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Invité : David Suck, vice-président de la Moselle
Présenté par par Jonathan Vaucher - Terres de Jim et agriculture de demain : le champ des possibles ?
Présenté par par Jonathan Vaucher - Terres de Jim et agriculture de demain : le champ des possibles ?
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00:19Bonjour à toutes, bonjour à tous, ravis de vous retrouver pour cette nouvelle édition du Tour de la Question,
00:25votre rendez-vous politique sur Moselle TV chaque semaine.
00:27Et cette semaine, émission un peu spéciale, puisque nous ne sommes pas comme à l'accoutumée dans le plateau habituel
00:33de notre Late Show,
00:34mais bien ici à Messmanie, au cœur des Terres de Gym, la plus grande fête agricole en plein air d
00:39'Europe.
00:40Et nous allons donc parler agriculture dans quelques instants.
00:43Les Terres de Gym, du 11 au 13 septembre, attendent plus de 100 000 visiteurs avec 1 200 bénévoles mobilisés
00:50pour parler de notre agriculture française et mozélane.
00:52Une thématique d'autant plus actuelle que l'agriculture française est confrontée à une nouvelle épreuve, la sécheresse historique de
00:59cet été.
01:00Entre le 15 mai et le 15 août, 99 départements ont été concernés par un arrêté sécheresse.
01:05Les chambres d'agriculture estiment à 1 milliard d'euros les pertes rien que sur le maïs.
01:10Avec des prairies et des élevages également durement touchés, 35 000 exploitations risquent même la faillite en France.
01:16Et le problème n'est plus seulement celui d'une mauvaise année.
01:19Les agriculteurs doivent aussi composer avec des crises qui se succèdent, des revenus fragiles, des charges importantes et un climat
01:25qui change.
01:25Alors comment permettre à ceux qui nous nourrissent de continuer à vivre de leur métier ?
01:30Un plan d'urgence de l'État de plus d'un milliard d'euros est annoncé, une loi d'urgence
01:33a été votée.
01:34Et ici en Moselle, le département veut aussi apporter sa réponse avec notamment l'annonce d'un RSA agricole.
01:40Une aide d'urgence qui doit permettre de répondre rapidement aux nouveaux enjeux.
01:43On va décrypter la situation agricole en Moselle, savoir s'il va falloir changer de modèle.
01:49Quelle agriculture voulons-nous pour demain ?
01:51C'est ce que nous allons voir avec notre invité du jour, David Suc. Bonsoir.
01:56Bonsoir.
01:56David Suc, merci d'avoir accepté cette invitation.
01:59Vous êtes troisième vice-président du département, notamment délégué à l'aménagement du territoire, à la ruralité ou à l
02:04'agriculture.
02:05Vous êtes vous-même agriculteur.
02:07Tout d'abord, on va commencer avec un ressenti peut-être personnel de l'été qu'on vient de passer
02:11sur cette canicule, cette sécheresse.
02:14Comment vous l'avez vécu ?
02:16Écoutez, on l'a vécu évidemment comme un certain nombre de métiers de manière assez difficile.
02:20Parce qu'effectivement, avoir cette période exceptionnelle aujourd'hui a des impacts sociaux, a des impacts économiques, a des impacts
02:27sur nos exploitations.
02:28Mais de manière générale, je crois que nos concitoyennes et nos concitoyens mesurent bien qu'aujourd'hui, il y a
02:32une évolution sur laquelle il faudra pouvoir s'appuyer pour imaginer à la fois les habitations de demain,
02:38imaginer les aménagements urbains, imaginer le mode de fonctionnement durant ces périodes caniculaires au niveau des entreprises.
02:45Et donc, effectivement, je crois qu'on a besoin aujourd'hui de se remettre en question et de pouvoir imaginer
02:50l'avenir de manière différente.
02:52Alors, on est au terre de Jim, je l'ai dit, 100 000 personnes attendues ici en Moselle.
02:55On va en parler dans quelques instants, mais tout d'abord, on va rester sur la question de l'agriculture.
02:59Dans une émission précédente, je recevais le sénateur Michael Weber qui nous disait que le monde agricole s'est déjà
03:05adapté depuis des années,
03:06mais qu'il est bloqué aujourd'hui par une certaine incitation au productivisme et que certaines productions ne sont peut
03:13-être pas nécessaires en Moselle.
03:14Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
03:16L'agriculture a toujours su s'adapter.
03:18Et puis l'agriculture met en œuvre à un moment donné les projets qui sont définis par la politique européenne,
03:23qui sont définis et soutenus par les collectivités.
03:25Et on a une agriculture aujourd'hui qui ressemble au modèle qu'on a souhaité.
03:28C'était d'abord la production dans les périodes de l'après-guerre.
03:31C'était évidemment le développement de la productivité au travers d'une agriculture conventionnelle et de plus en plus intensive.
03:38C'est une agriculture qui produisait de moins en moins cher parce que c'était une priorité.
03:42Et je crois que l'agriculture aujourd'hui qui s'interroge, qui s'oriente, qui se réoriente,
03:46est une agriculture qui va s'adapter au changement climatique,
03:50est une agriculture qui a besoin de garder ses exploitants dans nos campagnes et dans le périurbain.
03:54Et je crois qu'il y a deux chiffres qui doivent nous marquer.
03:57En 40 ans, 4 fois moins d'agriculteurs.
04:00En 10 ans, 10% de moins de bovins.
04:02Et on commence à rentrer dans une période où l'autosuffisance de production agricole n'est plus au rendez-vous.
04:09On est dans une période où évidemment les agriculteurs ont besoin de retrouver du lien social,
04:14ont besoin de retrouver une dynamique de manière à pouvoir retrouver des jeunes qui veulent bien s'installer.
04:20Je crois que c'est aussi aujourd'hui une difficulté.
04:21Et donc l'agriculture évolue.
04:23On a aujourd'hui une agriculture qui s'organise autour des circuits courts,
04:26autour de la volonté d'organiser des filières pour apporter des produits agricoles dans la restauration hors domicile.
04:3111 millions de repas en Moselle.
04:33Une agriculture qui s'est tournée vers la diversification sur le plan de l'énergie, de la méthanisation,
04:38qui s'est tournée vers du photovoltaïque.
04:40Donc on a une agriculture qui s'adapte, qui évolue.
04:43Mais je crois qu'on a aujourd'hui besoin d'une ambition politique à l'échelle nationale, à l'échelle
04:47européenne,
04:48pour refixer la priorité de notre agriculture.
04:51Et je crois que l'agriculture doit continuer à rimer avec nourriture.
04:53Or aujourd'hui l'agriculture se réoriente et nous perdons des surfaces et des productions
04:58qui ne sont plus destinées à l'agriculture sur le plan nourricier.
05:01Il suffit de regarder l'augmentation des produits agricoles, que ce soit la viande, que ce soit les céréales.
05:07C'est évidemment la crise, c'est évidemment la volatilité des prix, mais c'est aussi une raréfaction de ces
05:11productions
05:12que nous ne trouvons plus parce qu'elles sont destinées à d'autres formes de valorisation.
05:16Est-ce que ça veut dire qu'il faut accepter finalement que certaines productions disparaissent de Moselle pour se réadapter
05:23?
05:23Je crois qu'en Moselle, on a toujours pris le contre-pied.
05:26Une des ambitions du président Weyton et de la majorité, c'est d'essayer d'organiser une ambition agricole
05:32qui permet à la ferme Moselle d'être résiliente,
05:34qui permet à la ferme Moselle d'intéresser des jeunes qui viennent s'installer, notamment aussi hors cadre familial.
05:40Et j'ai quelques exemples, vous avez la viticulture, vous avez la volaille, vous avez le cul nu noir,
05:44vous avez les marchés qui sont la iotte par exemple,
05:48vous avez toute cette grappe de production qui se diversifie
05:52et c'est volonté que nous affichons aujourd'hui, que nous assumons à côté des agriculteurs,
05:57qui est celle de pouvoir vendre directement aux consommateurs.
05:59Là, il n'y a pas d'intermédiaire, là il n'y a pas évidemment d'impact lorsque sur le
06:04plan géopolitique,
06:05il y a des vraies tensions.
06:06Alors certes, le carburant va augmenter, les engrais vont augmenter,
06:09mais je crois que la vraie résilience aujourd'hui est celle de coller aux besoins du territoire
06:12et d'abord de pouvoir nourrir celles et ceux qui ont envie de manger des produits de Moselle,
06:16de Grand Est ou des produits nationaux.
06:19Ensuite, c'est de ne pas opposer les modes de production.
06:21Vous avez le conventionnel, vous avez le bio.
06:24Je crois que la priorité aujourd'hui, c'est d'essayer d'organiser,
06:26c'est la volonté du président de développer un ringisme au Zéland,
06:29de développer cette capacité de valoriser des produits locaux
06:33pour celles et ceux qui le souhaitent, aux collectivités qui veulent acheter des produits locaux,
06:36de pouvoir les trouver.
06:37Et puis ensuite, je crois qu'il faut accompagner les terres de gym
06:40et je voudrais rendre hommage aux GIA qui ont eu la capacité de décrocher ces terres de gym ici en
06:46Moselle,
06:46qui ont eu la capacité de démontrer qu'ils savent faire et ils l'ont fait en 2015,
06:51qui sont à nos côtés avec la Chambre d'agriculture pour travailler sur ces deuxièmes assises agricoles,
06:55qui est l'occasion de faire une évaluation de notre agriculture,
06:58de pouvoir regarder le chemin parcouru en 20 ans
07:00et de pouvoir ensemble définir l'ambition agricole que nous avons au niveau du département.
07:05Vous savez qu'on a un schéma agricole qu'on va revisiter,
07:07que nous injectons 2 millions d'euros dans l'agriculture
07:09au travers d'un accompagnement aussi des agriculteurs dans le plan de modernisation,
07:15sur le plan matériel, pour s'adapter aux changements climatiques.
07:18Justement, dans ce plan pour l'agriculture,
07:20le Conseil départemental a annoncé un RSA agricole
07:23pour les agriculteurs qui ne parviennent plus à payer leurs charges.
07:27Concrètement, qu'est-ce que vous allez créer qui n'existait pas déjà ?
07:32On a décidé de mettre du bon sens paysan
07:35dans la façon d'aborder la constitution des dossiers.
07:38Je crois que ça, c'est déjà une révolution.
07:40Le RSA en Moselle, c'est 160 millions d'euros.
07:43Le RSA destiné aux agriculteurs et aux salariés non agricoles
07:47relevant du régime agricole, c'est 800 000.
07:50Ce qui vous donne déjà un rapport, évidemment,
07:53sur la place que nous avons dans cette politique sociale
07:57qui va à destination du monde agricole.
07:59Ce qu'on a souhaité, c'est que, et vous le savez,
08:02les entreprises aujourd'hui sont régies, évidemment,
08:04par un bilan comptable, un bilan de gestion.
08:07Et cela se fait par année calendaire.
08:09Et donc, le bénéficiaire du RSA, lorsqu'il est entrepreneur,
08:13c'est à la lumière du revenu agricole.
08:14Ce qui est une photographie, mais qui correspond à une période
08:17qui est un peu passée.
08:18Il a besoin de remplir son frigo tous les jours.
08:20Il a besoin de pouvoir habiller ses enfants pour la rentrée.
08:22Il a besoin de garder de la dignité dans sa vie privée.
08:26Et donc, ce RSA agricole, ce qu'on a décidé,
08:28c'est que, à partir du moment où il y a la démonstration
08:30qu'il y a une baisse de recettes significative,
08:32qu'il y a une augmentation des charges,
08:33les droits sont ouverts.
08:35Naturellement, on ne s'éloigne pas trop du droit commun
08:37puisque nous sommes encadrés, c'est l'État.
08:40Mais en tout cas, il y a cette volonté aujourd'hui
08:42de faciliter les choses.
08:43C'est une urgence pour permettre à chacune et à chacun
08:46de rester dans une forme de garder de la dignité.
08:50614 euros par mois, vous savez, avec ça,
08:52vous ne remboursez pas beaucoup de charges
08:53au niveau de l'exploitation.
08:54Ça ne sauvera pas les exploitations
08:56qui sont dans des vraies difficultés
08:57où il faut, évidemment, combiner les aides
09:00de l'État, de l'Europe, de la région.
09:02Et je crois que c'est ensemble qu'on peut y arriver.
09:04Mais là, je crois qu'on a pris à bras-le-corps
09:07le cœur de métier du département,
09:08c'est d'organiser, soutenir les solidarités.
09:10Et donc, c'est ce RSA agricole
09:12qui, en définitive, il y a juste une volonté
09:14de faciliter les choses.
09:16Et naturellement, si jamais un certain nombre
09:18d'agriculteurs devaient pouvoir prétendre
09:20à ces fonds, et qu'au bout de l'instruction,
09:23on se rend compte qu'ils n'y ont pas tout à fait droit,
09:25le département ne demandera pas le remboursement
09:27sur une période de 3 mois.
09:28Donc vous avez dit 800 000 euros par an.
09:31614 euros par mois.
09:33C'est 800 000 euros aujourd'hui
09:35qui sont dans le RSA obtenus, fléchés
09:38pour le monde agricole.
09:39160 millions d'euros, c'est l'ensemble
09:41de l'enveloppe Mosellane.
09:42Nous avons 25 000 bénéficiaires du RSA en Moselle.
09:45C'est une enveloppe qui avait été déjà prévue
09:47ou qui a été vraiment développée d'urgence ?
09:49Le RSA, c'est la grande corbeille.
09:52160 millions d'euros.
09:53De cette corbeille, on sort 800 000
09:54qui sont à destination du monde agricole.
09:56En juillet 2026, nous avions 109 bénéficiaires du RSA
10:00sur 25 000 en Moselle.
10:02Comment on les choisit, les bénéficiaires ?
10:04On ne choisit pas, c'est des dossiers qui sont instruits.
10:06Vous avez des plateformes.
10:08Il y a un travail qui est organisé par la MSA
10:11puisqu'on a souhaité faciliter les choses.
10:12C'est la mutualité sociale agricole
10:14qui instruit pour le compte du département
10:16les dossiers et qui fait remonter ensuite
10:19les dossiers puisque le département verse,
10:21mais ceux-là passent par la MSA.
10:23Et donc, on a donné des orientations
10:25pour que les choses soient facilitées
10:27et qu'on ne perde pas trop de temps à l'instruction
10:28puisque tout le monde voit aujourd'hui
10:30que les recettes s'effondrent,
10:32que les cours ne sont pas au rendez-vous,
10:34que les charges augmentent.
10:36Et donc, il ne faut pas être grand devin
10:37pour se rendre compte qu'on a des agriculteurs
10:39qui sont dans la difficulté
10:40et des agriculteurs qui sont dans la difficulté
10:42étaient déjà identifiés.
10:44Cette période exceptionnelle
10:46vient les fragiliser davantage encore.
10:48Donc, les choses sont identifiées.
10:50Difficulté, ils sont dans une période,
10:51dans une situation de pauvreté.
10:52Le président disait que ça permettait
10:55à l'agriculteur de survivre avec sa famille.
10:56C'est vraiment une question de survie aujourd'hui
10:58pour certains agriculteurs.
10:59Ils sont dans une grande pauvreté.
11:02Je n'aime pas parler de pauvreté.
11:04Vous savez, ceux qui sont dans une grande pauvreté,
11:05en règle générale, vous ne les entendez pas,
11:07ils ne s'expriment pas.
11:09Pour un agriculteur,
11:10aller demander l'aumône
11:11est quelque chose
11:14quasiment de pas envisageable.
11:16Il va rester à sa tâche,
11:18il va s'occuper des animaux
11:20et il vivra évidemment dans des situations dramatiques.
11:23Le monde agricole a cette fierté
11:25de pouvoir nourrir la population,
11:27a la fierté de pouvoir continuer l'exploitation
11:29qui, en règle générale, lui a été scellée.
11:31Enfin, j'en parle un peu avec émotion.
11:33Et donc, aujourd'hui,
11:35c'est la MSA qui les rencontre,
11:38qui les côtoie.
11:39J'ai rarement eu un agriculteur
11:41qui est venu me voir en disant
11:42« j'ai besoin ».
11:44C'est une profession particulière.
11:46Et puis, ils n'ont pas envie d'être identifiés.
11:49Vous savez, la compétition agricole
11:51a fait que lorsqu'un agriculteur ne va pas bien,
11:54les autres prêtent main forte,
11:55mais un certain nombre,
11:56avec l'arrière-pensée de dire
11:58« on peut peut-être s'arranger à très long terme
12:00ou à moyen terme ».
12:01Je le dis avec beaucoup de respect,
12:02mais le monde agricole va mal,
12:04souffre en silence.
12:05Il suffit de regarder aujourd'hui
12:06le taux de suicide.
12:08Il suffit de regarder les drames.
12:10Et donc, pour anticiper cette vraie difficulté,
12:14ne pas attendre qu'ils viennent,
12:16la MSA, aujourd'hui, a ouvert à nos côtés,
12:19évidemment, cette dimension-là.
12:20Et donc, on est dans une forme de prévention.
12:23Mais ils sont dans des situations difficiles.
12:25Très difficiles.
12:26C'est donc sur une période de 3 mois.
12:29Après ces 3 mois,
12:30qu'est-ce qu'on fait ?
12:30Parce que verser un revenu minimum,
12:33ça permet de tenir,
12:33mais ça ne rend pas une exploitation rentable.
12:36Comment on fait après pour accompagner,
12:38après ces 3 mois ?
12:40À partir du moment où quelqu'un dépose un dossier
12:42où il est accompagné,
12:43en règle générale,
12:44c'est 6 semaines pour l'ouverture au droit.
12:46Donc, je disais,
12:46on versera pendant 3 mois
12:48et ces 3 mois permettront de regarder
12:49exactement la situation.
12:51Et on le fait avec bienveillance,
12:52intelligence et humanité.
12:54La rentabilité
12:55ou la capacité des exploitations à rebondir
12:58va dépendre naturellement aussi
13:00du modèle agricole.
13:02Quand je parle du modèle agricole,
13:03quelles sont les productions ?
13:04Quelles sont les productions qui vont être développées ?
13:06Quelles sont les productions
13:06qui aujourd'hui ne dégagent plus de marge ?
13:08C'est un vrai travail en profondeur
13:10qui doit être conduit,
13:11qui est conduit avec les agriculteurs,
13:13la chambre d'agriculture
13:13et les OPA.
13:14Là, on sait qu'on a des productions en Moselle
13:17qui n'ont plus d'avenir.
13:18On sait qu'on a aujourd'hui
13:19un modèle agricole
13:21qui est en évolution
13:23et on sait aujourd'hui
13:24qu'une des solutions
13:24pour celles qui le souhaitent,
13:25mais c'est un autre métier,
13:27c'est de pouvoir imaginer à un moment donné
13:28retrouver des marges,
13:30des valeurs ajoutées,
13:32des marges sur un certain nombre de productions
13:33et la valorisation locale,
13:35pas uniquement le marché le dimanche matin.
13:37La restauration hors domicile
13:39où vous avez des gros volumes
13:40qui sont valorisés par les cantines
13:42est une solution.
13:43Le département aujourd'hui achète
13:44à son juste prix.
13:45Le président Vaiten le dit toujours,
13:47je préfère payer un agriculteur
13:48ce que je lui dois
13:49que de trouver ensuite
13:50des subverfuges,
13:51de subventions,
13:53de petites aides.
13:54Un agriculteur veut vivre
13:54de ses productions.
13:56Ça n'enlève rien
13:56à la politique agricole commune
13:58qui permet aujourd'hui
13:59d'avoir une production
14:00agricole européenne
14:01avec des prix
14:02qui sont quand même
14:03très abordables.
14:04C'était une volonté
14:05de pouvoir nourrir la population.
14:07Et donc,
14:08en Moselle,
14:09on a perdu 20% d'agriculteurs
14:12en 10 ans.
14:132 900 aujourd'hui,
14:153 600 il y a quelques années.
14:17Et donc,
14:17on se rend compte aujourd'hui
14:18que la diversification,
14:21l'augmentation des productions
14:23en Moselle
14:23est une solution.
14:24La façon de s'adapter
14:26au changement climatique
14:27au travers d'autres espèces,
14:28d'autres variétés
14:29est une solution.
14:30La capacité de pouvoir
14:32la combiner
14:32avec des productions énergétiques
14:34peut en être une.
14:35on accompagne tout ça.
14:36Mais je crois qu'aujourd'hui,
14:38la vraie réflexion,
14:39c'est de pouvoir
14:40amener l'agriculture
14:41à une forme
14:43de résilience
14:44puisque les aléas climatiques,
14:47l'été que nous venons de passer,
14:48est un avant-goût
14:50de ce que nous allons connaître.
14:51Alors,
14:51peut-être pas avec cette tonalité-là,
14:53mais le changement climatique
14:55impose aux agriculteurs
14:58à la société
15:00de s'interroger
15:01sur sa façon
15:02de concevoir
15:03l'empreinte carbone,
15:04sa façon de concevoir
15:05le développement,
15:06la façon de concevoir
15:07la place de l'humanité
15:08dans un écosystème
15:09plus global.
15:11Et je crois que
15:11c'est cette volonté-là
15:12que nous avons aujourd'hui
15:13au département
15:14et qui nous anime
15:15à côté des agriculteurs
15:16d'opérer ce changement,
15:19cette négociation du virage.
15:20C'est aussi le rôle
15:21des assises agricoles.
15:23Et j'y adosse
15:24l'ambition que nous avons
15:25au travers
15:26des assises de l'eau.
15:28L'alpha et l'oméga
15:29de tout cela,
15:30c'est les températures
15:31d'un côté,
15:31c'est la rareté de l'eau.
15:33On sait que nous aurons
15:34des migrations environnementales,
15:36on sait qu'aujourd'hui
15:37nous aurons
15:38des vraies difficultés
15:39pour soutenir
15:40une forme d'économie
15:42au-delà de l'agriculture.
15:43On a parlé
15:43des centrales nucléaires,
15:45on pourrait parler
15:46d'un certain nombre
15:47de métiers
15:47qui en dépendent directement,
15:49on pourrait parler
15:49d'une agriculture particulière
15:50qui est l'arboriculture
15:51et le maraîchage.
15:52Et je crois
15:53qu'on est à la croisée
15:54des chemins aujourd'hui
15:54qui convient
15:55d'aborder sereinement,
15:57mais avec une vraie conviction,
15:58c'est qu'on doit être acteur
15:59de cette évolution
16:01et non pas la subir.
16:02Alors justement,
16:03sur la question de l'eau,
16:03la sécheresse,
16:04évidemment,
16:04on en a parlé tout à l'heure,
16:05je vous pose la même question
16:06que j'avais posée au sénateur.
16:07Quand l'eau viendra à manquer,
16:09qui sera prioritaire finalement
16:10entre l'eau potable,
16:12l'industrie,
16:13les secours,
16:13l'agriculture ?
16:14Comment on va faire ?
16:15Est-ce que le département
16:16doit créer plus de retenues
16:17d'eau par exemple ?
16:18Comment on fait
16:19pour contrecarrer
16:21cette problématique de sécheresse ?
16:22Je crois qu'on n'aborde pas
16:23les choses ainsi.
16:24Évoquer ça,
16:24ça veut dire qu'on va devoir arbitrer.
16:27Nous, on considère
16:28qu'on accompagne l'évolution,
16:30on accompagne la façon
16:31de concevoir
16:32la distribution de l'eau,
16:34la façon de concevoir
16:35les plantations,
16:36la façon de concevoir
16:37les priorités
16:37de manière à ce que
16:38ce bien commun
16:41ne vienne pas à manquer,
16:42mais soit utilisé
16:43de manière différente,
16:44avec des volumes différents.
16:45On parle des eaux grises,
16:46on parle d'un certain nombre
16:48de sujets
16:49qui doivent nous permettre
16:51de considérer
16:52que la distribution
16:53de l'eau,
16:53la façon de concevoir
16:54la ressource,
16:55elle doit être partagée
16:56sur une dimension plus large.
16:57Nous avons aujourd'hui
16:58des territoires
16:58où on pompe l'eau
17:00pour que les habitations
17:01ne soient pas noyées.
17:01Je pense au bassin Ouyen.
17:03On a des territoires
17:04où il y a de la sécheresse
17:06marquée
17:07et où l'agriculture
17:08et la population
17:09sont dans une situation
17:10difficile.
17:11On a des territoires
17:12où le rendement
17:12des canalisations d'eau
17:14fait que pour un mètre cube
17:15pompé,
17:15il n'y a que 500 litres
17:18qui arrivent au robinet.
17:19Et donc,
17:20ces assises de l'eau
17:21sont aujourd'hui
17:22la capacité
17:22d'organiser un forum
17:23de l'eau
17:24pour essayer de voir
17:25comment nous allons
17:26utiliser l'eau
17:26sur une dimension
17:28territoriale
17:29parce que nous avons
17:30de l'eau sous nos pieds
17:31en Moselle.
17:31Elle est inégalement répartie.
17:33Ensuite,
17:33c'est de regarder
17:34avec l'agriculture
17:34comment on peut imaginer
17:35le lindre,
17:37un des plus grands
17:37étangs de France
17:40dédié à la biodiversité,
17:41à la pisciculture.
17:42On a aujourd'hui
17:43des aménagements
17:45qui doivent pouvoir servir
17:46aussi dans la façon
17:47de concevoir
17:48l'utilisation de l'eau
17:48alors qu'ils ont été conçus
17:49pour des productions piscicoles
17:51ou qu'ils ont été construits
17:54en fonction
17:58d'espaces environnementaux
17:59que nous devions donner
18:01à l'État
18:01dans le cadre
18:02des mesures de compensation.
18:05Vous savez,
18:06quand on fait
18:06un investissement routier,
18:07un investissement
18:09sur une zone d'activité,
18:10on doit compenser.
18:11Et donc,
18:11c'est d'avoir
18:12cette collégialité
18:13autour de l'eau
18:14qui doit permettre
18:15à chacun des acteurs
18:16de considérer
18:18qu'il est un acteur
18:18parmi d'autres
18:19mais qu'une seule ressource
18:20doit nous animer,
18:21celle de la bonne utilisation.
18:23Vous savez,
18:23quand vous en êtes
18:24à hiérarchiser,
18:25à arbitrer
18:25en disant
18:26vous aurez
18:26quand l'autre
18:27il aura pris,
18:28c'est des tensions sociales,
18:30c'est des tensions économiques,
18:31c'est fragmenter la société,
18:33c'est opposer les peuples
18:34et on sait
18:35ce que ça donne.
18:36On entend bien,
18:36vous faites appel
18:37au bon sens.
18:38Alors,
18:38on est ici
18:39au cœur
18:39de l'événement européen
18:40Terre de Gym.
18:42Cette fête
18:43montre l'agriculture
18:44telle qu'elle est aujourd'hui
18:45ou est-ce que vous considérez
18:46que c'est aussi
18:47une manière
18:47de montrer
18:47une agriculture
18:48telle qu'on aimerait
18:49la voir aujourd'hui ?
18:52Terre de Gym,
18:53c'est une photographie
18:54de ce qu'on sait faire de mieux.
18:56Terre de Gym,
18:57c'est la démonstration
18:58que l'agriculture
18:58a su évoluer
18:59au fil du temps
19:00et c'est le plus vieux métier.
19:02Nous étions chasseurs-cueilleurs
19:04et lorsque l'homme
19:05a décidé
19:06de se sédentariser un peu,
19:07il a commencé
19:08à domestiquer.
19:09Et je crois
19:09que Terre de Gym
19:10démontre l'évolution,
19:12l'évolution aussi
19:14qui fait appel
19:14aux nouvelles technologies,
19:16qui fait appel
19:16évidemment au numérique,
19:18qui fait appel
19:19aux jeunes générations,
19:21qui démontre aujourd'hui
19:23la place de l'agriculture
19:24dans le quotidien.
19:25Et Terre de Gym
19:26est cette démonstration
19:27que l'agriculture
19:28elle est résolument engagée
19:30pour l'avenir.
19:31Elle permet de démontrer
19:33que derrière chaque politique,
19:35il y a un moment donné,
19:37cette impérieuse nécessité
19:38de soutenir
19:39cette profession
19:40qui nous nourrit.
19:41Une société
19:41ne peut pas être établie,
19:43une société
19:43ne peut pas bien aller
19:44à partir du moment
19:45où son alimentation
19:46n'est pas de qualité
19:47et accessible.
19:48Et donc Terre de Gym,
19:49c'est évidemment
19:50la démonstration
19:51qui savent se mobiliser
19:52pour faire ce grand
19:53moment festif.
19:54Et c'est l'occasion
19:55aujourd'hui
19:55de démontrer
19:56qu'on ne manque pas
19:58d'ambition
19:58et puis on sait mettre
19:59autour de la ferme,
20:02de la ferme Moselle,
20:03l'ensemble des acteurs,
20:04que ce soit des collectivités,
20:05que ce soit le grand public,
20:06que ce soit les entreprises.
20:08Et donc,
20:08ce n'est pas la ferme
20:08dont on rêve,
20:09mais ils démontrent
20:10aujourd'hui
20:11qu'ils sont à chaque fois
20:12au rendez-vous,
20:12qu'ils s'interrogent
20:13dans une forme
20:14de co-construction.
20:15Alors certes,
20:15il y a les grèves
20:16de temps en temps,
20:17on se souvient tous
20:18évidemment de ces périodes
20:20difficiles,
20:20extrêmement difficiles,
20:22où ces moments importants
20:24ont permis
20:25à nos parlementaires,
20:26ont permis aux décideurs
20:26de se rendre compte
20:27de ce que vivent
20:28les agriculteurs.
20:29Et je crois qu'aujourd'hui,
20:30c'est un moment festif.
20:30La météo est au rendez-vous.
20:32Le site est un site
20:35magnifiquement organisé.
20:36Vous avez pour la rigueur
20:37d'organisation
20:38où les choses
20:38sont parfaitement canalisées.
20:40Et c'est 100 000 visiteurs
20:41qui arrivent ici
20:42dans une approche
20:45de loisir,
20:46avec une approche
20:47d'animer
20:48évidemment une journée
20:49en famille.
20:50Et puis,
20:51pour les professionnels,
20:52c'est l'occasion
20:52de pouvoir rencontrer
20:53les acteurs,
20:53les partenaires
20:54autour d'un moment
20:54de convivialité.
20:55Famille,
20:56beaucoup de jeunes aussi,
20:57on le voit,
20:57c'est les jeunes agriculteurs
20:58qui sont à l'origine
20:59de cet événement aussi.
21:00On le fait
21:01pour les jeunes générations,
21:02on le fait
21:02pour celles et ceux
21:03qui s'interrogent
21:04quand ils choisissent
21:05un métier.
21:06Il y a 30 ans,
21:06on ne pouvait pas imaginer
21:07d'être paysan
21:07s'il n'y avait pas
21:08dans la famille,
21:09s'il n'y avait pas un proche
21:10qui imaginait
21:11à un moment donné
21:11partager.
21:12Aujourd'hui,
21:12on peut être agriculteur
21:13sans avoir nécessairement
21:14une ferme à reprendre.
21:15Comment on donne envie
21:16à ces jeunes ?
21:17Justement,
21:17parce qu'on a beaucoup parlé
21:18des crises des revenus,
21:20des normes,
21:21de la sécheresse,
21:22etc.
21:22Mais il faut aussi
21:22donner envie à ces jeunes
21:23de s'impliquer.
21:25Écoutez,
21:25on leur donne envie
21:26en disant d'abord
21:26vous êtes connecté
21:27à la terre,
21:28vous êtes connecté
21:29à la nature,
21:29vous n'avez pas de patron,
21:30vous êtes libre
21:31de vos choix,
21:32de vos convictions,
21:32certes avec un couloir
21:34qui est celui des normes,
21:35des règles,
21:36de la politique européenne
21:37parce qu'être agriculteur
21:38c'est d'abord
21:38être chef d'entreprise,
21:39c'est d'être en phase
21:40avec l'approche administrative,
21:42être chef d'entreprise
21:43dans une ferme agricole
21:44aujourd'hui,
21:44c'est de pouvoir demander
21:46des subventions,
21:46d'être accompagné,
21:47que ce soit par le département
21:48ou la région.
21:49C'est aussi d'avoir
21:50des moments privilégiés,
21:51moi je suis éleveur
21:52et donc on a aussi
21:54des moments privilégiés
21:55parce que très loin
21:57aujourd'hui du pilotage,
21:59très loin du contexte
22:00administratif,
22:01ici on fait de naissance,
22:02ici on s'occupe
22:02d'un veau qui va mal,
22:03ici on s'occupe
22:04d'un animal qu'il faut isoler,
22:06ici on s'occupe
22:07d'un SMIC qui a loupé,
22:09ici on s'occupe
22:09d'une décision à prendre,
22:11c'est le go,
22:11on va en s'il est.
22:12Et donc je crois que
22:13cette pluralité aujourd'hui
22:15qui plaît aux jeunes
22:16mais qui en même temps
22:17leur impose
22:18d'être généraliste,
22:20ce qui peut aussi
22:20être une difficulté
22:21au moment où on essaye
22:22de spécialiser chacun
22:23de son domaine,
22:24de ne pas s'interroger
22:25sur ce que vit le copain,
22:27sur ce que vit le collègue,
22:28sur ce que vit l'autre entreprise,
22:30sur ce que vit un territoire
22:31et je crois que cette richesse-là
22:33peut intéresser aujourd'hui
22:34les jeunes
22:35qui convient de remettre
22:36dans le vivant
22:37et dans l'interaction
22:37très loin de l'IA
22:39et très loin des tablettes.
22:40Qu'est-ce que vous voulez
22:42que les visiteurs retiennent
22:44de cette édition
22:45de Terre de Gym
22:46ici en Moselle
22:47à Messmanie
22:48quand ils sortiront ?
22:50Quel sera le message
22:51que la Moselle
22:51a donné au monde agricole ?
22:54Que la Moselle
22:54est fière de leurs agriculteurs,
22:55de leurs habitants
22:56et de leur jeunesse.
22:57Que la Moselle
22:58s'est organisée,
22:59que la Moselle
23:00s'est ralliée
23:00autour de l'essentiel
23:02et que le département,
23:03bien que ce soit
23:04d'abord la collectivité
23:05et la solidarité,
23:06continue à investir,
23:08continue à apporter
23:08sa contribution
23:09dans le domaine économique
23:10parce que la meilleure façon
23:12d'avoir socialement,
23:13d'avoir une population
23:15qui est convaincue
23:18de sa place,
23:18d'apporter de la valeur ajoutée,
23:20d'apporter sa contribution,
23:21c'est de pouvoir l'accompagner
23:22quand elle décide
23:23de s'investir,
23:23quand elle décide
23:24de choisir un métier
23:25et je crois que c'est ça
23:26le message.
23:26Le deuxième,
23:27c'est de dire
23:28regardez aujourd'hui
23:28la qualité de nos productions,
23:30la qualité des équipements,
23:32la qualité aussi
23:33de l'écoute
23:34des agriculteurs
23:34qui aujourd'hui
23:35viennent ici pour expliquer.
23:36Vous avez des gens
23:37qui ont passé quasiment
23:38une année
23:38à préparer l'événement,
23:40c'est autant de temps
23:40qu'ils ne sont pas
23:41sur leur ferme.
23:42On a une crise climatique
23:43avec un retentissement
23:44particulier cette année,
23:46ils ne se sont pas détournés
23:47de l'objectif,
23:47c'était terre de gym
23:48alors qu'ils auraient pu
23:49et certains se sont coupés
23:51en quatre pour être aussi
23:52sur leurs exploitations.
23:53C'est des familles
23:53qui les accompagnent,
23:54je crois qu'aujourd'hui
23:55c'est cette réussite,
23:56c'est ce moment de convivialité
23:58et puis on part
23:59des terres de gym
24:00les yeux pleins d'étoiles,
24:02résolus,
24:02engagés,
24:03avec fierté
24:04et puis je crois
24:05que c'est la démonstration
24:06que nous sommes optimistes
24:07aujourd'hui en Moselle
24:07par rapport à la capacité
24:09que nous aurons relevé
24:10les défis de demain.
24:12David Suc, merci,
24:13vous avez fait le tour
24:14de la question avec nous
24:15mais ce n'est pas terminé
24:16dans cette émission,
24:17il y a toujours
24:18une tradition à la fin,
24:18on a une petite minute
24:19pour faire le tour du cadran,
24:21je vais vous donner
24:22des affirmations,
24:23vous ne pouvez répondre
24:24que par vrai ou faux
24:25pendant 60 secondes,
24:26vous avez le droit
24:27à un joker si vous le souhaitez,
24:29est-ce que vous êtes prêt ?
24:30Oui.
24:31Alors c'est parti,
24:33certains agriculteurs
24:34travaillent aujourd'hui
24:35à perte ?
24:36Vrai,
24:37ils décapitalisent
24:38pour manger à midi.
24:39L'agriculture française
24:40est en danger ?
24:43Elle saura se relever,
24:44donc évidemment
24:45elle est en...
24:47vraie,
24:48mais on sait
24:49qu'elle saura s'adapter.
24:50Il faut produire
24:51plus souvent en France
24:52même si cela coûte
24:53plus cher ?
24:53Vrai.
24:54Le consommateur français
24:55n'est pas prêt
24:56à payer le vrai prix
24:57de son alimentation ?
24:58Il faut l'accompagner,
25:00il faut l'expliquer,
25:00je crois que le français
25:01aujourd'hui est fier
25:02de son agriculture,
25:03ils le savent,
25:05faux.
25:05L'agriculture mosellane
25:07devrait apprendre
25:07à produire
25:08avec moins d'eau.
25:12Vrai,
25:12parce que ça s'impose
25:13mais nous sommes
25:15déjà en route.
25:17Les terres de Jim
25:18doivent revenir
25:18une troisième fois
25:19en Moselle.
25:20Vrai.
25:21Dans dix ans,
25:21il y aura moins
25:22d'agriculteurs
25:22que maintenant en Moselle.
25:24On saura,
25:26faux,
25:26parce qu'on va
25:27faire mentir
25:28les pronostiqueurs.
25:30Les vins de Moselle
25:31sont meilleurs
25:32que les vins d'Alsace.
25:33Vrai.
25:34Et enfin,
25:35le travail d'élu
25:36est plus fatigant
25:36que celui d'agriculteur.
25:38Il est différent.
25:40Vous avez fait
25:41le tour de la question
25:42avec nous.
25:42Merci David Suc,
25:43vice-président du
25:43conseil départemental
25:45de la Moselle.
25:46Fin de cette émission
25:47spéciale ici
25:48au Terre de Jim.
25:49Nous,
25:49on se retrouve
25:49la semaine prochaine
25:50dans les fauteuils du studio
25:51cette fois avec un nouvel
25:52invité politique.
25:53L'actualité continue
25:55sur notre antenne
25:55et dès maintenant
25:56en replay
25:57sur notre site
25:57Moselle.tv
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26:00C'est parti.
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