00:00Marine Le Pen qui souhaite faire de la question du logement une priorité nationale.
00:04Vous réagissez avec Christine Kelly sur Europe 1, vous appelez Christine Kelly au 01 80 20 39 21, numéro non
00:11surtaxé.
00:12Et vous envoyez aussi vos messages, vos réactions, vos témoignages sur WhatsApp 01 80 20 39 21 11h34.
00:19Belle matinée avec Christine Kelly sur Europe 1.
00:2211h-13h, Christine Kelly et vous sur Europe 1.
00:25Avant de donner la parole à Sidonie qui nous habite de Paris, avant de lire un témoignage qui nous est
00:32parvenu sur WhatsApp,
00:33Xavier Melki, maire LR de Franconville, racontez-nous concrètement comment vous avez réussi.
00:41Parlez-nous des réussites, je sais que c'est extrêmement compliqué.
00:44Déjà d'où vous est venue cette volonté envers et contre tous d'expulser les délinquants des logements sociaux
00:52puisque très peu de maires le font, vous êtes effectivement garant de la sécurité,
00:57vous avez tellement de barrières qui vous empêchent effectivement d'avancer.
01:01Racontez-nous peut-être une ou deux fois comment vous avez réussi à expulser des délinquants des logements sociaux.
01:08Déjà l'origine de ça, moi je suis maire depuis 2017 et mes premiers rendez-vous ça a été des
01:13rendez-vous avec des familles
01:13qui avaient besoin de logements et des situations qui sont dramatiques avec des enfants parfois qui dorment à droite, à
01:20gauche,
01:20les parents dans la voiture, les enfants sont bien éduqués, travaillent bien à l'école, respectent les cadres, le loi
01:25de la République, tout va bien.
01:26Sauf qu'ils n'ont pas de logement.
01:28Et puis dans le même temps, je voyais les rapports de police commencer à s'accumuler et avec des adresses
01:32de logements sociaux.
01:33Et là, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans la solidarité nationale.
01:35« Les impôts des Français n'ont pas à financer le logement des délinquants ».
01:39Et tout est parti de là.
01:41Et donc on a commencé à constituer nos dossiers, à prendre notre bâton de pèlerin,
01:46tout en sachant que le cadre légal n'était pas propice à ce genre d'action,
01:50mais avec la volonté ferme de le faire changer.
01:52Attends, attendez.
01:53Le cadre légal n'était pas propice à ce genre d'action, c'est-à-dire ?
01:56En gros, vous avez un quartier dans une commune qui concentre différentes difficultés.
02:02Vous pouvez avoir un mec, une famille, un mec, quelqu'un qui ennuie tout le monde.
02:06Qui ennuie tout le monde.
02:07Les avions qui mènent en franconise.
02:10Qui ne peut pas être poli.
02:10Mais les gens le vivent comme ça.
02:14Oui, parce qu'on est peut-être au-delà de l'ennui.
02:16Qui la casse les...
02:17Non, mais les avions qui mènent en franconise.
02:19Moi, j'ai eu qu'une petite association, ça fait 17 ans.
02:21Moi, je vois les petites filles de 6 mois, 8 mois,
02:24deux ans dormir dans des hôtels parce qu'elles n'ont pas de logement.
02:27Et de voir, moi, je serai à votre place en tant que mère.
02:30J'en parle, j'en ai des frissons.
02:32Je ne sais pas comment j'en fais.
02:33C'est insupportable ce que je vois qu'en face,
02:35effectivement, l'État finance le logement des délinquants.
02:39Donc, vous avez le droit d'avoir un langage non-chaptier exceptionnel.
02:42Et en fait, on savait que vous avez donc ce mec-là,
02:47ou cette famille, ou je ne sais qui, qui habite dans ce quartier-là.
02:49Il va faire un point de deal dans un autre quartier de la ville,
02:52ou dans le centre-ville, ou à 200 ou 300 mètres de son appartement.
02:55Il ne sera pas expulsé, puisque les faits n'ont pas eu lieu
02:58dans le logement ou à proximité immédiate du logement.
03:00Donc, c'est ça le cadre légal.
03:02Exactement.
03:02Donc, il y a quelques évolutions là,
03:04mais dès que vous voulez faire bouger ces lignes-là,
03:06vous avez toutes les associations qui sont vent debout,
03:09associations financées par l'argent public, naturellement.
03:11Et puis, quand vous saisissez les parlementaires,
03:14ils ne vous répondent pas.
03:15J'ai saisi tous les parlementaires de mon département.
03:16Tous les parlementaires de mon département.
03:18Ils ne répondent pas.
03:19C'est un dossier, ils ne veulent pas ouvrir ce dossier-là.
03:22Il faut expulser les délinquants des logements sociaux.
03:24Vous trichez au bac,
03:25vous êtes pris la main dans le pot de confiture.
03:28Mais vous dépassez la vitesse de 5 km.
03:30On ne passe pas d'examen pendant 5 ans.
03:32Le logement social, ça doit être pareil.
03:36Tu pourris la vie des gens,
03:37tu fais du trafic de stupes,
03:39tu n'as plus le droit de bénéficier
03:41de la solidarité nationale sur ce truc-là.
03:43C'est du bon sens.
03:44C'est ce que proposent beaucoup de candidats.
03:46Moi, j'ai regardé les propositions de David Lysnard.
03:48C'est exactement ce qu'on propose.
03:50C'est ce qu'il faut faire.
03:51Il est maire.
03:53C'est du bon sens.
03:54C'est du bon sens.
03:55Et tous les trucs ou les machins qui nous viennent de Paris,
03:57qui sont inapplicables,
03:58vous avez cité une litanie de lois successives,
04:02c'est ingérable.
04:03Xavier Melky, lorsqu'on entend par exemple Guillaume
04:05qui nous a appelé tout à l'heure d'Occitanie,
04:07qui a 70 ans,
04:07et qui dit qu'avec justement le carcan européen,
04:09ça serait impossible à appliquer,
04:10vous pensez qu'il y a quand même une possibilité
04:12que ça soit applicable à l'intérieur même de l'Union européenne ?
04:16Et puis, s'il faut sortir de la Convention européenne des droits de l'homme,
04:19à un moment donné, on s'en exonère.
04:20À un moment donné, c'est...
04:22Le politique, il doit...
04:24Un chef, ça doit chefer.
04:26Et donc, à un moment donné,
04:28on doit décider, on doit trancher.
04:30Moi, je le fais tous les jours, au quotidien.
04:31Il n'y a pas de raison qu'on ne puisse pas avoir à l'Elysée
04:36quelqu'un qui soit capable de faire la même chose.
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