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00:00Est-ce qu'ils ont le seum les gilets jaunes ? Est-ce que les gilets jaunes vont revenir ?
00:03Ah bah là je pense que les gilets jaunes, ils ont vraiment le seum, là j'y comprends.
00:05Souvenez-vous, en 2018, Jacqueline Mouroux est une jeune femme qui avait fait une vidéo qui était devenue virale en
00:102018.
00:12La hausse du prix du carburant, 1,50€ mais tout le monde s'en fout, personne ne dit rien.
00:16Pourquoi on dit rien ? Parce qu'on n'a pas les moyens d'être dans la rue, parce qu
00:19'il faut qu'on paye les impôts que vous nous avez gentiment envoyés là pour la fin de l'année.
00:25Donc, ça va durer jusqu'à quand ça ?
00:28Alors, ça va durer jusqu'à quand ? Alors, ça y est, il y a eu une accalmie, et puis
00:31il y a eu une remontada.
00:32Là, on est à 2,40€, 2,50€, 2,60€, avec un diesel supérieur au sans-plomb.
00:37Et souvent, qui roulent en diesel ? Les professionnels et les gens qui n'ont pas eu l'argent pour
00:41changer leur voiture,
00:41ou qui en ont acheté une il y a 10 ans, à qui on a dit que ça consomme beaucoup
00:44moins, il faut acheter le diesel.
00:45Le diesel coûtait 30 à 40 centimes en dessous, et maintenant c'est l'inverse.
00:49Donc, les gens, là aujourd'hui, se demandent comment ils vont pouvoir aller travailler, notamment dans la France qui est
00:54rurale.
00:54Elle est en ligne avec nous, Jacqueline, comment allez-vous ?
00:57– Bonjour à tous.
01:00– Eh bien, écoutez, je vais, comme tout le monde, on essaie de survivre à tout ce marasme ambiant,
01:09et à ce racket organisé de l'État français.
01:12– Parce que tout augmente, c'est ce qu'on disait, et en fait, tous les gens qui nous écoutent
01:16voient la promesse de gaz qui va monter,
01:18l'électricité, tout a déjà augmenté, déjà, quand ce n'est pas les taxes foncières dans certaines villes, etc.
01:24Tout a augmenté, sauf le salaire, et à un moment donné, on réduit, on réduit, on réduit.
01:28Donc, vous, vous aviez lancé ça en 2018, vous étiez dans la rue, vous ?
01:32– Oui, en 2018, oui, j'étais dans la rue, bien sûr.
01:35– Vous avez fait combien de sorties ?
01:37– J'en ai fait que trois, pour la simple et bonne raison, qu'à partir des événements de l
01:42'Arc de Triomphe,
01:43moi, comme je dis, je faisais partie des gilets jaunes canal historique.
01:47Moi, les événements où on casse tout, ça ne sert strictement à rien.
01:51– D'ailleurs, ce n'était pas forcément des gilets jaunes, ce que j'allais dire,
01:54qui n'avaient pas cassé, même s'il y avait un gros mécontentement.
01:56– Alors, on parle du 17, c'est 17 ou 18, Gauthier ?
01:58– 17, moi, j'ai entendu.
01:59– 17 octobre, que les gilets jaunes reviendraient dans certaines villes ?
02:02– 17, mais il y a quelques affiches qu'on fleurit à travers le pays.
02:05Mais effectivement, ce n'est pas la première fois qu'on parle du retour possible des gilets jaunes,
02:09et à chaque fois qu'on a parlé de retour, en fait, c'était quelques ronds-points, quelques dizaines de
02:13personnes.
02:13– Mais ceci dit, je pense que les politiques ont très, très peur de ce mouvement social,
02:17parce que c'est la France qu'on n'entend jamais.
02:20Et la France qu'on n'entend jamais, mis bout à bout, ça fait beaucoup de monde.
02:23– Quand vous prenez toutes les petites communes de 2000 habitants,
02:26c'est rien une commune de 2000 habitants, petit village de 600 habitants, c'est rien.
02:29Mais quand vous groupez tous ces gens-là sur la surface de la France, ça refait beaucoup de gens.
02:33Et quand ces gens disent, on va monter à la capitale ou on va aller dans les grandes villes,
02:36ça fait beaucoup de gens mécontents.
02:38Est-ce que vous pensez, vous, d'après vous, que ça va se faire, alors Jacqueline ?
02:41– Moi, je pense qu'il va y avoir des gens qui vont descendre dans la rue, c'est certain,
02:45mais ça ne sera pas une majorité, pour la bonne raison que tout le monde est à l'os.
02:49Plus personne n'a les moyens d'aller passer une journée complète
02:52de perdre une journée complète dans la rue, là où aujourd'hui c'est terminé.
02:57Et la saturation, en revanche, la saturation des Français
03:00vis-à-vis de l'État et de tous ceux des taxes
03:05par lesquels nous sommes assaillis et assassinés, je dirais,
03:09ça va leur péter à la gueule, passez-moi l'expression,
03:11mais bien plus fort que ce qu'on a connu en 2018.
03:15À côté de ça, en 2018, les Gilets jaunes, c'était des Playmobil dans un évident.
03:19– Mais Cédia, vous pensez quoi, alors ?
03:20– La présidentielle.
03:21– Ah ben, ça va péter, ça va péter proche de la guerre civile, vous ne vous rendez pas compte
03:27?
03:27– Vous ne parlez même pas des urnes, vous parlez carrément, c'est l'étape du dessus.
03:31– Ah non, non, non, moi, honnêtement, honnêtement, j'espère, parce que moi je suis une modérée à la base,
03:38j'espère que ça va tenir jusqu'à l'élection présidentielle,
03:43mais rien n'est moins sûr, parce que le fait que des Gilets jaunes vont redescendre dans la rue,
03:49Emmanuel Macron va s'en emparer, il va s'en emparer encore pour aller les éborgner,
03:57aller les mettre en garde à vue, aller les ficheraitre comme il a déjà fait en 2018.
04:01– Gautier, la dame, elle était l'une des leaders au début, donc elle a son parti pris.
04:04– Bien sûr, bien sûr, puis elle est rentrée en politique ensuite, Gautier, avec Eric Zemmour.
04:10– Moi, je ne pense pas que ça explose avant la présidentielle,
04:12parce qu'effectivement, l'attrait de se dire, on peut les mettre dehors,
04:16et quoi qu'il arrive, déjà Emmanuel Macron sera dehors dans huit mois,
04:19on peut utiliser tel ou tel bulletin contestataire,
04:22et on voit un second tour qui commence à se dessiner dans les sondages
04:24entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon,
04:27tout ça, et effectivement, les gens n'ont plus de moyens,
04:29monter à Paris, ça coûte de l'argent, ne pas travailler, tu perds de l'argent.
04:32– C'est ça qui est dingue, c'est qu'on ne va pas manifester,
04:34parce qu'on n'aura plus l'argent pour y aller, c'est fou.
04:35– Donc je pense que tout ça ne nous mène pas à la guerre civile
04:38ou à une confrontation majeure avant l'élection.
04:41Après, en fonction de qui gagne ou qui ne gagne pas,
04:43si tu as deux camps qui se sont fait face avec des propos très véhéments,
04:46une grande polarisation du pays, sans aller jusqu'à pas là de guerre civile,
04:50oui, il peut y avoir des affrontements très clairs.
04:51Quand je vois qu'à la fête de l'UMA, tout le week-end,
04:53les militants de la fête de l'UMA ont dit,
04:55si le RN passe, ça doit être la révolution dans la rue,
04:58effectivement, qu'après la présidentielle, il peut y avoir de grandes violences.
05:00– On se tient en courant, merci Jacqueline, merci en tout cas.
05:02– En tout cas, merci et une pensée pour tous les gens qui nous écoutent,
05:06qui sont devant la station service, qui sont en train de faire un calcul
05:08en se disant, je devais peut-être partir ce week-end,
05:10c'est où je pars ce week-end voir la famille, les enfants, etc.
05:12où je vais travailler et ça, c'est un casse-tête et on n'a pas la solution aujourd'hui.
05:15– Et la barre des 3 euros qui va peut-être être attendue.
05:17– On va y aller parce que le détroit d'Ormousse plus l'autre détroit
05:20qu'on ne savait même pas où c'était, qui commencent à se boucher aussi.
05:23– C'est fermé au fil ?
05:23– Tout est fermé en ce moment, restez avec nous.
05:24– Il est 15h45, c'est Europe 1, il y en aura pour tout le monde jusqu'à 16h.
05:28– Il y en aura pour tout le monde.
05:29– 15h, 16h.
05:31– Coué sur Europe 1.
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