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L'ancien président de la République François Hollande, invité de la "fête de la Rose" dans la Saône-et-Loire, samedi 12 septembre, a appelé les socialistes à "être fiers de l'histoire de leur parti", lors d'un discours.

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Transcription
00:02Mes chers amis, d'abord, je remercie... Oui, bonjour. Je remercie Cécile pour son invitation.
00:14Il y a longtemps que je n'étais pas venu à Frangy, donc elle a pensé que ça me manquait.
00:17Et ça me manquait. J'aurais pu venir comme candidat à l'élection présidentielle.
00:23J'étais venu comme premier secrétaire. J'aurais pu venir comme président de la République,
00:27même une année où il y avait une cuvée particulière. J'aurais pu venir après, mais je viens aujourd'hui
00:36parce que le temps est beau, je le savais, et que je voulais ici, à Frangy, retrouver des élus,
00:44Jérôme, comme président de la région, des parlementaires, des amis qui m'ont accompagné
00:50et qui m'accompagneront toujours. C'est vrai que cette fête, elle s'est inscrite dans la mémoire
00:57socialiste parce qu'elle est née au moment où, précisément, le Parti socialiste s'est refondé.
01:02Au début des années 70, c'était Pierre Jox, il venait d'être élu député et il avait lancé
01:10cette belle initiative. Puis ensuite, régulièrement, les dirigeants socialistes sont venus pour saluer
01:19les œuvres de la gauche qui arrivaient au pouvoir en 1981 et qui ont considérablement changé
01:26notre pays. Pour ensuite venir, et j'étais premier secrétaire, pour saluer ce que faisait
01:34Lionel Jospin au moment de la gauche plurielle. Puis ensuite, aussi, pour regarder ce que nous
01:40faisions, nous, comme président de la République, à partir de 2012, notamment pour réduire le
01:45chômage, pour faire en sorte que l'éducation puisse être prioritaire et puis aussi pour
01:52faire que les valeurs de la République puissent être défendues. Depuis 2017, justement, la gauche
02:04a laissé la place. La gauche s'est même progressivement divisée et effacée. Et aujourd'hui,
02:12nos électeurs, après dix ans et deux élections présidentielles au cours desquelles ils ont
02:20été amenés à voter contre et à ne pas voter pour, à être écartés donc du second tour
02:27de l'élection, ces électeurs se posent la même question. Est-ce que nous serons capables
02:34l'année prochaine, à travers la candidature que nous choisirons, mais surtout le rassemblement
02:39que nous opérerons, est-ce que nous serons capables d'être l'espoir pour le pays et de
02:46mener nos compatriotes à nous choisir pour les cinq ans qui viennent et pas simplement d'écarter
02:54l'extrême droite ? C'est vrai que Jérôme l'évoquait, quand on regarde ce qui se passe
03:01aujourd'hui sur le plan électoral, sur le plan des mouvements de la société, nous
03:09pouvons nous inquiéter. Nous inquiétons d'ailleurs comme beaucoup d'Européens qui voient l'extrême-droite
03:16progresser jusqu'au point de revenir sur le pouvoir. Oui, quand on voit aussi un certain
03:22nombre de comportements, d'actions d'élus, de dérives dans les propos publics, oui, nous
03:31pouvons nous poser cette question, est-ce qu'il y a encore une force capable d'enrayer ce
03:35processus qui conduirait la France et sûrement l'Europe à basculer, à verser ? Eh bien, ce
03:45que j'étais venu vous dire aujourd'hui, c'est que rien n'est fatal. Tout dépend de
03:50nous. Tout a toujours dépendu de nous, d'une certaine façon. Je ne parle pas simplement
03:55de ce qui s'est produit lorsque le pays était dans le chaos le plus complet pendant les
04:01années noires. Non, je pense surtout à ce qui a été le long chemin de la Ve République.
04:08Cette course que François Bitterrand avait engagée pour qu'enfin l'alternance vienne,
04:13oui, tout a dépendu de nous parce qu'il y avait un grand parti, le parti socialiste,
04:18qui faisait qu'il dominait tout en respectant ses partenaires de la gauche. Tout a dépendu
04:24de nous parce que les grandes réformes, les grands actes de progrès ont été d'une
04:29certaine façon combattus avec nous et ensuite fait en sorte qu'ils puissent être adoptés
04:36grâce à nous. Donc rien n'est fatal, beaucoup dépend de nous, à condition que nous soyons
04:43capables de trouver l'issue et que nous puissions élever l'enjeu de l'élection présidentielle.
04:50Si nous nous laissons prendre simplement par le commentaire du jour, par les difficultés
04:55du quotidien, elles sont réelles, évoquer le prix de l'essence, ce qui s'est passé aussi
05:00cet été, les craintes que nous pouvons avoir pour la rentrée. Si nous nous laissons simplement
05:07baloter par le quotidien, si nous laissons ce sentiment d'impuissance prospérer, si
05:15nous ne sommes pas conscients qu'il faut que les Français soient fiers du vote qu'ils
05:21vont faire l'année prochaine, alors nous ne pourrons pas les convaincre. Pour gagner,
05:27il faut qu'ils soient conscients, nos compatriotes, que le suffrage qu'ils vont utiliser va être
05:34non seulement utile pour eux-mêmes, mais capable de donner à la France un autre élan,
05:41un autre souffle et de permettre à l'Europe de retrouver une cohésion et au monde même
05:47d'espérer dans la paix. Jamais un vote, depuis 50 ans, jamais un vote n'a été aussi décisif
05:56pour l'avenir non seulement de notre pays, mais de notre continent et même de la démocratie.
06:02C'est en élevant l'enjeu que nous pouvons élever aussi l'espoir et faire lever les têtes.
06:11C'est en regardant le monde tel qu'il est que nous devons mesurer notre responsabilité.
06:17J'ai dirigé la France pendant une période qui était déjà très difficile, mais d'une
06:23certaine manière, le monde que j'ai pu appréhender, qui m'a fait face, a peu à voir avec le
06:31monde
06:32d'aujourd'hui. Le monde d'aujourd'hui, c'est deux guerres qui sont à nous frontières
06:38pour l'une et pas si loin de nous pour l'autre. Ce sont deux guerres meurtrières
06:43qui chaque jour font, hélas, des victimes. C'est aussi deux des trois qui sont bloqués
06:51par l'intervention américaine et le comportement iranien, avec toutes les conséquences que ça
06:57a pour notre vie quotidienne. C'est la liberté des mers qui est mise en cause. C'est le libre
07:04-échange
07:04qui est entravé par le retour du protectionnisme. C'est la Chine qui impose ses dominations
07:11par une subvention permanente à ses produits. C'est l'intelligence artificielle qui vient
07:19changer nos modes de vie et nos modes de production. C'est le climat dont la dégradation qui était
07:25déjà présente sous nos yeux il y a 20 ans et qui avait donné à la conférence de Paris
07:31tout son rôle historique, mais qui aujourd'hui s'est amplifié, s'est accéléré. Voilà le
07:36monde tel qu'il est. Et ce monde-là, il crée des peurs, mais il doit aussi créer des responsabilités.
07:45C'est la nôtre. Quant à l'Europe, l'Europe que les socialistes, pas seulement les socialistes,
07:52ont considéré comme essentielle et ont contribué à bâtir. L'Europe qui était un espace regardé
08:01comme paisible et qui était un exemple pour les démocraties. L'Europe, aujourd'hui, elle s'inquiète,
08:11elle a raison pour sa propre sécurité. Elle est plus sûre que son partenaire, son allié américain
08:17viendra la sauver si elle était attaquée. L'Europe, elle n'est pas capable aujourd'hui d'avoir la force
08:26nécessaire pour intervenir là où elle est attendue, notamment pour préserver la paix. L'Europe, qui est
08:34elle-même incapable de faire fond face à la prédominance américaine sur le plan commercial.
08:42L'Europe qui ne protège pas suffisamment également ses industries face à la concurrence déloyale de la Chine.
08:48L'Europe, l'Europe qui est aussi gagnée par les mouvements d'extrême droite. C'est cette Europe-là que
08:55nous avons
08:55aussi d'une certaine façon en charge par le vote que nous allons émettre l'année prochaine.
09:03Et la France ? Et la France ? La France où elle en est aujourd'hui ? On nous avait
09:09promis depuis
09:10dix ans un dépassement, nous avons un déclassement. Déclassement d'abord économique. Chacun connaît les chiffres, hélas.
09:18Une croissance qui s'est arrêtée, un chômage qui a repris, une inflation qui est forte, un pouvoir d'achat
09:25qui s'est contracté et des déficits publics considérables qui font que nous avons une dette
09:30qui est aujourd'hui record dans notre histoire. Déclassement social aussi avec un pouvoir d'achat
09:37qui est entamé et puis un accès aux soins, un accès à l'éducation même qui se rendent finalement
09:42plus difficile que par le passé. Enfin, un déclassement politique qui s'ajoute aux autres
09:49avec des partis traditionnels, classiques, le nôtre, qui se sont affaiblis au cours du
09:55temps. Une instabilité rare sous la Ve République. Un gouvernement dont le Premier ministre se vante
10:02d'être le plus faible de l'histoire de la Ve République. Un budget dont on ne sait pas
10:08s'il sera voté. Voilà le déclassement politique aussi. Alors, dans ce contexte, il y a deux
10:16attitudes à avoir. Face à ce désordre mondial, à cette crise européenne et à ce sentiment
10:26de déclassement ici en France qui correspond pour une part à la réalité, il y a deux attitudes
10:31possibles. L'attitude de repli, j'aimerais la division. Pensez que finalement, il n'y aurait
10:41rien d'autre à faire que de se rétracter, que de s'enfermer dans nos frontières ou dans
10:46nos certitudes et de faire que la France puisse espérer s'en sortir seule. L'attitude aussi
10:54qui consisterait à nous séparer les uns des autres, à nous confronter les uns avec
10:59les autres de ce point de vue. Et la gauche radicale et l'extrême droite jouent à ce
11:05phénomène de confrontation. Et enfin, il y aurait cette idée que l'adversaire serait
11:13en notre sein, y compris dans notre pays, que l'autre serait finalement la menace qui
11:19pèse sur nous. Ça, c'est la première attitude. Elle est possible. Elle est possible quand
11:25il n'y a plus d'espoir. Elle est possible quand il y a cette inquiétude qui l'emporte
11:31sur toute raison. Elle est possible quand il y a une incapacité pour la démocratie à
11:38montrer à la fois son efficacité et sa vertu. Mais l'autre voie, et c'est celle-là qu'il
11:46faut
11:46ouvrir. Et c'est celle-là qui sera décisive. C'est l'Union. L'Union, non pas pour l'Union,
11:53l'Union pas pour sauver un système ou pour préserver des institutions seulement. Non,
12:00l'Union pour un projet. C'est le projet qui, finalement, est candidat à l'élection présidentielle.
12:07Des candidats, il y en a. Chaque jour, on amène un de plus ou une de plus. Et c'est
12:14le projet
12:14qui va compter. Est-ce que nous sommes capables de porter un projet ? Un projet qui unit, qui
12:21fédère, qui rassemble ? Pour ça, il faut avoir une volonté. Pas simplement une volonté
12:28de nous mettre les uns avec les autres au-delà même des partis politiques. Non, une volonté
12:34de porter la même ambition, la même fierté, la même capacité à donner un avenir et d'abord
12:42à la jeunesse. Moi, je considère que la grande priorité, c'est la jeunesse
12:46aujourd'hui. Dans une société qui vieillit, elle vieillit. Dans une Europe qui connaît
12:52et va connaître longtemps un univers démographique. Quel autre espoir peut-on donner à toutes
12:59les générations que d'offrir à la plus récente, à celle qui va finalement non seulement
13:06avoir à conduire le pays le moment venu, mais à nous donner le sentiment que nous
13:12progressons, que nous avançons, c'est-à-dire la jeunesse. La première priorité, c'est
13:17l'école de la République. La première priorité, c'est aussi, pas simplement l'école, de faire
13:22qu'avec, évidemment, peut-être moins d'élèves, nous arrivions à mieux encadrer,
13:27que nous donnions aux enseignants plus de capacité pour agir, aux chefs d'établissement
13:33plus d'autonomie aussi, dans certaines circonstances, pour porter les projets, plus de mentorat
13:38pour les enseignants, plus de souplesse. Mais nous avons aussi le besoin d'une orientation
13:44différente, de faire que le lycée professionnel, 30% des jeunes sont en lycée professionnel,
13:50puissent être source de débouchés, de compétences, de qualifications. Les pays qui s'en sortiront
13:56le mieux, parce que tous connaissent un univers démographique, seront ceux qui ont fait
14:01l'investissement sur la jeunesse. L'investissement sur la jeunesse, c'est l'école, c'est l'éducation,
14:07c'est l'enseignement supérieur, c'est l'orientation, c'est la qualification. Arrive l'intelligence
14:13artificielle, à la fois celle qui va nous donner des informations que nous mettrons quelques
14:19secondes à pouvoir disposer, mais aussi celle qui risque de nous enfermer aussi dans
14:26des algorithmes que nous ne maîtrisons plus. L'intelligence artificielle doit être un outil
14:31pour l'éducation nationale et pour nous, pour nous tous, une responsabilité pour en
14:37maîtriser les conséquences. La seconde priorité, c'est toujours le travail. Le grand débat
14:44de l'élection présidentielle, vous l'entendez déjà, c'est d'un côté la droite qui dira
14:50qu'il faut travailler plus. Nous connaissons la chanson. Elle a déjà été prononcée
14:54par des chanteurs célèbres. Donc, travailler plus, oui, mais c'est plus nombreux à travailler.
15:07C'est nécessaire. Il y a 1 500 000 jeunes de 15 à 30 ans qui sont sans emploi ni
15:13formation.
15:14Il y a des seniors que l'on écarte à partir de 55 ans de l'activité. Il y a
15:19des personnes
15:20qui sont sans qualification et qu'on ne parvient pas à réinsérer sur le marché du travail.
15:25Oui, il faut travailler. Il faut travailler davantage. Il faut qu'il soit plus nombreux
15:30à travailler. Il faut que le travail aussi puisse avoir un sens, que la qualité au travail
15:35puisse aussi être une dimension de ce que nous avons à proposer, notamment aux jeunes
15:41générations. Il faut que, justement, face aux mutations qui vont arriver, nous puissions
15:46offrir des qualifications à tous les moments de la vie. La troisième priorité, c'est
15:51l'écologie, non pas telle que nous l'avions conçue peut-être il y a des années, simplement
15:56dans la préservation de la nature. Elle est en forme d'empêchement, d'un certain nombre
16:00de dégradation. Ça va plus loin, aujourd'hui, la transition écologique, compte tenu de la question
16:06climatique. C'est de savoir comment nous allons changer à la fois nos modes de transport,
16:11nos modes de production, comment nous allons électrifier l'ensemble de notre économie.
16:16Ce qui était quelquefois un doute, est-ce que, finalement, il fallait choisir entre
16:21l'écologie et l'emploi ou la croissance. Ce débat est derrière nous. Nous allons
16:26avoir plus d'emplois, plus d'économies, plus d'industrie, par l'écologie, à la condition,
16:32bien sûr, que nous fassions des choix industriels qui correspondent à la fois à l'intérêt de la
16:37planète, à la question aussi du territoire, de la localisation de ses activités et de
16:43l'enjeu productif. Ça, c'est la troisième priorité. La jeunesse, le travail, l'écologie
16:50qui induit une industrie. Et puis, enfin, d'assurer notre souveraineté. La souveraineté,
16:57on en parle beaucoup, je laisse ça aussi aux souverainistes, c'est pas de produire tout
17:01ce que nous consommons, c'est impossible. C'est pas de nous enfermer derrière nos frontières,
17:05ce n'est pas ce que l'intérêt de la France et du monde exigent. L'échange est nécessaire.
17:13Ce n'est pas de refuser l'ouverture des marchés. Non, nous avons besoin aussi qu'il
17:18y ait des produits qui rentrent et des produits qui sortent, ceux que nous fabriquons. Non,
17:23la souveraineté, ça veut dire d'être capable d'être indépendant sur les choses essentielles.
17:29Et la première, c'est l'énergie. Je suis ici dans une région qui sait ce qu'il en est.
17:35Et nous avons eu nous-mêmes des débats sur cette question énergétique entre ceux qui
17:40étaient pour le renouvelable, ceux qui étaient pour le nucléaire. Eh bien, il se trouve
17:43que nous sommes à la fois pour le nucléaire et pour le renouvelable. Que nous sommes
17:47les meilleurs sur le nucléaire. Nous avons réussi à préserver, et j'y ai veillé quand
17:51j'étais président de la République, à ce que nous ayons avec Christophe des choix qui
17:56n'étaient pas faciles, y compris quand il s'agissait d'autoriser des centrales
18:00nucléaires en dehors de France, notamment au Royaume-Uni, pour préserver les capacités,
18:06pour préserver les savoir-faire. Donc nous avons réussi à avoir une industrie nucléaire
18:11qui nous permet de ne plus émettre de CO2 lorsque nous consommons de l'électricité,
18:16et qui nous permet aussi d'avoir tous les développements qui sont liés.
18:20Dois-je parler du Creusot et de ce que le Creusot apporte pour les fabrications de nos
18:25centrales. Et nous avons besoin aussi de renouvelables, parce que le renouvelable s'ajoute
18:31avec des formes différentes à ce que le nucléaire offre. Et ça aussi, c'est une grande capacité
18:38qu'a la France que nous devons garder pour notre indépendance. Ne plus avoir à dépendre,
18:43comme nous le faisons aujourd'hui, des ressources qui nous viennent hier du gaz russe, aujourd'hui
18:50du pétrole du Moyen-Orient, de tout ce qui est l'énergie fossile, d'être nous-mêmes
18:56capables de nous débarrasser à la fois du CO2 et de ces importations-là, et pour notre
19:03commerce extérieur et pour nous-mêmes. Ça prendra du temps, d'où la nécessité de l'électrification,
19:08d'où l'enjeu du véhicule électrique. Je parle notamment ici, dans un département rural,
19:14où la mobilité est tout à fait essentielle et où le véhicule électrique doit être
19:20prioritaire. Là où on doit aider l'achat auprès de véhicules électriques, c'est ici,
19:25dans les départements ruraux, et notamment en soutenant l'industrie automobile française
19:29pour qu'elle accélère encore la mutation vers l'électrique. La souveraineté, c'est
19:35aussi la souveraineté agricole. Non pas que nous voudrions, comme certains, refuser que
19:41nous puissions produire pour les autres. Nous avons besoin de nourrir le monde aussi.
19:45Mais tout ce que nous pouvons faire pour préserver la qualité de nos produits, la capacité
19:51de production ici, notamment, on en parlait pour l'élevage, pour le poulet, pour le
19:59maraîchage, nous avons besoin de garder une agriculture et de faire en sorte que cette
20:04agriculture reste dans un cadre, non pas familial, comme on le disait autrefois seulement, mais
20:09dans un cadre qui nous permet de faire le pari de l'agroécologie et d'éviter que nous
20:14soyons à chaque fois dans des subventionnements qui sont pour l'agrandissement sans qu'il
20:19y ait la qualité qui corresponde. Même si nous savons bien qu'il y aura là aussi des
20:24transmissions d'exploitation qu'il faudra assurer.
20:28Et puis l'autre élément de la souveraineté, c'est sur la recherche.
20:32Aujourd'hui nous allons consacrer, et les menaces qui pèsent sur nous l'exigent, beaucoup plus
20:39que nous avions prévu pour notre défense nationale. 6 à 9 milliards par an pour les
20:44cinq prochaines années. Là aussi, d'expérience, produire des chars, des avions, des missiles,
20:52des drones, tout ça est nécessaire. Et c'est pas ça qui fait seulement la défense du pays.
20:58S'il fait la défense d'un pays, c'est d'abord l'esprit de défense. Est-ce que nous
21:03voulons,
21:03nous, la France, les Français, assurer notre rôle, prendre des responsabilités, y compris
21:10quand il s'agit de décider d'opérations militaires extérieures, ce que j'ai fait ? Est-ce que nous
21:16sommes capables de convaincre notre peuple que dans ce monde dur, il faut avoir un rapport
21:24de force ? Mais la défense, c'est au-delà de l'esprit qui doit l'animer, c'est aussi
21:30d'avoir une industrie, une recherche, une capacité d'innovation qui nous rendent également plus
21:38forts et plus indépendants. C'est ça la souveraineté. Et je considère qu'une partie de ce que nous
21:45nous consacrons à l'industrie de la défense au crédit militaire doit être aussi mis au
21:51service de l'industrie civile et de la recherche. Nous avons perdu des places dans le haut niveau
21:58de la recherche, dans l'innovation, dans le segment supérieur, dans les mathématiques.
22:03Vous avez entendu ces débats sur les mathématiques ? Le fait que la France, grand pays scientifique,
22:09ait finalement découragé cette orientation, notamment pour les filles. Nous avons le devoir
22:15aujourd'hui d'être une grande nation scientifique. Et je ne me plains pas des développements
22:19que nous pouvons, y compris faire dans l'espace, sur les satellites, tout ce qui contribue à
22:24nous donner une nouvelle étape de découverte scientifique, y compris sur l'intelligence artificielle.
22:31Enfin, être souverain, c'est nous désendetter. Aujourd'hui, je voulais un moment préciser, nous avons
22:43la dette publique par rapport à la richesse nationale la plus haute de notre histoire.
22:48Nous avons des charges d'intérêt, des emprunts que nous avons donc, enfin qu'ils ont,
22:57les dernières années, des charges d'intérêt qui représentent plus de 70 milliards d'euros, pour donner un ordre de
23:04comparaison.
23:05Le budget d'éducation nationale, c'est 70 milliards d'euros. Ça veut dire que chaque année, nous dépensons autant
23:12pour payer,
23:13non pas le remboursement de nos emprunts, pour payer les intérêts de nos emprunts, que pour éduquer nos enfants.
23:23Et si nous ne faisons rien, dans deux ou trois ans, et si les taux d'intérêt continuent d'augmenter,
23:29et on regarde ce qui se passe dans les détroits, dans Mouze, de Babel, Mandel, et de la politique de
23:35Trump,
23:36il est possible que ce soit le cas. Nous aurons 100 milliards dans trois ou quatre ans à dépenser pour
23:42les seules charges d'intérêt.
23:45C'est-à-dire autant que pour le budget de l'éducation et pour la moitié du budget de la
23:49défense.
23:52Alors, nous pourrions dire que nous pouvons nous mettre la dette au feu, mais je vais quand même préciser que
24:02la dette n'est pas inflammable.
24:05C'est un seul élément sur lequel je suis sûr qu'elle ne peut pas être jetée.
24:11Mais au-delà de la technique, qui n'a pas d'importance ici,
24:16De mon expérience, et elle a été, de ce point de vue, assez cruelle,
24:22lorsque je suis arrivé aux responsabilités, c'était la crise de la zone euro, déjà.
24:27Il y avait des pays qui ne pouvaient plus payer leurs dettes à cette époque.
24:31L'Espagne, l'Italie avaient des difficultés, le Portugal était au bord de l'abîme,
24:36et la Grèce était dans l'abîme.
24:38Ces pays-là recherchaient auprès de l'Europe comment sortir de cette difficulté.
24:46Le pays le plus en crise était la Grèce,
24:49et le Premier ministre de l'époque, qui était un ami d'ailleurs,
24:53M. Tsipras, il avait pensé qu'il pouvait faire un référendum pour annuler la dette lui aussi.
24:59Il a fait son référendum, il l'a gagné.
25:02Ce soir, de sa victoire, je lui dis, tu as gagné, donc tu as perdu.
25:07Parce que demain, ça sera plus difficile encore pour obtenir des Européens
25:11qui viennent en soutien de la Grèce.
25:14J'ai fait en sorte que la Grèce puisse être sauvée.
25:19Aujourd'hui, la Grèce emprunte à des taux d'intérêt plus faibles que la France.
25:23C'est vous dire, si elle a progressé, c'est vous dire si nous avons progressé.
25:27Mais pour en revenir au sujet,
25:31chacun peut dire qu'il ne paye plus la dette.
25:35Comme d'ailleurs, du côté du Rassemblement national,
25:37il est tout à fait possible de ne pas payer sa contribution au budget de l'Union Européenne
25:42et de ne pas respecter les traités européens.
25:45Mais il y a une conséquence dans les deux cas.
25:48C'est qu'il faut, à ce moment-là, sortir de l'Union Européenne et sortir de la zone euro.
25:54Et donc, le débat politique, ce n'est pas un débat technique.
25:57C'est un débat éminemment de principe et qui doit être posé aussi nettement devant les Français.
26:06Voulons-nous rester ou quitter la zone euro et l'Union Européenne ?
26:11Je sais les débats qu'il y a pu y avoir sur la question européenne en France.
26:16J'ai en mémoire le référendum de 2005,
26:19le doute qu'il y avait sur l'Europe et son orientation.
26:23Mais aujourd'hui, même ceux qui ont voté non, ils étaient majoritaires.
26:26Même ceux qui sont aujourd'hui les plus hostiles à l'Europe, demandez-leur.
26:31Vous voulez retrouver le franc ?
26:33Vous voulez quitter la zone euro ?
26:36Vous ne voulez plus avoir la solidarité de l'Union Européenne ?
26:39Vous ne voulez plus avoir l'ouverture des marchés ?
26:42Vous ne voulez plus être dans une forme de cohésion que vous apporte l'Europe ?
26:47De protection que vous apporte l'Europe ?
26:49Car si nous n'ayons pas aujourd'hui la zone euro,
26:53dans la turbulence financière que nous connaissons,
26:57les taux d'intérêt ne seraient pas, et c'est déjà beaucoup,
26:59à 4,5, ils seraient beaucoup plus hauts,
27:01ou plus exactement, nous aurions été amenés déjà à dévaluer plusieurs fois la monnaie.
27:05Donc le vrai débat n'est pas technique, c'est un débat politique.
27:11Si nous ne voulons pas respecter les traités européens, on a parfaitement le droit.
27:16Si nous ne voulons pas payer notre dette, ça c'est plus compliqué.
27:19sur les marchés mondiaux, mais c'est possible de dire qu'on veut retrouver la Banque de France
27:24et s'en débrouiller avec elle.
27:26Mais on quitte l'Europe, on quitte la zone euro.
27:31Et donc ils se cachent les uns les autres pour dire que finalement tout ça,
27:36c'est de la technique, que c'est toujours possible.
27:39« Non, il y a un moment où la vérité doit être éclatée avant qu'il ne soit trop tard.
27:44»
27:44« On ne va pas mettre en cause 50 ans de construction européenne. »
27:49Avec François Mitterrand qui a joué un rôle essentiel pour la création de l'euro.
27:53Puis Lionel Jospin pour la mise en place de l'euro.
27:55Puis moi-même pour préserver la zone euro,
27:59pour faire que nous soyons à peu près une union économique et moderne qui tienne sa place
28:04et qui est une meilleure place que celle aujourd'hui de la zone dollar
28:08et notamment de ce que fait aujourd'hui la Banque fédérale américaine.
28:12Nous n'avons pas fait tout ça pour la remettre en cause aujourd'hui,
28:16cette grande aventure, cette grande avancée au moment de l'élection présidentielle.
28:22Élever l'enjeu, je vous disais.
28:23C'est aussi regarder ce que disent les uns et les autres sur le soutien à l'Ukraine,
28:30sur la capacité que nous aurions à affronter la diplomatie de Trump,
28:36de savoir ce que nous aurions à faire pour la défense de l'Europe,
28:40la capacité que nous aurions avec l'Allemagne à relancer l'Union européenne.
28:44Voilà ce qu'il faut mettre devant les Français.
28:49Ce n'est pas simplement un vote de colère qu'il faut émettre.
28:52C'est un vote d'espoir qu'il faut porter
28:55et un vote de volonté qu'il faut prononcer.
28:58Eh bien, l'enjeu de l'élection présidentielle, il doit être au plus haut.
29:02Il s'agit de nous, en tant que France,
29:06quelle France nous voulons être,
29:09quelle démocratie nous entendons préserver et dans laquelle nous voulons vivre,
29:15c'est l'Europe telle que nous l'avons espérée comme projet politique
29:20et c'est le monde de paix que nous devons promouvoir.
29:23Si nous sommes au-delà de ces enjeux,
29:25ou plus exactement en-dessous de ces enjeux,
29:28si nous ne savons pas exactement ce qui est important et ce qui est dérisoire,
29:32si nous accumulons toutes les propositions dont nous savons très bien
29:35qu'elles ne sont plus finançables aujourd'hui,
29:37quand je vous ai dit l'état de la dette,
29:39chacun sait qu'il faudra faire un effort,
29:41à condition qu'il soit juste.
29:44Cet effort, ça sera à la fois de réorganiser l'État,
29:47parce que ça ne peut plus durer,
29:49et en même temps de décentraliser largement,
29:51avec les moyens correspondants,
29:53des responsabilités que l'État n'arrive plus à tenir,
29:57et puis aussi d'appeler à un effort fiscal.
30:01Ceux qui vous disent qu'il n'y aura pas d'impôts demain
30:04pour rétablir les comptes publics se trompent, vous mentent.
30:07Bien sûr qu'il y aura des impôts,
30:09il y aura déjà dans le budget qui arrive,
30:11toute la question c'est de savoir qui va les payer.
30:14Est-ce que ce sont les plus fortunés qui seront appelés d'abord à contribution,
30:18sans que ça éloigne d'ailleurs d'autres de la solidarité ?
30:22Nous aurons à faire preuve de courage,
30:25mais on n'appelle pas simplement du courage pour du courage,
30:29parce que la dette est là.
30:31Si nous voulons demander aux Français de se mettre dans un mouvement,
30:36dans un progrès collectif,
30:38c'est parce que nous voulons qu'ils puissent être fiers du vote qu'ils vont émettre,
30:42que ce soit une avancée, que ce soit un progrès,
30:44que ce soit une étape nouvelle de la construction de notre pays.
30:48Bien voilà l'enjeu tel que je le conçois.
30:51Voilà pourquoi moi je suis de nouveau engagé.
30:54Finalement quand on est un ancien président,
30:57le plus souvent, on le reste.
31:00Il n'y a pas d'exemple à ma connaissance
31:03où un ancien président ait pu redevenir président.
31:07Député ? Député ? Si, une fois.
31:09Enfin deux fois, mais point.
31:12Mais pourquoi, j'allais dire à mon âge et après tout ce parcours,
31:17puisque j'étais là déjà il y a 20 ans comme premier secrétaire,
31:21pourquoi finalement y revenir ?
31:25Enfin, revenir à Frangie j'entends.
31:29Pourquoi avoir cette idée toujours la même
31:34de militer, d'expliquer, de convaincre,
31:37de porter, de partager ?
31:39Parce que finalement si je suis un ancien président,
31:44c'est parce que j'ai peut-être plus de responsabilités que d'autres
31:47pour dire à mes compatriotes ce qu'il faut faire
31:49ou ce qu'il ne faut pas faire,
31:50ou ce qu'il est possible de faire dans le monde tel qu'il est
31:53et que je connais mieux que d'autres.
31:56Mais je suis surtout là, parce que je suis socialiste
32:00et parce que je considère que c'est nous,
32:02nous les socialistes, la gauche, le gouvernement,
32:05au-delà même du parti socialiste,
32:07qui avons la capacité pour rassembler le plus large,
32:10parce qu'il faudra rassembler large.
32:12La gauche, je ne peux pas vaciller de la gauche
32:16à rassembler déjà, historiquement.
32:20Mais là il y en a qui ne veulent même plus être avec nous.
32:23C'est encore, ils ne voulaient plus seulement être avec nous.
32:26Ils nous laisseraient tranquilles.
32:28Mais ils veulent même être contre nous,
32:30faire sans nous.
32:32Ils n'iront pas bien loin.
32:34Mais il ne s'agit plus simplement de réunir la gauche.
32:38Il s'agit de réunir les Français autour de cet enjeu-là,
32:42autour de leur idée,
32:44parce qu'elle est toujours là.
32:46Les Français sont conscients qu'ils sont un grand peuple,
32:50qu'ils sont capables de faire bouger l'Europe,
32:54qu'ils sont attendus dans le monde.
32:56Ça, c'est une leçon que j'ai apprise en étant président de la République.
33:02Les habitants du monde nous aiment beaucoup plus que nous nous aimons nous-mêmes.
33:07Nous, nous aimons nous critiquer, nous diviser, nous séparer.
33:10Nous avons la discorde, nous doutons de nous.
33:13Les autres, non.
33:14Ils trouvent que la France, c'est un grand pays.
33:16C'est le pays des droits, c'est le pays des libertés, c'est le pays de la culture,
33:21c'est le pays qui a fait bouger l'ordre du monde.
33:25Et bien, il faut être au rendez-vous du monde,
33:27au rendez-vous de l'Europe.
33:30Parce que toute l'Europe sera tournée vers nous, vers Frangie sûrement.
33:35Quel va être le vote ?
33:37Qu'allez-vous faire ? Qu'allez-vous décider ?
33:40Retourner ? Vous oubliez ? Vous séparez ? Vous divisez ?
33:46Ou au contraire, vous unir ici pour nous unir encore davantage en Europe
33:51et pour nous permettre de peser dans le monde ?
33:55Il n'y a que des autocrates aujourd'hui qui ont le mot pour peser sur le monde.
34:01Entre Poutine qui nous fait peur, il y a de quoi.
34:05Le président chinois qui ne dit rien, c'est là qu'il est le plus dangereux.
34:10Et le président américain qui parle sans arrêt,
34:15mais à un moment, il faut que ça s'arrête.
34:19Chaque fois qu'il se déplace, c'est un problème quand même.
34:22Là, je sais qu'il est en Irlande.
34:24Que va-t-il dire ?
34:27Mais à un moment, il faut aussi être capable d'ouvrir des confrontations
34:32avec ceux qui nous menacent.
34:34Parce que les conséquences des décisions de Donald Trump,
34:38je ne dis pas de l'Amérique, je ne confonds pas Donald Trump et le peuple américain,
34:43pèsent sur nous.
34:46Et c'est quand même un comble que son attitude
34:48qui a conduit à intervenir en Iran de manière inconséquente
34:54aboutit néanmoins à ce que par le prix des carburants,
34:57ce soit ceux qui sont les plus populistes qui pourraient en tirer avantage,
35:02alors que les populistes sont liés à Trump et à Poutine.
35:06Donc c'est là que notre responsabilité est grande.
35:09Et donc c'est à vous, parce que vous êtes socialiste.
35:11Ah, ce n'est pas facile d'être socialiste.
35:13Mais ça n'a jamais été simple.
35:15Dans aucune période.
35:17Mais là, c'est vrai que...
35:19C'est un peu plus difficile.
35:22C'est là qu'il faut être encore davantage offensif,
35:26de croire en nous-mêmes.
35:30Il n'y a pas de réussite possible si on n'est pas fier de nous-mêmes.
35:34Pour terminer sur une note un peu liée à Frangie,
35:39ce que j'ai reproché aux frondeurs, ce n'est pas de fronder.
35:42Finalement, dans un parti, c'est bien la liberté,
35:45c'est bien le débat, c'est bien la contradiction qui fait avancer les choses.
35:49C'est ne pas être fier de ce que nous faisons.
35:51Parce que si nous ne disons pas tout ce que nous avons fait
35:55de bien, d'utile, de nécessaire pour le pays,
35:59comment voulez-vous que les citoyens continuent à nous faire confiance ?
36:03Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas regarder
36:05ce que nous n'avons pas fait suffisamment ou improprement
36:11ou sans le dialogue nécessaire.
36:13Mais soyez fiers de l'histoire du Parti Socialiste
36:17si vous voulez être capable de donner aux Français une vision d'avis.
36:21Et deuxièmement, concevez le rassemblement non plus entre les partis
36:24et notamment pour une élection présidentielle.
36:27Ça doit aller bien au-delà.
36:29Ce qu'il faut faire, c'est nous unir,
36:31y compris à des citoyens qui aujourd'hui ne savent plus où ils en sont.
36:35Ce qu'ils ont voté hier n'a plus d'importance.
36:38Ce qui va compter, c'est ce qu'ils vont faire demain
36:41et ce qu'ils vont faire avec nous, au-delà de la primaire,
36:45du choix moment, un moment où il faudra se rassembler tous ensemble
36:49pour dire qui peut être président de la République demain.
36:53C'est la seule question qui va être.
36:54Qui peut être président de la République ?
36:56Dans le monde tel qu'il est, avec l'Europe telle qu'elle est,
36:59et avec une France divisée, qui peut être président de la République ?
37:02Qui peut assumer cette tâche ?
37:04Et sur quel projet ?
37:05Eh bien le projet, c'est celui d'unir les Français pour la jeunesse,
37:09pour l'écologie, pour notre industrie,
37:12pour notre indépendance, pour notre souveraineté
37:14et pour notre liberté.
37:16Merci à vous.
37:16Applaudissements
37:22Applaudissements
37:23Applaudissements
37:25Applaudissements
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