- il y a 2 heures
On connait leur visage, leur analyse, leur voix, mais les connait-on vraiment ? Quel a été leur parcours, leur formation, quelles épreuves ont-ils du dépasser pour exercer leur magistère ? Quelles sont leurs sources d'inspiration, leur jardin secret ? Une fois par semaine, Rebecca Fitoussi reçoit sur son plateau des personnalités pour un échange approfondi, explorer leur monde et mieux apprécier le regard qu'ils et qu'elles portent sur notre société. Ils, elles, sont artistes, scientifiques, historiens, universitaires, chefs de restaurants, photographes, ou encore politiques.
Une collection de grands entretiens inspirante dans un monde en manque de repères et de modèles. Année de Production :
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00:04Musique
00:23Lorsqu'on est actrice, comme notre invité, on peut avoir des carrières empointillées.
00:27Jouer beaucoup, puis moins, être très sollicité, puis moins, être choisi par un metteur en scène, désiré par une réalisatrice,
00:34puis plus.
00:35Ce n'est pas le cas de notre invitée.
00:37Elle le dit peu, elle est discrète, elle se fait rare en interview, mais en réalité, elle n'arrête pas
00:42depuis qu'elle a commencé le métier d'actrice après avoir choisi celui de danseuse.
00:46Luc Besson, Robert Hossain, Francis Perrin, Claude Lelouch, Amanda Sterz, elle a travaillé avec les grands.
00:52Et en cette rentrée, elle a deux pièces à nous présenter.
00:56Hitchcock et Marie-Rose, au théâtre de l'œuvre, et Hubert Roy, qui reprend au théâtre de Paris.
01:00Elle joue, elle interprète, mais elle adapte aussi, et elle écrit.
01:04Elle a choisi de ne plus se freiner, de ne plus attendre, elle a choisi d'oser.
01:09Des déclics au fil des rôles qu'elle a eus et des épreuves de la vie qu'elle a vécues,
01:13comme à chaque fois une petite thérapie.
01:15Est-ce que le théâtre, c'est cela aussi ?
01:17Avancer dans sa vie grâce à des rôles, grâce aux histoires des autres, par l'émotion que procure l'écriture.
01:24Est-ce que le théâtre réoriente la vie des acteurs autant qu'il guide celle du public ?
01:29Posons-lui toutes ces questions.
01:31Bienvenue dans Un monde, un regard.
01:32Bienvenue Mélanie Page.
01:33Merci d'avoir accepté notre invitation.
01:34Merci.
01:36Est-ce que les pièces dans lesquelles vous jouez vous changent, vous font évoluer ? Est-ce que les rôles
01:41vous apportent des choses ?
01:43C'est une bonne question. Je me la suis posée de temps en temps. Moi, j'ai surtout l'impression,
01:49si je revois mon parcours, qu'il n'y a pas de hasard.
01:52Et quand on joue une pièce, en fait, c'est parce que c'était le moment de la jouer. Et
01:57je ne m'en suis pas toujours rendue compte au moment où la pièce arrivait, mais souvent juste après.
02:01Après, comme par exemple, mon seul en scène qui, en fait, m'a permis de me rendre compte que c
02:07'était le moment d'écrire. Et puis là, les deux pièces, ce qui est fou, c'est que je joue
02:13donc Hitchcock au Théâtre de l'œuvre et Huburoi au Théâtre de Paris.
02:18Et il se trouve que la troupe du Théâtre de l'œuvre est la troupe qui a créé Huburoi au
02:24Théâtre de Paris il y a 130 ans.
02:26Donc, en fait, il y a des messages comme ça que nous envoie la vie. Je ne crois pas tant
02:31que ça au hasard, même si, évidemment, qu'il y en a.
02:34Mais le fait de suivre un peu le parcours fait que, oui, ça nous apporte quelque chose, mais c'est
02:40qui de l'œuf ou de la poule, quoi.
02:42Et est-ce que vous diriez que quand même, le théâtre a des vertus thérapeutiques, autant pour les acteurs que
02:45pour le public, d'ailleurs ?
02:46Oui, bien sûr. Ça peut être cathartique aussi, oui, pour le public aussi, de voir certaines histoires, comme la lecture
02:56aussi, qui peut nous...
02:57C'est marrant parce que parfois, quand je parle à des lecteurs, enfin, dans les salons du livre, parce que
03:03c'est donc aussi ma nouvelle vie...
03:05Et oui, on va en parler.
03:07Voilà, il y a des gens qui me disent, mais est-ce que ça fait pleurer ? Et qui en
03:13ont peur ? Comme s'ils n'avaient pas forcément envie de se confronter à ces émotions-là.
03:17Et je leur dis, mais pourquoi vous avez peur, en fait, de ça ? Dites-moi, parce que moi, j
03:21'aime bien aller vers cette émotion et me dire que, finalement, quand j'ai pleuré,
03:25je me suis aussi vidé de certaines choses. Mais ce n'est pas inintéressant de se demander pourquoi on va
03:30vers certaines émotions ou pas.
03:32Et est-ce que vous vous étonnez de voir les théâtres remplis, que le théâtre continue d'attirer les fous
03:36?
03:36Je trouve ça génial. Oui, il y a encore du monde, et je pense, et il y en a peut
03:41-être même de plus en plus,
03:43je pense que le théâtre vivant, avec l'IA et tout ce qui se passe, pour le coup, est vraiment
03:49source d'avenir.
03:50C'est-à-dire que les gens vont aller de plus en plus vers ce vrai contact. On sait que
03:55ça ne peut pas être fake,
03:56ça ne peut pas être dévié, manipulé. Ce qu'on voit se passe vraiment maintenant. Les concerts avec la musique.
04:04Rechercher la chair. Oui, les vraies émotions brutes du moment qui se passent maintenant et se partagent aussi avec le
04:12public.
04:12On a tous partagé les mêmes émotions au même moment. Je pense que le théâtre vivant a un vrai avenir.
04:19Oui, parce que c'est fédérateur. Oui. Et puis, on vit des choses qu'on ne vit pas dans notre
04:24propre vie.
04:25Ça, c'est l'art, en règle générale. On va chercher des choses qu'on ne vit pas dans notre
04:29quotidien.
04:30Et donc, ça nous sort de notre quotidien, ça fait du bien. Et ce n'est pas forcément seulement pour
04:34rire.
04:34Ça peut être pour rire, et c'est très bien. Ça peut être aussi pour ressentir des émotions fortes, de
04:39la peur, de l'angoisse.
04:40Et on vit ensemble, et on le vit ensemble. Et voilà, exactement.
04:43Vous avez tourné au cinéma, à la télévision, mais vous faites... J'ai l'impression que vous avez une préférence
04:47pour le théâtre. Est-ce que vous êtes plutôt une actrice de théâtre ?
04:49Oui.
04:50Oui ? Pour tout ce qu'on vient de dire ?
04:52Oui, exactement. Pour ce partage, ce moment, le spectacle vivant, en règle générale, c'est vraiment... Pour moi, c'est
04:59l'art, avec un grand A.
05:01Alors, le cinéma, c'est super. J'adore. Je suis hyper cinéphile. J'adore aller au cinéma. Et il faut
05:06aller au cinéma.
05:07Mais c'est vrai que quand on le fabrique, c'est intéressant aussi. C'est vraiment par petites bribes. On
05:12fait une scène ici, là, on attend beaucoup.
05:15Mais on ne construit pas un rôle comme on le construit au théâtre. Déjà, le théâtre, il y a les
05:19répétitions, qui sont vraiment un vrai laboratoire de l'acteur, où on cherche ensemble, on trouve.
05:25Puis après, on refait, puis finalement, on fait différemment.
05:28Et on crée un collectif ?
05:29On crée... Il y a une troupe. Et puis surtout, on crée sur le moment. C'est-à-dire qu
05:33'on ne joue jamais la même pièce deux fois.
05:35Vous avez d'abord connu la scène par la danse. Vous dites, quand j'ai arrêté la danse à 16
05:39ans, il était évident pour moi que je n'allais pas arrêter la scène.
05:42Oui. C'est ce que je préférais, vraiment. J'adorais danser, mais il y a un moment où je me
05:48suis dit, finalement, est-ce que j'adore ça assez pour sacrifier ma vie ?
05:52Parce que quand on est danseur, honnêtement, il y a beaucoup de sacrifices. Sacrifier ma vie et mon corps et
05:57ma santé pour la danse.
06:00Et puis, la réponse a été non. Et donc, finalement, l'évidence, pour moi, c'était la scène. Donc, c
06:07'est là que j'ai commencé le théâtre.
06:09Et vous êtes donc à l'affiche de deux pièces. Huburoi, au Théâtre de Paris, d'Alfred Jarry, mise en
06:14scène Daniel Benoît et Hitchcock et Marie-Rose, au Théâtre de l'œuvre.
06:17Texte de Michael Sadler et mise en scène signée Christophe Lidon.
06:22Pièce que j'ai eu la chance de voir, qui explore des sujets extrêmement contemporains.
06:26Et on va prendre le temps d'en parler.
06:28Notamment, la relation complexe entre un créateur de génie, Hitchcock en l'occurrence, et son actrice fétiche, vous, dans la
06:34peau de Tipeee et Drenne.
06:36Est-ce qu'on peut dire que c'est un MeToo avant l'heure ?
06:38Ah oui. C'est un peu le premier MeToo hollywoodien.
06:43C'est-à-dire que Tipeee et Drenne a eu la force et le courage de dire un non à
06:48ce génie qu'était Hitchcock,
06:50qui avait un pouvoir extraordinaire à cette époque-là, dans les années 60.
06:55Et voilà, à une époque où ça ne se faisait pas du tout de dire non.
06:58C'est-à-dire que même les femmes, à l'époque, la plupart des femmes pensaient que c'était presque
07:02normal, un passage obligé,
07:05que le réalisateur se serve un peu.
07:08Et voilà, on n'appelait même pas ça du harcèlement sexuel, finalement, parce que c'était un peu normal.
07:14Ils fantasmaient sur l'actrice, donc ça allait un petit peu plus loin, parfois, parce qu'ils en avaient envie.
07:19Et c'était presque un passage obligé. Et accepté, malheureusement.
07:23Mais Tipeee ne l'a pas accepté. Elle aura bien payé le prix, parce que Hitchcock brisera sa carrière derrière.
07:30C'est-à-dire qu'en fait, l'histoire est terrible, parce que Hitchcock est devenu un mythe.
07:35C'est un des réalisateurs les plus connus au monde et de l'histoire du cinéma.
07:39Tipeee et Drenne est tombé dans l'oubli.
07:41Oui, alors, moi, je connaissais bien, parce que j'adore tellement l'œuvre d'Hitchcock, pour le coup.
07:47Vous la connaissiez, elle ?
07:48Je ne déboulonne pas le réalisateur.
07:51Enfin, je n'ai pas du tout envie de dire que ce n'était pas un génie.
07:54D'ailleurs, j'ai montré ses films à mes enfants.
07:56Enfin, voilà, je trouve que ce qu'il a fait, cinématographiquement, c'est extraordinaire.
08:01Donc, je connaissais Tipeee et Drenne, parce que les oiseaux, parce que Pas de printemps pour Marnie,
08:05et que j'ai vu les oiseaux peut-être 15 fois.
08:08Oui, mais le grand public...
08:09Mais c'est vrai que le grand public, je suis d'accord,
08:10et le grand public ne connaît pas vraiment cette histoire.
08:14On s'en rend compte avec le public qui sort et qui nous parle.
08:17Les gens sont vraiment fascinés par cette histoire, donc on joue une histoire vraie.
08:21Il y a deux choses qu'ils ne savent pas.
08:23Le rapport qu'Hitchcock avait avec ses comédiennes, et Tipeee et Drenne en particulier,
08:28et ce scénario qu'il avait écrit, il a fait une adaptation d'une pièce de l'auteur de Peter
08:36Pan,
08:37d'une pièce très connue en Angleterre qui s'appelle Marie Rose,
08:40qu'il avait vue, lui, à 20 ans, qu'il avait adoré, qu'il avait toujours voulu faire au cinéma,
08:44et qu'il n'a jamais réalisé.
08:46Et en fait, le public découvre ces deux histoires,
08:51et découvre un film de Hitchcock qui n'existe pas,
08:53parce qu'en fait, on leur joue ce film,
08:56et il y a le parallèle entre ce film d'Hitchcock, qui n'a jamais existé,
08:59et le rapport entre Hitchcock et sa comédienne.
09:01Je vais vous sembler peut-être très naïf,
09:03mais je fais partie de ceux et celles qui ne savaient pas
09:05qu'Hitchcock se comportait comme ça avec ses actrices.
09:07Ah oui.
09:08Eh bien, c'est très bien que ça se sache.
09:11Et on découvre un homme machiavélique, pervers.
09:15Très pervers.
09:16Très, très pervers.
09:18Machiavélique, je ne sais pas à quel point c'était calculé,
09:21je n'étais pas dans sa pause, ce qui est sûr,
09:23c'est que son rapport était extrêmement pervers,
09:27pas du tout approprié, évidemment,
09:29et qu'en fait, il avait tellement de fantasmes,
09:31il fantasmait tellement autour des femmes et de ses actrices,
09:34de la femme blonde, froide, intouchable,
09:38qu'en fait, il était presque dépassé par ses propres fantasmes,
09:42et que tout ça était placé vraiment au mauvais endroit,
09:45sauf que c'était à une époque où,
09:47je pense que pas beaucoup de gens lui ont dit
09:48que c'était le mauvais endroit.
09:50Non, c'est sûr.
09:50que Tipei et Drenne a eu ce courage,
09:53mais qu'en fait, malheureusement,
09:55c'était une époque où, si on était un génie comme lui,
09:58on pouvait vivre ses fantasmes comme ça,
10:01sans qu'il y ait vraiment un vrai nom.
10:02J'ai même envie de dire que ce genre de phrases et de propos
10:06continue encore un tout petit peu en filigrane,
10:09aujourd'hui, avec des phrases comme
10:10« Oui, en même temps, elle est allée dans sa chambre d'hôtel,
10:13donc, elle pensait quoi ? »
10:16Ça veut dire quoi, ce genre de phrases ?
10:17Ça veut dire que, si on fait certaines choses,
10:20ça veut dire qu'à partir de ce moment-là,
10:23l'autre, l'homme...
10:25À tous les droits.
10:26À tous les droits, il peut penser « Je me sers ».
10:28Donc, à ce moment-là, on se dit « Oui, mais la jupe était quand même très courte,
10:31donc ça veut dire quoi ? »
10:32C'est-à-dire que c'est la porte ouverte à tout,
10:34alors que la femme pourrait, normalement,
10:37doit pouvoir dire non à n'importe quel moment,
10:39du moment qu'elle ne veut pas.
10:41Voilà.
10:42Donc, ce n'est pas forcément complètement fini, cette façon de penser.
10:45Et c'est compliqué, de fait, une relation entre un réalisateur et son actrice.
10:50Quel lapsus !
10:51Entre un réalisateur et une actrice,
10:54est-ce que c'est compliqué parce qu'on a été choisi et désiré,
10:57par celui qui va être le chef d'orchestre ?
10:59Oui.
11:00En fait, ce qui est compliqué, c'est ce que vous dites, c'est le désir.
11:02C'est-à-dire que l'actrice, de fait, a envie d'être désirée professionnellement.
11:08Elle a envie qu'effectivement,
11:11elle a envie un peu de faire rêver le réalisateur,
11:14qu'il appose sur elle comme ça des fantasmes professionnels
11:18de ce qu'il pourrait faire avec elle,
11:21de ce qu'il pourrait en faire,
11:22de là où il pourrait l'amener.
11:24Et quand ça tombe dans un cerveau un peu pervers,
11:29ça donne, en fait, ça déborde sur la vie privée et tout le reste.
11:34Tout ce qui est...
11:34Et alors Hitchcock, lui, il était carrément tellement pervers
11:37que pendant Les Oiseaux,
11:40et aussi Pas de printemps pour Marnier,
11:42en fait, il avait interdit à toute l'équipe,
11:45même aux autres acteurs,
11:46de parler à Tipi et Drenne en dehors des prises,
11:49pour l'isoler.
11:50C'est-à-dire qu'elle était sa chose.
11:52Et je n'ai pas pu m'empêcher de faire le parallèle avec vous,
11:53puisque vous étiez danseuse.
11:54Est-ce que vous vous êtes sentie choisie pour votre corps,
11:57pour en tant que chose, plus qu'en tant qu'actrice ?
12:00Est-ce que ça vous est arrivé à vous ?
12:01Quand j'étais jeune, beaucoup, beaucoup, oui.
12:06Alors, j'ai aussi fait un peu de mannequinat.
12:07Ça m'a un peu traumatisée, d'ailleurs.
12:09Ah oui ?
12:09Quand j'avais 17 ans,
12:11j'étais dans une agence qui s'appelle Madison.
12:14J'ai commencé en même temps que Laetitia Casta,
12:16dans la même agence.
12:17D'accord.
12:17Et j'ai détesté ça, parce que vraiment,
12:22alors peut-être encore plus à cette époque-là,
12:24je ne sais pas comment c'est maintenant,
12:25mais on était des objets, quoi.
12:27Mais vraiment, hein.
12:28C'est-à-dire qu'il n'y avait rien derrière l'enveloppe.
12:31Quand on faisait des castings,
12:34on parlait de nous comme si on n'était pas là.
12:37Les gens regardaient le bouc,
12:38vous disaient, ouais, non, mais regarde, tu vois,
12:39non, mais là, son nez, ça ne va pas, machin, là.
12:41Mais on était là, en fait.
12:42Mais c'est une façon de nier la personne.
12:45Donc oui, j'ai vraiment...
12:47J'ai vraiment, pendant des années,
12:49une impression qu'on...
12:50Mais je l'ai accepté.
12:51Enfin, c'est très bizarre.
12:53Je pense que maintenant, je...
12:54Non, je suis sûre que maintenant,
12:55je ne l'accepterai plus.
12:56Mais et la jeunesse, et l'époque...
12:59MeToo a changé quelque chose ?
13:00Ah oui, vraiment.
13:00Vous le sentez ?
13:01Vraiment, énormément.
13:03Ça fait beaucoup de bien,
13:04même si je sais qu'il y a des hommes qui disent
13:06que ça fait aussi un peu de mal.
13:07Mais comme tout,
13:10pour changer un système qui est vraiment verrouillé,
13:13il faut parfois aller un tout petit peu trop loin
13:15pour après trouver un équilibre.
13:18Mais on n'est pas encore au bout du chemin.
13:20Et MeToo a fait énormément de bien
13:22pour libérer la parole, tout simplement,
13:24et puis la mettre au bon endroit.
13:25C'est-à-dire que...
13:26Se dire que maintenant,
13:27on peut entendre des choses
13:28qui avant étaient un peu...
13:29Oui, enfin bon, là,
13:30c'est pas très grave.
13:31En fait, si.
13:33Ça peut vraiment traumatiser.
13:37Le problème, c'est qu'au niveau de la justice, par exemple,
13:40puisqu'on est sur Public Sénat...
13:41Mais oui, allez-y !
13:42Je vais...
13:43En fait, voilà.
13:44Évidemment que la présomption d'innocence,
13:46c'est primordial.
13:48Ça, je ne...
13:49Voilà.
13:51Mais après, il y a une chose qui fait qu'en fait,
13:54quand un homme viole ou abuse d'un enfant ou d'une femme,
14:00ou d'un enfant, garçon ou fille, d'ailleurs,
14:04il y a rarement des témoins.
14:06Voilà.
14:07Donc, c'est toujours parole contre parole.
14:09Voilà.
14:10Et en plus, les victimes ne parlent souvent pas tout de suite.
14:14Donc, il n'y a vraiment plus de preuves.
14:16Et qu'est-ce qu'on fait de ça ?
14:17Parce que 97% des viols se font évidemment sans témoins
14:23et sans preuves derrière.
14:24Donc, ça veut dire quoi ?
14:25Que ça n'a pas existé parce que,
14:27comme on ne peut pas le prouver complètement,
14:30alors, on se dit que la victime, quelque part, n'existe pas.
14:34Enfin, que ça n'existe pas.
14:36Alors, il faut une nouvelle loi, vous pensez ?
14:37En tout cas, je pense qu'il faut y réfléchir.
14:40Surtout quand il y a plusieurs plaintes sur une même personne.
14:43Est-ce que ça ne peut pas d'un coup faire office de preuve, finalement ?
14:47Que la concordance de plusieurs témoignages face office de preuve ?
14:51Parce qu'en fait, parole contre parole,
14:54quand ça bénéficie toujours à l'agresseur,
14:56il y a un moment où...
14:57On n'y arrivera pas.
14:57On n'y arrivera pas.
14:58Oui, voilà.
14:59Je pose ça là.
15:00C'est dit.
15:02Changement de sujet.
15:03J'ai un document à vous proposer, Mélanie.
15:05Je vais le mettre entre vos mains
15:06et je vais parler de cette personne
15:08qui est sur cette photo, sur cette archive.
15:10Cette femme s'appelle Laura Ingalls Wilder.
15:13Elle est l'autrice de la saga
15:14La petite maison dans la prairie
15:16qui inspirera le feuilleton télé.
15:18Que je regardais quand j'étais en train de regarder la série.
15:20Que je regardais aussi.
15:21Peu de gens le savent, même ceux qui regardaient la série,
15:23mais c'est sa vie qu'elle a racontée et romancée
15:26dans un manuscrit publié alors qu'elle avait la soixantaine passée
15:29et qui est très vite devenue un classique de la littérature pour enfants, d'ailleurs.
15:33Et je vous en parle, je vous parle de cette Américaine
15:34parce que l'écriture et la publication de romans après 60 ans,
15:39c'est précisément ce qu'a fait votre mère
15:41qui est attendue d'être à la retraite pour écrire.
15:44Elle était prof d'anglais.
15:45Oui, c'est ça.
15:46C'est ça, oui.
15:46Et elle s'est autorisée à écrire très tard,
15:50peut-être bien trop tard, à vos yeux.
15:52Oui, je pense.
15:52Oui, je pense parce qu'elle écrivait magnifiquement bien
15:54et qu'elle aurait pu en écrire encore bien d'autres
15:57et que, voilà, malheureusement, à un moment,
15:59elle n'a plus été en capacité cognitive pour continuer à écrire.
16:03Et c'est bien dommage.
16:05Alors, c'est très bien qu'elle l'ait fait.
16:06Qu'elle est fine par le faire quand même.
16:07Voilà. Elle écrivait, en fait, beaucoup quand elle était jeune.
16:11Et puis, la vie, le métier, les enfants, machin,
16:15a fait qu'elle a complètement mis dans un placard
16:17cette envie et ce talent qu'elle avait.
16:19Et puis, elle l'a repris à la retraite.
16:23Et elle l'a très bien fait.
16:25Et je suis tellement reconnaissante qu'elle l'ait vraiment fait
16:28parce que je pense que ça m'a aussi aidé, moi.
16:30Alors, moi aussi, j'ai pris mon temps.
16:31Mais oui, et en même temps, vous n'avez pas attendu la retraite.
16:33Je n'ai pas attendu la retraite.
16:34Contrairement à votre mère, donc il y a du progrès.
16:36Oui, oui, oui.
16:37Voilà. Je m'y suis mise, en fait, quand elle est partie.
16:40Je pense que ça m'a un peu débloquée.
16:43Je me suis dit, oh là là là, en fait,
16:45t'es en train de faire la même erreur qu'elle.
16:46T'es en train d'attendre beaucoup trop longtemps.
16:48Et puis, elle est partie.
16:49C'est comme si elle m'avait passé le flambeau, quoi.
16:52Et c'est féminin, vous pensez, de trop attendre ?
16:55Ah oui.
16:56De ne pas s'autoriser ?
16:57Complètement.
16:58Ah bah alors là, ne me lancez pas sur ce sujet, vous avez combien de temps ?
17:02Non, mais parce qu'en fait, je pense, pour essayer de faire court,
17:05que dans la société, on éduque les garçons pour leur donner beaucoup plus de confiance en eux.
17:11où ils peuvent prendre leur place beaucoup plus tôt.
17:13Voilà.
17:14On les autorise à être là où ils ont envie d'être plus tôt.
17:17Et les femmes s'empêchent de faire plein de choses en se disant,
17:20c'est pas pour moi, c'était...
17:21Ah non, mais je sais pas si je saurais le faire.
17:25Et mettre plus de temps.
17:26En revanche, quand on y arrive, je pense, là, par exemple, moi, maintenant,
17:30je me sens beaucoup plus forte que si ça avait été une évidence
17:34et qu'on m'avait autorisée à faire ça plus tôt.
17:38Maintenant que j'ai fait tout ce parcours et tout ce chemin...
17:40Vous n'arrêterez plus.
17:41Ah, mais je suis un bulldozer.
17:43On va citer quand même ce roman, parce qu'il est magnifique.
17:46C'est Pose à peau, qui est paru chez Albain Michel et qui est sur la maternité.
17:49Oui.
17:49Que vous connaissez bien, sujet que vous connaissez bien.
17:51Donc l'écriture, maintenant, c'est pour toujours.
17:53Ah, pour toujours, jusqu'à ce que mes neurones...
17:55Vous avez déjà commencé à écrire quelque chose ?
17:56Mais bien sûr.
17:57C'est vrai ?
17:58Mais oui.
17:59Vous pouvez nous dire sur quoi ou pas du tout ?
18:01Non, c'est secret.
18:02Une histoire d'amour, on va dire, de manière très large.
18:05Parce que c'est beaucoup plus complexe que ça.
18:07Mais je suis en train de l'écrire.
18:09Mon éditrice est à fond derrière moi.
18:12Donc je...
18:13Ah oui, non, mais j'adore ça.
18:15Vraiment.
18:16À la limite, ma seule frustration, c'est que...
18:18Mais je ne vais pas me plaindre du tout d'avoir trop de travail.
18:20Mais c'est que comme j'ai beaucoup de travail en tant que comédienne,
18:23encore une fois, ce n'est pas du tout pour faire ma pleureuse.
18:24J'ai beaucoup de chance, je le sais.
18:27J'ai moins de temps, là, pour écrire.
18:29Et j'aimerais avoir deux vies, en fait.
18:32Pot à pot, en tout cas, chez Albain Michel.
18:34Deux pièces, un roman.
18:35L'écriture, c'est aussi de famille, quand même.
18:38Parce que je crois que votre père était journaliste.
18:39Oui, presse écrite.
18:40Presse écrite.
18:42Une mère australienne, un père anglais.
18:45Comment la France est-elle arrivée dans votre vie, dans votre histoire familiale ?
18:49En fait, mon père et ma mère se sont rencontrées à Paris.
18:54Ma mère était venue pour le week-end.
18:56Parce qu'elle est australienne, comme beaucoup d'Australiens,
18:58après ses études, elle a pris une année sabbatique pour voyager en Europe.
19:00Elle a tellement aimé Paris, qu'en fait, elle est restée un peu plus longtemps,
19:04qu'elle a trouvé un petit boulot,
19:05et qu'elle a rencontré mon père dans le même petit boulot.
19:09Et puis, voilà, ils se sont mariés, ils se sont installés là.
19:12Ils avaient cette vision du Paris bohème,
19:15où on refaisait le monde au café de flore.
19:18Les trucs entre écrivains, où on se parlait.
19:21Et donc, moi, je finis là.
19:23Je finis à Paris.
19:24Qu'est-ce qu'elle en fait, de cette triple identité ?
19:26Qu'est-ce qu'elle...
19:27C'est très riche.
19:28Moi, je trouve qu'on est vraiment riche de ses origines.
19:32J'ai été élevée dans l'amour de la France et de Paris.
19:37En fait, je suis née à Paris, je suis parisienne,
19:40mais comme une touriste qui admire Paris,
19:44avec un regard de touriste,
19:46parce que mes parents sont toujours restés
19:48ces amoureux étrangers de Paris.
19:50Et à la lueur de celle que vous êtes aujourd'hui,
19:52quel conseil donneriez-vous à la petite fille que vous étiez ?
19:54Qu'est-ce que vous lui diriez avant qu'elle ne se lance dans la vie ?
19:58On protège-toi.
20:03Et crois en toi.
20:04Et tu as de la valeur.
20:07Ce dont vous n'aviez pas forcément conscience.
20:08Pas du tout.
20:09Non, non.
20:11On va passer au chapitre des photos,
20:12parce que j'ai donc des photos à vous proposer.
20:14Ça fait aussi partie des rituels de cette émission.
20:19La première, la voici.
20:20C'est avec votre mari.
20:22Dagui, animateur très connu des Français.
20:25Il est le mari et le père de vos enfants,
20:27pour ceux qui ne le sauraient pas.
20:28Il n'est pas le mari de mes enfants.
20:30Non, il n'est pas le mari de vos enfants.
20:31Il est votre mari, pardon, et le père de vos enfants.
20:33Quand votre roman est sorti,
20:34vous vous êtes pris une montagne de haine sur les réseaux.
20:37On vous a encore considérée comme la femme de...
20:41Qu'est-ce que ça dit de l'époque ?
20:43Oui, c'est ça.
20:44Le chemin est encore long.
20:46En fait, bizarrement, je m'étais dit
20:47que quand le livre sortirait,
20:49c'était au contraire un moment où on allait peut-être un petit peu comprendre
20:53que si je travaillais, si j'étais là en tant qu'artiste,
20:58justement, ça n'avait un peu rien à voir avec lui
21:00et que j'avais aussi des choses à dire, moi.
21:03Et en fait, ça a presque fait un effet inverse avec...
21:06Oui, mais enfin, là, si on la voit partout en promo,
21:08c'est parce que c'est la femme d'eux.
21:10Si elle a pu être éditée, c'est grâce à la...
21:12Mais alors que tellement pas,
21:15il n'a tellement rien à voir avec ce livre.
21:17Je l'aime de tout mon cœur, mais il n'a rien à voir.
21:21Et donc, j'ai été quand même étonnée de dire...
21:24Ah oui, c'est-à-dire que même quand on écrit un roman,
21:27et que donc, forcément, ça sort de nous,
21:30on continue à penser que c'est grâce à notre mari.
21:33Alors là, c'est vrai que ça m'a un peu estomaquée.
21:37Ça m'a...
21:39Je ne sais pas quoi dire.
21:40Et puis avec tout ce que vous faites,
21:41on va bientôt dire qu'il est le mari de...
21:43Ça le dérangerait ou pas ?
21:45Ben, j'espère pas.
21:46Vous n'en avez pas parlé avec lui ?
21:48Il est féministe ?
21:48Non, non, non, non, mais...
21:50Alors, il n'est pas féministe.
21:51Je ne dirais pas ça comme ça.
21:52C'est vrai ?
21:52En revanche, il entend ce que je dis,
21:56et il est d'accord,
21:57mais ça ne vient pas de lui, on va dire.
22:00Je pense que pour les hommes, en règle...
22:01Enfin, c'est-à-dire qu'il y a des hommes qui font le chemin,
22:04et il le fait avec moi, et ça, c'est bien.
22:06Ah, d'accord.
22:07Au départ, il n'est pas forcément...
22:09Voilà, au départ...
22:10Non, je pense que c'est pas...
22:11Il était dans la société dans laquelle il vivait,
22:13en tant qu'homme, en fait.
22:14Et c'est vrai qu'en tant qu'homme,
22:16quand on nous dit depuis toujours
22:18que, ben voilà, on a cette place-là-là,
22:19on en profite aussi.
22:20Enfin, je veux dire, c'est un peu...
22:23Ce serait presque bizarre de ne pas en profiter.
22:25C'est humain.
22:26C'est le réveil des femmes qui les changent, ces hommes.
22:28Exactement.
22:29Ouais, ouais, ouais.
22:29Et moi, ça fait tellement longtemps qu'on est ensemble
22:31qu'il m'a vue me réveiller, en fait.
22:33Et alors, il en pense quoi ?
22:34Il trouve ça chouette ?
22:34Ben oui, et il n'a pas trop le choix.
22:39Bonne réponse.
22:40Une deuxième photo, notre cher Didier Deschamps,
22:42qui a vécu sa dernière Coupe du Monde
22:44en tant que sélectionneur de l'équipe de France.
22:45Malheureusement, l'aventure s'est achevée un petit peu trop tôt,
22:48pour lui et pour nous tous, d'ailleurs.
22:50Il est votre ami, de même que sa femme, Claude.
22:53Un été compliqué, puisqu'il a aussi perdu sa maman.
22:55Il ne faut pas l'oublier.
22:56Comment va-t-il ?
22:58Ça va mieux.
22:59Enfin, voilà, ça a été forcément...
23:01Enfin, je ne veux pas trop parler pour lui.
23:03Non, bien sûr, mais de ce que vous voyez, vous, en tant qu'amie.
23:07Parce que, surtout de perdre sa maman.
23:09Plus que de perdre la couple.
23:10Voilà.
23:13Mais il a bien travaillé.
23:15Moi, là où j'ai été un peu choquée, c'est le côté...
23:17Il a quand même fait rêver la France pendant très, très longtemps.
23:20Il a fait un travail absolument fabuleux avec l'équipe de France.
23:24Et puis, on perd en demi-finale,
23:26ce qui n'est pas non plus contre les gagnants, en plus.
23:29Donc, voilà.
23:31L'Espagne était très forte.
23:33Donc, ce n'est pas déshonorant.
23:35On a quand même fait un très beau parcours.
23:36Et alors, vous trouvez qu'on a été ingrat ?
23:37Je trouve, d'un coup, quand même, ça flippe très, très vite avec...
23:41Oui, bon, ben voilà, il est temps de passer à autre chose.
23:44Je pense que...
23:44Enfin, Zidane fera certainement du très bon travail.
23:46C'était ma prochaine question.
23:47Non, mais certainement.
23:49Voilà, mais n'oublions pas, quand même,
23:52le parcours absolument fabuleux
23:55de cet homme à la tête de l'équipe de France.
23:57D'autant que son parcours n'a pas commencé là.
24:00Voilà, c'est quelqu'un d'exceptionnel,
24:03humainement et professionnellement,
24:04qui ne lâche jamais rien.
24:07Après, les aléas de ce sport, voilà, font que...
24:11Voilà, et puis en plus, ce n'est pas lui sur le terrain.
24:13Évidemment qu'il a ses responsabilités,
24:14mais voilà, il y a plein de choses qui rentrent en ligne de compte
24:17pour gagner ou perdre un match.
24:18Et vous le dites en tant qu'amis, mais aussi en fan de foot,
24:20parce que je crois que vous êtes un vrai fan de foot.
24:21Très, très fan.
24:22Oui, c'est ça.
24:22Et voilà, je trouve que cette équipe des Bleus
24:25qu'on a eue là à la dernière Coupe du Monde
24:27était vraiment extraordinaire, capable du meilleur,
24:32qu'elle n'a pas toujours su donner.
24:34Mais franchement, ils nous ont fait rêver,
24:36il ne faut pas l'oublier.
24:37J'ai une dernière question qui est en lien
24:39avec le décor qui nous entoure.
24:40Nous sommes entourés de quatre statues
24:42qui représentent chacune une vertu.
24:44Il y a la sagesse, la prudence, la justice et l'éloquence.
24:48Est-ce qu'il y a une de ces vertus qui vous parle particulièrement,
24:51là, en cet instant, ou que vous avez envie de défendre ?
24:54Sagesse, prudence, justice, éloquence.
24:57Justice, je crois.
24:59Justice ?
24:59Oui.
25:00Je suis très, très sensible à l'injustice.
25:03Ça me met dans tous mes états.
25:07Donc la justice, c'est vraiment un pilier.
25:13Alors évidemment, on peut y mettre plein de choses derrière.
25:17Évidemment qu'il faut qu'elle soit cadrée par des lois.
25:21Mais je pense qu'il faut aussi qu'elle soit vivante,
25:24cette justice, et qu'elle s'adapte.
25:25Voilà.
25:26Et que, par exemple, cette loi intégrale,
25:28si je peux me permettre...
25:29Mais bien sûr, allez-y.
25:30...que nous demandons,
25:33est très importante.
25:35Il faut faire avancer les lois
25:39pour que la justice soit encore plus juste.
25:43Loi intégrale, on rappelle ce que c'est ?
25:44Oui, pardon.
25:45La loi intégrale, en fait, c'est pour faire en sorte
25:48que les victimes de violences sexuelles et sexistes,
25:52que ce soit les femmes ou les enfants,
25:55les hommes aussi parfois,
25:56mais bon, c'est beaucoup plus rare.
25:57Voilà, mais oui, ça arrive.
26:00Soit mieux entendus, mieux encadrés.
26:03En fait, c'est une loi très, très large.
26:06Parce qu'il y a aussi la prévention, l'éducation,
26:10le fait de prendre en charge aussi les auteurs
26:13pour ne pas qu'ils récidivent.
26:14En fait, c'est vraiment...
26:15C'est tout un système.
26:17C'est global.
26:17D'où cette idée de loi intégrale.
26:19Exactement.
26:19Et ça coûte de l'argent.
26:21Mais c'est tellement important pour notre société
26:24qu'il faut vraiment s'y plonger
26:27et qu'on sait que ça marche ailleurs.
26:29Alors, on s'arrêtera sur cette idée de justice plus juste.
26:32Donc, merci beaucoup, Mélanie Page, d'avoir été avec nous.
26:34Merci d'avoir partagé ce moment.
26:36Et merci à vous de nous avoir regardé, comme chaque semaine,
26:38émission à retrouver en replay, sur publicsena.fr et en podcast.
26:41À très vite.
26:41Merci beaucoup.
26:42Sous-titrage Société Radio-Canada
26:45Sous-titrage Société Radio-Canada
26:48Sous-titrage Société Radio-Canada
26:52Sous-titrage Société Radio-Canada
26:56Sous-titrage Société Radio-Canada
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