00:00Toutes, toutes, même Canal, Canal alors qu'on était des enfants de Canal, la première chaîne à qui on l
00:04'a proposé c'est Canal et comme une évidence on était sûr qu'ils allaient nous dire oui, que notre
00:09programme, l'idée de ce programme où les gens quand ils rentraient du boulot allaient se voir au travail, en
00:15plus économiquement c'était extrêmement viable, on acceptait du théâtre plus que de la télé ou du cinéma je veux
00:19dire, voilà on était face caméra un peu comme les des chiens et tout, un peu aussi comme un gars
00:25une fille qui était un programme canadien à la différence de nous.
00:28Et nous encore moins cher puisque trois planches, trois planches et t'avais un décor.
00:31Ça coûtait combien à l'époque un épisode ?
00:33Je sais pas mais c'était ridicule.
00:34C'est pas ça, ils y croyaient pas, ils pensaient pas que c'était économiquement viable d'accord mais que
00:39par contre au niveau du public, de l'audience que les gens n'avaient pas suivre et ben ils se
00:43sont trompés et jusqu'au jour où un homme à qui je tiens à rendre hommage ici, alors Jean-Yves
00:48Robin notre producteur évidemment qui a toujours cru en nous mais aussi Yann Goisampy qui était le directeur des programmes
00:54de fiction, alors fiction courte mais on va pas entrer dans le détail mais Yann Goisampy qui était le directeur
00:58des programmes de fiction.
00:58Yann Goisampy a convaincu Nicolas Tavernos qui était le grand patron d'M6 de dire moi je crois que ce programme
01:04peut rencontrer du succès et il a eu l'écreux puisqu'on a été à un moment la série la
01:08plus vendue dans le monde, enfin le format, le format français le plus vendu dans le monde et qu'en
01:14France on faisait des 4, 5, 6 millions tous les soirs quoi.
01:18Donc oui mais bon attention, c'était une époque où il y avait 6 chaînes, il n'y avait pas
01:22les réseaux sociaux, il n'y avait pas plein toute une contingence plus compliquée que d'aujourd'hui mais pour
01:26autant on a été à un succès et voilà SM6 les premiers qui nous ont dit oui.
01:31Et tu vois c'est ça le savoir-faire à la française.
01:34Parce qu'on était super honoré que l'image de la France, que ce soit nous qui la véhiculions en
01:40Pologne, en Italie, en Espagne, en Grèce, en Irlande.
01:44Est-ce qu'ils ont été traduits ou ils ont repris l'IP et ils ont des acteurs ?
01:47Il y a quelques pays qui avec nos gueules s'étaient traduits ou sous-titrés mais la plupart ils avaient
01:52acheté le format et donc c'était italien, espagnol, brésilien, philippin, vietnamiens, marocain, on a eu dans beaucoup de pays.
01:59En plus c'était bien parce qu'on exportait quelque chose qui était économiquement responsable et éthiquement intéressant puisqu'on
02:06faisait travailler des actrices, des acteurs dans notre pays, des auteurs dans le pays qui adaptait nos textes effectivement.
02:12Donc il y avait quelque chose de très vertueux à la différence du programme qui ne défendait pas des grandes
02:18vertus et nos personnages en particulier mais pour autant économiquement il était assez vertueux notre programme.
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