
00:46:41lorsqu'une voiture de police
00:46:43qui intervenait
00:46:44sur ce rodéo urbain
00:46:46percute accidentellement
00:46:47selon la préfecture
00:46:48l'un des jeunes
00:46:49participant à Motto
00:46:50La victime
00:46:51grièvement blessée
00:46:52à la jambe
00:46:53est transportée
00:46:53à l'hôpital
00:46:54mais quelques minutes plus tard
00:46:55les forces de l'ordre
00:46:56sont ciblées
00:46:57par des tirs de projectiles
00:46:59selon Magaline Ardain
00:47:00secrétaire régionale
00:47:01du syndicat Alliance Police
00:47:02en centre Val-de-Loire
00:47:03Des dizaines d'individus
00:47:05sont arrivés
00:47:06ils ont fait des barricades
00:47:06à laquelle ils ont mis le feu
00:47:07ils ont jeté des cailloux
00:47:09tout ce qu'ils ont pu trouver
00:47:10et puis derrière
00:47:12c'est parti
00:47:12avec une nuit de violence
00:47:14de véhicules brûlés
00:47:15de véhicules de police
00:47:16pillés
00:47:17brûlés
00:47:18une nuit d'émeute
00:47:19pour répondre aux émeutiers
00:47:20une centaine de policiers
00:47:22et de gendarmes
00:47:23sont mobilisés
00:47:23plus deux sections
00:47:24de la CRS8
00:47:25basées en région parisienne
00:47:27les violences ne se termineront
00:47:28qu'au petit matin
00:47:29bilan de la nuit
00:47:30une vingtaine
00:47:31de véhicules incendiés
00:47:32cinq interpellations
00:47:33et dix membres
00:47:34des forces de l'ordre blessés
00:47:36le policier
00:47:37qui conduisait
00:47:38la voiture
00:47:38ayant percuté le motard
00:47:39a lui été placé
00:47:40en garde à vue
00:47:41pour déterminer
00:47:42si la collision
00:47:43était bien accidentelle
00:47:45ou si une erreur
00:47:45a été commise
00:47:46merci Antoine
00:47:47bien vous
00:47:47dans l'actualité également
00:47:48la classe politique
00:47:49qui continue de réagir
00:47:51après la suppression
00:47:52de l'édito du dimanche
00:47:53de Charles Sapin
00:47:54sur France Inter
00:47:55le journaliste
00:47:56s'est vu proposer
00:47:57en lieu et place
00:47:57un débat par la direction
00:47:58de Radio France
00:47:59et il a décidé
00:48:00de décliner l'offre
00:48:01déplorant que Radio France
00:48:02ait décidé de rendre les armes
00:48:04face à la gronde
00:48:05d'une partie du personnel
00:48:06hier le président
00:48:07du rassemblement national
00:48:08Jordan Bardella
00:48:09a fustigé la privatisation
00:48:11de la maison de la radio
00:48:12par la gauche
00:48:13qui déteste la démocratie
00:48:14et aujourd'hui
00:48:15c'est le ministre du logement
00:48:16Vincent Jambrague
00:48:17qui s'est exprimé
00:48:18dans Europe 1 matin
00:48:19ce qui est sûr
00:48:20c'est que je défends
00:48:20le pluralisme
00:48:21dans les médias
00:48:22et donc à fortiori
00:48:23le service public
00:48:24doit être exemplaire
00:48:24en matière de pluralisme
00:48:25donc effectivement
00:48:26je regrette
00:48:27qu'on ait cédé
00:48:29je pense qu'il avait
00:48:30sa place
00:48:32sur l'antenne
00:48:33du service public
00:48:34je ne vais pas commenter
00:48:35les décisions
00:48:36de la direction
00:48:37de France Info
00:48:37mais je vous ai dit
00:48:38ma position personnelle
00:48:39c'est qu'on doit avoir
00:48:40du pluralisme
00:48:40dans les médias
00:48:42et à fortiori
00:48:43sur le service public
00:48:43je trouve qu'il pouvait
00:48:44incarner ce pluralisme
00:48:45avec sérieux
00:48:47avec talent
00:48:47et la situation actuelle
00:48:49je la regrette
00:48:49assez personnelle bien sûr
00:48:50le ministre du logement
00:48:52Vincent Jambrague
00:48:53invité d'Alexis
00:48:53de la fléchère
00:48:54dans Europe 1 matin
00:48:55on voit bien
00:48:56que sa démarche
00:48:57ne prospère pas
00:48:58c'est le sentiment
00:48:59d'Eric Ciotti
00:48:59concernant la campagne
00:49:01présidentielle
00:49:01de Bruno Rotaio
00:49:02pour le président
00:49:03de l'UDR
00:49:04le candidat
00:49:05les républicains
00:49:05ne peut pas
00:49:06rejoindre le second tour
00:49:07il l'invite donc
00:49:08à rallier
00:49:09une maison
00:49:09de droite forte
00:49:11Ségolène Royale
00:49:39Ségolène Royale
00:49:41l'archipel
00:49:41proche du Canada
00:49:42Alexandre Chauveau
00:49:43hier soir
00:49:44le chef de l'état
00:49:44a réaffirmé
00:49:45la souveraineté
00:49:46de la France
00:49:46à Saint-Pierre-et-Miquelon
00:49:47alors que Donald Trump
00:49:49a récemment publié
00:49:49une carte
00:49:50où la région
00:49:51était recouverte
00:49:52du drapeau américain
00:49:52oui Donald Trump
00:49:53a beau lorgner
00:49:54le Canada
00:49:55et Saint-Pierre-et-Miquelon
00:49:55Emmanuel Macron
00:49:56a balayé l'hypothèse
00:49:58d'une annexion américaine
00:49:59dès son arrivée
00:50:00sur l'archipel
00:50:00hier soir
00:50:01c'est une évidence
00:50:02pour nous
00:50:02que c'est un territoire français
00:50:04et un territoire
00:50:05attaché à la France
00:50:06c'est fier d'être français
00:50:08comme nous le sommes
00:50:09et un territoire
00:50:11libéré par la France libre
00:50:13donc nous y sommes attachés
00:50:15il n'y a pas de débat
00:50:15il n'y a pas de discussion
00:50:16le chef de l'état
00:50:17pourrait le répéter
00:50:18tout à l'heure
00:50:18aux côtés de Marc Carnet
00:50:19le premier ministre canadien
00:50:21dont l'état
00:50:21est également ciblé
00:50:22par les velléités
00:50:23expansionnistes
00:50:24de Donald Trump
00:50:25alors cette visite historique
00:50:26d'un dirigeant étranger
00:50:27à Saint-Pierre-et-Miquelon
00:50:28illustre à la fois
00:50:29la prise de distance
00:50:30du Canada
00:50:30envers les Etats-Unis
00:50:31mais aussi le rapprochement
00:50:33entre Ottawa
00:50:34et l'Europe
00:50:34rapprochement illustré
00:50:36la semaine dernière
00:50:36par la proposition
00:50:37d'Ursula von der Leyen
00:50:38de faire du Canada
00:50:39un membre associé
00:50:41de l'Union
00:50:41Alexandre Chauveau
00:50:42du service politique
00:50:43d'Europe
00:50:44en Allemagne
00:50:45l'AFD est en forte progression
00:50:47dans la région
00:50:48de Mecklenburg
00:50:49Pomeranie occidentale
00:50:50avec 37 à 38%
00:50:52des voix
00:50:52c'est 20 points
00:50:53de plus
00:50:54qu'en 2021
00:50:55et ce devant
00:50:56les sociodémocrates
00:50:57du SPD
00:50:57autour de 36%
00:50:59et notez que le parti
00:50:59de gauche radical
00:51:00d'Ilinko
00:51:01est en tête
00:51:01à Berlin
00:51:02avec près de 26%
00:51:03des voix
00:51:04devant les 20%
00:51:05de la formation
00:51:06conservatrice
00:51:06du CDU
00:51:07du chancelier
00:51:08Frédéric Mers
00:51:08déjà affaibli
00:51:10la Russie
00:51:11visée par plus
00:51:12d'un millier
00:51:12de drones ukrainiens
00:51:13au dernier jour
00:51:14des législatives
00:51:15mais également
00:51:16par des piratages
00:51:17informatiques massifs
00:51:18au moins deux personnes
00:51:19ont été tuées
00:51:20une vingtaine d'autres
00:51:20blessées
00:51:21d'après les autorités
00:51:22russes
00:51:22il s'agit des premières
00:51:23élections législatives
00:51:24russes depuis le début
00:51:25de l'offensive
00:51:26contre l'Ukraine
00:51:27en 2022
00:51:27elles doivent renouveler
00:51:29les 450 sièges
00:51:30de la Douma
00:51:31la chambre basse
00:51:31du parlement russe
00:51:32un scrutin
00:51:33qui devrait sans surprise
00:51:34voir la victoire
00:51:35du parti de Vladimir Poutine
00:51:36et puis J-5
00:51:37avant l'arrivée du pape
00:51:38à Paris
00:51:39Metz
00:51:40place de la Concorde
00:51:41visite de Notre-Dame
00:51:42de Paris
00:51:42rencontre avec
00:51:43Emmanuel Macron
00:51:44à l'Elysée
00:51:45Léon XIV
00:51:46un programme bien rempli
00:51:47dans lequel il va
00:51:48trouver le temps
00:51:49malgré tout
00:51:49de se rendre
00:51:50à l'église Saint-Joseph
00:51:52à l'Institut catholique
00:51:53de Paris
00:51:53pour marcher
00:51:54sur les traces
00:51:55de frère Laurent
00:51:55de la résurrection
00:51:56dont il se sent proche
00:51:58spirituellement
00:51:59Emma Ben Youssef
00:52:00Sudarovitch
00:52:00s'y est rendu
00:52:01pour Europe 1
00:52:01derrière l'imposante
00:52:03baptiste
00:52:03de l'Institut catholique
00:52:04de Paris
00:52:04se dresse discrètement
00:52:06l'église Saint-Joseph
00:52:07des Carmes
00:52:08c'est une église
00:52:09de petite taille
00:52:10assez sobre
00:52:10Emmanuel Petit
00:52:11le recteur de l'ICP
00:52:13le pape va avoir le lieu
00:52:14et il va découvrir
00:52:14effectivement
00:52:15qu'il est resté
00:52:16pour une bonne part
00:52:16comme c'était
00:52:17où il y a l'église
00:52:18c'est vraiment
00:52:19celle des frères
00:52:20parmi eux
00:52:20Nicolas Hermann
00:52:21un ancien soldat
00:52:22qui a vécu
00:52:23au XVIIe siècle
00:52:24devenu frère Laurent
00:52:25de la résurrection
00:52:26c'est un garçon
00:52:27qui va avoir
00:52:28une sorte de conversion
00:52:30en contemplant
00:52:31un arbre mort
00:52:32un hiver
00:52:33etc
00:52:33c'est la sorte
00:52:34qu'il se rend compte
00:52:34de la fragilité des choses
00:52:35et de la vanité des choses
00:52:37jamais ordonné prêtre
00:52:38il est tour à tour
00:52:39cuisinier
00:52:39puis cordonnier au couvent
00:52:41au service de ses frères
00:52:42il vous savait à Dieu
00:52:43par les actes simples
00:52:44du quotidien
00:52:45la spiritualité du frère Laurent
00:52:47c'est une spiritualité
00:52:47assez simple
00:52:48pour lui c'est vraiment
00:52:49la sanctification
00:52:49par les choses ordinaires
00:52:50par les choses simples
00:52:51de la vie courante
00:52:52je peux parfaitement
00:52:53réaliser complètement
00:52:54l'oeuvre de Dieu
00:52:55une spiritualité
00:52:56qu'a découvert le pape
00:52:57lorsqu'il était étudiant
00:52:58et qui ne l'a pas quitté depuis
00:53:00Léon XIV
00:53:01qui a d'ailleurs déclaré
00:53:02que pour comprendre
00:53:03Robert Prévost
00:53:04il faut lire
00:53:05les écrits de frère Laurent
00:53:06de la résurrection
00:53:07le reportage
00:53:08d'Emma Ben Youssef Sudarovic
00:53:10pour Europe 1
00:53:11du sport
00:53:11pour finir Frédéric
00:53:12avec la victoire
00:53:13de Pedro Acosta
00:53:14sur le Grand Prix d'Autriche
00:53:15c'est de la MotoGP
00:53:16c'est sa première
00:53:17dans la catégorie reine
00:53:19l'Espagnol a devancé
00:53:20son compatriote
00:53:21et Paul Mann
00:53:21Georges et Martin
00:53:22quant à Marc Marquez
00:53:23il n'a pris que la 5ème place
00:53:25au championnat
00:53:26Martin
00:53:26devance désormais
00:53:27Marquez et Bezeki
00:53:28de respectivement
00:53:2912 et 32 points
00:53:30rendez-vous dans 15 jours
00:53:32pour le Grand Prix du Japon
00:53:33la BMW numéro 37
00:53:36remporte le Boldor
00:53:37au Castellet
00:53:38après 24 heures de course
00:53:39c'est le premier titre
00:53:40du champion du monde d'endurance
00:53:42du constructeur allemand
00:53:44deux roues toujours
00:53:45le contre-la-montre
00:53:46des mondiaux de cyclisme
00:53:48secours en ce moment
00:53:48dans les rues de Montréal
00:53:49sur 39 km 200
00:53:51le belge Remco Evenpool
00:53:53peut décrocher
00:53:54un 4ème sacre consécutif
00:53:56inédit
00:53:57quant au français
00:53:58Paul Sexas
00:53:59on espère qu'il va décrocher
00:54:00son premier podium mondial
00:54:02et enfin
00:54:03ce soir en rugby
00:54:04fin de la 3ème journée
00:54:06de top 14
00:54:07avec l'affiche
00:54:08Bordeaux-Bègues
00:54:09le stade français
00:54:10c'est à 21h05
00:54:11sur Canal Plus
00:54:12c'était le journal
00:54:13de Frédéric Jean Chret
00:54:14merci à vous Frédéric
00:54:15à tout à l'heure
00:54:1519h30
00:54:16pour le journal permanent
00:54:18d'ici la place
00:54:18à la météo
00:54:19avec vous Estelle Laffont
00:54:20Estelle
00:54:21il fera jusqu'à 24 degrés
00:54:2334 degrés
00:54:24même demain après-midi
00:54:24dans l'extrême sud du pays
00:54:26on a vraiment du mal à croire
00:54:27que l'automne arrive
00:54:28l'été fait même
00:54:29une belle prolongation
00:54:30puisque ce temps
00:54:31sec, calmé
00:54:32assez ensoleillé
00:54:33va se poursuivre
00:54:34encore plusieurs jours
00:54:34dans l'après-midi
00:54:35d'ailleurs
00:54:36ça va concerner
00:54:36tout l'hexagone
00:54:38mais demain matin
00:54:39on va trouver
00:54:39quelques nuances
00:54:40notamment parce que
00:54:41ciel nocturne dégagé
00:54:43et température fraîche
00:54:44égale brume
00:54:45on va retrouver
00:54:45ces petits phénomènes
00:54:47de brouillards matinaux
00:54:48et éphémères
00:54:48sur les Landes
00:54:49le Val-de-Saône
00:54:50et le centre-Val-de-Loire
00:54:51et puis sur un périmètre
00:54:53un petit peu plus large
00:54:53dans le nord-ouest
00:54:54entre la Normandie
00:54:55les pays de la Loire
00:54:56et la Bretagne
00:54:57dans tous les cas de figure
00:54:58ça se sera levé
00:54:59d'ici la fin de matinée
00:55:00dans le quart sud-est
00:55:01on a un Mistral
00:55:02et une tramontane
00:55:03qui vont s'installer
00:55:04toute la journée
00:55:04avec des rafales comprises
00:55:06entre 60 et 70 km heure
00:55:08mauvaise nouvelle
00:55:09pour ces sols
00:55:10qui sont secs
00:55:11vigilance orange
00:55:12pour de nombreux départements
00:55:13et rouge
00:55:13pour le Gard
00:55:14pour ce qui concerne
00:55:15la météo des forêts
00:55:16côté thermomètre
00:55:18c'est comme ce week-end
00:55:18frisquet par endroits
00:55:19le matin
00:55:20et très doux l'après-midi
00:55:21comptez au lever du jour
00:55:22de 7 à 12 degrés
00:55:24dans l'intérieur du pays
00:55:2512 à 15
00:55:25sur les côtes
00:55:26de la Manche
00:55:27et la façade atlantique
00:55:28et plutôt entre 20 et 23
00:55:30en bordure de Méditerranée
00:55:31merci Estelle Laffont
00:55:32la météo revient avec vous
00:55:33à la fin du journal
00:55:34de 20h
00:55:35dans quelques instants
00:55:36Europe 1 Soir
00:55:37se poursuit
00:55:38avec l'entrepreneur
00:55:38Mathieu Boech
00:55:39auteur de France 2X
00:55:41et si la France doublait
00:55:42sa richesse
00:55:43en 10 ans
00:55:44il va nous dire comment
00:55:45inspirer peut-être aussi
00:55:46les candidats
00:55:46à la présidentielle
00:55:47à tout de suite
00:55:48sur Europe 1
00:55:5018h, 20h
00:55:51Europe 1
00:55:51c'est à covoiturer
00:55:52Europe 1 Soir
00:55:5418h, 20h
00:55:55Maël Laurent
00:55:56deuxième heure
00:55:57d'Europe 1 Soir
00:55:57avec jusqu'à 20h
00:55:58les analyses
00:55:59toujours très acérées
00:56:00de Jules Torres
00:56:00journaliste politique
00:56:01au JDD
00:56:02bonsoir Jules
00:56:03bonsoir Maël
00:56:03bonsoir à tous
00:56:04celle également
00:56:04de Sébastien Lignier
00:56:05chroniqueur
00:56:05et journaliste politique
00:56:07bonsoir Sébastien
00:56:07bonsoir Maël
00:56:08et puis je salue
00:56:09Mathieu Boech
00:56:10bonsoir à vous
00:56:11bonsoir Maël
00:56:12merci d'avoir accepté
00:56:13l'invitation
00:56:13d'Europe 1 Soir
00:56:14vous êtes entrepreneur
00:56:14entrepreneur de la tech
00:56:16consultant également
00:56:17à la tête aussi
00:56:18du think tank
00:56:19300 pour la France
00:56:20qui réunit des chefs
00:56:21d'entreprise
00:56:22et fort de ces échanges
00:56:23et de cette expérience
00:56:24vous nous proposez
00:56:25votre premier livre
00:56:26France 2 X
00:56:27avec je le précise
00:56:28des parrains de choix
00:56:29des écrivains
00:56:29comme Alexandre Jardin
00:56:31des politiques d'hier
00:56:32ou d'aujourd'hui
00:56:33comme Renaud Dutraillard
00:56:33Vénovelli
00:56:34ou encore Christelle Morancet
00:56:35ils et elles
00:56:36vous soutiennent
00:56:37dans cette conviction
00:56:38qu'il faut changer
00:56:39collectivement
00:56:40à commencer par ceux
00:56:41qui nous dirigent
00:56:42ça n'est pas comment
00:56:43on se partage
00:56:44le gâteau
00:56:44de l'économie française
00:56:45mais plutôt
00:56:46comment on le fait grossir
00:56:48oui tout à fait
00:56:49je rajouterai aussi
00:56:49les supports
00:56:50que j'ai reçus aujourd'hui
00:56:51de mes amis
00:56:51Pierre Gattaz
00:56:52et Alain Madeleine
00:56:53qui ont reconnu
00:56:54dans mon livre
00:56:55France 2 X
00:56:56quelque chose
00:56:56de salutaire
00:56:57et avant d'en dire
00:56:58un petit peu plus
00:56:59sur les solutions
00:57:00que j'apporte dans mon livre
00:57:01je voulais aussi
00:57:01donner un petit peu
00:57:02de contexte
00:57:03pour moi cette solution
00:57:04et le sous-titre du livre
00:57:05c'est
00:57:06et si la France
00:57:06doublait sa richesse
00:57:07en 10 ans
00:57:08elle est dans un contexte
00:57:09qui est historique
00:57:10ça c'est l'objectif
00:57:11que vous vous donnez
00:57:12exactement
00:57:12parce que vous dites
00:57:13que pour avoir
00:57:14ce redressement
00:57:15pour l'obtenir
00:57:16il y a une conviction
00:57:17forte
00:57:17une condition
00:57:18plutôt avoir un cap
00:57:19une boussole
00:57:20sinon vous dites
00:57:20on est désorienté
00:57:21et ça marche pas
00:57:21exactement
00:57:22en fait on prend la croissance
00:57:23comme une donnée exogène
00:57:25comme si c'était un petit peu
00:57:26la météo
00:57:27alors qu'en fait
00:57:27la croissance
00:57:28c'est quelque chose
00:57:29qu'on peut décider
00:57:30on peut organiser
00:57:30notre pays
00:57:31nos institutions
00:57:32pour se remettre
00:57:33en ordre de marche
00:57:34et retrouver cette croissance
00:57:35Emmanuel Macron
00:57:36n'est pas vraiment d'accord
00:57:37avec vous
00:57:37pour lui
00:57:38les coûts de l'énergie
00:57:39qui explose
00:57:39et qui plombe
00:57:40l'économie française
00:57:41il dit
00:57:41c'est pas moi
00:57:42c'est le détroit d'Ormose
00:57:43ok
00:57:43moi ça m'intéresse pas beaucoup
00:57:45ça fait 50 ans
00:57:46qu'on a fait le choix
00:57:46de la répartition
00:57:47plutôt que de la production
00:57:49on a fait ça
00:57:50et les résultats
00:57:51sont très mauvais
00:57:51tout le monde le dit
00:57:52aujourd'hui
00:57:53ma proposition
00:57:54elle arrive à point nommé
00:57:55dans l'actualité
00:57:55mais c'est pas du tout
00:57:56une réaction à l'actualité
00:57:57c'est la réaction
00:57:58à un pays
00:57:58qui s'est habitué
00:58:00à stagner
00:58:00qui s'est habitué
00:58:01à son déclin
00:58:02et finalement
00:58:03collectivement
00:58:03en France
00:58:04il y a une idée
00:58:04qui est répandue
00:58:05un peu chez tout le monde
00:58:06même chez
00:58:07les plus optimistes
00:58:09c'est que le déclin
00:58:10de la France
00:58:10il est inéluctable
00:58:11ou peut-être même
00:58:12sa stagnation
00:58:13et certains ont même
00:58:14érigé en idéologie
00:58:16la décroissance
00:58:16en nous montrant
00:58:17qu'il serait même
00:58:18quelque chose de bon
00:58:19pour la planète
00:58:20pour tout le monde
00:58:21les écologistes notamment
00:58:22exactement
00:58:22donc ce livre
00:58:23il s'inscrit complètement
00:58:25en porte à foi avec ça
00:58:26en disant que la solution
00:58:27pour la France
00:58:28c'est la croissance
00:58:29parce qu'on fait face
00:58:30à de plus en plus d'engagements
00:58:31on en parle tous les jours
00:58:32évidemment
00:58:32les retraites
00:58:34les services publics
00:58:35etc
00:58:35et face à ces engagements
00:58:36on propose en face
00:58:370,5% de croissance
00:58:39les quotients ne tiennent pas
00:58:40donc la seule solution
00:58:41c'est la croissance
00:58:42une solution particulièrement
00:58:44ambitieuse
00:58:44parce que j'ai réalisé
00:58:46que quand vous proposez
00:58:46de faire fois deux
00:58:47en dix ans
00:58:47j'ai pris mon petit Excel
00:58:48ça veut dire
00:58:50dégager une croissance
00:58:51annuelle moyenne
00:58:52de plus de 7%
00:58:53ce qui est quand même
00:58:54neuf fois plus
00:58:55que la performance
00:58:55réalisée par la France
00:58:57depuis dix ans
00:58:57et surtout un chiffre
00:58:58qu'on n'a jamais atteint
00:59:00jamais même
00:59:00pendant les 30 Glorieuses
00:59:01oui
00:59:02alors on n'était pas loin
00:59:03pendant les 30 Glorieuses
00:59:04il y a d'autres pays
00:59:05qui ont fait des rebondissements
00:59:07extraordinaires
00:59:07comme la Corée du Sud
00:59:09Singapour
00:59:10il y a eu plein d'exemples historiques
00:59:11mais c'est vrai que
00:59:12dans une économie mature
00:59:13comme la France
00:59:14ça n'a jamais été le cas
00:59:15et pourtant la France
00:59:16en fait c'est une économie
00:59:17qui a un potentiel énorme
00:59:18aujourd'hui elle est empêchée
00:59:19on le dit très souvent
00:59:21par des milliers de normes
00:59:22des réglementations
00:59:23qui nous empêchent d'avancer
00:59:24elle est empêchée aussi
00:59:25par un taux de prélèvement
00:59:26qui est le plus élevé
00:59:27de l'OCDE
00:59:28par un coût du travail
00:59:29qui est exorbitant
00:59:30et pourtant derrière
00:59:30il y a tout un pays
00:59:31qui est prêt à se battre
00:59:32prêt à y aller
00:59:33et c'est ce potentiel
00:59:34de croissance
00:59:35qu'on va libérer
00:59:35et vous en parlez
00:59:36dans le livre
00:59:37de tous les atouts
00:59:37de l'économie française
00:59:38un peu les atouts
00:59:39qu'on cite en permanence
00:59:41les centrales nucléaires
00:59:42les infrastructures
00:59:42les chercheurs
00:59:43mais ça on les avait déjà
00:59:45il y a 10 ans
00:59:46depuis 10 ans
00:59:47et pire
00:59:47on est plutôt sur la voie
00:59:48du déclin
00:59:49sur chacun de ces atouts
00:59:50nos centrales
00:59:51qui sont à l'arrêt
00:59:51et qui sont contraintes
00:59:52sur le prix de vente
00:59:53de l'électricité
00:59:53nos infrastructures
00:59:55et nos services publics
00:59:55qui sont déclinants
00:59:56nos chercheurs
00:59:57qui partent à l'étranger
00:59:58où ils seront mieux payés
00:59:59ça part mal
01:00:00pour dégager 7%
01:00:01de croissance par an
01:00:01alors il va falloir
01:00:03commencer par avoir du courage
01:00:04pour moi le premier
01:00:05le premier courage à avoir
01:00:06c'est d'être ambitieux
01:00:07pour notre pays
01:00:07si on aime la France
01:00:08on ne peut pas se satisfaire
01:00:10du déclin
01:00:10ou de la stagnation
01:00:11il y a des pays
01:00:12qui sont en train
01:00:13d'exploser
01:00:13l'intelligence artificielle
01:00:14ouvre une opportunité
01:00:15historique
01:00:16et nous on va regarder
01:00:17passer les trains
01:00:18c'est inacceptable
01:00:19cette ambition
01:00:20est de nous amener
01:00:20à penser de façon différente
01:00:22dans le livre
01:00:23je dégage
01:00:23des ressources
01:00:24pour la croissance
01:00:25qui sont hors de France
01:00:26la France est 1%
01:00:27des habitants du monde
01:00:28on est 70 millions
01:00:29sur 8 ou 9 milliards
01:00:30dans le livre
01:00:32j'explique tout simplement
01:00:33on va attirer
01:00:33les capitaux mondiaux
01:00:34on va faire un dumping
01:00:35comme jamais
01:00:36pour que dans les secteurs
01:00:37d'avenir
01:00:37ceux aujourd'hui
01:00:38où on n'est pas bon
01:00:39l'IA
01:00:40les robots
01:00:42la biotech
01:00:42etc
01:00:43on accueille les capitaux
01:00:44pareil pour les talents
01:00:45on va faire un dumping
01:00:46extraordinaire
01:00:47pour que tous les talents
01:00:48mondiaux
01:00:48veuillent venir
01:00:49travailler
01:00:49entreprendre
01:00:50chercher
01:00:51réussir en France
01:00:52évidemment on va se heurter
01:00:53à l'Europe
01:00:53on va dire non ça
01:00:54c'est pas possible
01:00:55moi je dis
01:00:55il va falloir aussi
01:00:56une discussion avec l'Europe
01:00:57tout ce qui est bon
01:00:58de l'Europe
01:00:59moi ça me va
01:00:59par contre
01:01:00ce qui empêche la France
01:01:01de réussir
01:01:01il faut arriver à le mettre
01:01:02sur la table
01:01:03parce que la France
01:01:04mérite de réussir
01:01:05Jules Torres
01:01:05je suis d'accord avec vous
01:01:06c'est vrai qu'on a l'impression
01:01:07qu'il n'y a rien qui marche
01:01:08en France
01:01:08et ça m'a intéressé
01:01:09quand Maël et vous
01:01:11avez parlé notamment
01:01:12des personnes qui vous soutiennent
01:01:13que ce soit Christelle Morancet
01:01:14que ce soit M. Novelli
01:01:15M. Dutreuil
01:01:16M. Gattaz
01:01:17on voit bien qu'il y a
01:01:18une sorte de maturité
01:01:19pour reprendre un mot
01:01:19que vous avez utilisé
01:01:20de maturité sur la baisse
01:01:22de la dépense publique
01:01:22qui est quelque chose
01:01:23qui aujourd'hui
01:01:23dans le personnel politique
01:01:24tout le monde s'accorde à dire
01:01:26en tout cas
01:01:27dans une grande majorité
01:01:28qu'il faut baisser
01:01:29la dépense publique
01:01:30mais justement
01:01:31sur la question
01:01:31de la productivité
01:01:32est-ce que vous avez l'impression
01:01:33que cette maturité
01:01:34elle est au même niveau
01:01:35ou qu'au contraire
01:01:36dans le discours
01:01:36on n'est plus sur
01:01:37il faut baisser
01:01:38la dépense publique
01:01:39dans les agences
01:01:40sur la question de l'immigration
01:01:41sur la contribution
01:01:41à l'européenne
01:01:42mais de l'autre côté
01:01:43de la productivité
01:01:44il y a peut-être un écueil
01:01:45qui n'est pas utilisé
01:01:46par le personnel politique
01:01:47et mettre à l'arrêt
01:01:47la réforme des retraites
01:01:48quand on la vote
01:01:48M. Boech
01:01:49en fait tout ce débat
01:01:50sur la baisse
01:01:50de la dépense publique
01:01:51pour moi il est
01:01:52complètement légitime
01:01:53il faut l'avoir
01:01:53mais il prend une place
01:01:54démesurée dans le débat public
01:01:5699,9% du temps d'antenne
01:01:58alors que le sujet
01:01:59de la production
01:02:00devait être
01:02:01un minimum équivalent
01:02:02parce qu'on ne peut répartir
01:02:03que ce qu'on produit
01:02:04ça c'est extrêmement important
01:02:05donc ça c'est un petit peu
01:02:06l'approche que j'ai prise
01:02:07sur ce sujet
01:02:09Vous en arrivez également
01:02:11à la question
01:02:11de notre modèle social
01:02:12dans le livre
01:02:13pour que la France
01:02:14reprenne une forme
01:02:15de leadership
01:02:16vous assumez
01:02:16qu'il faut adapter
01:02:17et quand je dis adapter
01:02:18c'est peut-être abandonner
01:02:19le modèle ultra généreux
01:02:21ultra protecteur
01:02:21ultra redistributif
01:02:23du modèle social français
01:02:24c'est ça derrière
01:02:25ce que vous appelez
01:02:26le financement
01:02:27du modèle social
01:02:28un peu pudiquement
01:02:29ça veut dire quoi
01:02:29concrètement ?
01:02:30C'est pas un sujet
01:02:31que j'aborde directement
01:02:32dans le livre
01:02:33je pense que ce sujet
01:02:34il est plutôt politique
01:02:34et moi je me pose
01:02:35pas du tout
01:02:36dans le champ politique
01:02:36le plan France 2X
01:02:38c'est un plan de croissance
01:02:39très fort
01:02:39comme vous l'avez expliqué
01:02:40je précise que
01:02:41c'est pas une prédiction
01:02:42c'est un objectif
01:02:43je pense que si la France
01:02:44comme une entreprise
01:02:44se donne un objectif très haut
01:02:46on va vite découvrir
01:02:47où sont les blocages
01:02:48et où on peut agir
01:02:49moi ça c'est mon sujet
01:02:50une fois qu'on aura créé
01:02:51cette croissance
01:02:51il y a un sujet politique
01:02:52qui est sa répartition
01:02:53la justice
01:02:54le modèle social
01:02:55etc
01:02:56moi je rentre pas
01:02:57sur ce terrain là
01:02:58par contre
01:02:58je suis vraiment volontaire
01:03:00pour venir aider le pays
01:03:01à produire plus de richesses
01:03:02Sébastien Lénier
01:03:03on dit souvent que
01:03:04pour les entrepreneurs
01:03:06pour qu'on investisse
01:03:07en France
01:03:07pour qu'on produise en France
01:03:08il y a un élément
01:03:09structurant
01:03:10qui manque aujourd'hui
01:03:11c'est celui de la confiance
01:03:12quand on voit
01:03:13la situation politique
01:03:14depuis maintenant
01:03:14la dissolution
01:03:15le fait qu'en effet
01:03:16plus aucun budget
01:03:17ne soit capable
01:03:18d'être voté
01:03:19que quand on passe un budget
01:03:21c'est en forçant
01:03:22et en renonçant
01:03:23à toute tentative
01:03:24intention un peu courageuse
01:03:25de remettre un peu d'ordre
01:03:27on se demande quand même
01:03:28si tout ce que vous proposez
01:03:29n'est pas ultra dépendant
01:03:32d'une seule chose
01:03:32c'est la volonté politique
01:03:34la couleur politique
01:03:35et le programme politique
01:03:36qui dirige la France
01:03:37est-ce que vous pensez
01:03:38que quand vous regardez
01:03:39un petit peu autour de vous
01:03:40et que vous faites l'inventaire
01:03:42des propositions
01:03:43et des personnalités politiques
01:03:44est-ce que vous dites
01:03:44tiens
01:03:45il y a des personnalités
01:03:46qui sont capables
01:03:47de porter ce projet ?
01:03:48Mathieu Boëch
01:03:49les personnalités politiques
01:03:51elles sont capables
01:03:51de suivre tout ce que
01:03:52le peuple français
01:03:53voudra en grande majorité
01:03:54c'est quelque chose
01:03:55qu'on démontre
01:03:56on a lancé un sondage
01:03:57avec 300 pour la France
01:03:58avec Opinion Way
01:03:59qui montre dans le livre
01:04:00il y a une idée
01:04:01très disruptive
01:04:02qui est de créer
01:04:02une ville du futur
01:04:03une ville laboratoire
01:04:04avec une tour
01:04:05de 2 km de haut
01:04:06un endroit qui serait fait
01:04:07pour innover
01:04:08pour accueillir justement
01:04:09cette recherche
01:04:10et on a posé la question
01:04:11aux français
01:04:11ils sont 82%
01:04:13à vouloir
01:04:14cette ville laboratoire
01:04:15toute neuve
01:04:15quelles que soient
01:04:16les sensibilités politiques
01:04:17ça montre bien
01:04:18qu'il faut arriver
01:04:19à raisonner aussi
01:04:20hors des séparations
01:04:22partisanes
01:04:23qu'on met tout le temps
01:04:23en scène
01:04:24les français sont d'accord
01:04:25sur des choses
01:04:25beaucoup plus
01:04:26avant-gardistes
01:04:27et disruptives
01:04:28qu'on ne veut bien le penser
01:04:29sur les normes
01:04:30sur les délais
01:04:31sur la culture administrative
01:04:32ça vous y revenez
01:04:34dans le livre
01:04:34vous dites
01:04:35que les patrons
01:04:36ils ne sont pas en colère
01:04:37ils sont surtout fatigués
01:04:38par cette pesanteur
01:04:39administrative
01:04:40Mathieu Boech
01:04:41bien sûr
01:04:41les normes
01:04:42les délais
01:04:42ça coûte du temps
01:04:43et tout ce qui coûte du temps
01:04:45comme on dit
01:04:46le temps c'est de l'argent
01:04:46et c'est un coût
01:04:48en fait de l'économie française
01:04:49qui s'additionne
01:04:49à tout ce que j'ai expliqué
01:04:50tout à l'heure
01:04:51le coût du travail
01:04:51etc
01:04:52ce temps pour ouvrir
01:04:53une usine
01:04:54pour innover
01:04:55pour mettre en place
01:04:55ces équipes
01:04:56etc
01:04:56c'est peut-être
01:04:57des investissements
01:04:58qui partiront à l'étranger
01:04:59qui ne se feront pas en France
01:05:00ou des projets
01:05:01qui sont moins rentables
01:05:01parce que si l'économie française
01:05:03n'est pas capable
01:05:03d'encaisser le choc énergétique
01:05:05actuel
01:05:05c'est aussi parce que
01:05:06les marges des entreprises
01:05:07sont bien inférieures
01:05:08aux autres pays
01:05:09notamment européens
01:05:10on est à plus de 20%
01:05:11en dessous de la moyenne européenne
01:05:13en termes de marge
01:05:14des entreprises moyennes
01:05:14justement
01:05:15vous vous projetez
01:05:16sur la France de 2050
01:05:17à quoi est-ce qu'elle ressemblerait
01:05:18si nous ne faisons rien
01:05:20si nous ne prenons pas le virage
01:05:21que vous appelez de vos voeux
01:05:22alors si nous ne faisons rien
01:05:23ça va ressembler à quelque chose
01:05:24entre on va dire
01:05:26un EHPAD
01:05:26et un camp de loisirs
01:05:27on va dire comme ça
01:05:28et un musée
01:05:30vous pouvez à peu près
01:05:31vous projeter
01:05:31sur quoi ça va être
01:05:33les jeunes vont vouloir partir
01:05:34encore plus
01:05:34les créateurs vont vouloir partir
01:05:37et je ne suis pas très optimiste
01:05:38parce qu'il risque d'avoir aussi
01:05:39des soubresauts politiques
01:05:41d'ici là
01:05:41je ne sais pas si ça va être
01:05:42un long fleuve tranquille
01:05:43par contre
01:05:44si on prend les bonnes décisions
01:05:45qu'on suit
01:05:46mes recommandations
01:05:47ou celles d'autres entrepreneurs
01:05:48qui peuvent se joindre au débat
01:05:49sur la croissance
01:05:50on va vivre dans une France magnifique
01:05:52où tous les français
01:05:53vont vouloir rester en vacances
01:05:55que leurs enfants
01:05:56restent étudiés en France
01:05:57réussissent en France
01:05:58parce que la France
01:05:59je veux dire aussi ça
01:06:00c'est très important
01:06:01c'est un pays magnifique
01:06:03qui est idéalisé
01:06:04admiré dans le monde entier
01:06:05et le monde
01:06:06attend que la France se réveille
01:06:08et je pense que les français
01:06:08c'est un peuple fier
01:06:10chauvin comme on dit
01:06:11et les français
01:06:12doivent maintenant se réveiller
01:06:13et exiger aussi
01:06:14du personnel politique
01:06:14d'arrêter ce petit débat comptable
01:06:16sur la colonne de gauche
01:06:17la colonne de droite
01:06:18on mérite beaucoup
01:06:19Jules Torres
01:06:19qui est toujours très réveillé
01:06:20oui mais justement
01:06:21c'est le problème
01:06:22c'est que dans notre personnel politique
01:06:23on a un petit peu tendance
01:06:24à en effet
01:06:26regarder dans la case des moins
01:06:27regarder dans la case des plus
01:06:28et je crois que depuis 1974
01:06:30la France n'a pas voté
01:06:31un budget à l'équilibre
01:06:33donc c'est vrai que ce débat
01:06:35il est passionnant
01:06:36il est extrêmement intéressant
01:06:37mais il y a une réalité
01:06:38qui est la réelle politique
01:06:39qui fait qu'on a aujourd'hui
01:06:41des politiques
01:06:41qui sont bien souvent
01:06:43dans une doctrine socialiste
01:06:45on l'a vu lors du dernier budget
01:06:46on le verra lors du prochain
01:06:48de l'examen du budget
01:06:49mais comment on fait
01:06:50pour sortir de tout cela
01:06:51quand on n'a pas
01:06:52comment on fait pour
01:06:53comment dire
01:06:54faire votre programme
01:06:55votre nouvelle ville
01:06:56votre nouvelle université
01:06:57du dumping
01:06:58c'est-à-dire
01:06:59se priver
01:06:59peut-être à court terme
01:07:00de recettes fiscales
01:07:01et quand il n'y a pas
01:07:02d'assemblée nationale
01:07:03où il y a une majorité absolue
01:07:04par exemple
01:07:04ça c'est quelque chose
01:07:05d'assez concret
01:07:06déjà très concrètement
01:07:07la question du projet
01:07:08France 2X
01:07:09ça va être porté
01:07:10dans l'application
01:07:10référendum citoyen
01:07:11d'Alexandre Jardin
01:07:12et ça c'est une façon
01:07:13très directe
01:07:14de demander aux Français
01:07:15ce qu'ils en pensent
01:07:15comme je l'ai dit
01:07:16majoritairement
01:07:17ils veulent qu'on relève la tête
01:07:18et ça ça s'imposera au pays
01:07:20merci d'avoir été avec nous
01:07:21mon fait Europe 1 soir
01:07:22Mathieu Boèche
01:07:23entrepreneur
01:07:23et auteur de France 2X
01:07:25et si la France
01:07:25doublait sa richesse
01:07:26en 10 ans
01:07:27édité par votre think tank
01:07:29300 pour la France
01:07:30merci encore d'avoir été
01:07:31avec nous
01:07:32Jules Torres
01:07:33Sébastien Ligny
01:07:33on vous retrouve juste
01:07:34après la pub
01:07:35on poursuit nos débats
01:07:35dans Europe 1 soir
01:07:36dans l'instant
01:07:37Europe 1
01:07:38le journal permanent
01:07:40avec Frédéric Joncheret
01:07:41à 19h30
01:07:41sur Europe 1
01:07:42Bonsoir Maël
01:07:43bonsoir à tous
01:07:449 policiers
01:07:451 gendarme blessé
01:07:46plusieurs véhicules incendiés
01:07:475 individus en garde à vue
01:07:49c'est le triste bilan
01:07:50d'une nuit de violence urbaine
01:07:51à Saint-Pierre-des-Cors
01:07:52près de Tours
01:07:52tout est parti
01:07:53d'une collision
01:07:54entre un motard
01:07:55sur un engin non homologué
01:07:56et un véhicule de police
01:07:58lors d'un rodéo sauvage
01:07:59la France et le Canada
01:08:00sont deux grandes nations indépendantes
01:08:02qui veulent le rester
01:08:03déclaration d'Emmanuel Macron
01:08:04il y a quelques minutes
01:08:05depuis Saint-Pierre-et-Miquelon
01:08:06le président français
01:08:08y reçoit le premier ministre canadien
01:08:09Mark Carney
01:08:10l'occasion d'afficher
01:08:11leur unité
01:08:12leur souveraineté
01:08:12face au coup de boutoir
01:08:14de Donald Trump
01:08:15en Allemagne
01:08:16l'AFD en forte progression
01:08:17dans la région de Mecklenburg
01:08:19Poméranie occidentale
01:08:20avec 37 à 38% des voix
01:08:22c'est 20 points de plus
01:08:23qu'en 2021
01:08:24devant les sociodémocrates
01:08:26du SPD
01:08:27autour de 36%
01:08:28le parti de gauche radical
01:08:30Dylink
01:08:30est en tête lui
01:08:31à Berlin
01:08:32avec près de 26% des voix
01:08:33devant la formation
01:08:35conservative
01:08:35CDU du chancelier
01:08:37Frédéric Schmerz
01:08:38avec 20%
01:08:40une formation
01:08:41qui est déjà
01:08:41très affaiblie
01:08:42et puis
01:08:43plus d'un millier
01:08:44d'attaques informatiques
01:08:44ont été observées
01:08:45en Russie
01:08:46à l'occasion
01:08:46des élections législatives
01:08:48ainsi que des tentatives
01:08:49de piratage
01:08:49des télécommunications
01:08:51pour la commission électorale russe
01:08:53elle visait
01:08:53à perturber le scrutin
01:08:54le pays
01:08:55qui a su bien parler
01:08:56une attaque de drone
01:08:57qui aurait coûté
01:08:57la vie à deux personnes
01:08:59et blessé
01:08:59une vingtaine d'autres
01:09:00le contre-la-montre
01:09:01des mondiaux de cyclisme
01:09:02se dispute en ce moment
01:09:03dans les rues de Montréal
01:09:04au bout de 39 kilomètres
01:09:06on espère
01:09:06un joli podium
01:09:07de Paul Sexas
01:09:08qui devra faire
01:09:09avec le trip
01:09:10tonnant du titre
01:09:11le belge Remco Evenpool
01:09:12Merci Frédéric Jeancheret
01:09:14on vous retrouve
01:09:14à 19h45
01:09:15pour le retour
01:09:16du journal permanent
01:09:17Europe 1 soir
01:09:1818h-20h
01:09:20Maël Laurent
01:09:21toujours avec Jules Torres
01:09:22toujours avec Sébastien Ligné
01:09:23direction
01:09:23si vous le voulez bien
01:09:24à Saint-Pierre-des-Cors
01:09:25en Indre-et-Loire
01:09:26on parle de cette nuit
01:09:27de violence
01:09:28de ces tirs
01:09:29de mortiers
01:09:29et de ces véhicules
01:09:30de police incendiés
01:09:31la nuit dernière
01:09:32dans cette commune
01:09:33proche de Tours
01:09:34ces événements
01:09:34qui ont eu lieu
01:09:35après qu'une voiture
01:09:36des forces de l'ordre
01:09:37a percuté
01:09:37une moto conduite
01:09:38par un jeune homme
01:09:39lors d'un rodéo urbain
01:09:409 policiers ont été blessés
01:09:42un policier a été placé
01:09:43en garde à vue
01:09:43un total de 5 personnes
01:09:45ont été interpellées
01:09:47Jules, Sébastien
01:09:48les rodéos sauvages
01:09:49c'est donc une fatalité
01:09:50en France en 2026
01:09:52c'est l'état
01:09:52qui veut que ce soit
01:09:53une fatalité
01:09:53puisque l'état
01:09:54ne fait rien malheureusement
01:09:55pour endiguer ce fléau
01:09:56à la fois des refus
01:09:57d'obtempérer
01:09:58et aussi des rodéos urbains
01:09:59il y a les chiffres
01:10:01qui sont très parlants
01:10:03ces dernières années
01:10:03c'est quasiment
01:10:0425 000 rodéos urbains
01:10:06et 25 000 refus
01:10:07d'obtempérer
01:10:08c'est 28 200
01:10:08l'année dernière
01:10:09c'était un petit peu moins
01:10:10un petit peu plus
01:10:11l'année d'avant
01:10:12donc à un moment donné
01:10:13cet état
01:10:14qui nous dit
01:10:14qu'il vote des lois
01:10:15en permanence
01:10:16il y a une loi riposte
01:10:17qui a été votée
01:10:17il y a quelques semaines
01:10:19qui promettait
01:10:20de s'attaquer
01:10:21à plein de choses
01:10:21dont les rodéos urbains
01:10:22absolument
01:10:23on fait des petites lois
01:10:24avec des petites mesurettes
01:10:25qui malheureusement
01:10:26n'indiquent pas ce fléau
01:10:27il faut quand même
01:10:28dire qu'il y a parfois
01:10:29des conséquences
01:10:30parce que je me souviens
01:10:31d'un film qui avait été
01:10:31notamment dévoilé
01:10:32au festival de Cannes
01:10:33je crois que c'était
01:10:34en 2021 justement
01:10:35qui faisait quasiment
01:10:36l'apologie du rodéos urbains
01:10:37mais le rodéos urbain
01:10:38ça a des conséquences
01:10:39je me souviens
01:10:40de la petite Camilia
01:10:40qui a valorisé
01:10:41il y a quelques années
01:10:42elle avait 7 ans
01:10:43c'était une fillette de 7 ans
01:10:44elle avait été tuée
01:10:45lors d'un rodéos urbain
01:10:46il y a des policiers
01:10:47des gendarmes
01:10:48on pense à Eric Comine
01:10:49à Mélanie Lemay
01:10:50qui avait été tuée
01:10:52après des refus
01:10:53d'obtempérer
01:10:54et c'est vrai
01:10:55qu'on a un petit peu
01:10:55le sentiment quand même
01:10:56que voilà
01:10:57l'état veut nous dire
01:10:59qu'il est fort
01:11:00mais encore une fois
01:11:00il ne protège personne
01:11:01il ne protège pas
01:11:02les personnes
01:11:03qui sont les premières victimes
01:11:04de ces rodéos urbains
01:11:05et de ces refus d'obtempérer
01:11:06qui sont encore une fois
01:11:07des vrais fléaux
01:11:08donc il faut taper
01:11:09bien plus dur
01:11:10aujourd'hui
01:11:10quand vous faites
01:11:11un refus d'obtempérer
01:11:12et où il n'y a pas de mort
01:11:13quand vous faites un rodéos urbain
01:11:14et qu'il n'y a pas de mort
01:11:15vous n'allez jamais en prison
01:11:16et ce qui nourrit
01:11:17donc un sentiment
01:11:17d'impunité
01:11:18qui subsiste
01:11:19Sébastien Ligné
01:11:20Moi ce qui m'inquiète
01:11:21encore plus
01:11:21au-delà de la question
01:11:22du rodéos urbain
01:11:23c'est le climat
01:11:24c'est-à-dire que là
01:11:24on parle quand même
01:11:26d'Indre-et-Loire
01:11:27d'un petit village
01:11:28à côté de Tours
01:11:29pardon
01:11:30on n'est pas en Seine-Saint-Denis
01:11:31on n'est pas dans des quartiers
01:11:32qu'on présente d'habitude
01:11:33comme des quartiers chauds
01:11:34des quartiers sensibles
01:11:35mais en réalité
01:11:36on voit bien
01:11:37que ce climat explosif
01:11:39ce climat tendu
01:11:40il est aujourd'hui
01:11:40dans l'ensemble du territoire
01:11:42que vous avez un nombre
01:11:43incalculable de villes
01:11:44même en ruralité
01:11:46de petits quartiers
01:11:47de petites communes
01:11:49ou dans des zones
01:11:50un petit peu à risque
01:11:51il suffit d'une allumette
01:11:53d'un déclencheur
01:11:54pour que tout s'enflamme
01:11:55et on voit bien
01:11:56que plus aucun département
01:11:58n'est à l'abri de cela
01:12:00et donc à chaque fois
01:12:01qu'un policier
01:12:02touche quelqu'un
01:12:04dans une cité
01:12:04par exemple
01:12:05tout de suite
01:12:05la première réaction
01:12:06c'est de se dire
01:12:06est-ce que ça va péter
01:12:07le soir même ?
01:12:08Est-ce qu'on va avoir le droit
01:12:09à un nouveau naelbis ?
01:12:11C'est ça le climat
01:12:12dans lequel on vit
01:12:12et c'est très inquiétant
01:12:13parce que du coup
01:12:14les policiers aussi
01:12:16parfois tremblent
01:12:17les policiers aussi
01:12:17changent leur méthode d'action
01:12:18parce qu'ils se disent
01:12:19là si je sors mon arme
01:12:21par exemple
01:12:22je vais être mis en garde à vue
01:12:23à minima
01:12:25je peux aller en prison
01:12:26le président de la république
01:12:27peut me jeter
01:12:29en pâture
01:12:30devant la France entière
01:12:31et donc évidemment
01:12:32que ça change aussi
01:12:33les méthodes d'intervention
01:12:33des policiers
01:12:34ils ont peur aussi
01:12:35pour leur vie
01:12:35et ils n'ont pas forcément envie
01:12:36qu'il y ait des renversements
01:12:38et des basculements
01:12:39dans la violence
01:12:39à chaque fois qu'ils interviennent
01:12:40dans les cités
01:12:40Et vous parliez du climat
01:12:41Sébastien Ligné
01:12:42le climat c'est aussi
01:12:43ces milliers de manifestants
01:12:45qui ont défilé aujourd'hui
01:12:46à Paris
01:12:47contre la loi
01:12:47sur la présomption
01:12:49de légitime défense
01:12:50pour les forces de l'ordre
01:12:51ça n'améliore pas le climat
01:12:52Jules Torres
01:12:52Non bien sûr
01:12:53parce qu'il y a donc
01:12:54ces racailles
01:12:54qui font des refus
01:12:55d'obtempérer
01:12:55et ces rodeurs urbains
01:12:56et puis il y a les incendiaires
01:12:57les incendiaires
01:12:58c'est ceux qui justement
01:13:00sont plutôt du côté
01:13:01de ceux qui font
01:13:02des refus d'obtempérer
01:13:03ceux du côté
01:13:04qui font des rodeurs urbains
01:13:06et pas justement
01:13:06du côté
01:13:07de notre état de droit
01:13:08et du monopole
01:13:09de la violence légitime
01:13:10qui est conféré
01:13:10rappelons-le
01:13:11aux policiers
01:13:12et aux représentants de l'état
01:13:13c'est-à-dire que
01:13:14quand vous êtes
01:13:15hors la loi
01:13:15quand vous êtes
01:13:18en inadéquation
01:13:19avec la loi
01:13:19évidemment que vous êtes sanctionné
01:13:21et le problème aujourd'hui
01:13:22c'est qu'on a le sentiment
01:13:23que ce sont les policiers
01:13:24qui ont une sorte
01:13:25de présomption de culpabilité
01:13:26moi je me souviens
01:13:26c'était il y a deux semaines
01:13:28de violences urbaines
01:13:29qui ont émaillé
01:13:30à Chambéry
01:13:31Laurent Nunes d'ailleurs
01:13:32n'a toujours pas pris
01:13:32la parole sur ce sujet-là
01:13:33alors qu'il y a eu
01:13:34deux nuits de violences urbaines
01:13:35que des centres sociaux
01:13:36que des supermarchés
01:13:39qu'un certain nombre
01:13:40de bâtiments
01:13:41ont été
01:13:41et bien voilà
01:13:43violentés
01:13:44et saccagés
01:13:45il ne s'est rien passé
01:13:46parce qu'encore une fois
01:13:47les racailles disaient
01:13:48les policiers
01:13:49sont évidemment responsables
01:13:51parce qu'il y a eu
01:13:51quelqu'un qui est mort
01:13:52dans une voiture
01:13:53on sait aujourd'hui
01:13:54au vu de ce que nous donne
01:13:55l'enquête
01:13:55que les policiers
01:13:56sont totalement hors de cause
01:13:57donc quand vous avez
01:13:58en effet
01:13:58une affaire nationale
01:14:00et l'affaire Naël
01:14:00je pense
01:14:01est un changement majeur
01:14:03dans cette histoire
01:14:03parce qu'en effet
01:14:04c'était la première fois
01:14:05d'abord
01:14:05qu'un président de la république
01:14:07jetait en effet
01:14:08en pâture
01:14:09Florian M
01:14:10le policier
01:14:10mis en cause
01:14:11il a fait
01:14:12je le rappelle
01:14:124 mois et demi
01:14:13de détention provisoire
01:14:14dans ce pays
01:14:15il y a des pédocriminels
01:14:16qui ne font pas 4 mois et demi
01:14:17de détention provisoire
01:14:18ou qui ne font même pas
01:14:19une seule minute de prison
01:14:20quand ils avouent
01:14:21avoir agressé
01:14:22des fillettes
01:14:23de 6 à 10 ans
01:14:24je parle évidemment
01:14:25de l'affaire du périscolaire parisien
01:14:27donc vous voyez bien
01:14:28que la chaîne ne va pas
01:14:29la chaîne pénale
01:14:30ne va absolument pas
01:14:31et qu'aujourd'hui
01:14:32cette loi de présomption
01:14:33de légitime défense
01:14:34pour les policiers
01:14:35elle est évidemment
01:14:37nécessaire
01:14:37dans le sens où
01:14:38il n'y a pas une
01:14:40aujourd'hui
01:14:40il n'y a pas une seule profession
01:14:41en France
01:14:42qui est plus scrutée
01:14:43que les policiers
01:14:45c'est à dire
01:14:45qu'il y a 1000 enquêtes
01:14:46de l'IGPN
01:14:47chaque année
01:14:48il y a 1000 policiers
01:14:49qui sont donc scrutés
01:14:51sur le moindre
01:14:52faits et gestes
01:14:52on pourrait parler
01:14:53de la doctrine du maintien de l'ordre
01:14:54pendant les gilets jaunes
01:14:55mais quand vous mettez
01:14:56aujourd'hui
01:14:57quand vous lancez un tir de LBD
01:14:58dans une manifestation
01:15:00ou par exemple
01:15:00dans les violences
01:15:01qui ont émaillé
01:15:02les victoires du Paris Saint-Germain
01:15:03il y a quelques mois
01:15:04vous êtes obligé
01:15:05de consigner
01:15:06de dire pourquoi
01:15:07vous avez tiré
01:15:08ce tir de LBD
01:15:08mais quand vous êtes
01:15:09sur le terrain
01:15:10depuis 6 heures
01:15:10quand vous avez
01:15:11des tirs de mortier
01:15:12sur vous
01:15:13parfois
01:15:14il peut vous arriver aussi
01:15:15de ne pas être
01:15:16dans une situation
01:15:17où vous êtes à 100%
01:15:18et de parfois oui
01:15:18de commettre des erreurs
01:15:20et même
01:15:20comme nous tous
01:15:21et même quand on ne commet pas
01:15:22une erreur
01:15:23on est obligé
01:15:23de se justifier
01:15:24donc encore une fois
01:15:25il faut protéger au maximum
01:15:26nos policiers
01:15:27parce que
01:15:27entre le parti du désordre
01:15:29le parti de la désobéissance
01:15:30le parti de la racaille
01:15:32et les français honnêtes
01:15:33les honnêtes gens
01:15:34il n'y a que les représentants
01:15:35de l'état
01:15:36qui sont là
01:15:37pour nous protéger
01:15:37Jules Torres
01:15:38vous parliez à l'instant
01:15:39d'une chaîne
01:15:39la chaîne judiciaire
01:15:40j'aimerais vous parler
01:15:40d'une autre chaîne
01:15:41d'une chaîne de radio
01:15:42cette fois
01:15:43ça a été l'actualité
01:15:44ce week-end
01:15:45on parle de France Inter
01:15:46bien évidemment
01:15:47là où le directeur
01:15:48adjoint de Valeurs Actuelles
01:15:49Charles Sapin
01:15:50a annoncé hier
01:15:51qu'il renonçait
01:15:52à y intervenir
01:15:53le dimanche
01:15:53après la suppression
01:15:54de son édito
01:15:56sous la pression
01:15:56des syndicats
01:15:57et depuis
01:15:58le sujet s'est très largement
01:16:00invité dans le débat public
01:16:01réaction cet après-midi
01:16:02d'Éric Ciotti
01:16:03J'en appelle
01:16:04à la ministre
01:16:05de la culture
01:16:06elle a été
01:16:06je ne sais pas
01:16:07si elle était en week-end
01:16:08peut-être
01:16:09mais quand même
01:16:11son silence
01:16:12est assourdissant
01:16:13on veut imposer
01:16:15à des journalistes
01:16:16une vision unilatérale
01:16:18d'extrême-gauche
01:16:19c'est totalement ahurissant
01:16:21Qu'est-ce que vous demandez
01:16:21à la ministre de la culture ?
01:16:23Je lui demande
01:16:23qu'elle remette de l'ordre
01:16:24qu'elle demande
01:16:26la démission
01:16:26de la direction
01:16:27de Radio France
01:16:28et qu'elle soit garante
01:16:29de la neutralité
01:16:31Démission de la patronne
01:16:32de Radio France
01:16:33Sébastien Ligné
01:16:34c'est ça qui est en jeu
01:16:34aujourd'hui ?
01:16:35Hélas ça ne suffira pas
01:16:36parce que cette histoire
01:16:37nous montre bien
01:16:38enfin on le savait
01:16:39mais cette histoire
01:16:40nous montre bien
01:16:40que ce n'est absolument pas
01:16:42la direction de Radio France
01:16:43qui dirige cette maison
01:16:44ce sont les journalistes
01:16:45ce sont les syndicats
01:16:46ce sont cette petite
01:16:48casse d'extrême-gauche
01:16:49qui décide
01:16:50de qui
01:16:51a le droit
01:16:52d'avoir le micro
01:16:53ou non
01:16:54au sein de Radio France
01:16:55c'est ça en réalité le sujet
01:16:56parce qu'au fond
01:16:57on pourrait presque
01:16:58prendre la défense
01:16:59de la direction de Radio France
01:17:00pour une fois et dire
01:17:01ils ont essayé
01:17:02ils ont essayé
01:17:02de tenir aussi
01:17:03à la rentrée
01:17:03c'est la direction
01:17:05qui a proposé
01:17:06à Charles Sapin
01:17:06de venir
01:17:07alors en effet
01:17:08le dimanche matin
01:17:08à 7h
01:17:09ce n'est pas non plus
01:17:11une offre d'emploi extraordinaire
01:17:12et une volonté
01:17:13vraiment d'ouvrir
01:17:14mais enfin bon
01:17:14c'est quand même
01:17:15la direction
01:17:16qui a proposé
01:17:16au directeur adjoint
01:17:18de l'heure actuelle
01:17:18de venir sur France Inter
01:17:19ça change aussi
01:17:21l'équation
01:17:22dans cette histoire
01:17:22on voit bien
01:17:23que la durée
01:17:25de vie
01:17:25l'espérance de vie
01:17:26du pluralisme
01:17:27sur Radio France
01:17:28c'est deux mois
01:17:28c'est ça que nous apprend
01:17:30cette affaire
01:17:30c'est que Charles Sapin
01:17:32a duré deux mois
01:17:33et on a l'impression
01:17:34qu'il a poussé au maximum
01:17:36et qu'au fond
01:17:36il est allé au bout
01:17:37de ce combat
01:17:37c'est terrible
01:17:38parce qu'on parle encore une fois
01:17:40d'une personne
01:17:41le dimanche matin
01:17:42ça représente
01:17:430,03%
01:17:45du temps d'antenne
01:17:46sa chronique
01:17:47et pour 0,03%
01:17:49du temps d'antenne
01:17:50hebdomadaire
01:17:50vous avez eu
01:17:51des tribunes
01:17:52d'artistes
01:17:53des grèves
01:17:54et quasiment
01:17:55la majorité
01:17:57des employés
01:17:58de Radio France
01:17:58qui menaçaient
01:17:59de ne pas venir travailler
01:18:00pour 0,03%
01:18:02du temps d'antenne
01:18:02et vous fermez le banc
01:18:03définitivement
01:18:04pour que le pluralisme
01:18:05puisse exister à l'avenir
01:18:06à Radio France
01:18:07pour répondre
01:18:08à la question
01:18:09que vous avez posée
01:18:10à Sébastien Ligné
01:18:11à laquelle il n'a
01:18:11évidemment pas répondu
01:18:13dans toute sa langue de bois
01:18:15c'est pas la démission
01:18:16qui servirait
01:18:17c'est pas la démission
01:18:18à la fois de Madame Pégar
01:18:19la ministre de la Culture
01:18:20qui je le rappelle
01:18:21a fait une interview
01:18:22ce matin
01:18:22chez nos confrères
01:18:23de France Info
01:18:23il n'y a pas une seule
01:18:27question des deux journalistes
01:18:28ils étaient deux en plus
01:18:29donc normalement
01:18:30de deux cerveaux
01:18:31ça fait au moins
01:18:31300 de QI
01:18:32et là non
01:18:33pas une seule question
01:18:34à Madame Pégar
01:18:36sur un fait quand même
01:18:37d'actualité majeure
01:18:38de la rentrée
01:18:38même si
01:18:39il est évidemment
01:18:40picro-collin
01:18:40même si encore une fois
01:18:41je suis moi le premier
01:18:43à critiquer les journalistes
01:18:44ça ne donne pas
01:18:45une très belle image
01:18:46de notre profession
01:18:47si je peux me permettre
01:18:48Mamelle
01:18:49mais là on n'est pas juste
01:18:50dans le microcosme
01:18:52médiatico-journalistique
01:18:52ça dépasse largement
01:18:53ce cadre-là
01:18:54ça dit beaucoup de choses
01:18:55malheureusement
01:18:55ce n'est que microscopique
01:18:57et on en a fait
01:18:58une affaire nationale
01:18:58mais le sujet
01:19:00c'est qu'il faut privatiser
01:19:01cet audiovisuel public
01:19:02parce que les français
01:19:03en ont marre
01:19:04ils en ont marre
01:19:04qu'on pique leur argent
01:19:05tous les mois
01:19:06toutes les années
01:19:07pour un audiovisuel
01:19:08où il n'y a aucun pluralisme
01:19:09et où il y a
01:19:10des gabgis qui sont abyssales
01:19:11on l'a vu avec
01:19:12la commission d'enquête
01:19:12de Charles Aloncré
01:19:13On continue à en parler
01:19:14nos débats qui se poursuivent
01:19:15avec tous les deux
01:19:15Jules Torres du JDD
01:19:16Sébastien Ligny également
01:19:17on se retrouve
01:19:18juste après une courte pause
01:19:19et la suite d'Europe 1 Soir
01:19:20Europe 1
01:19:21Europe 1
01:19:22Le journal permanent
01:19:23A 19h45 avec Frédéric Joncheret
01:19:26Une nuit de tension
01:19:27près de Tours
01:19:27un rodéo sauvage
01:19:28a mis le feu aux poudres
01:19:29à Saint-Pierre-des-Corts
01:19:30une collision entre un motard
01:19:31et un véhicule de la police
01:19:32a provoqué
01:19:33des violences urbaines
01:19:34bilan
01:19:359 policiers
01:19:35un gendarme blessé
01:19:36plusieurs véhicules incendiés
01:19:386 individus en garde à vue
01:19:39dont un policier
01:19:40Réveiller la campagne
01:19:42de Gabriel Attal
01:19:43c'est la mission
01:19:43qui va être allouée
01:19:44à l'ancienne ministre
01:19:45Agnès Pannier-Runacher
01:19:46aux députés Paul Midi
01:19:48seront nommés demain
01:19:49directeurs de campagne
01:19:50du candidat Renaissance
01:19:51l'équipe espère grimper
01:19:52dans les sondages
01:19:53grâce à des débats
01:19:54et aux confrontations d'idées
01:19:55La police tue déjà
01:19:57nous devons faire échouer
01:19:58cette loi
01:19:59c'est la position
01:20:00de la députée insoumise
01:20:01Mathilde Panot
01:20:02concernant la proposition
01:20:03de loi sur la présomption
01:20:04d'usage légitime
01:20:05des armes par les forces
01:20:06de l'ordre
01:20:07pour elle
01:20:08elle ne doit pas être inscrite
01:20:09à l'ordre du jour
01:20:11du Sénat
01:20:12et puis victoire
01:20:13de Pedro Acosta
01:20:14sur le Grand Prix d'Autriche
01:20:15de MotoGP
01:20:15c'est sa première
01:20:16dans la catégorie reine
01:20:17l'Espagnol a devancé
01:20:18son compatriote
01:20:19et Paul Mann
01:20:20Georges et Martini
01:20:21Merci Frédéric Joncheret
01:20:22on vous retrouve
01:20:22dans moins d'un quart d'heure
01:20:23sur Europe 1
01:20:24pour votre journée
01:20:25de 20h
01:20:25à tout à l'heure
01:20:27Europe 1 Soir
01:20:2918h-20h
01:20:29Maëllo
01:20:30Dernière partie
01:20:31de cette Europe 1 Soir
01:20:32dominicale
01:20:33avec Jules Torres
01:20:33journaliste politique
01:20:34au JDD
01:20:35Sébastien Ligny
01:20:35également chroniqueur
01:20:36et journaliste politique
01:20:38on va parler
01:20:38si vous le voulez bien
01:20:39de la campagne présidentielle
01:20:40on en est à J-210
01:20:42avant le premier tour
01:20:44et on va commencer
01:20:45avec l'une de celles
01:20:46qui compte bien
01:20:46jouer sa partition
01:20:48Marion Maréchal
01:20:49qu'on peut voir
01:20:50tout en haut
01:20:50de la une du JDD
01:20:51que vous avez interrogé
01:20:52Jules
01:20:53avec Antonin André
01:20:54vous nous dites tout
01:20:55sur le rôle
01:20:56qu'elle entend jouer
01:20:57auprès de Marine Le Pen
01:20:58Oui c'est très intéressant
01:20:59parce que
01:21:00Marion Maréchal
01:21:01fait son retour
01:21:01finalement au sein
01:21:02du Rassemblement National
01:21:03on se souvient
01:21:03que lors de la dernière
01:21:05élection présidentielle
01:21:06elle avait mis un peu
01:21:07de temps à y rentrer
01:21:08et d'ailleurs
01:21:08elle n'avait pas soutenu
01:21:11évidemment sa tante
01:21:12Marine Le Pen
01:21:13mais avait choisi
01:21:13de rejoindre
01:21:15Éric Zemmour
01:21:16parce qu'il correspondait
01:21:17peut-être davantage
01:21:18à son
01:21:19voilà
01:21:20sous sa doctrine
01:21:20peut-être à son libéral
01:21:22conservatisme
01:21:23qui est la ligne
01:21:24d'Éric Zemmour
01:21:24et qui n'est pas celle
01:21:25de Marine Le Pen
01:21:26mais on sait
01:21:27qu'il y a eu un psychodrame
01:21:28aux européennes de 2024
01:21:29et que Marion Maréchal
01:21:31et que Marion Maréchal
01:21:32a en effet
01:21:33rompu
01:21:33avec Éric Zemmour
01:21:35et s'est rapproché
01:21:35de Marine Le Pen
01:21:36moi ce que je trouve
01:21:37intéressant
01:21:38dans la manière
01:21:39dont Marion Maréchal
01:21:40va être impliquée
01:21:41dans cette campagne
01:21:42c'est qu'on voit très bien
01:21:43qu'elle joue un petit peu
01:21:44le même rôle
01:21:45que par exemple
01:21:45Éric Ciotti
01:21:46c'est-à-dire
01:21:47un allié
01:21:47un allié en qui
01:21:48on a confiance
01:21:49mais qui affiche
01:21:50sa singularité
01:21:51c'est-à-dire que
01:21:51Marion Maréchal
01:21:52quand on l'écoute
01:21:53sur tous les sujets
01:21:54elle n'est pas forcément
01:21:55quand on écoute
01:21:56Jean-Philippe Tanguy
01:21:57ou Sébastien Chenu
01:21:57qui sont les têtes d'affiches
01:21:59du Rassemblement National
01:22:00c'est absolument pas
01:22:01le même champ lexical
01:22:02c'est absolument pas
01:22:03la même doctrine
01:22:03mais pour le coup
01:22:04ils se battent
01:22:05pour la même personne
01:22:06et c'est ce qu'elle dit
01:22:06dans cette interview
01:22:07c'est que je mettrai
01:22:08je la cite
01:22:09je mettrai toutes mes forces
01:22:10pour faire gagner
01:22:11Marine Le Pen
01:22:11à l'élection présidentielle
01:22:13donc il y a cette singularité
01:22:14sur l'économie
01:22:16où elle est extrêmement libérale
01:22:17elle assume un conservatisme
01:22:18sur les sujets de société
01:22:19que ce soit sur les sujets
01:22:20notamment bioéthiques
01:22:21de fin de vie
01:22:22ou même des sujets
01:22:23plus sociétaux
01:22:23où le RN est un petit peu embêté
01:22:25ou en tout cas
01:22:26il y a des lignes de fracture
01:22:27au sein du Rassemblement National
01:22:28et puis sur la question migratoire
01:22:31on peut au moins attribuer
01:22:32à Marion Maréchal
01:22:33qu'elle ne varie jamais
01:22:34qu'elle ne change jamais d'avis
01:22:35sur cette question là
01:22:36et l'exemple qu'elle donne
01:22:37par exemple
01:22:38de la crise de Ceuta
01:22:39dans son interview
01:22:41du journal du dimanche
01:22:41est extrêmement forte
01:22:42elle utilise des mots
01:22:43extrêmement forts
01:22:44pour dire
01:22:44qu'est-ce qu'il se passe aujourd'hui
01:22:46et qu'il y a un certain nombre
01:22:47de pays
01:22:47qui utilisent l'arme migratoire
01:22:50pour nous déstabiliser
01:22:51nous français et européens
01:22:52Sébastien Ligné
01:22:53comment vous regardez
01:22:53ce retour en grâce
01:22:55de Marion Maréchal
01:22:56au sein du Rassemblement National
01:22:58avec peut-être
01:23:00d'un côté
01:23:00le fait que tout soit pardonné
01:23:01le fait qu'elle soit partie
01:23:03il y a 5 ans
01:23:04et là c'est le retour
01:23:04et peut-être aussi
01:23:06une forme de reconstitution
01:23:07du clan Le Pen
01:23:08autour de la candidate
01:23:10je me rappelle
01:23:11j'avais croisé
01:23:11Éric Zemmour
01:23:12lors des européennes
01:23:13en sortant d'un plateau
01:23:14d'une chaîne d'infos
01:23:15concurrentes
01:23:16au moment
01:23:16où Marion Maréchal
01:23:18avait décidé
01:23:18de quitter
01:23:20Éric Zemmour
01:23:21et Éric Zemmour
01:23:23m'avait dit
01:23:23j'ai sous-estimé
01:23:25les liens du sang
01:23:25c'est comme ça
01:23:26qu'il parlait
01:23:27de Marion Maréchal
01:23:28et en effet
01:23:28au sein du Rassemblement National
01:23:30la question de la famille
01:23:31est prégnante
01:23:33et on ne peut pas séparer
01:23:34On l'avait un peu écarté
01:23:35avec Jordan Bardella
01:23:36qui avait pris toute sa place
01:23:38à qui Marine Le Pen
01:23:39avait tout donné
01:23:39très très vite
01:23:40et là on a l'impression
01:23:41qu'un tir est trop pédalage
01:23:43mais j'en viens
01:23:43à mon propos
01:23:44je trouve qu'il y a
01:23:45une anomalie
01:23:46Marion Maréchal
01:23:47c'est-à-dire que
01:23:47c'est une femme
01:23:48extrêmement populaire
01:23:49c'est une femme
01:23:51extrêmement populaire
01:23:52elle est toujours
01:23:52dans le top 3
01:23:534 des personnalités
01:23:54politiques préférées
01:23:55des français
01:23:56mais je m'interroge
01:23:57sur son apport électoral
01:23:58c'est-à-dire que
01:23:59concrètement
01:23:59qu'apporte Marion Maréchal
01:24:01en plus
01:24:02que n'a pas déjà
01:24:03Marine Le Pen
01:24:04elle avait rien apporté
01:24:05Éric Zemmour d'ailleurs
01:24:06bien sûr
01:24:06est-ce que vous avez
01:24:07des électeurs
01:24:08qui votent
01:24:09pour Marion Maréchal
01:24:10et qui ne voteraient pas
01:24:11pour Marine Le Pen
01:24:12je ne sais pas
01:24:12et on parlait
01:24:13de sa tendance
01:24:15libérale
01:24:16conservatrice
01:24:17qui en effet
01:24:18elle avait beaucoup
01:24:19mis en avant
01:24:20avant son départ
01:24:20du Front National
01:24:21aujourd'hui
01:24:22cette ligne-là
01:24:23très libérale
01:24:24assez conservatrice
01:24:25elle est portée
01:24:26par Éric Ciotti
01:24:27qui lui est capable
01:24:28de faire un pont
01:24:29entre les LR
01:24:30et le RN
01:24:31est-ce que Marion Maréchal
01:24:32est capable
01:24:32de s'intégrer
01:24:34dans cette dynamique
01:24:35qui a changé
01:24:35le Front National
01:24:37de 2017
01:24:38en effet
01:24:38avait besoin
01:24:39d'une Marion Maréchal
01:24:40et d'une ligne
01:24:41plus libérale
01:24:41plus conservatrice
01:24:42le Rassemblement National
01:24:43de 2026
01:24:45avec Éric Ciotti
01:24:46mais aussi
01:24:46avec Jordan Bardella
01:24:47qui a une ligne
01:24:48peut-être un petit peu
01:24:49plus pro-business
01:24:49en tout cas
01:24:50dans la forme
01:24:51la manière d'amener
01:24:52les idées du RN
01:24:52est-ce que dans cet écosystème-là
01:24:54est-ce que Marion Maréchal
01:24:55apporte réellement
01:24:56quelque chose
01:24:56en plus
01:24:58après bon
01:24:58il ne faut jamais
01:24:59se passer
01:25:00d'une personnalité populaire
01:25:01bien sûr
01:25:01mais je m'interroge
01:25:02sur sa capacité
01:25:03à réellement apporter des voix
01:25:05peut-être une défenseuse
01:25:06de l'union des droites
01:25:06ce que n'est pas vraiment
01:25:07Marine Le Pen
01:25:08Éric Ciotti
01:25:09a fait l'union des droites
01:25:10il appelle aujourd'hui
01:25:11Bruno Retailleau
01:25:12ça a été le premier acteur
01:25:13à faire réellement
01:25:14l'union des droites
01:25:14Éric Ciotti
01:25:15quand il claque la porte
01:25:16moi je trouve
01:25:17le profil de Marion Maréchal
01:25:19en effet intéressant
01:25:20dans ce qu'elle raconte
01:25:22et dans l'avenir
01:25:23c'est-à-dire qu'il n'y a pas
01:25:24aujourd'hui
01:25:25quand on pense par exemple
01:25:26au ministrable
01:25:27du RN
01:25:28il n'y a pas 40 noms
01:25:29qui nous viennent directement
01:25:31en tête
01:25:31il n'y a pas 40 noms
01:25:31mais il y a 40 candidats
01:25:32il y a 40 candidats
01:25:33mais il y a toujours des candidats
01:25:34c'est comme à l'élection présidentielle
01:25:35il n'y en a pas un
01:25:36qui est capé pour le poste
01:25:37mais par contre
01:25:38il y a 40 candidats
01:25:39mais c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:25:41quand on fait la liste
01:25:42et qu'on se dit
01:25:43bon il faudrait une vingtaine
01:25:44de ministres du RN
01:25:46on a un petit peu du mal
01:25:47on sèche au bout de 5 sinon
01:25:48on pense évidemment
01:25:49à Jean-Philippe Tanguy
01:25:50à Sébastien Chenu
01:25:52peut-être à Laure Lavalette
01:25:54peut-être à
01:25:54j'ai dit ministrable
01:25:55je n'ai pas dit premier ministrable
01:25:57après c'est le cas pour tous les partis
01:25:58oui mais c'est le cas pour tous les partis
01:26:00mais le RN est aujourd'hui
01:26:01à 35%
01:26:03Marine Le Pen est la Lule
01:26:04la grandissime favorite
01:26:05de l'élection présidentielle
01:26:06et il y a quand même
01:26:07un certain électorat
01:26:08qui se dit
01:26:09j'ai besoin d'être rassuré
01:26:11à la fois sur
01:26:12les 100 premiers jours
01:26:13du RN
01:26:13et qui sera ministre
01:26:15et c'est vrai que là pour le coup
01:26:16Marion Maréchal
01:26:17même si en effet
01:26:17moi je suis d'accord avec Sébastien
01:26:18il n'y a pas un apport électoral massif
01:26:20il n'y a pas
01:26:21quand elle a rejoint
01:26:22Éric Zemmour en 2022
01:26:24Éric Zemmour n'a pas pris
01:26:25un seul point
01:26:25il n'y a pas eu un effet
01:26:27Marion Maréchal
01:26:28donc ça ne veut pas dire
01:26:29que politiquement
01:26:30elle n'existe pas
01:26:31ça ne veut pas dire
01:26:31que politiquement
01:26:32elle n'apporte rien
01:26:33mais au contraire
01:26:34je pense que
01:26:34c'est très bien
01:26:35aujourd'hui par exemple
01:26:36il y a eu un débat
01:26:36avec M. Attal
01:26:37bon on voit très bien
01:26:38que Marion Maréchal
01:26:39dans ce genre d'exercice
01:26:40elle est extrêmement forte
01:26:41en 2022
01:26:41elle avait débattu
01:26:42chez Cyril Alouna
01:26:43face à Mme Pécresse
01:26:44elle avait mis Mme Pécresse
01:26:45la candidate des républicains
01:26:46qui a fait moins de 5%
01:26:47rappelons-le
01:26:47face à ses difficultés
01:26:49sur un certain nombre de questions
01:26:50et notamment
01:26:51l'islamo-droitisme
01:26:52donc voilà
01:26:53l'apport aujourd'hui
01:26:54de Marion Maréchal
01:26:55c'est à la fois
01:26:56d'avoir une porte-parole
01:26:58premium si je puis dire
01:26:59puisqu'elle est extrêmement
01:27:01bonne de l'exercice
01:27:02une débatteuse
01:27:04de bon niveau
01:27:05parce que c'est aussi
01:27:06ce qui a manqué parfois
01:27:06au Rassemblement National
01:27:08que ce soit en 2017
01:27:09ou même en 2022
01:27:10parce qu'en 2017
01:27:11il n'y avait un peu
01:27:12que Florian Philippot
01:27:13pour faire les débats
01:27:15moi je me souviens
01:27:15qu'il avait même fait
01:27:16il y avait tellement
01:27:17Florian Philippot
01:27:17qu'on se demandait
01:27:18qui était le candidat
01:27:18il avait fait deux fois
01:27:20un débat
01:27:21on n'est pas couché
01:27:22chez Laurent Ruquier
01:27:22à 15 jours d'intervalle
01:27:24donc ça montrait quand même
01:27:25qu'il y avait une manque
01:27:26de main d'oeuvre
01:27:26au Rassemblement National
01:27:27et en 2022
01:27:28c'était un peu
01:27:28Jordan Bardelet
01:27:29et le reste du monde
01:27:30donc là
01:27:30en 2027
01:27:31avoir une Marion Maréchal
01:27:33dans le dispositif
01:27:34de Marine Le Pen
01:27:35dans cette élection
01:27:36présidentielle
01:27:36dans cette campagne
01:27:37c'est quand même
01:27:38une bonne chose
01:27:38et qui est une Le Pen
01:27:39surtout
01:27:40et ça ça change tout
01:27:40comme le disait Sébastien Rémy
01:27:41oui mais sa popularité
01:27:43vient aussi de cela
01:27:44c'est-à-dire qu'aux yeux
01:27:45des français
01:27:46Marion Maréchal
01:27:47reste aussi une Le Pen
01:27:48on l'identifie comme cela
01:27:49d'ailleurs son livre
01:27:50était anglais là-dessus
01:27:52chez Fayard
01:27:53et donc évidemment
01:27:54que le lien Le Pen
01:27:55est extrêmement fort
01:27:57et Marine Le Pen
01:27:57ne s'est jamais caché
01:27:58du fait qu'elle ne laisse
01:28:00pas la famille
01:28:00à la porte du siège
01:28:02du RN
01:28:02et évidemment que la famille
01:28:03rentre dans la question politique
01:28:05de toute façon ce parti
01:28:06a été créé par son père
01:28:07tout n'a été qu'une question
01:28:08de famille
01:28:09de trahison
01:28:10de réconciliation
01:28:11c'est quand même l'histoire
01:28:12de ce Front National
01:28:13depuis 50 ans
01:28:14donc ce n'est pas étonnant
01:28:15que Marion Maréchal revienne
01:28:15est-ce que ça va se reproduire
01:28:16avec Jordan Mardella ?
01:28:18c'est-à-dire que Jordan Mardella
01:28:19claque la porte ?
01:28:20la trahison
01:28:21les conflits
01:28:23ce tandem
01:28:25la grande différence
01:28:26c'est que
01:28:26pour la première fois
01:28:27dans l'histoire du RN
01:28:29le numéro 2
01:28:30a été couvé
01:28:32a été formé
01:28:33a été choyé
01:28:34par le numéro 1
01:28:36ce qui n'était pas forcément
01:28:36le cas par le passé
01:28:37c'est-à-dire que
01:28:38quand on reparle
01:28:39par exemple
01:28:39de Florent Philippot
01:28:40dès le départ
01:28:42il incarnait une ligne
01:28:43qui pouvait étonner certains
01:28:45il y avait déjà une fracture
01:28:47notamment avec le camp
01:28:47de Marion Maréchal
01:28:48là ce n'est pas le cas
01:28:49de Jordan Mardella
01:28:50qui a été amené
01:28:51là
01:28:51par son talent
01:28:53mais aussi et surtout
01:28:54par Marine Le Pen
01:28:55c'est quand même elle
01:28:56qui lui a donné
01:28:57qui lui a donné beaucoup
01:28:58qui lui a donné sa chance
01:28:59aux européennes
01:29:01alors qu'il a à peine
01:29:01plus de 20 ans
01:29:02tous les cadres du parti
01:29:03lui disaient
01:29:03mais qu'est-ce que
01:29:04t'es en train de faire Marine
01:29:05t'es en train de couler
01:29:06ta campagne
01:29:07donc c'est une dynamique
01:29:09totalement différente
01:29:10et on continuera
01:29:11à en parler de cette dynamique
01:29:12tout au long de ces 210
01:29:13jours de campagne présidentielle
01:29:14qui nous mèneront
01:29:15jusqu'au premier tour
01:29:16un très grand merci
01:29:17à vous deux
01:29:17Jules Torre
01:29:18journaliste politique
01:29:18au JDD
01:29:19Sébastien Poligné
01:29:21chroniqueur
01:29:21et journaliste politique
01:29:22je vous invite
01:29:23l'un et l'autre
01:29:24à écouter Christine Kelly
01:29:26et vous
01:29:26elle vous donne rendez-vous
01:29:27du lundi au jeudi
01:29:28de 11h à 13h
01:29:29pour vous donner la parole
01:29:30débattre en direct
01:29:30avec ses chroniqueurs à elle
01:29:32ses invités à elle
01:29:33sur tous les sujets d'actualité
01:29:34ça se passe sur Europe 1
01:29:35où votre parole compte
01:29:37vous appelez Christine Kelly
01:29:38au 01 80 20 39 21
01:29:40Christine Kelly et vous
01:29:42de 11h à 13h
01:29:43sur Europe 1
01:29:44la radio libre
01:29:45Frédéric Joncheret
01:29:46vous accompagne
01:29:46toute la soirée
01:29:47pour l'information
01:29:47Europe 1 Soir revient
01:29:49demain à 18h
01:29:50avec Pierre de Villeneau
01:29:51de lundi à jeudi
01:29:52et Hélène Rouet
01:29:53à partir de vendredi
01:29:53très bonne semaine
01:29:54et belle soirée d'ici là
01:29:55à l'écoute d'Europe 1
01:29:5618h 20h
01:29:59Europe 1 Soir

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