00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:04Avec jusqu'à 20h, Joseph Massé-Scaron, cher Joseph, bonsoir.
00:08Bonsoir Jean-Michel Salvatore.
00:10Nous accueillons le député RN de Lyon, Julien Audoul.
00:14Bonsoir.
00:15Bonsoir.
00:15Merci d'être avec nous ce matin sur Europe 1 et sur CNews.
00:21François-Xavier Bellamy est revenu sur cette proposition de Marine Le Pen,
00:27Nira Hénin-Beaumont, visant à prioriser les Français pour l'accès aux logements sociaux.
00:33Et je vous propose de l'écouter.
00:34Le point qui me frappe dans la proposition de Marine Le Pen, c'est qu'elle ne cesse de varier.
00:39Il y a cinq ans, elle proposait de construire 100 000 HLM.
00:43En 2024, elle expliquait que la priorité nationale qu'elle développe aujourd'hui comme une obligation
00:48était en réalité impossible.
00:50Et le point fondamental sur lequel je la rejoins, c'est qu'en effet,
00:54elle sera impossible sans une révision constitutionnelle.
00:57Et c'est la raison pour laquelle Bruno Retailleau propose cette révision constitutionnelle.
01:01Il a commencé sa rentrée par là parce que c'est la condition pour rendre le pouvoir aux Français
01:06et pour déverrouiller tout ce qui aujourd'hui s'interpose entre leur propre volonté et la réalité politique.
01:12Qu'est-ce que vous répondez à François-Xavier Bellamy ?
01:14M. Bellamy devrait reconnecter un peu les fils ou sortir de sa dimension parallèle
01:19puisque Marine Le Pen propose la priorité nationale depuis 2017.
01:24À la présidentielle de 2017.
01:26Tout en reconnaissant à un moment donné que ce serait difficile ou voire impossible de le faire.
01:30Mais ce n'est pas du tout impossible puisque nous avons dans notre programme justement ce fameux référendum,
01:36cette consultation que nous souhaitons engager avec le peuple français
01:40pour instaurer cette priorité nationale au logement.
01:44Alors je comprends bien que pour le porte-parole de M. Retailleau,
01:48ce n'est pas facile en ce moment.
01:49Quand le candidat est mauvais...
01:51Par les sondages ?
01:51Oui, par exemple.
01:52Et puis on voit bien que M. Retailleau n'est pas soutenu par son propre camp,
01:56que ça tire de tous les côtés.
01:58Donc quand le candidat est mauvais,
02:01c'est rare que les porte-paroles puissent exceller.
02:03C'est intéressant ce que vous dites, Julien Audeau.
02:04Vous dites à François-Xavier Bellamy et Bruno Retailleau
02:07qu'ils devraient faire du ménage chez eux, au sein de la famille LR ?
02:11Tout à fait. Je pense qu'il y a besoin de cohérence.
02:13Quelle est la cohérence entre Bruno Retailleau, Gérard Larcher,
02:16Xavier Bertrand, Valérie Pécresse ?
02:19Aucune.
02:20Ils pensent des choses totalement différentes.
02:23Ils ont des divergences profondes.
02:25Et surtout, il y a ceux qui veulent se soumettre à Edouard Philippe
02:29pour garder des postes, des places, des mandats.
02:32Et M. Retailleau qui veut faire cavalier seul.
02:34Mais M. Retailleau oublie une chose,
02:36c'est que s'il veut vraiment que ses idées arrivent au pouvoir,
02:39s'il est sincère sur la lutte contre l'immigration,
02:42sur la défense d'identité française,
02:44sur le rétablissement de l'ordre et de la sécurité pour les Français,
02:47il faut soutenir la candidate qui peut gagner
02:49et qui peut faire triompher ses valeurs, Marine Le Pen.
02:51Donc ça, c'est un appel à ce que Bruno Retailleau rejoigne vos rangs.
02:55Je pense que s'il est cohérent,
02:57et si à un moment donné, il est responsable.
02:58Si vous le dites, c'est que vous le croyez cohérent, Julien Audeau ?
03:01J'espère.
03:01J'espère, j'espère, mais vous savez...
03:02Sinon, vous ne le diriez pas sur une antenne nationale comme Europe 1 ?
03:05On est souvent déçus avec la droite, malheureusement, on le sait.
03:09Alors vous êtes déçu ou vous lui tendez la main, il faut savoir ?
03:11Je suis déçu déjà par le comportement qu'il a eu
03:13quand il était ministre de Macron.
03:15Parce que le nombre de régularisations,
03:17le nombre de titres de séjour,
03:19l'absence d'efficacité dans l'expulsion des recrutis...
03:21Vous ne diriez pas, il a essayé,
03:23mais il y a un président et aussi un ministère des affaires étrangères
03:26en face qui n'avaient pas forcément les mêmes logiciels.
03:28Il a fait semblant, il a beaucoup parlé,
03:31il a très peu agi,
03:32il a des résultats qui sont catastrophiques.
03:35384 000 titres de séjour qui ont été signés...
03:38Mais vous lui tendez la main.
03:39Mais nous tendons la main à tous les patriotes
03:41et tous ceux qui veulent le changement pour notre pays.
03:43Donc vous lui reconnaissez du patriotisme à Bruno Retailleux ?
03:45Oui, je pense qu'il aime son pays, effectivement.
03:47Mais s'il aime son pays plus que son parti,
03:51je pense qu'à un moment donné,
03:52il devra faire le choix de soutenir Marine Le Pen.
03:53Et de faire le ménage peut-être au sein des Républicains,
03:57vous l'avez dit.
03:57Jean-Michel Salvatore.
03:58Est-ce que d'ores et déjà,
03:59il y a des discussions souterraines, discrètes,
04:03entre des émissaires du Rassemblement National
04:05et des émissaires des Républicains ?
04:08Est-ce que vous préparez quelque chose ?
04:09Ou est-ce que vous laissez les choses se faire comme ça ?
04:12Ce qui est certain,
04:13c'est qu'il y a beaucoup de discussions au niveau local
04:16entre les adhérents des Républicains
04:18qui sont extrêmement déçus,
04:20voire en colère de ce qui se passe
04:21à la tête de leur parti,
04:23qui pensent exactement comme le Rassemblement National,
04:26qui veulent qu'on gagne en 2027.
04:28Ils en ont marre, en fait,
04:30de cette soumission au macronisme.
04:32Ils ont la peur bleue.
04:33D'ailleurs, les sondages le montrent.
04:35Ils sont terrifiés par l'arrivée de Mélenchon,
04:37la possible arrivée de Mélenchon au pouvoir.
04:40Donc, au niveau local, effectivement,
04:41il y a énormément de discussions.
04:43Mais discussion, ça veut dire quoi ?
04:44Parce que là, ils sont déçus en étant militants LR
04:48et ils ne franchissent pas le Rubicon,
04:51j'allais dire, pour devenir soutien de Marine Le Pen ?
04:54Certains l'ont déjà franchi,
04:56d'autres le franchiront.
04:57Mais qu'est-ce qui les arrête ?
04:58Pour le moment, il y a certains qui ont été adhérents
05:02depuis très très longtemps dans cette famille politique.
05:04Donc, je comprends qu'il y ait un peu de sentimentalisme.
05:07Ce n'est pas facile de quitter une formation politique.
05:08C'est que le sentimentalisme ?
05:09C'est peut-être quelques lignes rouges au RN qui ne passent pas ?
05:12Pour certains, effectivement.
05:14Mais vous savez, ceux qui instrumentalisent
05:16et qui caricaturent notre programme économique,
05:18puisque c'est ça qui est toujours avancé comme un paravent.
05:21Quand on regarde dans le fond,
05:23on a un programme économique qui est responsable,
05:26qui est raisonnable,
05:26qui est partagé.
05:28Sur les retraites, ça va coûter cher quand même, non ?
05:30Non, pas forcément.
05:32Ça coûtera beaucoup moins cher, en tout cas,
05:33que les bévus et les errements du macronisme.
05:37Mais très clairement,
05:37on a une base militante LR
05:40qui pense comme le Rassemblement National
05:42et qui, à un moment donné,
05:43devra soutenir Marine Le Pen pour faire gagner ses idées.
05:45Joseph Massesker.
05:49Il y a des sénatoriales, bientôt.
05:52Vous voulez dire que tout ce qui a été dit jusqu'à présent,
05:54ce n'était pas concret ?
05:56Pourquoi ?
05:57Je ne sais pas, vous dites,
05:58revenons-en à des éléments concrets.
05:59Ah oui, forcément.
06:00Les éléments concrets,
06:01c'est qu'on est obligé de redescendre au niveau local.
06:04C'est-à-dire ne pas dire,
06:05il y a des alliances ou des exemples,
06:07mais concrètement, comment ça se traduit ?
06:09Il y a des endroits, comme vous le savez,
06:13où des sénateurs qui reçoivent le soutien de Bruno Rotaillot
06:18se trouvent contre des sénateurs de la droite.
06:20Je prends l'exemple des Bouches-du-Rhône, notamment.
06:22Et le cas, particulièrement à mon sens intéressant,
06:25qui est celui de madame la sénatrice Valérie Boyer.
06:28Et dans ces cas-là,
06:29est-ce que, par exemple,
06:31vous, le RN,
06:32vous pourriez être tenté de soutenir Valérie Boyer ?
06:35Puisque là, ce serait vraiment une remarque
06:36qui vous prendriez, si je puis dire,
06:38un ticket pour des rassemblements futurs.
06:41Nous soutenons pour les élections sénatoriales
06:44nos candidats,
06:45qui sont soutenus par le RN,
06:47et l'UDR, voilà.
06:49C'est la priorité.
06:50Et comme vous le savez,
06:51nous souhaitons, nous ambitionnons
06:53la création d'un groupe parlementaire au Sénat,
06:56ce qui serait une première
06:57et qui serait assez légitime
06:59compte tenu de notre poids politique par ailleurs.
07:03Ensuite, par exemple,
07:04c'est important,
07:04parce que ça n'a pas encore été dit aussi clairement,
07:06le groupe serait constitué à la fois
07:08de RN et d'UDR.
07:09Tout à fait.
07:11Effectivement,
07:11compte tenu d'aujourd'hui,
07:13nous n'avons pas de groupe.
07:14Nous avons trois sénateurs.
07:16Donc, ce groupe serait constitué
07:18de sénateurs RN et UDR.
07:20Mais pour cela,
07:20il faut que les grands électeurs
07:21se prononcent le 27 septembre prochain.
07:24Et je les invite,
07:25effectivement,
07:26à faire un choix démocratique
07:28pour faire en sorte que
07:29toutes les sensibilités
07:30soient représentées
07:31au sein de la Chambre haute.
07:32et le RN est une sensibilité
07:34qui compte
07:35et qui compte de plus en plus
07:37depuis les élections municipales
07:38où nous avons gagné
07:39un grand nombre de communes.
07:42D'accord,
07:43mais là,
07:43je reviens à des choses.
07:45Là, aujourd'hui,
07:45non, mais je reviens.
07:46Dans le concret,
07:47c'est vous fait.
07:48Il veut titiller.
07:50Non, non,
07:50il veut comprendre.
07:52Il veut comprendre.
07:53Non, non,
07:53je veux comprendre
07:54parce que,
07:54vous savez,
07:56les personnes qui sont en dehors de Paris
07:58savent très bien,
07:59c'est le cas,
07:59évidemment,
08:00là où j'habite,
08:01en Anjou,
08:02il y a déjà,
08:02bien sûr,
08:03en effet,
08:04vous avez raison,
08:05vous avez des contacts,
08:06vous avez des personnes
08:06qui déjà,
08:07d'ailleurs,
08:08ont reçu soit l'investiture RN
08:09soit l'investiture UDR.
08:12Et certains ont plus ou moins
08:13reçu l'investiture LR.
08:15Ce que je voudrais savoir,
08:15c'est comment concrètement
08:17ça se passe ?
08:17C'est-à-dire,
08:18qui gère ça ?
08:19C'est-à-dire,
08:20est-ce que c'est une tambouille ?
08:22Est-ce que c'est fait ?
08:23Vous laissez ça au niveau local ?
08:24Ou est-ce qu'il y a
08:25vraiment une logique d'ensemble ?
08:29Non, si, par exemple,
08:30peut-être se décolle,
08:31si Mme Le Pen était élue
08:33président de la République,
08:34bien sûr,
08:34tout le monde sait
08:34qu'il faudrait une majorité,
08:35donc il y a besoin
08:36d'une majorité,
08:37et qui va au-delà du RN.
08:38Nous sommes d'accord.
08:39Bien sûr,
08:39et nous voulons un gouvernement
08:40d'union nationale
08:41qui irait au-delà du RN.
08:43Donc,
08:43quelques personnalités LR,
08:45donc pourquoi pas Mme Boyer ?
08:47Et M. Retailleau ?
08:48Mais on verra.
08:48Mais écoutez,
08:50pour l'instant,
08:50nous sommes au début
08:51de la campagne présidentielle,
08:52nous souhaitons rassembler
08:53très largement...
08:55Non, mais il n'aime pas
08:57les courgettes
08:58avec les aubergines.
08:58Moi, je préfère
08:58le beuve bourguignon.
09:01Je préfère le beuve bourguignon.
09:02Dans la cuisine bourguignon,
09:03il n'y a pas de ratatouille.
09:03Ou les gougères,
09:04ou les escargots,
09:05ce que vous voulez,
09:05ou le chahors.
09:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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