- il y a 13 minutes
Sarah Knafo, députée européenne Reconquête, était l'invitée du "Face-à-Face" sur BFMTV ce lundi 14 septembre. Elle évoque le budget, le prix des carburants, la guerre en Ukraine ou encore la percée de l'Afd en Allemagne.
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00:00Bonjour Sarah Knaffo, merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions ce matin.
00:04Vous êtes députée européenne, vous êtes secrétaire générale du parti Reconquête
00:07et vous êtes l'auteur du Casse du siècle qui est paru aux éditions Fayard.
00:11Vous avez, dites-vous, vendu 100 000 exemplaires, vous l'avez annoncé fièrement ce week-end
00:17aux universités d'été de votre parti.
00:19De très nombreuses questions à vous poser ce matin sur le budget de l'État,
00:24sur vos propos sur l'AFD, mais je voudrais qu'on commence par votre livre.
00:28Alors, ça se lit comme un polar d'ailleurs, vous dites, au fond,
00:31comme si on était en train de follow the money, de chercher où va l'argent et où va notre
00:35argent.
00:35Vous prenez une fiche de paye et vous dites, chaque mois, un salarié qui gagne 2 000 euros net
00:39verse 439 euros de charge pour sa santé.
00:42Sur cet argent, seuls 135 euros iront véritablement pour les soins.
00:46Que devient cet argent ? Ça, c'est pour la Sécu.
00:48Mais globalement, vous avez fait le calcul, 1 million d'euros prélevés sur la carrière d'un salarié à 2
00:54000 euros net.
00:55Et qu'est-ce qu'il en reste ?
00:56Si ça a tant de succès, c'est parce que vous pensez qu'effectivement,
00:59ils aimeraient bien gagner plus, quoi, les Français ?
01:01Je pense qu'ils aimeraient bien gagner plus, comme tout le monde.
01:03Et surtout qu'ils se rendent compte qu'ils sont perdants dans ce système.
01:06C'est-à-dire qu'ils vivent dans un système, celui de la France,
01:10dans lequel on leur a fait croire que tout était gratuit.
01:12Que leur santé était gratuite, que l'école était gratuite, que la culture était gratuite.
01:16Et finalement, on s'aperçoit que ça n'est pas gratuit, mais que c'est hors de prix.
01:19Et il y avait ce sentiment un peu partout dans la population française.
01:22C'est-à-dire, où va l'argent ?
01:24On sait qu'on paye beaucoup d'impôts.
01:26On sait qu'on est la nation la plus imposée du monde.
01:28Et à la fin, on voit des services publics qui déclinent.
01:30Je vois la classe politique qui se pose la question.
01:32Et bien moi, j'ai passé un an.
01:33Et j'ai essayé d'apporter la réponse.
01:35Dans ce livre, Le Casse du siècle, je pars en effet d'une fiche de paye,
01:37qui est la scène du crime.
01:39Sur cette fiche de paye, l'administration va prendre la moitié de la richesse
01:42qui a été produite par un salarié au salaire médian.
01:45Ce salarié, c'est Nicolas, que je suis tout au long du livre.
01:48Nicolas, c'est l'idée aussi du « c'est Nicolas qui paye ».
01:50C'est cette idée qui est montée depuis un an et régulièrement,
01:54quand on dit « tiens, la cantine va être gratuite, qui paye ? »
01:56Nicolas, c'est ça ?
01:57C'est exactement ça.
01:58Donc c'est de montrer qu'il n'existe pas de gratuité.
02:00Que ce qu'on vous présente comme gratuit, en réalité,
02:02vous l'avez payé rubis sur l'ongle, vous l'avez payé hors de prix.
02:05La santé est hors de prix en France.
02:07Et ce qui m'a interrogée, c'est finalement,
02:10si on nous prend de l'argent comme sur le modèle d'une assurance,
02:12pour nous le rendre sous forme de service.
02:14On pourrait dire, là, c'est acceptable.
02:15C'est le principe d'une assurance.
02:17On nous prélève de l'argent.
02:18Et puis, à la fin, on a un service en retour.
02:20Ce que je me suis attachée à faire, c'est de suivre cet argent.
02:24De voir par quel circuit est-ce qu'il va cheminer
02:26et ce qu'il va en rester au bout pour le service qu'on nous aura promis.
02:30Et donc, pour la santé, vous avez cité les chiffres.
02:32Quand on va donner près de 500 euros,
02:34quand on gagne 2000 euros par mois, pour sa santé,
02:37cet argent va passer au travers de l'Ursaf,
02:40au travers de la CNAM.
02:41Juste ça, c'est déjà plus de 100 000 agents qui y travaillent.
02:44La Caisse nationale d'assurance maladie.
02:45Absolument.
02:46Ensuite, vous allez avoir les ARS,
02:48qui coûtent un milliard d'euros chaque année aux Français.
02:50Puis, encore une fois...
02:52Les agences régionales de santé, c'est pas juste qu'elles coûtent.
02:54C'est pas juste pour payer le bâtiment de l'ARS.
02:56C'est qu'elles pénalisent en plus.
02:57Non, c'est pour organiser.
02:58C'est pour... Non, organiser.
03:00Pour vous, non.
03:00Contrôler, donner des ordres, demander des reportings,
03:03exactement à ceux qui doivent soigner.
03:06Donc, quand on arrive à l'hôpital,
03:07ceux qui doivent soigner sont pleins,
03:09alourdis de charges administratives,
03:11à telle enseigne que la Cour des comptes
03:12nous dit que même les infirmières
03:14doivent passer la moitié de leur temps
03:16à des tâches administratives.
03:18Donc, à la fin, cet argent se disperse.
03:20Sarah Knafo, tout ça s'est expliqué dans votre livre.
03:22D'ailleurs, je précise que vous êtes au départ
03:24magistrate à la Cour des comptes.
03:26Donc, en effet, vous avez fait ce boulot-là.
03:28Vous l'avez fait pour le grand public,
03:28mais vous l'avez fait.
03:29Mais quand vous voyez que le ministre de l'économie,
03:34aujourd'hui, dit qu'il va falloir trouver
03:3630 milliards d'euros,
03:37et qu'il va falloir vraisemblablement
03:40faire des efforts sur les retraites, sans doute,
03:44faire plus d'impôts de l'autre côté,
03:45et que vous vous dites,
03:46moi, je vais faire 130 milliards d'économies
03:49tout en baissant les impôts.
03:50Exact.
03:51Je ne vois pas comment ça passe.
03:52Écoutez, j'ai envoyé mon livre à Emmanuel Macron.
03:54Je pense que j'aurais dû aussi l'envoyer
03:55au ministre de l'économie.
03:56Il vous a répondu, Emmanuel Macron ?
03:58Non.
03:58Écoutez, peut-être qu'il prend le temps de le lire.
04:00Il aurait raison de le décortiquer.
04:01Manifestement, son gouvernement manque d'idées.
04:03Ils ne savent pas quoi faire.
04:04Moi, je vais vous dire, je pense plutôt
04:05qu'il manque de courage.
04:06Parce que là, quand on va chercher
04:08les économies ligne par ligne,
04:09peut-être que ça blesse certaines clientèles.
04:11Peut-être qu'il faut avoir un peu de courage
04:13pour venir les défendre.
04:13Je vais vous donner quelques exemples
04:15puisqu'on se demande comment est-ce qu'on peut y arriver.
04:17130 milliards d'économies, ce n'est que le début.
04:19Et c'est ce que j'ai mis dans le livre.
04:20À savoir, ce livre n'est pas un programme politique.
04:22Il vise à montrer la méthode.
04:24Montrer qu'on peut donner les dépenses ligne à ligne.
04:26Premier élément, le nombre de fonctionnaires.
04:29Je propose d'abaisser le nombre de fonctionnaires
04:31de 800 000.
04:31Ça, ça fait une économie annuelle
04:33de 40 milliards d'économies par an.
04:36Donc, si le ministre de l'économie
04:37charge 30 milliards, il en a déjà une.
04:39Et ceci, Madame de Malherbe,
04:41sans une seule lettre de licenciement.
04:43Simplement par le turnover naturel
04:45de l'administration.
04:46Ce sont les méthodes qu'on a apprises.
04:47C'est-à-dire qu'on ne remplace pas.
04:48On a, si vous voulez, de la chance dans notre malheur.
04:50C'est qu'on a tellement de fonctionnaires,
04:51près de 6 millions de fonctionnaires en France,
04:53que vous avez un taux de départ qui est énorme.
04:56Il y a 470 000 fonctionnaires par an
04:58qui quittent leur poste.
04:59Soit qui arrivent à la retraite,
05:01il y a un très gros vieillissement des fonctionnaires.
05:03Soit qui démissionnent,
05:04soit qui vont dans le privé,
05:05changent de poste.
05:06470 000 par an.
05:08Donc, vous imaginez que ça peut aller plutôt vite.
05:09Que sur un quinquennat,
05:10on peut effectivement baisser le nombre de postes de 800 000.
05:13Il y a deux choses, Sarah Knafo.
05:14Il y a le long terme
05:15et il y a le court terme.
05:16Le prix du carburant,
05:18la crise du logement,
05:19la hausse du chômage,
05:20la croissance qui s'est effondrée.
05:22Ce matin, j'avais un auditeur sur RMC,
05:24Pierre-Yves,
05:25qui est aujourd'hui en invalidité.
05:27Il a travaillé pendant 40 ans,
05:28notamment comme conducteur de bus.
05:31Sa femme, qui était aide à domicile,
05:33est aujourd'hui à la retraite.
05:34Elle touche une retraite de 375 euros par mois.
05:37Lui, il va toucher une retraite de 800 euros
05:40après avoir travaillé pendant 40 ans.
05:42Et avec les prix de l'essence,
05:43il vit en Corrèze.
05:44Il dit,
05:45je mets 7 kilomètres ne serait-ce que pour aller à la boulangerie
05:47et je mets 20 kilomètres pour aller chez le médecin.
05:50Il a annulé un rendez-vous de médecin
05:51parce qu'il n'avait plus d'essence dans sa voiture
05:53et qu'il n'avait plus d'argent sur son compte
05:55pour refaire le plein.
05:56Qu'est-ce que vous lui dites à lui ?
05:57Toute cette tragédie que vous décrivez
05:59et qui émeuvent tous les Français,
06:02font intégralement partie du casse.
06:04Je vais vous répondre.
06:05Sur un plein d'essence aujourd'hui,
06:06vous avez la moitié qui part dans les caisses de l'État.
06:09L'État aujourd'hui est le premier profiteur de guerre.
06:13On accuse beaucoup les entreprises privées
06:15et on peut répondre à ces questions
06:16qui sont fondamentales économiquement.
06:18Mais pour répondre à ces cas individuels,
06:21il y a une chose qu'on peut faire immédiatement,
06:22c'est baisser l'axi sur les carburants.
06:24C'est ce que je propose,
06:25de la baisser d'un tiers,
06:26ça fait déjà 27 centimes de moins sur le litre.
06:30Chacun peut aller voir sur combienjegagne.fr,
06:32un simulateur qu'on a créé
06:34pour que chacun puisse voir sur son plein
06:36combien il gagne.
06:36Il inscrit son véhicule,
06:38il nous dit combien de kilomètres il fait par semaine
06:39et ça lui dit combien de pouvoir d'achat il récupère.
06:42Je tiens à dire une chose.
06:43Vous maintenez les certificats d'énergie ?
06:44Non, absolument pas.
06:4515 centimes ?
06:45Je les supprime également.
06:46Que vous rajoutez aux 27 centimes ?
06:47Absolument.
06:47Ce qui permet de faire repasser,
06:49première fois depuis la mi-août,
06:51le prix du litre à moins de 2 euros.
06:53Et chacun peut le voir,
06:54donc encore une fois,
06:55sur combienjegagne.fr.
06:56Ce que je veux dire,
06:57c'est que nous, la France,
06:58nous ne maîtrisons pas
06:59le prix mondial du pétrole aujourd'hui,
07:01qui dépend de guerre,
07:02qui dépend de la baisse
07:03des capacités de raffinerie
07:04à l'échelle mondiale,
07:05notamment du fait de ces guerres,
07:07du blocage du détroit d'Ormouz.
07:08Mais il y a une chose qu'on maîtrise,
07:09c'est 50% du prix de l'essence.
07:12Les taxes.
07:12Puisqu'il est fait de taxes.
07:14Et sur ça,
07:15le gouvernement peut agir
07:17et il n'agit pas.
07:17Donc ce que je propose,
07:18c'est d'agir immédiatement
07:19et pour financer cette baisse,
07:22puisque ça coûte,
07:22ça coûte 12 milliards d'euros.
07:24Encore une fois,
07:25on y revient,
07:25à ce plan d'économie
07:27que je n'ai pas pris
07:27sans développer.
07:28Vous avez vite évacué
07:29la question des entreprises privées,
07:31évidemment une est dans le collimateur,
07:33totale,
07:34qui à la fois certes
07:35plafonne à 2 euros
07:36dans ses propres stations,
07:38mais qui en tant que raffineur,
07:40parce qu'ils sont à la fois
07:40distributeurs et raffineurs,
07:42fait des marges considérables.
07:44L'Union européenne a d'ailleurs
07:45refusé une enquête
07:46que demandait le ministre de l'économie
07:48sur les marges des raffineurs
07:50au niveau européen.
07:51Est-ce qu'il faut taxer davantage,
07:53totale ?
07:54Première chose,
07:54non,
07:55il ne faut pas taxer davantage,
07:56personne,
07:56dans le pays le plus taxé du monde,
07:57la solution ne sera jamais
07:58une taxe de plus.
07:59Jamais.
08:00Je vais vous dire pourquoi.
08:00Enfin là,
08:01ils ont quand même des marges
08:02de raffineurs considérables.
08:03Et il faudrait qu'il y ait
08:03cette enquête.
08:04Parce qu'au moins,
08:05ça permettrait de comprendre
08:06et de sortir de toutes les solutions
08:07démagogiques et socialisantes
08:08de LFI au Rassemblement National
08:10qui proposent de taxer
08:12ce qu'ils appellent
08:12les super profits.
08:13Déjà qu'ils nous définissent
08:14ce qu'est un super profit,
08:15on verra la belle usine à gaz
08:16qu'ils vont créer.
08:17Pourquoi est-ce que je vous dis
08:18que ce serait la pire des solutions ?
08:20Ce qu'on vit aujourd'hui,
08:21cette crise qu'on vit actuellement,
08:22c'est deux facteurs,
08:23le blocage du détroit d'Ormouz
08:24et la baisse des capacités
08:26de raffinerie à l'échelle mondiale.
08:27Quand on a une baisse
08:28de l'offre,
08:29donc de raffinerie,
08:30le prix augmente.
08:31C'est mécanique,
08:32ce n'est pas du libéralisme,
08:33c'est de l'économie.
08:33Quand on a dit ça,
08:34ce qu'il faudrait,
08:35c'est augmenter l'offre de raffinerie.
08:37Ça veut dire quoi ?
08:38On va ouvrir les raffineries en France ?
08:39Oui, par exemple.
08:40Est-ce qu'on pense qu'on va réussir
08:41qu'en taxant total,
08:44on va réussir à augmenter les capacités ?
08:46Si on les taxe,
08:47on va faire fuir les raffineries de France,
08:49on va être encore plus dépendant
08:50des raffineries du reste du monde
08:52et on voit comme ça nous coûte
08:53et comme ça coûte
08:54aux gens que vous avez cités
08:55et à tous les Français
08:56qui nous écoutent.
08:57C'est le contraire de ce qu'il faut faire
08:58et je dis à ceux qui nous écoutent,
09:00méfiez-vous toujours
09:01de ceux qui chargent
09:02des boucs émissaires
09:03au lieu de trouver des solutions.
09:04Moi, ce que je me suis attachée
09:05à faire dans ce livre,
09:06c'est qu'à chaque fois
09:07que j'expose un problème,
09:08j'expose la solution
09:09qui l'accompagne.
09:10Je ne veux pas que les gens
09:11referment ce livre
09:11en étant énervés,
09:12en tapant du poing sur la table.
09:14Au contraire,
09:14je veux qu'ils le referment
09:15en se disant, voilà,
09:16on voit le chemin à suivre,
09:17on voit les solutions.
09:18Il y a 130 milliards d'économies
09:20qui sont possibles
09:21grâce à ces 130 milliards.
09:22Je propose le plan d'enrichissement
09:24le plus important
09:25de toute l'histoire
09:26de la Ve République
09:27en supprimant la CSG d'activité,
09:29en abolissant les droits de succession,
09:30en baissant l'axi sur les carburants,
09:32en supprimant les impôts de production.
09:34Et là, vous voyez se dessiner
09:35une politique qui assure
09:36à la fois le pouvoir d'achat,
09:38la production,
09:39la transmission
09:40dans notre pays.
09:41Sarah Knafot,
09:42une colère
09:42qui est en train de monter.
09:44Certains,
09:44le patron du Parti communiste,
09:46Fabien Roussel,
09:47dit qu'il faut même
09:47accompagner cette colère.
09:50Il encourage les Français
09:51à descendre à nouveau
09:52sur les ronds-points.
09:53Est-ce que vous soutenez
09:54cette initiative ?
09:55On voit les complices du CAS
09:56qui essayent d'exciter
09:57la colère des citoyens
09:58après avoir créé
09:59les causes
10:00qui permettaient
10:01de mettre les citoyens en colère.
10:02Moi, ce que je propose,
10:03ce n'est pas de leur dire
10:03« soyez encore plus en colère »,
10:05c'est de régler leurs problèmes.
10:06Il faut apporter les solutions.
10:08Imaginez ce théâtre
10:09où la classe politique
10:10n'a plus qu'un seul rôle,
10:11c'est de dire aux citoyens
10:12« vous êtes énervés,
10:13soyons énervés ensemble ».
10:14Mais pas du tout.
10:15Quel est le rôle d'un politique ?
10:17Quel est le rôle d'un élu ?
10:17Donc vous ne soutenez pas
10:18ces initiatives de colère
10:20ou de mobilisation ?
10:21Je soutiens
10:21toutes les initiatives de colère
10:23parce que j'aime mon peuple
10:24et parce que je le soutiens
10:25dans toutes ses émotions.
10:27Mais ce que je veux dire,
10:27c'est que le rôle des politiques,
10:29ce n'est pas seulement de dire
10:30« on va aller manifester ensemble,
10:32on va faire des merguez,
10:32on va faire la fête de l'Huma ».
10:34Pas du tout.
10:34Le rôle des politiques,
10:35c'est de dire maintenant,
10:36avec méthode,
10:37comment est-ce qu'on règle
10:37un à un les problèmes des Français ?
10:40Ça, ce serait quelque chose
10:41de beaucoup moins stérile
10:42que le représentant
10:43du Parti communiste,
10:44donc à peu près l'idéologie
10:46qui nous a conduits
10:46là où nous sommes
10:47et qui viennent dire aux gens
10:48« je n'ai aucune solution
10:49à vous apporter,
10:50donc je vais me contenter
10:51de prendre des pancartes avec vous ».
10:51Donc je n'ai pas compris.
10:52Vous soutenez ou vous ne soutenez pas ?
10:53Je pense que c'est assez clair.
10:54Je les soutiens
10:55et je les comprends
10:56dans le fait qu'ils soient en colère
10:57et je leur dis
10:57« maintenant nous allons traiter les causes ».
10:59Nous allons traiter les causes
11:00et nous n'allons pas nous contenter
11:01de venir apporter des pancartes.
11:02Faut-il faire payer davantage
11:05les retraités ?
11:06Faut-il mettre à contribution
11:07les retraités ?
11:07Dans ma philosophie,
11:09personne ne paye davantage.
11:10Je pense que vous avez compris
11:11que notre vrai problème
11:12à mes yeux
11:13était les dépenses de l'État.
11:13Quand vous écoutez le gouvernement,
11:14ils ne disent pas
11:14qu'ils vont payer davantage,
11:15mais en réalité,
11:16ce qu'on comprend,
11:17c'est qu'il pourrait y avoir
11:17une non-indexation
11:23qui ne toucherait pas
11:24proportionnellement
11:24à l'inflation qui, elle, augmente.
11:26On écoute donc un gouvernement
11:27qui ne sait même pas
11:28comment faire 30 milliards d'économies.
11:30Donc forcément,
11:30ils vont essayer
11:31d'aller taper dans toutes les poches.
11:32Alors un jour,
11:33ce sera les retraités
11:33et puis le lendemain,
11:34ce sera les actifs
11:35qui payent déjà énormément.
11:36Donc ce sera Nicolas qui paye
11:37qui va passer à la caisse.
11:38La question qu'on doit se poser,
11:39premièrement,
11:40c'est pourquoi faire ?
11:41Est-ce que c'est pour sauver
11:41le système de retraite
11:42par répartition ?
11:43Moi, ce système,
11:44je ne veux pas le sauver.
11:45Je veux passer au système
11:46par capitalisation.
11:47Ce système, aujourd'hui,
11:53de son salaire,
11:54à la fin,
11:55ne percevra qu'une toute petite somme.
11:57Dans n'importe quel système,
11:59en principe,
12:00on devrait appeler ça
12:00une escroquerie.
12:01Ici, le gouvernement
12:02appelle ça un acquis social.
12:03Moi, je dis qu'il faut
12:04changer de système.
12:05Il faut passer à la capitalisation.
12:06Donc tous ces expédiants
12:07ne répondent pas du tout
12:08à la question.
12:09Il faut 130 milliards d'économies
12:11sans appauvrir les Français.
12:12Ce que je propose,
12:13ce n'est pas un plan d'austérité,
12:14c'est un plan d'enrichissement.
12:15Et si vous voyez
12:16les différentes mesures
12:17que je propose,
12:18vous avez des gains de productivité
12:19qu'on peut faire grâce à l'IA.
12:20Un rapport IGF-IGAS
12:22nous dit que ça pourrait aller
12:22jusqu'à 5 milliards d'euros.
12:24J'ai encore beaucoup de questions
12:25à vous poser, Sarah Knaf.
12:25Je vous en rends parfaitement,
12:26mais j'ai envie de dire,
12:27ils trouveront toutes ces solutions
12:28dans votre livre.
12:29Là, moi, je vous pose
12:30des questions très concrètes aussi
12:32sur ce qu'il y a,
12:33notamment dans l'actualité politique.
12:34Vous n'êtes pas seulement une auteure,
12:36vous êtes une femme politique.
12:37Quand vous entendez hier
12:38le discours de Marine Le Pen
12:39et la volonté de remettre
12:40une priorité nationale
12:42sur le logement social,
12:43vous dites oui ?
12:44Oui, absolument.
12:45C'est dans notre programme de 2022.
12:46De la même manière
12:47que l'abrogation de la loi SRU
12:49qui impose aux communes
12:50d'avoir 25% de logements sociaux,
12:52cette loi inique,
12:53il faut absolument l'abolir
12:55et de toute urgence.
12:56Chose essentielle,
12:57la politique du logement,
12:59dont évidemment,
12:59il faut qu'on parle tous
13:00puisque c'est quelque chose d'essentiel.
13:02J'ai vu que Marine Le Pen
13:03proposait une taxe
13:04sur les bureaux vacants.
13:05Quelle ineptie.
13:06Est-ce qu'on pense vraiment
13:07que le pays...
13:08Ça, vous êtes contre.
13:08Qui est totalement contre.
13:09Est-ce qu'on pense que le pays
13:10qui compte plus de 500 taxes et impôts,
13:13qui est le pays
13:14le plus imposé du monde
13:14manque d'une taxe ?
13:15Est-ce que ça viendra de là ?
13:17Évidemment que non.
13:18Il faut libérer
13:18les contraintes sur l'offre.
13:20Sinon, on ne fera que courir
13:21après les conséquences
13:22des mauvaises décisions
13:23qu'on a déjà prises.
13:24Il faut également
13:25déplafonner le prix des loyers.
13:26Cette mesure
13:27qui a raréfié l'offre,
13:28on le voit seulement
13:29sur la ville de Paris.
13:30Depuis qu'on a plafonné
13:31le prix des loyers,
13:32le prix des loyers
13:32a augmenté encore plus fortement
13:34qu'avant
13:34et 50 000 logements
13:36ont disparu du marché.
13:37Donc forcément,
13:38quand on essaye
13:38de pénaliser les propriétaires,
13:40les locataires
13:41n'ont plus de bien
13:42que les propriétaires
13:43leur louaient.
13:43Sarah Knafow,
13:45hier,
13:45une attaque russe
13:46sur un train
13:47à 2 km
13:48de la frontière
13:49avec la Pologne,
13:50c'est-à-dire à 2 km
13:50de la frontière Est
13:51de l'Union Européenne.
13:53Si la Pologne,
13:54membre de l'Union Européenne
13:55et de l'OTAN,
13:56est touchée,
13:57est-ce qu'il faut
13:57que l'OTAN
13:58et la France
14:00viennent à son soutien,
14:01voire passent en guerre ?
14:02Que la France
14:03vienne à son soutien,
14:04absolument,
14:05puisque la Pologne
14:05est un allié de la France
14:06et je pense que là,
14:07ça peut tous nous inquiéter
14:08ce qu'on est en train de voir,
14:09c'est-à-dire qu'une déflagration
14:11possible,
14:11une escalade possible,
14:12ce qu'on perçoit tous
14:13depuis déjà des mois.
14:14Ce qu'on remarque,
14:15c'est qu'alors même
14:16qu'il y a eu des appels
14:17à la paix
14:18de plusieurs nations,
14:19notamment les Etats-Unis,
14:20on remarque que ça n'a pas
14:21encore eu d'impact
14:22en réalité sur le cours
14:24de la guerre.
14:24Vous trouvez vraiment
14:24que c'est un vrai appel
14:25à la paix ?
14:25Les Etats-Unis ?
14:26C'est-à-dire qu'en fait,
14:26ils disent surtout à Volodymyr Zelensky
14:28de se calmer, quoi.
14:29Je pense que si c'est seulement ça,
14:31vous avez raison,
14:31ce n'est pas un appel à la paix.
14:32En tout cas, récemment là,
14:34la théorie de Donald Trump,
14:35c'est même que dans un sens,
14:37Volodymyr Zelensky lui-même
14:38serait en quelque sorte
14:39responsable de ce qui se passe
14:40parce qu'il a touché
14:41des raffinés sur le sol russe.
14:43Je pense qu'on ne peut pas dire ça.
14:44Il faut quand même rappeler
14:45que c'est la Russie
14:46qui a envahi l'Ukraine,
14:47donc on ne peut pas essayer
14:48de faire porter le chapeau
14:49à l'un ou à l'autre.
14:50Donc vous ne mettez pas
14:50Russie et Ukraine dos à dos ?
14:52Est-ce que je mets
14:53la Russie et l'Ukraine dos à dos ?
14:54Ils sont en pleine guerre,
14:55comment ça, dos à dos ?
14:56Non, mais je veux dire,
14:56vous n'estimez pas
14:57que la responsabilité est partagée
14:58comme le laisse entendre.
15:00La responsabilité revient à la Russie.
15:01Moi, je ne suis pas
15:02la porte-parole de la Maison Blanche
15:03et je ne le serai jamais.
15:04Je représente ses intérêts français.
15:05Et donc, en parlant d'intérêts français,
15:07on remarque bien
15:07que même la première puissance
15:09économique du monde
15:10n'a pas réussi
15:10à assurer la paix entre ces deux.
15:12Donc tout ce qu'on peut se dire
15:13à notre échelle
15:14et en tant que Français,
15:15c'est qu'on a un devoir de puissance.
15:16On a le devoir
15:18de muscler notre défense.
15:19J'ai toujours trouvé compliqué
15:19et c'est d'ailleurs
15:20une des questions
15:20que je pose aussi au RN.
15:22Ce qui, moi,
15:23m'apparaît comme un paradoxe,
15:24c'est que dans le monde actuel
15:26et dans l'état du monde actuel,
15:29vous voulez rester dans l'OTAN
15:30mais quitter le commandement intégré.
15:31C'est-à-dire que vous voulez
15:32rester dans l'OTAN
15:33mais ne pas être décisionnaire.
15:35Non, c'est-à-dire
15:36comme le général de Gaulle.
15:37Comme le général de Gaulle
15:38dans une époque
15:39où les tensions étaient très fortes.
15:41En effet.
15:42Depuis, vous n'estimez pas
15:44qu'il faille
15:45ou alors sortir carrément.
15:46Mais si on y reste,
15:48est-ce qu'il ne faut pas
15:48nous mettre au commande ?
15:49Je pense que depuis 5 ans,
15:50donc les propositions
15:51que vous citez
15:51qui datent d'il y a 5 ans,
15:52je pense que beaucoup
15:53de choses ont changé.
15:53Vous voulez les faire évoluer ?
15:54A savoir notamment,
15:54non, ça a déjà évolué,
15:56à savoir notamment
15:56le retrait américain.
15:57C'est-à-dire que les Américains
15:58qui étaient pour des souverainistes français...
16:00Ils menacent de se retirer.
16:01Oui.
16:02Et on voit qu'ils sont
16:03en perte d'influence
16:04puisqu'ils veulent perdre
16:05de l'influence
16:05au sein de l'OTAN,
16:07eux-mêmes ayant décrété
16:08que finalement leur avenir
16:09ne se jouait pas en Europe
16:10mais plutôt sur l'autre rive
16:11à savoir du côté de la Chine.
16:13C'est un pivot
16:13qui ne date pas de Donald Trump,
16:14qui date en réalité
16:15de Barack Obama
16:16qui lui-même a parlé
16:17de ce pivot stratégique
16:18en disant
16:19on va se désintéresser
16:20petit à petit
16:20du continent européen.
16:21Ce que je dis,
16:22c'est qu'on doit en tirer parti.
16:23Donc pas du tout
16:24perdre de l'influence,
16:24bien au contraire.
16:25C'est que la France
16:26peut devenir le protecteur
16:28du continent européen.
16:29C'était la mission
16:30que le général de Gaulle
16:30voulait pour la France.
16:31Le général de Gaulle
16:32voulait que le parapluie
16:33nucléaire français
16:34serve à assurer
16:35le leadership
16:36pardonnément pour ça
16:37de la France sur le continent.
16:39Pas vraiment
16:39puisque quand vous voyez
16:40que même le Danemark
16:43par les Etats-Unis
16:43continue d'acheter
16:44du matériel de chasse américain.
16:46Là vous vous dites
16:47manifestement
16:48il manque encore
16:48d'un électrochoc.
16:49Je pense qu'il faut
16:50à la tête de la France
16:51demain
16:51quelqu'un qui aurait
16:52pris conscience
16:53de cette capacité
16:54pour la France
16:55de reprendre le leadership
16:56qui était la vieille
16:57doctrine gaullienne
16:58qu'on n'a jamais appliqué
16:59et maintenant
17:00que les Etats-Unis
17:01eux-mêmes
17:01décident de se désinvestir
17:03c'est le moment
17:03où jamais pour muscler
17:04notre arsenal militaire
17:06et pour muscler
17:07notre position
17:07sur le continent.
17:08Sarah Knafow
17:08vous êtes toujours amie
17:10avec l'AFD allemande.
17:11Alors je pense
17:12qu'on ne peut pas parler
17:12d'amitié dans ces contextes.
17:13Vous êtes dans le même groupe.
17:14Absolument.
17:15Vous siégez dans le même groupe
17:16ça veut dire que vous estimez
17:17avoir de nombreux
17:19intérêts communs
17:20et une vision commune
17:22de la politique.
17:23Alors on a
17:24quelques intérêts communs
17:25vous l'avez cité
17:26d'ailleurs il y a une charte
17:26qui les précise
17:27la souveraineté des nations
17:29premier élément
17:30la lutte contre
17:30l'immigration clandestine
17:31la défense de l'identité
17:32des peuples européens.
17:34Je tiens à préciser
17:34puisque je vois venir
17:35votre question
17:35que lorsque l'AFD
17:37m'a proposé de siéger avec eux
17:38il y avait un homme
17:39qui avait tenu des propos
17:40scandaleux
17:40que je jugeais scandaleux
17:41et quand ils m'ont demandé
17:42de siéger avec eux
17:43je leur ai dit
17:43écoutez ce sera lui ou moi
17:45moi je ne siégerai pas
17:46avec ce monsieur
17:47je ne peux pas cautionner
17:48ce genre de propos
17:48au sein de mon groupe.
17:49Vous parlez de celui
17:50qui avait estimé
17:51que quand on était
17:53un SS
17:53on n'était pas forcément méchant
17:54absolument
17:55propos que je condamne
17:55il n'avait pas exactement dit ça
17:56mais je ne vais pas lui tout
17:57pinailler sur ce genre de choses
17:58propos que je condamne
17:59et donc je leur ai dit
17:59un SS n'est pas automatiquement
18:01un criminel
18:01et moi je leur ai dit
18:02je ne siégerai jamais
18:03avec ce monsieur
18:04je n'ai même pas eu le temps
18:04de finir ma phrase
18:05qu'ils m'ont dit
18:06on l'expulse du groupe
18:07résultat
18:07je n'ai pas siégé
18:08avec cet homme
18:09une seule seconde
18:10dans ma vie
18:10est-il toujours membre de l'AFD ?
18:12il ne l'est plus
18:13manifestement
18:14il a quitté
18:14le Parlement européen
18:15et donc moi
18:16ce que je veux dire maintenant
18:17c'est que
18:18est-ce que vous vous êtes assuré
18:19qu'il avait été
18:19pas seulement viré du groupe
18:21mais viré de l'AFD
18:22parce que dans ces cas-là
18:23les amis de vos amis
18:23sont quand même un peu vos amis
18:25je vais même aller plus loin
18:25tous les propos négationnistes
18:28etc. je les condamne
18:29madame Apolline de Malheur
18:30je pense que vous connaissez
18:34qui partage la même religion que vous
18:36d'essayer de défendre l'idée
18:37que Pétain avait sauvé
18:38les gifs français
18:39à aucun moment
18:40ce n'est pas les propos
18:40qu'il a tenu
18:41il n'a pas été condamné pour cela ?
18:43il n'a pas été condamné pour cela ?
18:45ce n'est pas les propos
18:45qu'il a tenu
18:46madame de Malheur
18:46mais je ne suis pas là
18:47pour débattre de ça
18:48ce que je veux vous dire aujourd'hui
18:49ce que je veux vous dire
18:49c'est que tous les propos négationnistes
18:51je les condamne
18:52et je les condamne d'avance
18:53j'ai vu d'ailleurs
18:55récemment dans le débat public
18:56que même
18:57être responsable
18:58des propos de son propre parti
18:59c'était difficile
19:00vous avez entendu comme moi
19:01Jordan Bardella dire
19:02je ne suis pas bien à comprendre
19:04je vais juste finir sur ça
19:05pourquoi est-ce que vous dites
19:07au fond
19:08l'AFD
19:09non
19:10ce n'est pas possible
19:10de dire que c'est des néo-nazistes
19:11je ne comprends pas
19:12quel est votre intérêt
19:13pourquoi est-ce que vous ne dites pas les choses ?
19:14je n'ai pas d'intérêt
19:15madame de Malheur
19:16pourquoi jouer avec cette question
19:17que Pétain aurait sauvé
19:19un certain nombre de juges ?
19:19est-ce que vous pensez que c'est un jeu ?
19:20parce que j'ai du mal à comprendre
19:21que ça puisse être autre chose
19:22je n'ai jamais prononcé cette phrase
19:23je n'ai jamais prononcé cette phrase
19:24ma conviction
19:25c'est qu'on ne peut pas dire
19:26que 45% des Allemands sont nazis
19:28c'est tout
19:28quand vous voyez
19:30que partout en Europe
19:31on a nazifié les gens
19:32on a nazifié le Rassemblement National
19:34enfin nazifié les nazis
19:36en l'occurrence
19:36c'est peut-être
19:38leur parti
19:38s'il y en a bien
19:39madame de Malheur
19:40leur parti date de 2013
19:42d'accord ?
19:43l'AFD
19:43ça date de 2013
19:44c'est un parti qui s'est créé
19:45dans la lutte contre l'euro
19:46contre les finances publiques laxistes
19:48ils veulent réduire l'importance
19:50accordée au régime nazi
19:51dans les programmes scolaires d'histoire
19:52en Allemagne
19:52ils veulent stopper les subventions à l'art
19:54considérés comme anti-allemands
19:55je vous ai déjà dit
19:56que tous les propos
19:57qui s'apparentent à du négationnisme
19:58je les condamnerai d'avance
19:59donc on pourrait continuer
20:00à ce que je veux dire
20:02c'est qu'on a nazifié
20:04partout dans le monde
20:05tous les partis
20:05qui voulaient lutter
20:06contre l'immigration
20:07tous
20:07un à un
20:08et un à un
20:09ils ont gagné
20:10ils ont pris de l'ampleur
20:11donc ce que je dis
20:12à ceux qui nous écoutent
20:13à vos collègues
20:14à vos collègues journalistes
20:16mais non
20:16vous voyez bien
20:17même dans votre question
20:18des méchants
20:19mais c'est ridicule
20:19quelle ineptie
20:20des méchants
20:21vouloir défendre l'identité
20:22de leur peuple
20:22mais est-ce qu'on est
20:23dans un dessin animé
20:24où il y a des méchants
20:24et des gentils
20:25est-ce qu'être à 45%
20:27ça ne vous alerte pas
20:28est-ce que vous ne vous dites pas
20:29il y a quelque chose
20:30que je n'ai pas compris
20:30donc vous vous dites
20:31comme ils sont à 45%
20:32et bien c'est pas le moment
20:33de les diaboliser
20:34non
20:34comme ils sont à 45%
20:36ça veut dire qu'ils représentent
20:37une attente dans le peuple
20:38dans leur peuple
20:39dans le peuple
20:39mais je vous rappelle
20:40que Hitler a été porté au pouvoir
20:41par le peuple
20:42de la même manière
20:43mais vous êtes en train
20:44de tout mélanger
20:45donc là si le peuple
20:46qu'on observe dans le monde entier
20:47pas qu'en Allemagne
20:52ça devient ridicule
20:53je vous assure
20:54je vous assure que les gens
20:54qui nous écoutent
20:55ne vont pas vous comprendre
20:56parce que eux sentent bien
20:57que partout
20:58on a diabolisé des partis
21:00parce qu'ils défendaient
21:01l'identité de leur nation
21:02à chaque fois à la fin
21:03ils l'ont emporté
21:04et si vous continuez
21:06dans cette voie
21:06vous serez condamnés
21:07à pleurer à chaque soirée électorale
21:09parce que nous allons gagner
21:10nous allons gagner
21:11nous prenons de l'ampleur
21:12partout dans le monde
21:13je ne comprends toujours pas
21:15pourquoi est-ce qu'il faudrait
21:16relativiser
21:17mais je ne relativise pas
21:18et vous m'avez parfaitement entendu
21:19et je vous ai dit
21:20que j'avais fait expulser du groupe
21:21quelqu'un pour ses propos
21:22donc je pense que vous ne me verrez
21:23jamais relativiser
21:24je vérifierai s'il a été expulsé
21:26du parti
21:27maintenant j'aimerais juste
21:28te dire quelque chose
21:29beaucoup de gens instrumentalisent
21:31notamment l'antisémitisme
21:32je me sens particulièrement
21:33touchée par ça
21:34hier il y a des dames
21:35de Nous Vivrons
21:35une association
21:36qui sont venues perturber
21:37mon meeting
21:38qui sont venues perturber
21:39mon meeting
21:39j'aimerais dire
21:40c'est un collectif féministe
21:43de lutte contre l'antisémitisme
21:44d'extrême gauche
21:44j'aimerais dire
21:45que lorsque j'ai grandi
21:46en Seine-Saint-Denis
21:47et que j'étais dans une école juive
21:48j'étais obligée d'être
21:49à l'école juive
21:50parce que mes parents
21:50ne pouvaient pas me mettre ailleurs
21:51en Seine-Saint-Denis
21:52avec le prénom que je porte
21:53quand j'étais dans cette école
21:55je n'ai jamais entendu
21:56des gens de Nous Vivrons
21:57ou leur équivalent
21:58venir me défendre
21:59quand j'avais des hommes en armes
22:01devant mon école
22:01quand vous avez des juifs
22:02aujourd'hui en France
22:03qui se font agresser
22:04voire tuer en France
22:06où est Nous Vivrons ?
22:07où sont-ils ?
22:07du côté de leurs bourreaux
22:08et les seuls
22:09qui les défendent aujourd'hui
22:10dans la classe politique
22:11elles viennent perturber
22:12leur meeting
22:12donc je pense que pour les gens
22:14juifs français
22:15qui nous écoutent aujourd'hui
22:16elles leur font honte
22:17elles ne les défendent pas
22:18et elles leur font honte
22:19et pour tous les français
22:20qui nous écoutent
22:21de la même manière
22:21ils savent aujourd'hui
22:23qu'ils ne sont pas menacés
22:24par l'histoire d'il y a 80 ans
22:26mais par ce qui se passe
22:27aujourd'hui sur notre territoire
22:28et moi c'est ce sur quoi
22:29je veux apporter des réponses
22:31et c'est ce qui fait tous les gens
22:31J'entends votre caractère passionné
22:32sur cette question-là
22:33Merci à vous
22:33Donc je vous ai laissé
22:34finir votre phrase
22:35Sarah Knafo
22:36députée européenne
22:37et secrétaire générale
22:38de Reconquête
22:38votre livre
22:39Le casse du siècle
22:40et secrétaire générale
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