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  • il y a 6 minutes
Le violeur en série de la Guillotière a fait six victimes à Lyon mais les investigations ont été clôturées par un non-lieu en 2005. Le Progrès a porté l’affaire à la connaissance du pôle cold-case de Nanterre.  

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Transcription
00:00Comment la génétique peut permettre, pas le cas évidemment systématiquement, de retrouver un suspect grâce à sa famille, pour l
00:11'affaire courte ?
00:11D'abord, le principe, c'est quoi concrètement ? On en voit ici la définition, Général Daoust.
00:15Le principe, l'ADN du violeur ou du criminel est inconnu.
00:23Il n'a jamais été prélevé pour une affaire précédente, qu'elle soit criminelle ou délictuelle.
00:28Et à partir de ce moment-là, le FNAEG est muet.
00:32Toutefois, on a tous des parents ou des enfants en ligne directe, et avec eux, nous partageons jusqu'à 50
00:41% de notre ADN.
00:42Et c'est là-dessus qu'on va travailler.
00:44Dans le cadre d'une enquête, comment ça fonctionne ? Comment on maîtrise cette technique de la recherche d'ADN
00:52en parentèle ?
00:53Il y a plusieurs étapes à respecter.
00:55Un, le profil n'est pas connu. Donc, on va, depuis la loi de 2016, pouvoir chercher sur la parentèle,
01:04et on va, dans le FNAEG, on va faire des requêtes pour avoir le plus de données génétiques en commun
01:12avec le profil incollu.
01:14À partir de là, ça donne une liste de candidats, et on va partir du plus fourni au moins fourni.
01:21Et c'est là où il faut des probabilités, il faut un peu de statistiques pour arriver à regarder ceux
01:28qui sont vraiment pertinents.
01:30Donc, on essaye d'obtenir, en quelque sorte, comme c'est écrit ici, une liste de candidats.
01:34Tout à fait.
01:34Mais ce n'est pas la panacée. C'est-à-dire que derrière, il faut mener une enquête de terrain.
01:38Il faut continuer. C'est là. L'enquête de terrain continue.
01:41Et à partir du moment où on a une liste de candidats qui ont suffisamment de matériel génétique en commun
01:46avec le criminel,
01:49eh bien, les enquêteurs vont tourner autour de la famille de chacun pour voir s'il y a un homme,
01:55etc., s'il est connu, pas connu.
01:58Et surtout, très important, c'est une fois qu'on a un ou plusieurs suspects issus de ce travail,
02:05il faut le prélever pour pouvoir comparer son matériel génétique complet avec la trace trouvée sur les scènes de crise.
02:12Ça a des limites, tout de même.
02:13Oui.
02:14En plus, cette méthode, ça ne marche pas à tous les coups. On va le voir. Il y a des
02:19inconvénients, si je puis dire.
02:21C'est-à-dire que pour retrouver un violeur en l'espèce grâce à son père, sa mère, son fils,
02:26sa fille, encore faut-il que ces gens-là soient eux-mêmes fichés.
02:31Exactement. Si la famille n'est pas fichée, à partir de ce moment-là, eh bien, la base tournera toute
02:37seule, mais il n'y aura pas de retour.
02:40Et c'est ce qui s'était passé, comme l'a dit l'avocat tout à l'heure, dans la
02:43deuxième affaire des violeurs des campus de Lyon,
02:46il n'y avait pas, au point de vue parentel, là, ça avait pu être fait, eh bien, il n
02:51'y avait pas de parents qui étaient fichés.
02:53Donc, rien.
02:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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