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S'exprimant ce 15 septembre sur les questions de pouvoir d'achat et d'immobilier, Bruno Retailleau a détaillé son programme logement. Le candidat LR à la présidentielle promet d'abroger les normes DPE, de supprimer l'encadrement des loyers et d'accélérer l'expulsion des squatteurs, estimant que ces mesures libéreront l'offre et redonneront du pouvoir d'achat aux Français.

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00:00Bruno Retailleau qui s'exprime sur le pouvoir d'achat.
00:02Cela fait près de 25 ans qu'un tel écart n'avait jamais été observé.
00:08Donc la situation est plus tenable et nos compatriotes le sentent.
00:11Ils le sentent notamment sur leur pouvoir d'achat et notamment avec les prix de l'essence.
00:16Ils le disent eux-mêmes. Il leur manque par mois 530 euros pour vivre simplement.
00:223 Français sur 10 sont à découvert le 17 du mois.
00:263 Français sur 10 renoncent à des soins ou à des repas quand 1 sur 2 a eu froid l
00:33'hiver dernier sans jamais oser augmenter le chauvage parce que ça coûte trop cher.
00:38Les premières victimes de cet état de fait, de cet affaiblissement de la France, cet appauvrissement des Français, ce sont
00:45ceux qui travaillent.
00:47Parce que ce sont ceux qui travaillent qui doivent mettre quotidiennement de l'essence, du carburant pour faire leur plein,
00:52pour leur voiture, pour aller travailler.
00:54C'est aussi ceux qui, dans la France périphérique, ne peuvent pas bénéficier des facilités que leur offrent, par exemple,
01:01les transports en commun.
01:03Bref, ce sont les classes moyennes, ceux qui paient tout et qui ne reçoivent rien, trop riches pour être aidés
01:10et évidemment trop modestes pour être tranquilles.
01:14Les deux tiers des Français qui ne vivent ni d'allocation ni dans l'aisance et qui financent tout le
01:20reste, c'est tout simplement la définition des classes moyennes.
01:25Et dans ces classes moyennes, il y a aussi des travailleurs qu'on oublie toujours. Ce sont les indépendants, ce
01:33sont les artisans, ce sont les commerçants, ce sont aussi les agriculteurs.
01:38Ils ne font jamais grève, ils ne défilent pas, ils ne manifestent pas. Mais eux aussi subissent cette crise de
01:45plein fouet.
01:45Et pendant que les Français comptent chaque euro, ceux qui les gouvernent ont mis l'État en faillite. Je le
01:53disais, une dette pharaonique, 3 500 milliards de dettes,
01:58et elle est financée maintenant à des taux qui sont extrêmement chers, plus chers que les taux qu'elle emprunte
02:04par exemple l'État grec pour financer sa propre dette, plus de 4%.
02:09Et c'est taux qu'on n'avait jamais vus d'ailleurs depuis 15 ans. Et il va falloir lever
02:14pour emprunter dans les prochaines années, d'ici 2030, 2030 c'est demain, écoutez-moi bien,
02:211 400 milliards d'euros. D'ici 2030, la France va devoir emprunter, lever sur les marchés financiers, 1 400
02:30milliards d'euros, simplement emprunter pour rembourser
02:34ce qu'on a déjà emprunté. Et ça, ça porte un nom. C'est de la cavalerie. Les conditions d
02:41'une crise grave sont enclenchées et elles sont déjà là.
02:46Si rien ne change, nous pourrions connaître un scénario à la Grèce. Et dans ces cas-là, ce sont toujours
02:53les Français les plus fragiles
02:54qui paieront les pots cassés. Ce qui n'est pas non plus tenable, ce sont les discours du week-end.
03:01C'est aussi la raison pour laquelle
03:02j'ai voulu m'exprimer. La solution du blocage des prix, comme le propose Jean-Luc Mélenchon, c'est tout
03:10simplement la pénurie assurée.
03:12Ça a été tenté dans d'autres pays avec à chaque fois les mêmes effets. La pénurie est en réalité
03:19les plus modestes qui sont mises à contribution.
03:23Baisser massivement les taxes sans un seul euro de financement, comme le premier Marine Le Pen, c'est là la
03:30crise financière assurée.
03:33Il n'y a plus de sous dans les caisses que les Français se le disent. Et d'ailleurs, ils
03:39le savent. Et donc, ça ne sera pas plus de pouvoir d'achat,
03:42comme le promet le RN. Ce sera à nouveau plus de dettes. Et ce sera à nouveau quoi qu'il
03:49en coûte. Et en fait, on précipitera la crise
03:52qui pourrait advenir. Le coût de ces folies démagogiques ont été chiffrés. Chiffre en main, le programme de M. Mélenchon,
04:03c'est plus de 332 milliards d'euros de dépenses nouvelles par an. Et un déficit aggravé, tenez-vous bien,
04:11de 219 milliards d'euros, selon l'Institut Montaigne. Chaque Français sait bien que refuser par ailleurs la solution magique
04:21de David Copperfield a fait clochette, comme je l'ai indiqué, comme je l'ai surnommé ce week-end. Eh
04:28bien, si vous refusez de rembourser la dette,
04:31à coup sûr, ce sont des emprunteurs qui arrêteront de vous prêter de l'argent. Et ce sont des taux
04:37d'intérêt, là encore,
04:38qui s'envoleront, précipiteront en précipitant la crise. Quant à la TVA, à 5,5 sur les carburants, sur l
04:46'énergie
04:46que propose Mme Le Pen, ça coûterait à la France pas moins de 15 milliards d'euros au prix actuel,
04:53sans 1 euro de financement en face.
04:57C'est-à-dire, en réalité, du financement en plus. Et donc, ils additionnent les promesses. Et en additionnant ces
05:04promesses,
05:04ils additionnent, en fait, les factures qu'ils adresseront et qu'ils laisseront à tous les Français. La réponse que
05:11je voudrais porter,
05:13celle que je fais, ça n'est ni la démagogie ni la résignation. C'est un discours de vérité. Je
05:19suis le seul candidat
05:20qui augmentera le pouvoir d'achat des Français sans 1 euro de dette en plus. Car j'agirai sur les
05:28abus.
05:28J'agirai sur les rentes, sur les taxes cachées. Et il y a un autre chemin que le tunnel d
05:35'appauvrissement
05:36ou le mur de la dette en agissant sur les deux leviers sur lesquels je veux agir, en baissant les
05:42dépenses courantes
05:43et en augmentant les salaires, en faisant en sorte que le travail paye beaucoup plus. D'abord, les factures
05:51et d'abord, les dépenses courantes. Première chose, les carburants. Baisser le prix du plein tout de suite
05:58et sans 1 euro de dette, c'est possible. Vous savez exactement où on en est dans le prix des
06:04carburants,
06:05le diesel, l'essence, sans plomb, etc. Et aujourd'hui, c'est devenu tout simplement insupportable,
06:11notamment pour les Français qui travaillent. Aujourd'hui et malheureusement, depuis le 1er janvier,
06:17sans que les Français n'en sachent rien, le gouvernement et son vote du Parlement a augmenté
06:23en catimini, en la doublant, une taxe cachée que personne n'a votée. Ça s'appelle les certificats
06:29d'économie d'énergie. Ça n'a pas été malheureusement voté par le Parlement. Le résultat, c'est 15 à
06:3817 centimes
06:39de plus sur 1 litre de carburant, c'est-à-dire par plein 8,5 euros. C'est énorme et
06:49c'est injuste.
06:50Je serai clair, je supprimerai les certificats d'économie d'énergie. D'ailleurs, dans les dernières années,
06:57dans les 13-15 dernières années, à trois reprises, la Cour des comptes avait contesté l'opacité de ce dispositif.
07:06Eh bien, je rendrai ces 10 centimes par litre de carburant aux Français. Ça veut dire 8,50 euros de
07:15moins par plein.
07:17Pour ceux qui roulent et pour ceux qui roulent pour travailler, parce que vous savez que le barème kilométrique
07:23pour l'impôt sur le revenu a été gelé depuis trois ans, eh bien je le dégèlerai. Je l'indexerai
07:28d'ailleurs.
07:28Je le relèverai de 10%. Je l'indexerai sur les prix des carburants. Et ce sera environ deux pleins rendus
07:35par an.
07:36Il faut que ceux, les Français qui travaillent, puissent là aussi pouvoir déduire de leurs impôts
07:43un peu plus de ces dépenses qu'ils doivent payer sur leur porte-monnaie.
07:48Première chose, donc première dépense contrainte, les carburants.
07:51Deuxième dépense, c'est l'électricité. Alors là, on a un tas des sommes. Derrière nous, 15 ans d'incompétence.
08:0115 ans d'idéologie. Et aujourd'hui, l'addition, elle est colossale. Absolument colossale.
08:06Le prix de l'électricité en France depuis 2009 a doublé. A doublé. A doublé, non pas parce qu'en
08:13réalité,
08:14notre système nucléaire ou autre est moins bon qu'ailleurs. Il est meilleur qu'ailleurs.
08:18Mais ce sont des décisions idéologiques d'incompétence qui ont fait augmenter
08:22et qui ont fait exploser la facture d'électricité.
08:27Je veux rendre aux Français, sur le mandat présidentiel,
08:32l'équivalent de deux mois de cette facture d'électricité.
08:36Deux mois de cette facture d'électricité.
08:38Pour cela, je prendrai trois décisions pour détacher les trois boulets
08:43qui sont fixés au pied des Français et au pied de notre économie.
08:47Le premier, j'en ai déjà parlé, ce sont les certificats d'économie et d'énergie
08:51qui pèsent aussi sur l'électricité avec ce paradoxe
08:54puisqu'on voudrait électrifier les usages.
08:56Mais si on veut électrifier les usages,
08:59il ne vaut mieux pas taxer toujours plus l'électricité
09:02parce qu'on la rend plus chère et en la rendant plus chère,
09:05on dissuade les gens de passer à l'électrique.
09:08Donc il faut baisser cette première décision
09:13en baissant le prix d'électricité.
09:15Pour un boulanger sur une année, ça représente 800 euros.
09:19Sur une année, 800 euros. Ça n'est pas rien.
09:21Deuxième décision, les subventions à des déchets technologiques sont matures.
09:25J'arrêterai pour notamment les énergies renouvelables
09:31le subventionnement de l'État.
09:33Il y a déjà des contrats qui, dans le passé, ont été passés
09:36entre l'État et puis ses producteurs d'énergie renouvelables.
09:40Je les respecterai.
09:41Mais pour tout ce qui va venir, pour le futur,
09:44je considère que ces technologies ont atteint un degré de maturité
09:47et que désormais, en France, nous n'avons pas à les subventionner.
09:52C'est une question de bon sens puisque nous sommes déjà en surcapacité.
09:56La preuve, c'est que l'an dernier, un quart de notre électricité,
10:00plus de 90 TWh, a été exportée.
10:03Malheureusement, on exporte l'électricité à un prix moindre
10:07que ce qu'elle nous coûte.
10:08Et la deuxième raison aussi, c'est parce qu'en réalité,
10:12nous payons plus cher dans ces nouvelles technologies
10:16pour qu'on puisse moins décarboner.
10:18Un seul exemple, le photovoltaïque, c'est par kilowattheure
10:25un rejet de 40 grammes de CO2, de gaz à effet de serre.
10:29L'éolien, c'est 13 grammes.
10:31Et le nucléaire, c'est 4 grammes, simplement.
10:34Donc on a un système qui fonctionne bien.
10:36Et grâce au nucléaire, on a l'électricité la plus décarbonée au monde.
10:4095 de l'électricité française est décarbonée.
10:43Il faudra donc, au contraire, parier sur le nucléaire,
10:48allonger, bien entendu, la durée de vie de nos centrales.
10:51Et c'est possible en toute sécurité.
10:53Relancer le fameux projet Astrid que Emmanuel Macron a voulu stopper.
10:57Puisque le projet Astrid, vous savez, c'est la suite de Superfénix.
11:00Et c'était l'économie circulaire dans le nucléaire.
11:03C'était de faire en sorte que les déchets d'hier,
11:05les déchets nucléaires, deviennent un nouveau combustible.
11:09Et puis, troisième décision, un prix suspendu au gaz.
11:14Je veux décorréler le prix de l'énergie du prix du gaz.
11:18Et notamment du gaz allemand.
11:19Pourquoi ?
11:20Parce que dans le système actuel français,
11:23la tarification de l'énergie, la tarification de l'électricité,
11:26c'est, au bout du compte, fixé sur le dernier kilowattheure
11:30produit en général par une centrale qui est une centrale à gaz.
11:34Et donc, les Français payent beaucoup plus cher
11:37que ce que notre propre système d'énergie nucléaire produit chaque année.
11:43Et donc, je veux recorréler, remettre le lien,
11:45faire en sorte qu'en réalité, les Français payent l'électricité
11:49au prix de ce que le parc éolien, pardon, le parc nucléaire produit en France.
11:55Et en plus, c'est un parc que les Français ont déjà financé.
11:58Voilà.
11:59Et je le ferai en garantir un prix de fourniture
12:02qui sera adossé, donc, à ce parc nucléaire par des contrats de long terme.
12:06Enfin, j'abrogerai la PPE 3.
12:10Vous savez, c'est cette loi de programmation pluriannuelle
12:13qui est une idiotie et qui, si elle est appliquée,
12:17aura pour conséquence de rajouter sur la facture des Français
12:20trois mois de plus.
12:22Trois mois de plus.
12:23pour produire une électricité dont on n'a pas besoin,
12:27qu'on devra exporter.
12:28Et quand il fait très beau ou qu'il y a beaucoup de vent,
12:30les prix d'électricité deviennent négatifs ou nuls.
12:33Et donc, on va subventionner une électricité qui sera produite
12:37et qu'on vendra à des prix nuls,
12:39alors qu'elle nous aura coûté très cher,
12:41puisqu'on l'aurait subventionnée.
12:42Donc, la PPE 3, là encore, qui pèsera sur la facture des Français,
12:48je l'annulerai.
12:50C'est trois mois sur la facture d'électricité,
12:53mais par mes seules décisions,
12:55dont je viens de vous expliquer la teneur,
12:58c'est deux mois sur chaque facture d'électricité
13:00que je serai en mesure de rendre aux Français.
13:04Donc, les dépenses contraintes.
13:05Le carburant, l'électricité, donc l'énergie,
13:08et le logement.
13:10Pareil, le logement, on est dans une situation absolument catastrophique.
13:14Cette situation, en réalité, catastrophique pour nos entreprises
13:18de construction, du bâtiment,
13:20pour toute l'économie du bâtiment,
13:22qui est une économie qui est non délocalisable, en plus,
13:26et malheureusement, en même temps,
13:28ça crée une rareté qui fait que jamais les loyers
13:31ont été aussi chers,
13:32jamais il a été aussi coûteux de se loger en France.
13:36Et ça, ça n'est pas une calamité qui nous est tombée du ciel.
13:39Ce n'est pas Bruxelles ou d'autres qui nous ont imposé ces conditions.
13:44Ce sont des mauvaises décisions politiques.
13:46Exactement comme je l'ai expliqué pour l'électricité il y a quelques instants.
13:537 Français sur 10, aujourd'hui, voient leur logement dévorer leur budget.
13:57Le pouvoir d'achat des Français est cannibalisé par le prix du logement.
14:03Et c'est la raison pour laquelle je veux créer un choc de production de logements,
14:08parce que ce qui est rare et cher, et que si cela devient abondant,
14:11eh bien, à ce moment-là, il sera moins coûteux de se loger.
14:15Je veux donc rendre la clé aux Français.
14:18La pénurie que les gouvernements successifs ont créé a un nom,
14:26c'est l'inflation normative.
14:28Les professionnels, d'ailleurs, du bâtiment, de la construction,
14:31l'ont chiffré très exactement.
14:33L'empilement des normes a renchéri, chez nous, en France,
14:37le coût de la construction de 23% à 38% en une décennie.
14:42Donc, en une décennie, simplement, les normes qui se sont surajoutées,
14:47juxtaposées les unes aux autres, ont finalement coûté à tous les Français
14:51quasiment un tiers de plus sur le logement.
14:54Et ça, c'est inédit en Europe.
14:55C'est inédit en Europe.
14:57En Allemagne et ailleurs, on construit aussi bien,
15:00sur des coûts qui sont moins chers.
15:02Et si ça continue, par exemple, l'application des futures échéances de la RE-2020,
15:08c'est une nouvelle réglementation, vous la connaissez,
15:10eh bien, cette RE-2020 ajoutera une nouvelle couche normative.
15:15Et cette nouvelle couche normative, à elle seule,
15:17ce sera plus 15% de coût du logement,
15:21sans qu'on ait rien fait par ailleurs.
15:24Voilà.
15:25Et 15% à l'horizon 2030.
15:262030, c'est donc demain.
15:28Et par conséquent, c'est tout ce que je veux réduire,
15:32si on veut redonner du pouvoir d'achat aux Français.
15:35Sur le logement, comment est-ce qu'on s'y prend ?
15:38Avec 4 leviers.
15:39Premier levier, c'est un choc,
15:42notamment en matière de production de logements,
15:45puisque en 2017, quand Emmanuel Macron arrive,
15:48on produisait à peu près, par an, 420 000 logements.
15:50Et aujourd'hui, on n'en produit plus que 270 000 logements.
15:54C'est l'effondrement.
15:56C'est une catastrophe économique.
15:57Et c'est une catastrophe en termes de pouvoir d'achat.
16:00Donc première chose, il faut construire plus.
16:02Il faut construire plus en levant les verrous,
16:06qui sont les verrous normatifs.
16:08J'abrogerai le ZAN,
16:10qui est la seule mesure qui existe en Europe de ce type-là.
16:15Je ferai une loi d'urgence du type Notre-Dame de Paris
16:19pour que les délais en puissent les réduire par deux,
16:22puisque les grands programmes de construction aujourd'hui,
16:24ce sont des années et des années.
16:25Il faudra les réduire et les diviser par deux.
16:29Et j'imposerai un moratoire normatif sur 10 ans,
16:33sur les règles de construction,
16:35puisque quand on investit dans la pierre,
16:37il faut investir sur le long terme.
16:39Il faut donc préserver un environnement
16:40et une stabilité de cet environnement
16:43pendant une dizaine d'années.
16:45Je ferai en sorte qu'on puisse transformer,
16:47notamment en Ile-de-France,
16:49les bureaux qui sont vacants.
16:51Il y en a énormément en logement,
16:53sans aucune artificialisation.
16:55Puisque ces bureaux,
16:57c'est déjà des terrains qui ont été construits.
17:00Simplement, il faudra un régime déclaratif très simple,
17:04inspiré du modèle britannique,
17:06pour qu'on puisse transformer
17:07ceux qui ne trouvent plus preneur des bureaux en logement.
17:11Donc, premier axe, construire plus.
17:12Deuxième axe,
17:14ce sera permettre aux Français de devenir propriétaires.
17:17Un, les intérêts d'emprunt seront déduits
17:20sur leur impôt, sur leur revenu,
17:22en fonction du nombre d'enfants.
17:2450% de déductions d'intérêts d'emprunt
17:28lorsque vous avez un enfant.
17:29Au deuxième enfant, 75%.
17:31Et au troisième enfant,
17:33ce sera 100%.
17:35C'est important,
17:36notamment en matière,
17:38prenez une famille qui aura eu trois enfants,
17:40c'est l'équivalent
17:42de huit ans de mensualité qui seront rendus.
17:44C'est considérable.
17:46Pour rendre propriétaires les Français,
17:48je relancerai le taux à zéro,
17:50qui sera refondé,
17:51et qui sera réservé aux primo-accédants.
17:54Et enfin, une transmission accélérée,
17:56pour que le capital,
17:58le patrimoine,
17:59circule plus entre les générations.
18:01Les dons familiaux,
18:02qui sont exonérés,
18:04seront portés à 150 000 euros,
18:06avant 30 ans,
18:07notamment lorsqu'il s'agit d'acheter un appartement,
18:10d'acheter une résidence,
18:11ou de les agrandir,
18:12quand la famille devient un peu plus grande.
18:16Le troisième axe,
18:17ce sera relancer massivement le locatif privé.
18:21Le DPE, je l'abroge,
18:24il restera comme une sorte de thermomètre,
18:26mais ça ne sera plus un motif d'exclusion.
18:29Et du coup,
18:30ce sont des centaines et des centaines de logements
18:32qui reviendront sur le marché.
18:34Plus de logements sur le marché,
18:35ce sera plus de Français
18:37qui ne dormiront plus dans leur voiture
18:39et qui pourront se loger.
18:42L'encadrement des loyers sera supprimé.
18:45Et nous allons créer un véritable statut
18:47du bailleur privé.
18:49Parce que si aujourd'hui,
18:51les bailleurs privés, en tout cas,
18:53le locatif privé est très faible,
18:56c'est parce que la rentabilité
18:57est elle-même très faible.
18:59Et donc, nous assurerons,
19:01là encore,
19:03un amortissement universel de 4% par an.
19:06Neuf, comme pour l'ancien,
19:08nu comme meublé,
19:09pour relancer toute la mécanique
19:11qui permettra d'avoir
19:12beaucoup plus de marché
19:14dans le locatif privé.
19:16Et évidemment,
19:17si on veut encourager
19:19les Français à louer
19:20les appartements,
19:21des maisons,
19:22il faut une tolérance zéro
19:24pour le soit.
19:24Ce sera très simple.
19:26Très simple.
19:27Il y aura une procédure
19:28d'administrative
19:29d'exclusion sous 10 jours
19:31pour toute occupation illégale.
19:33Et si l'État ne fait pas
19:35respecter ces délais,
19:37il y aura donc un titre exécutoire
19:40immédiat pour les impayés.
19:41Et l'État,
19:42s'il n'exécute pas,
19:44là encore,
19:45les expulsions,
19:46dans les 30 jours,
19:47il se substituera
19:48et c'est lui qui paiera.
19:49Vous verrez,
19:50ça motivera,
19:51à mon avis,
19:52l'État pour que la loi,
19:54en tout cas,
19:55les règles soient respectées.
19:56Et enfin,
19:58les squatteurs
19:59seront punis
20:00et expulsés.
20:02Enfin,
20:02le dernier acte
20:03sur le logement social,
20:04les attributions,
20:06la priorité
20:07ira
20:08d'abord aux actifs
20:09et aux familles
20:10avec la vie conforme du maire.
20:13Ça,
20:13c'est quelque chose
20:14qui est fondamental
20:14si on veut reprendre
20:16la main
20:16sur le logement
20:19social.
20:20Enfin,
20:21je veux donc augmenter
20:22le pouvoir d'achat
20:23en baissant
20:24les dépenses contraintes
20:25et,
20:26comme je l'ai dit,
20:26par le travail,
20:27pour faire en sorte
20:28qu'il y ait une plus grande
20:29convergence entre
20:30le salaire brut
20:31et le salaire net.
20:32Il faut que le travail
20:33paye plus.
20:35Deux dispositions.
20:36Dès la première heure
20:38de travail,
20:39je ferai une baisse massive
20:40sur les charges.
20:41Charge salariale
20:42et charge patronale.
20:44Cette baisse massive
20:45de 30 milliards
20:46que je finance,
20:47notamment avec
20:48le compte social unique.
20:49Vous savez,
20:49je plafonne à 70%
20:51du SMIC
20:52la totalité
20:54des aides sociales
20:54qu'un individu
20:55peut recevoir.
20:56j'aligne
20:58sur la moyenne
20:58européenne
20:59les règles
21:00notamment
21:00pour l'indemnisation
21:01de l'assurance
21:01chômage
21:02et cela me permet
21:04de redonner
21:05l'équivalent
21:05de 500 euros
21:07par an
21:07aux Français
21:08sans rien changer
21:09par ailleurs.
21:10Aux Français
21:10qui travaillent,
21:11je veux que
21:11les Français
21:13puissent gagner plus
21:14grâce à leur travail
21:15et je veux
21:16là encore
21:17que ceux
21:18qui vivent
21:19d'allocations
21:20soient moins avantagés.
21:22Le deuxième mécanisme
21:25par lequel
21:25je veux que
21:26le travail
21:27paye encore plus,
21:28c'est un mécanisme
21:29qui me permettra,
21:30qui nous permettra
21:31de redonner
21:32aux Français
21:32qui accepteront
21:33de travailler
21:34au-delà
21:35de 36 heures
21:36à peu près
21:37pour une demi-heure
21:38de travail,
21:39je l'ai souvent dit,
21:40je le rappelle,
21:40pour une demi-heure
21:41de travail
21:41en plus par jour,
21:43ce sera l'équivalent
21:45de deux mois
21:45en plus
21:47par an.
21:48Pour un salaire médian
21:49qui a fait près
21:49de 2100 euros,
21:50ce sera
21:513500 net par an
21:53en plus.
21:54Comment nous faisons ?
21:55Simplement,
21:56à partir du seuil
21:57de 1623 heures
21:58de travail par an
21:59qui correspond à peu près
22:00à 36 heures,
22:01j'annule
22:01toutes les cotisations sociales.
22:03On les annule
22:04à la fois
22:05pour le salarié
22:06mais aussi
22:07pour l'entreprise.
22:07Pour l'entreprise,
22:08c'est un coût du travail
22:09qui baissera
22:11de 35% en moins,
22:13c'est important
22:14au moment où le chômage
22:15est en train d'augmenter
22:15et pour le salarié,
22:17encore une fois,
22:18c'est un gain net,
22:19c'est-à-dire
22:19qu'à partir de ce seuil,
22:21le salaire net
22:22égale le salaire brut.
22:24Salaire net
22:24égale l'euro.
22:26On travaille un peu plus
22:27et on gagne
22:28beaucoup,
22:28beaucoup plus.
22:29Voilà ce que je voulais
22:30vous dire pour finir
22:31en guise de conclusion.
22:33J'ai parfaitement conscience
22:35que les Français
22:36sont inquiets
22:38et l'actualité
22:40que vous leur apportez
22:41chaque jour
22:41le justifie.
22:43Oui,
22:43notre système social
22:44craque de toutes parts
22:46et surtout,
22:47les Français
22:48n'ont plus confiance
22:49après tant d'échecs,
22:51de renoncements
22:51et de promesses
22:53trahies.
22:54Je veux leur dire
22:55ce que j'ai dit
22:56ce week-end
22:56devant nos jeunes,
22:57c'est que ce ne sont
22:59ni les rafistoleurs
23:00ni les bonimenteurs
23:01qui pourront reconstruire
23:03le pays.
23:03Dans cette campagne,
23:04je dirai toujours
23:05la vérité aux Français.
23:07Jamais,
23:07jamais,
23:08je ne leur vendrai du vent.
23:09Jamais,
23:10je ne leur ferai
23:10de fausses promesses.
23:12Oui,
23:12il y aura des efforts
23:13à faire,
23:14travailler un peu plus.
23:16Non,
23:17nous n'avons plus
23:17les moyens
23:18de gaspiller
23:19notre argent public
23:20et avant
23:21d'en appeler aux Français,
23:23croyez-moi,
23:23il y a énormément
23:24par dizaines de milliards
23:25et je le montrerai
23:26dans quelques semaines
23:27des économies à faire
23:29sur les normes,
23:30sur les charges,
23:30sur les taxes,
23:31sur les impôts.
23:32Mais oui,
23:32nous pouvons nous en sortir
23:33et nous en sortirons.
23:35C'est la promesse
23:36que je leur fais.
23:37Pour cela,
23:38il faudra deux conditions.
23:39D'abord que l'État
23:40commence par donner
23:42l'exemple.
23:42Car il y a trop de normes,
23:44de bureaucratie,
23:45de taxes
23:45qui coûtent très très cher
23:46aux Français.
23:48Et la deuxième condition,
23:50c'est que ceux qui travaillent
23:50soient encouragés
23:51et que la société
23:54récompense enfin
23:55ceux qui le méritent
23:57et non pas
23:57ceux qui abusent
23:58du système.
23:59C'est ainsi que,
24:00je crois,
24:00nous pourrons retrouver
24:01le chemin de la confiance
24:03et de la prospérité.
24:04Merci de votre attention.
24:07Merci.
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