00:01Bonjour Patricia, merci d'être avec nous en direct sur notre antenne.
00:05Je vous fais réagir dans un instant à cette possibilité,
00:07mais avant cela évidemment on a une pensée pour Priscillia.
00:11Rappelez-nous qui était votre fille tant aimée
00:14et ce terrible 13 novembre 2015 pour vous.
00:20Priscillia était une jeune femme très gaie qui adorait la vie,
00:25qui faisait beaucoup d'artisanat,
00:27qui faisait de la photographie puisqu'elle avait fait une école de photos.
00:31Elle était un peu artiste et vraiment cette situation est invivable au quotidien,
00:40c'est impossible quoi, voyez-vous.
00:42Comment peut-on imaginer qu'elle a été arrachée à la vie,
00:44ainsi que tous les autres et tous ceux qui sont handicapés,
00:47parce que ça j'y pense aussi, tous ces jeunes.
00:50Et bien voilà, et maintenant on a des prisonniers terroristes,
00:56parce que ce sont des prisonniers qui sont des terroristes,
00:59qui souhaitent reprendre une vie normale,
01:02alors que ma fille, elle est entre quatre plans,
01:05excusez-moi, mais c'est inacceptable.
01:07Le laxisme de la justice belge n'a pas sa place.
01:12Nous sommes dans l'Union européenne,
01:14mais on s'aperçoit que les lois sont complètement différentes.
01:18Ce monsieur Bakali a été jugé en France.
01:23Il a reçu un jugement, une peine,
01:28mais elle ne sera pas exécutée,
01:30puisqu'il est de nationalité belge et qu'il est reparti en Belgique.
01:36Donc je ne comprends pas du tout ce qui se passe,
01:39y compris les doléances de monsieur Abbeslam, pareil.
01:43Alors lui, il se plaint qu'il parle derrière un hijiaphone.
01:46Et bien vous savez, moi, quand je parle à ma fille,
01:49et bien c'est derrière une vitre et il y a un cercueil.
01:52Et il n'y a personne qui me répond.
01:54Alors tout ça, toutes leurs doléances,
01:56j'en ai que faire.
01:57Et c'est inacceptable.
01:59Il faut que le gouvernement français prenne des dispositions.
02:02À qui vous en voulez aujourd'hui ?
02:04Je comprends bien votre colère vis-à-vis de la justice belge,
02:07mais est-ce que vous en voulez à d'autres aussi plus largement,
02:09peut-être à l'impuissance des Français ?
02:12À l'impuissance des Français, bien sûr,
02:15puisque finalement, je pense que, vous savez,
02:17il va obtenir ce qu'il veut, monsieur Bacali.
02:20Il va obtenir.
02:20Bon, alors en France, c'est différent.
02:22Les prisonniers qui sont en France vont devoir exécuter leur peine.
02:26Et peut-être, et peut-être, vont demander à sortir plus tôt,
02:30parce qu'il y a des avocats, c'est leur métier,
02:32ils sont là pour défendre les prisonniers.
02:34Mais en Belgique, il y a quand même, c'est effrayant, quoi.
02:39On se demande si on est dans la réalité.
02:41Un type qui a participé aux attentats d'Utalis,
02:45qui était logisticien, y compris ceux du 13 novembre,
02:48qui ont baigné la France, Paris et sa banlieue,
02:52dans un théâtre de sang,
02:54eh bien, monsieur veut reprendre sa vie de tous les jours.
02:58C'est inacceptable.
03:02On sait que les victimes, souvent, revivent,
03:05à travers des décisions comme celle-ci,
03:07un stress intense,
03:08parce qu'elles sont en état de stress post-traumatique,
03:10ça peut durer des années.
03:11Vous avez peur, vous craignez que,
03:13et pour vous, et pour d'autres,
03:15ça vous remette une dose de stress intense au quotidien ?
03:19Mais cette dose, elle est au quotidien,
03:21nous la vivons tous les jours.
03:24Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
03:25Alors là, ce sont des petites cures de rappel, bien sûr.
03:28Nous sommes dans la onzième année,
03:31puisque c'était en 2015,
03:33nous sommes en 2026,
03:34il va y avoir les commémorations prochainement,
03:36dans les deux mois qui viennent,
03:39et ça continue.
03:41Alors là, tout à l'heure, je dois parler,
03:43j'ai un appel téléphonique
03:46avec l'accueil des victimes en Belgique,
03:50parce que j'ai rempli un formulaire,
03:51et bien sûr que je suis contre,
03:53contre que ces gens sortent de prison,
03:56mais vous savez, ma parole est vraiment infime
04:00par rapport à ce qui se passe,
04:02et par rapport à la loi belge,
04:04je ne peux rien faire.
04:05J'essaye, pour la mémoire de ma fille
04:07et de tous ceux qui ont disparu,
04:09et de tous ces jeunes qui sont handicapés,
04:11j'essaye de me battre,
04:12mais j'ai l'impression que je me bats
04:14contre des robots,
04:16voilà, des robots,
04:17et je n'ai pas assez de force
04:20pour imposer ce que je ressens,
04:24c'est triste, que faire ?
04:26Mais justement, la justice belge,
04:29elle n'entend pas les voix des familles,
04:31elle est sourde à tout ce que vous pouvez
04:35ressentir, endurer aujourd'hui,
04:37c'est-à-dire que c'est un dossier
04:38traité comme un autre ?
04:40Vous savez, lors du procès,
04:42des attentats du 13 novembre,
04:44ces gens ne se sont pas déplacés,
04:46ils étaient derrière des vidéos,
04:49enfin, on faisait des visios avec eux,
04:51je ne sais pas,
04:52pourtant la Belgique a été attaquée
04:54en mars 2016,
04:56il me semble,
04:57si mes souvenirs sont exacts,
04:59je pense qu'ils s'imaginent
05:00que ça n'arrive qu'aux autres,
05:02ça leur est arrivé,
05:03ils ont eu des attentats,
05:04et puis ça va recommencer.
05:06Vous savez, ces gens qui font des attentats,
05:07qui commettent des attentats,
05:09ils sont dans une idéologie mortifère,
05:13c'est comme ça que je les appelle,
05:16ils sont vraiment ancrés dans...
05:20Ils ne peuvent pas sortir
05:22dans la vie de tous les jours
05:24et ne pas recommencer,
05:25ces actes d'horreur,
05:27ils vont les recommencer tôt ou tard,
05:29et ça n'arrive pas qu'aux autres.
05:31Reparlons aussi de la société
05:34dans laquelle on vit,
05:35qui ne vous protège pas, j'imagine,
05:38est-ce que vous vous sentez seule,
05:40lâchée par l'État ?
05:41Est-ce que finalement,
05:42vous avez le sentiment
05:42qu'au fil des années,
05:43chacun est passé à autre chose
05:45et que vous,
05:45vous restez seule avec votre peine ?
05:47Ah ben complètement,
05:49complètement.
05:50Vous savez,
05:51lorsque j'entends
05:52que certains
05:53qui étaient au gouvernement
05:54durant ces périodes horribles,
05:57ont l'intention de se représenter,
05:59mais c'est inacceptable pour moi.
06:00comment des gens...
06:02Parce que je vais vous dire,
06:03les attentats de 2015,
06:05ils avaient été signalés en 2009
06:11par les autorités égyptiennes.
06:14Ça, je le sais.
06:14C'est suite aux attentats
06:16qui avaient eu en Belgique.
06:17Donc, moi,
06:18j'ai entendu M. Valls
06:20lors des premières coélérations
06:21devant le Bataclan,
06:22qui me dit
06:22qu'on savait
06:23qu'une salle de concert
06:24était ciblée.
06:25Non, mais attendez,
06:26mais je l'ai regardée,
06:28je lui ai demandé
06:28s'il se rendait compte
06:32de ce qu'il m'a raconté.
06:33Oui, on savait
06:34que les salles de concert
06:35étaient ciblées.
06:36Est-ce qu'on dit ça
06:36à une mère qui...
06:37Non, la fille a été assassinée,
06:38mais c'est inacceptable.
06:40Ces gens-là
06:40ne peuvent pas comprendre
06:41parce que, je vais vous dire,
06:43leurs enfants sont à l'abri
06:44la plupart du temps.
06:45Donc, ils ne sont pas concernés.
06:47Au début, oui,
06:48mais après,
06:50on ferme le dossier.
06:52Chaque soir,
06:52vous vous endormez seule
06:53avec cette image
06:54de votre fille
06:56que vous avez vue
06:56pour la dernière fois.
06:57C'était votre fille unique
06:58et c'est important
06:58de le rappeler quand même
07:00pour comprendre aussi
07:00à quel point c'est difficile
07:01de perdre un enfant
07:02et qui plus est
07:03dans ces conditions.
07:04Patricia,
07:05comment avez-vous géré
07:07les 11 dernières années ?
07:09J'imagine que ça a été difficile,
07:10qu'il y a eu des moments
07:12d'espoir retrouvé,
07:13de rechute.
07:14Racontez-nous un peu
07:15quand même votre quotidien.
07:16Alors, vous savez,
07:17mon quotidien,
07:18il est celui-ci.
07:20Je me rends une à deux fois
07:21par semaine au cimetière.
07:24Et puis,
07:26je communique avec elle
07:27à ma façon,
07:28c'est comme ça.
07:30Je lui parle tous les jours.
07:31Tous les jours,
07:31je lui parle.
07:33Elle fait partie intégrale
07:34de ma vie.
07:35Elle n'en sortira jamais
07:36et ce sera comme ça
07:38jusqu'à mon dernier souffle.
07:39Donc, voilà,
07:40je communique avec elle,
07:41je lui raconte
07:42ce qui se passe,
07:43etc.
07:44Et je lui dis
07:45que de temps que je serai en vie,
07:47je vais protéger sa mémoire.
07:49Je lui répète tout le temps
07:50et je lui ai encore dit
07:50tout à l'heure
07:52parce que ce n'est pas possible.
07:54Autrement,
07:54je veux dire,
07:56évidemment,
07:57son enveloppe a disparu,
07:59mais son âme est là.
08:00Et donc,
08:01c'est comme ça
08:02que j'essaye de...
08:03C'est pour ça
08:04que j'avais participé
08:05à la création
08:06d'une association
08:06à l'époque.
08:07Je suis restée sept ans
08:09dans cette association.
08:10Maintenant,
08:10je ne suis plus qu'adhérente.
08:11C'est pour ça de...
08:14Vous savez,
08:15c'est comme un tuteur.
08:16Ça me permettait
08:17de rester debout.
08:18Mais bon,
08:18à un moment,
08:19il faut passer à autre chose.
08:21Mais en tout cas,
08:22ma fille,
08:22elle est là.
08:24Et puis,
08:25tant que je serai en vie,
08:26je défendrai sa mémoire.
08:27Et puis,
08:28j'essaierai de penser
08:29à la mémoire
08:29de tous ceux
08:30qui sont partis.
08:32Et je vous redis
08:33et blesser
08:34tous ces jeunes
08:35dont la vie a été...
08:36Ils sont en vie,
08:37mais alors,
08:38dans quelles conditions ?
08:39Ils sont condamnés, eux aussi.
08:41Ilana Lezerstein,
08:42qui est psychologue,
08:43qui est là
08:43avec nous en plateau,
08:44je crois,
08:44aimerait s'adresser
08:45à vous également.
08:47Qu'est-ce qui donne
08:48du sens
08:49à votre vie
08:50aujourd'hui ?
08:51Qu'est-ce qui vous donne
08:52le courage
08:52et la force
08:53de vous lever le matin,
08:54de vous coucher le soir ?
08:57Alors,
08:58ce qui me donne
08:58un sens à ma vie,
09:00c'est que
09:01je ne peux pas,
09:02si vous voulez,
09:04aller la rejoindre
09:05tout de suite.
09:06Je ne pense pas
09:07qu'elle serait ravie
09:07que j'aille la rejoindre
09:09de suite.
09:10Et puis,
09:11en étant vivante,
09:12je continue
09:13à la faire vivre.
09:14Voilà.
09:14C'est ce que je pense.
09:15c'est comme ça,
09:17je me raccroche
09:18un peu à la vie
09:18comme ça.
09:19Parce que vous savez
09:19qu'il y a des moments,
09:20c'est très très dur.
09:22Même si on ne montre pas,
09:25il y a des moments,
09:26vous avez la gorge serrée,
09:28c'est terrible.
09:29Mais,
09:30en essayant de vivre,
09:32eh bien,
09:32je continue
09:32à la faire vivre.
09:33Voilà.
09:34Et justement,
09:34avez-vous prouvé
09:35du soutien
09:36autour de vous
09:37avec des professionnels
09:38pour vous accompagner,
09:39pour vous aider,
09:40pour en parler,
09:41pour vous sentir
09:41moins isolée ?
09:44Oui,
09:44oui,
09:45bien sûr.
09:46J'ai souvent parlé
09:49à une psychologue
09:51qui était très très bien
09:52et puis,
09:53dont en ce moment,
09:54je n'ai pas continué,
09:56mais il faudrait
09:56que je la recontacte
09:57puisque je pense
09:58qu'elle attend
09:58que ce soit moi
10:00qui le fasse.
10:01Mais,
10:02ça permet évidemment
10:04de délivrer
10:05ce qu'on ressent.
10:07Mais vous savez,
10:08c'est très dur,
10:09c'est très très dur.
10:12Est-ce que vous avez pu garder
10:16contact avec ses amis
10:17de l'époque,
10:18avec ceux qui l'aimaient,
10:19qui l'entouraient
10:19pour pouvoir justement
10:20parler entre vous,
10:22faire vivre cette mémoire ?
10:24Avec certains,
10:25oui,
10:26bien sûr.
10:26Avec certains.
10:28Il y en a d'autres
10:30avec qui j'ai perdu de vue,
10:32mais avec certains,
10:32oui,
10:33ça permet de continuer,
10:35comme je le redis
10:36et je le redirai toujours,
10:37à la faire vivre,
10:39même si son enveloppe
10:40n'est plus là.
10:41Il y a ses photos,
10:42il y a tout ce qu'elle a fait,
10:45tout ce qu'elle a créé,
10:47tout ça,
10:48c'est là,
10:49c'est présent
10:49et pour moi,
10:51c'est important
10:51de protéger tout ça,
10:55de le protéger.
10:55Qu'est-ce qui pourrait
10:56vous apaiser aujourd'hui ?
10:59Eh bien, écoutez,
10:59moi,
11:00ce que j'aimerais déjà,
11:01c'est qu'on soit entendus
11:02et que ces prisonniers terroristes,
11:06comme je dis,
11:06ce ne sont pas des prisonniers
11:08de droit commun,
11:09ça n'a rien à voir.
11:10Ceux-là,
11:10ils ont le droit
11:10de les réinsérer,
11:13mais ceux-là,
11:13non.
11:14Je n'ai pas envie
11:14qu'ils vivent normalement,
11:16qu'ils puissent avoir des enfants,
11:19qu'ils puissent construire une vie.
11:20Je n'ai pas envie,
11:21je ne peux pas le concevoir.
11:23Qu'est-ce que vous voulez ?
11:23C'est comme ça.
11:25Et puis,
11:25la phrase,
11:26vous n'aurez pas ma haine,
11:28ne peut pas faire partie
11:29de mon vocabulaire.
11:31Je ne peux pas dire ça.
11:32Mais non,
11:33mais comment je peux dire ça ?
11:34C'est un sentiment
11:35tout à fait humain.
11:35Maître Roy,
11:36ce qui est là également,
11:37va s'adresser à vous.
11:38Oui,
11:39d'abord,
11:39il faut savoir une chose,
11:40c'est que ce n'est pas parce que
11:41ce monsieur a fait une demande
11:42de libération conditionnelle,
11:43y compris sur le territoire belge,
11:45où les dispositions sont différentes
11:47de la loi française,
11:48qui va l'obtenir.
11:49Déjà,
11:50si je peux vous rassurer
11:51d'une certaine manière,
11:53déjà,
11:53voilà,
11:54il n'est pas du tout dit
11:55qu'il obtienne
11:56cette libération conditionnelle.
11:57Et de ce que je sais
11:58un peu du droit belge,
12:00c'est que même s'il venait
12:01obtenir cette libération conditionnelle,
12:02il serait dans les viseurs
12:03et il ne pourrait pas bouger un doigt.
12:06Mais enfin,
12:06je sais que ça ne vous rassure pas,
12:07madame,
12:07parce que c'est vrai que
12:08je l'entends
12:09et je compatis largement
12:10à votre ressenti.
12:13C'est totalement scandaleux
12:14qu'un type qui a commis
12:15comme ça un acte aussi grave
12:17puisse obtenir
12:18une libération conditionnelle.
12:19Ça,
12:19on est d'accord.
12:20Et j'ose espérer que...
12:22Alors,
12:22je ne sais pas
12:23quelle est la marge de manœuvre
12:25des autorités françaises
12:27pour faire pression
12:28sur les autorités belges
12:29et pour dire
12:30que ce n'est pas tolérable
12:31dès lors qu'en plus
12:32les faits se sont passés
12:33sur le territoire français.
12:35Mais j'ose espérer
12:36que le gouvernement français
12:38fera preuve,
12:39même s'il y a
12:40la séparation des pouvoirs,
12:41même s'il y a...
12:42ce sont des gouvernements
12:45distincts
12:46qu'ils pourront faire pression
12:47pour que cet homme
12:48ne soit pas libéré.
12:49Merci, Florence.
12:49Merci beaucoup, Patricia.
12:52Voilà,
12:52Florence,
12:53va vraiment dans votre sens
12:55et je pense que vous avez
12:56tout notre soutien.
12:59on pense très fort à vous.
13:00On vous remercie aussi
13:01d'avoir accepté
13:02de témoigner.
13:04Personne ne peut se mettre
13:04à votre place
13:05mais on peut comprendre,
13:07imaginer la peine
13:08qui est encore la vôtre aujourd'hui.
13:09Merci,
13:10merci grandement.
13:11Patricia,
13:12on est de tout cœur avec vous.
13:13On va marquer une petite pause
13:14et puis on se rendra
13:16à l'Élysée.
13:16Vous allez apercevoir
13:17cette image
13:18de ce pupitre
13:19qui se prépare à accueillir
13:20le chef de l'État
13:20qui va faire le compte-rendu
13:23de sa rencontre
13:24avec les chefs de parti
13:24de gouvernement
13:25et...
13:26pardon,
13:26de chef de parti
13:27et candidat à la présidentielle.
13:28A tout de suite.
13:37– Sous-titrage ST' 501
14:02– Sous-titrage ST' 501
14:10– Sous-titrage ST' 501
14:11– Sous-titrage ST' 501
14:12– Sous-titrage ST' 501
14:13– Sous-titrage ST' 501
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