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  • il y a 9 minutes
Hervé Morin, ancien ministre de la Défense, était l'invité de Sonia Mabrouk ce mardi 15 septembre.

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00:00– Est-ce que vous pensez qu'à l'épreuve du pouvoir,
00:01justement, Marine Le Pen, si elle était élue président,
00:04pourrait changer, pourrait évoluer ?
00:08– Comme Giorgia Meloni en Italie, d'ailleurs.
00:10– Elle sera nécessairement obligée d'évoluer,
00:13puisqu'un certain nombre de ses propositions sont absolument irréalistes.
00:16– Elle est incompatible avec la présence dans l'Union européenne ?
00:19– Elle est incompatible déjà avec la situation économique
00:21et financière du pays, déjà, rien que ça.
00:24Ça suffit.
00:25– Mais pareil pour Jean-Luc Mélenchon,
00:27vous estimez aujourd'hui qu'il y a une ténaille entre les deux candidats ?
00:30– Jean-Luc Mélenchon, c'est un suicide collectif.
00:32Mais si, bien sûr que c'est un suicide collectif.
00:33Si Mélenchon est élu, c'est un suicide collectif.
00:36Parce que, très clairement, la politique économique de Mélenchon,
00:42c'est l'effondrement économique du pays.
00:44C'est même mieux que ça.
00:45– Pardon, qu'est-ce que vous avez décrit, il y a quelques minutes,
00:47si ce n'est pas un effondrement ?
00:48– Oui, mais là, c'est l'effondrement total.
00:50– Ah bon, pardonnez-moi.
00:50Alors, il vaut mieux un petit effondrement que le total.
00:53– Je vous donne les qualifiés.
00:54– Pardonnez-moi, est-ce que c'est crédible quand on a quand même participé
00:57à des gouvernements et à des majorités,
00:59quand on a voté des budgets et qu'on arrive à une telle situation,
01:01de venir donner des leçons, pas vous, mais quand même…
01:04– Ah bon, d'accord. Ça, c'est pour Bayrou, ça.
01:06– Non, là, c'est vous qui disiez qui vous voulez.
01:08– Merci, parce qu'ils sont partis à voter tous les budgets
01:11qui nous ont amenés jusqu'ici.
01:12– Vous n'avez pas été le plus farouche aussi par rapport au budget.
01:15– Vous rigolez, moi, j'ai toujours été opposant à Emmanuel Macron
01:18depuis le premier jour. Je n'y ai jamais cru.
01:20Donc, au moins, donnez-moi ça.
01:22– Est-ce que vous lui donnez le fait d'avoir augmenté le budget de notre armée ?
01:26– Je termine, parce que sur l'histoire de Mélenchon, pardon, excusez-moi.
01:30– Je reviendrai à cette question.
01:32– Mélenchon, quand il dit on ne va pas rembourser la dette,
01:37ça veut dire quoi ?
01:38Ça veut dire qu'au bout du compte, on sort de la zone euro.
01:41C'est ça que ça veut dire.
01:43– C'est un Frexit déguisé pour vous ?
01:45– Vous pensez que sortir de la zone euro, c'est pour la France la solution ?
01:51Avec le niveau de dette dans lequel on est, vous étiez trop jeune,
01:55mais moi j'ai le souvenir de 1981 et des taux d'intérêt à 11, 12…
02:02– Et quand on est sorti du serpent monétaire européen.
02:05– Mais est-ce que vous n'êtes pas le parti de l'impossibilisme ?
02:08Celui qui dit non, on ne peut pas ni négocier une dette,
02:10ni essayer d'annuler en partie parce que ça serait sortir de l'Union européenne.
02:13Non, on ne peut pas, pour Bruno Rotaillot,
02:16essayer de redonner un peu plus de respiration démocratique
02:19parce que ça serait allé contre les traités européens.
02:21– Oui, mais attendez.
02:22– Non, je pose une question générale.
02:24– Excusez-moi, la respiration démocratique,
02:25ce n'est pas l'Europe qui nous empêche de respirer.
02:27– Je ne pose pas.
02:28En tout cas, du point de vue de certains candidats, si.
02:30C'est pour ça que je repère les émissions.
02:32– Non, mais Sonia Mabrouk, nos difficultés,
02:33elles ne sont pas directement liées à notre appartenance à l'Union européenne
02:38et à ces affreux de la Commission européenne.
02:41– La plupart des difficultés dont on parle,
02:42c'est des difficultés qui nous appartiennent.
02:44Pardon, si on a un déclin scolaire aussi fort,
02:48ce n'est pas la faute de la Commission européenne.
02:50Si on a des délinquants qui, tous les matins,
02:53caillassent des policiers,
02:54ce n'est pas la faute de la Commission européenne.
02:56Et puis, je peux vous le faire à l'infini.
02:57Et si on a des niveaux de dépenses publiques aussi élevés
03:00avec des systèmes qui ne fonctionnent pas,
03:02ce n'est pas la faute de la Commission européenne.
03:03– C'est des choix politiques nationaux.
03:05– C'est des choix politiques nationaux
03:07et c'est pour ça qu'il faut avoir un discours de responsabilité et d'ambition.
03:10Parce qu'on se redresse vite.
03:12– Dans les choses.
03:12– Dans les choses.
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