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  • il y a 4 minutes
La Finlande, voisine de la Russie, a décidé de rejoindre la "dissuasion nucléaire avancée" proposée par la France, devenant le dixième partenaire européen à se joindre à l'initiative lancée en début d'année par Emmanuel Macron.

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Transcription
00:00Oui, le mot russe en plus qui a été utilisé veut dire à la fois imprudent, téméraire, risqué, irréfléchi.
00:09C'est tout le contraire.
00:11En fait, pourquoi la Finlande et l'Estonie hier ont décidé de rejoindre plein d'autres pays européens
00:18qui soutiennent ce projet français de dissuasion avancée,
00:21c'est précisément parce qu'ils se sentent, eux, en insécurité par rapport à la Russie
00:26et qu'ils se sentent d'autant plus en insécurité qu'ils n'ont plus l'assurance
00:29que Donald Trump, les Etats-Unis et l'OTAN viendraient garantir leur sécurité à tout prix.
00:35Mais ça veut dire quoi, cette notion de dissuasion avancée ?
00:39Ça veut dire que depuis le général de Gaulle, les présidents de la République française successifs
00:45ont toujours considéré que les intérêts vitaux de la France,
00:49qui doivent être protégés par notre dissuasion, ces intérêts vitaux, ils sont aussi européens.
00:54Si l'Allemagne ou le Royaume-Uni ou un grand pays européen est frappé,
00:58ça nous concerne.
01:00Et donc l'idée c'est de pouvoir faire en sorte que la dissuasion nucléaire française,
01:05on le voit avec les sous-marins, qui sont à travers le monde entier en secret sous les eaux du
01:09globe,
01:10eh bien on devrait pouvoir faire la même chose avec nos avions qui portent l'arme nucléaire.
01:14Au lieu de les cantonner à l'espace hexagonal,
01:17on devrait pouvoir se dire, si les Etats partenaires sont d'accord bien sûr,
01:21pourquoi est-ce qu'on ne les installerait pas au plus près de la menace ?
01:24Et donc par exemple en Pologne, en Allemagne, en Finlande ou ailleurs,
01:29pour faire en sorte précisément que notre dissuasion aille géographiquement au plus près de la menace.
01:35Les Russes trouvent ça imprudent, mais du point de vue européen, du point de vue français,
01:40du point de vue de tous ceux qui rejoignent ce groupe, et il y en a maintenant une dizaine,
01:44eh bien ça consisterait plutôt à travailler ensemble, à réfléchir ensemble,
01:49à partager nos renseignements, à partager nos radars,
01:52à partager notre détection des signaux nucléaires de l'ennemi à partir de l'espace.
01:58Tout cela, eh bien ça demande du temps, ça demande surtout beaucoup de volonté politique,
02:02et c'est exactement ce qui est mis en cause aujourd'hui par la Russie.
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