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Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste et candidat à la primaire socialiste, était l'invité de Guillaume Daret, dans BFM Politique.

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Transcription
00:01Générique
00:11Bonjour à tous, bonjour Olivier Faure.
00:13Bonjour Guillaume Daré.
00:14Merci d'être avec nous dans BFM Politique,
00:16premier secrétaire du Parti Socialiste,
00:17candidat à la primaire socialiste à mes côtés pour vous interroger,
00:21Amandine Attalaillage de BFM TV et Jules Pecknard de La Tribune dimanche.
00:26On va bien sûr évoquer cette primaire qui aura lieu début octobre
00:29pour choisir le candidat à gauche, notamment le candidat socialiste,
00:32avec place publique notamment aussi qui est associée à cette primaire.
00:35Mais d'abord, cette piste choc donc lancée par le gouvernement
00:39et par le Premier ministre qui a décidé de dire à ses ministres
00:42qu'il fallait entamer une concertation avec les différents groupes politiques
00:47pour faire contribuer les retraités à l'effort budgétaire.
00:50Il faut trouver 30 à 40 milliards d'euros d'économie.
00:52Est-ce que sur le principe d'abord, Olivier Faure,
00:55on va rentrer dans les différentes mesures qui peuvent être proposées,
00:57est-ce que sur le principe, oui ou non, pour vous,
01:00les retraités doivent davantage contribuer à cet effort budgétaire ?
01:04Sur le principe, je ne sais pas très bien ce que ça veut dire.
01:06Parce qu'en réalité, on nous parle des retraités riches,
01:09mais on nous dit maintenant que la richesse commence à 1 500 euros.
01:12La réalité, c'est que vous la connaissez,
01:14même pour celles et ceux qui ont d'abord travaillé toute leur vie,
01:17qui ont contribué à la richesse de ce pays,
01:20on leur dit maintenant, la règle du jeu change
01:22et vous allez devoir payer davantage.
01:24Alors même qu'on parle de gens très modestes
01:27et qui ont, pour certains d'entre eux,
01:29même pas pu, au long de leur existence,
01:31accumuler suffisamment pour avoir un logement
01:33et donc sont toujours locataires.
01:34Et ceux qui vont vers la dépendance,
01:37qui vont devoir aller peut-être dans un EHPAD
01:39et à qui on dit,
01:40vous ne pourrez même pas payer le prix de votre EHPAD.
01:43Eh bien, moi, je considère que ce n'est pas juste.
01:46Et moi, ce que je défends, c'est au contraire un principe de justice.
01:48Et donc, nous verrons bien ce que le gouvernement dit.
01:50Mais pour l'instant, de ce que je vois...
01:52Mais si ça concerne vraiment, alors,
01:54les pensions au-dessus de 2 000 ou 3 000 euros,
01:57est-ce que là, pour vous, ce serait juste ?
01:59Mais vous savez très bien que...
02:01Quel est votre seuil, en fait ?
02:02Le gouvernement cherche de l'argent.
02:03Et plus il augmente, en fait, le niveau
02:06de ceux qui doivent contribuer,
02:08et en réalité, moins il récupère d'argent.
02:10Donc la réalité, c'est que je vois bien
02:12qu'on est autour de 2 000 euros.
02:132 000 euros, on n'est pas riche à 2 000 euros.
02:15C'est quoi un retraité riche ?
02:19Un retraité riche, c'est 4 000 euros.
02:21C'est quelqu'un qui est dans le dernier décile,
02:23dans les 10 % de Français, les plus riches.
02:25Mais pour quelqu'un qui est à 2 000 euros,
02:28c'est...
02:29En province, en région,
02:32c'est le prix d'un EHPAD.
02:33En Ile-de-France, vous savez très bien
02:35que le prix d'un EHPAD, c'est beaucoup plus élevé.
02:37C'est entre 2 000 et 3 000, et parfois plus.
02:39Et donc, la réalité, c'est que
02:41ce que l'on veut faire supporter
02:43aux retraités est en réalité
02:47insupportable.
02:47Le gouvernement devrait réserver
02:51cette désindexation pour ceux qui ont une pension
02:53au-delà de 4 000 euros ?
02:55Oui, par exemple, là, je n'y vois pas
02:57l'inconvénient, mais là encore,
02:59je voudrais revenir quand même sur ce dont on parle.
03:02On nous dit qu'il faut faire des économies.
03:04Mais moi, j'aimerais comprendre
03:05d'où vient en réalité le déficit.
03:07Ce déficit, il n'est pas tombé du ciel.
03:09Il n'est pas le produit
03:10de je ne sais quelle calamité naturelle
03:13qui se serait battu sur nous.
03:14Ça n'est pas vrai.
03:15La réalité de ce budget,
03:17c'est que depuis 10 ans,
03:19nous vivons sous cette théorie du ruissellement
03:22qui devait permettre d'enrichir les plus riches
03:24et puis progressivement, tout ça devait arriver
03:26jusqu'à tous les autres.
03:28La réalité, c'est que ça n'arrivait nulle part.
03:30Et donc, nous avons aujourd'hui un problème
03:32qui est un problème de recettes.
03:34Et ces recettes, c'est ce gouvernement
03:36qui les a progressivement diminués.
03:38Je vois qu'en cette rentrée,
03:41le gouvernement nous annonce
03:42qu'il veut même encore diminuer
03:44l'imposition des grandes entreprises
03:45puisqu'il propose de revenir sur la taxe
03:48sur les très grandes entreprises.
03:50Il y a quelque chose de fou.
03:51En réalité, ce qu'ils ne prennent pas
03:53aux plus riches et aux grandes entreprises,
03:55ils le prennent à tous les autres.
03:56Et ce sont les retraités
03:56qui sont les premiers à passer la caisse.
03:58Le principe même de désindexer
03:59les pensions de retraite de l'inflation,
04:01est-ce que c'est acceptable ?
04:02Non.
04:03Je ne pense pas que ce soit...
04:05Enfin, ça dépend de qui on parle.
04:06Encore une fois, au-dessus de 4 000 euros,
04:08je pense qu'il y a des marges à trouver.
04:10Mais pour le reste,
04:12je considère qu'on est en train
04:13d'expliquer aux gens
04:15qu'ils vont devoir se faire raqueter.
04:18Pour vous, c'est du raquette.
04:20D'accord.
04:21Mais les retraités ne doivent pas du tout contribuer
04:23parce qu'il y a d'autres formules possibles.
04:24Dans ce cas-là, par exemple,
04:25juste pour finir, par exemple,
04:29toucher à l'abattement de 10 %,
04:32vous savez, pour les frais professionnels.
04:34Est-ce que cet abattement,
04:35il est toujours justifié à vous ?
04:36Mais vous trouvez normal
04:37de commencer par les retraités
04:39alors qu'on ne touche pas
04:41aux très grandes fortunes.
04:42Personne ne veut parler de la taxe Zuckman.
04:43On ne veut pas parler, en fait,
04:45des gros héritages.
04:46On ne veut parler de rien.
04:47On ne va pas parler
04:47des grandes entreprises.
04:48Et on parle de qui ?
04:49Des retraités.
04:50Pardon, mais enfin,
04:51moi, je considère que dans un pays
04:53qui veut être un pays de justice,
04:55et c'est une France juste
04:57que je défends,
04:58eh bien, on commence
04:59par ceux qui ont les moyens de payer.
05:01Je ne comprends pas cette obstination
05:03à toujours vouloir faire payer
05:04ceux qui n'ont pas les moyens
05:06quand on laisse les autres tranquilles,
05:09considérant que,
05:09je reviens à la théorie du ruissellement,
05:11que finalement,
05:12leur richesse finira par se répandre
05:13sur tous les autres.
05:14Ça n'est pas vrai.
05:16Et donc, il est temps
05:16d'en finir avec cette fiction.
05:17Vous employez le mot « raquette »
05:18pour vous.
05:19Ce serait du « raquette »
05:20de faire contribuer davantage
05:21certains retraités ?
05:22Mais faire contribuer
05:23un retraité qui gagne
05:241 500 ou 2 000 euros,
05:26qui a été celui...
05:27Enfin, si vous êtes ici aujourd'hui,
05:29si ce pays est ce qu'il est,
05:31vous le devez à qui ?
05:32Sinon, à leur travail.
05:33Et donc, quand on considère
05:35que désormais,
05:35on ne pourrait pas
05:37continuer à financer nos retraites,
05:39parce que le débat sur les retraites
05:39va revenir inévitablement,
05:41mais moi, je considère
05:42qu'il y a là une forme
05:44même y compris d'indécence.
05:45En fait, on dit...
05:47Vous vous rendez compte,
05:48M. Daré ?
05:50En France,
05:50quand on produit 100 euros
05:51de richesse,
05:52on en donne 14
05:53à nos aînés.
05:55Mais est-ce que vous,
05:56vous n'êtes pas prêt
05:56quand vous créez
05:57100 euros de richesse
05:58à donner 14 euros
05:59à votre père,
06:00à votre mère,
06:00à votre grand-père,
06:01à votre grand-mère ?
06:02Est-ce que vous trouvez
06:02que c'est anormal
06:03de faire ce choix ?
06:04Moi, je crois
06:04que c'est un choix
06:05de civilisation.
06:06C'est un choix
06:06qui dit ce que nous sommes.
06:08Et moi, ce que je crois
06:09que nous sommes,
06:09c'est un État,
06:10c'est un État social aussi,
06:11un État qui choisit
06:13de marquer la solidarité
06:15entre les générations
06:16et notamment
06:17qui vient honorer
06:19celles et ceux
06:19qui ont fait de nous
06:20ce que nous sommes aujourd'hui.
06:21Que diront les socialistes
06:22alors justement
06:23aux ministres
06:23qui vont les consulter
06:24sur cette consultation
06:25qui a lancé le Premier ministre ?
06:27On a toujours été
06:28aux consultations,
06:29nous n'avons jamais
06:29refusé le dialogue,
06:30mais nous leur dirons
06:31que les signaux
06:32qui sont adressés aujourd'hui
06:32ne sont pas les bons
06:34et qu'il y a un vrai sujet
06:36et qu'on ne voit pas très bien
06:37quelle est la trace possible
06:38d'un compromis
06:39avec la gauche.
06:40Ce n'est pas du tout
06:41comme ça qu'il fallait
06:42entrer une discussion.
06:43Là, je ne vois que des mesures.
06:45En fait, rendons-nous compte
06:46de ce qui se passe
06:46en cette rentrée.
06:47La vie est de plus en plus chère
06:49et notamment
06:50pour les plus modestes.
06:50On va y venir, bien sûr.
06:51Oui, mais en fait,
06:52c'est le prix de l'énergie,
06:54c'est le forfait hospitalier,
06:56c'est les franchises médicales,
06:57c'est l'alimentation.
06:59Comment voulez-vous
06:59que les gens n'aient pas
07:00le sentiment
07:01que leur vie est plus dure
07:02chaque jour ?
07:03Et pendant ce temps-là,
07:03on dit
07:04on ne touche pas au SMIC,
07:05on n'augmente pas les salaires,
07:06mais où est-on ?
07:07Mais pour autant, Olivier Faure,
07:09vous n'avez pas l'an dernier
07:10censuré le gouvernement,
07:11ce qui a d'ailleurs fait
07:13une polémique
07:13avec la France insoumise
07:15qui n'a pas compris votre choix.
07:17Qu'est-ce qui a profondément
07:18changé cette année
07:18pour que vous envisagiez
07:19alors une censure ?
07:21Parce qu'en fait,
07:21les économies à faire
07:22sont encore plus importantes
07:23cette année finalement.
07:25Vous nous donnez la réponse.
07:27L'an passé,
07:27le gouvernement,
07:29initialement celui
07:29de François Bayrou,
07:30est arrivé avec
07:31ce qu'on avait appelé
07:32le musée des horreurs.
07:34Vous vous souvenez ?
07:35Il voulait à la fois
07:36désindexer les pensions de retraite,
07:37déjà.
07:38Il voulait faire rentrer
07:39dans l'impôt sur le revenu
07:40toute une série de gens
07:41qui n'y sont pas encore rentrés.
07:43Il voulait faire en sorte
07:44que l'abattement de 10%
07:45soit supprimé.
07:46Il voulait toute une série
07:48de mesures
07:48qui avaient pour effet,
07:50franchise médicale,
07:51etc.,
07:52de diminuer la protection
07:54des plus vulnérables.
07:55Nous avons obtenu
07:57que le gouvernement
07:58y renonce.
07:59Ce n'est pas pour que cette année
08:00on nous dise
08:01on y a renoncé un an
08:02mais cette année
08:03on y revient.
08:03Oui, mais au prix
08:04de beaucoup moins d'économie.
08:05Vos mesures ont coûté très cher.
08:06Mais je viens de vous dire
08:07qu'il faut arrêter
08:09de parler exclusivement
08:10d'économie,
08:11il faut aussi parler
08:12de recettes.
08:13Et quand ce gouvernement
08:14se refuse à toute recette
08:15qui vient de réponctionner
08:16sur les plus riches
08:16pour toujours prendre
08:17sur les mêmes,
08:18je dis que là
08:19il y a un problème.
08:20Et que donc nous avons
08:21là deux choix
08:22qui vont s'opposer
08:23dans l'élection présidentielle
08:25mais moi le choix
08:26que je défends
08:26c'est le choix
08:27d'une France plus juste.
08:28Je vois bien
08:29que c'est la loi
08:30du plus fort
08:30qui s'impose maintenant
08:31à nouveau
08:32aussi bien au plan géopolitique
08:34qu'au plan interne.
08:35Mais moi
08:36face à la loi
08:37du plus fort
08:37j'entends défendre
08:38la loi du plus juste.
08:40Vous dites justement
08:40que ces pistes
08:41qui sont avancées
08:42ne dessinent pas
08:43un compromis.
08:43Est-ce que ça veut dire
08:44aujourd'hui
08:44quand vous entendez
08:45mise à contribution
08:46des retraités
08:47possibles des indexations
08:48vous dites
08:48en l'état actuel
08:50nous voterons la censure ?
08:52Mais je veux voir la copie.
08:53Mais de ce que vous voyez ?
08:55Je dis simplement
08:56que pour l'instant
08:56les signaux
08:57ne sont pas les bons
08:58et que si ces signaux
09:00se prolongent
09:01et même se durcissent
09:02alors effectivement
09:03je n'aurai aucune hésitation
09:05à faire le choix
09:06de la censure.
09:07Aujourd'hui
09:07vous voteriez la censure ?
09:09Mais je n'ai pas la copie
09:10je veux la voir.
09:11Mais les pistes que vous avez ?
09:12Pour les pistes que je vois
09:13pour l'instant
09:14ce n'est pas dans le bon sens
09:15c'est une évidence.
09:16Mais quand vous voyez
09:17que par exemple
09:18Marine Le Pen
09:19dit il vaut mieux
09:21un budget
09:22qui serait opérationnel
09:23plutôt que pas de budget du tout
09:24ça ne vous fait pas écho un petit peu ?
09:26Mais Marine Le Pen
09:28d'abord
09:28ce n'est pas ma boussole
09:30et ensuite
09:31je voudrais d'ailleurs
09:32qu'on revienne un instant
09:33sur ce que dit
09:33Marine Le Pen
09:34parce qu'il faut en finir aussi
09:36avec la démagogie.
09:38Moi ce que je vous dis là
09:38il n'y a rien de démagogique
09:40dans ce que je viens de dire.
09:41Je viens de dire simplement
09:41qu'il faut revenir
09:42à une taxation juste
09:44qui permette
09:45d'aller chercher l'argent
09:46pour tout ce qui n'est pas
09:47productif pour le pays.
09:49Mais j'écoute
09:50Marine Le Pen
09:51elle vous dit quoi ?
09:52Elle vous dit
09:53à la fois
09:53qu'elle veut
09:54faire des économies
09:55alors on ne sait plus très bien
09:56parce que ça change
09:57tous les jours
09:57mais enfin
09:58elle parle de 120 milliards
09:59sur 5 ans.
10:00Elle parle de l'immigration
10:01de la contribution
10:02au budget européen
10:03des normes
10:04des agences publiques.
10:05Absolument.
10:06Je rappelle qu'Éric Ciotti
10:07avait dit l'an passé
10:08que lui c'était 120 milliards
10:09par an
10:10et qu'à l'époque
10:11le RN avait approuvé.
10:12On ne sait plus très bien
10:13où ils en sont.
10:13D'ailleurs eux-mêmes
10:14ne doivent pas tellement
10:15le savoir.
10:16Mais je reprends devant vous
10:18les mesures qu'elle veut.
10:20Elle dit à la fois
10:20qu'il faut faire des économies
10:21mais en même temps
10:22elle dit qu'il faut supprimer
10:24les impôts de production
10:2525 milliards d'euros par an.
10:27Il faut exoner
10:28l'utilisation patronale
10:29sur les hausses de salaire
10:30jusqu'à 10%
10:31jusqu'à 3 SMIC
10:32ça fait 10 milliards d'euros par an.
10:34Elle veut baisser la TVA
10:35sur les énergies
10:36c'est encore 10 milliards
10:37et je pourrais continuer.
10:39En fait l'addition
10:39elle est de 70 milliards.
10:42Elle estime qu'en recréant
10:44de la croissance
10:45il n'y aura plus
10:46de rentrées supplémentaires.
10:47Ça veut dire quoi M. Peknard ?
10:48Ça veut dire qu'elle vous dit
10:50on va faire des économies
10:50mais en plus
10:51elle supprime des recettes.
10:53Mais alors
10:53qui va payer à un moment ?
10:55Qui va payer
10:56à part les classes populaires
10:57et la classe moyenne ?
10:58Je ne vois pas.
10:59Quand on supprime
11:00l'argent des plus riches
11:01enfin quand on supprime
11:01l'imposition des plus riches
11:03et des grandes entreprises
11:04et dans le même temps
11:05on dit qu'on va faire des économies
11:06on les fait sur qui ?
11:07Et si on veut maintenir
11:08des services publics
11:09qui les paye ?
11:10Olivier Faure
11:10vous n'êtes pas langue de bois
11:11habituellement ?
11:12Je ne suis pas langue de bois
11:13En l'état
11:14vous censeriez le gouvernement ?
11:16En l'état
11:16je vous dis que
11:17pour l'instant
11:18je n'ai pas la copie complète
11:19je veux l'avoir
11:20je veux savoir
11:21ce qui sera fait
11:21sur la contribution
11:22des grandes fortunes
11:23Et si la copie
11:24est conforme aux pistes ?
11:25Si la copie
11:26est conforme aux pistes
11:27à la fin
11:27effectivement je se rassurerai
11:29Même en pleine élection présidentielle ?
11:31Mais
11:32je n'ai pas la copie
11:33Moi je cherche à voir
11:35je cherche à voir le débat
11:36Je veux que le débat ait lieu
11:37Mais je le dis aussi
11:39Si en fait
11:40je vois que
11:41ce qui nous est proposé
11:43est ce que François Bérou
11:44avait lui-même proposé
11:45que je vois qu'aucun effort
11:47n'est fait
11:48parce que
11:48vous avez aujourd'hui
11:49trois candidats
11:50à l'élection présidentielle
11:51Bruno Rutaillot
11:51Gabriel Attal
11:52et Edouard Philippe
11:54qui eux-mêmes
11:55ne sont pas aptes au compromis
11:56ne cherchent pas le compromis
11:58L'an passé
11:59je vous rappelle que
11:59au-delà de la fin
12:01du Musée des horreurs
12:01nous avons tenu
12:02la suspension
12:03de la réforme des retraites
12:04le repas à un euro
12:05pour les étudiants
12:06le fait qu'on augmente
12:07substantiellement
12:07la prime d'activité
12:08pour les salariés modestes
12:10mais je ne vois
12:11aucune trace de tout cela
12:12aujourd'hui
12:12je n'ai jamais cherché
12:13moi à dire
12:14que j'étais devenu
12:15un élément du bloc central
12:17je n'en suis pas
12:17je suis de gauche
12:18et je suis dans l'opposition
12:19Dans ce qui pourrait aller
12:20dans votre soupe
12:21quand je ne suis pas majoritaire
12:22effectivement
12:23je cherche
12:24à bâtir des deals
12:25en sorte que
12:26ceux pour qui je me bats
12:27obtiennent le plus possible
12:29mais quand je vois
12:29qu'ils n'obtiennent rien
12:30et que c'est l'inverse
12:31qui se produit
12:32je ne vais pas
12:33moi-même accompagner
12:33cette politique
12:34Il y a une mesure
12:35qui pourrait vous intéresser
12:36sur les héritages
12:37c'est en proposition
12:39de la part de Sébastien Lecornu
12:40dans le cadre du budget 2027
12:42il voudrait faire
12:43des mesures temporaires
12:44pour favoriser
12:45les donations familiales
12:47pour que l'argent circule
12:48au moment
12:48où il est le plus utile
12:50la principale disposition
12:52ce serait de relever
12:53de 31 865 à 50 000 euros
12:56le plafond
12:57des sommes exonérées
12:58de taxation
12:59au titre d'un don familial
13:00ça vous intéresse ça ?
13:02ça m'intéresse
13:03dès lors qu'on reste
13:04dans des proportions
13:05qui sont effectivement
13:07celles que vous venez
13:07d'indiquer
13:08moi je suis
13:09pour que effectivement
13:10on le voit bien
13:11c'était le congrès des notaires
13:12cette semaine
13:12on a un problème
13:14c'est qu'il y a beaucoup
13:14d'épargne qui n'est pas mobilisée
13:16et qui ne permet pas
13:17à ceux qui s'installent
13:18dans la vie
13:19de bénéficier d'un argent
13:20dont ils bénéficient trop tard
13:22quand ils ont 60 ans
13:23en moyenne aujourd'hui
13:24et donc cet argent-là
13:25ils n'en ont déjà plus besoin
13:27alors ils peuvent s'en servir
13:28pour leurs enfants
13:29leurs petits-enfants
13:29etc.
13:30mais enfin il n'empêche
13:30que ça n'est pas
13:32complètement ridicule
13:32de dire qu'il faut
13:33mobiliser cet argent
13:35prématurément
13:35donc ça d'accord
13:37mais attention
13:37il ne faut pas que ce soit
13:39au détriment
13:39de ce qu'on appelle
13:42la très grande transmission
13:43qui va intervenir
13:44celle des baby-boomers
13:45et on parle là
13:46de 9000 milliards
13:47qui vont être transmis
13:48dans les 15 prochaines années
13:49et donc avec de très
13:51très gros héritages
13:52et ces très très gros héritages
13:54là effectivement
13:55il faut en profiter
13:56pour dire que
13:57une part de ces gros héritages
14:00petite part
14:01mais je parle là
14:02des 1% des plus gros héritages
14:04doit servir à financer
14:05la transformation écologique
14:07de notre pays
14:07donc seulement les 1%
14:08des plus gros héritages
14:09oui absolument
14:09avec une
14:10qu'est-ce que vous proposez
14:11concrètement en fait
14:12sur ces 1% des héritages
14:14les plus importants
14:14puisque vous êtes candidat
14:15à la primaire
14:16je propose qu'on prélève
14:17sur ces très gros héritages
14:1815 milliards par an
14:20on parle de maintenant
14:21à 2040
14:22vous voyez à peu près
14:23quelle est la durée
14:24sur laquelle ça s'étale
14:25et donc récupérer chaque année
14:28autour de 15 milliards
14:29qui permettrait de financer
14:30la transition
14:31comme Raphaël Glucksmann
14:32tout ça ça provoque en tout cas
14:33une colère
14:34comme Raphaël Glucksmann
14:35puisque Raphaël Glucksmann
14:35propose d'en faire un élément
14:37pour baisser les cotisations
14:39sociales
14:39moi je considère
14:41qu'il y a un sujet
14:42on ne peut pas
14:43augmenter les salaires
14:44en prélevant
14:45sur le salaire différé
14:47les cotisations
14:48c'est ce qui permet
14:49d'assurer les français
14:50contre tous les grands risques
14:52de l'existence
14:52le chômage
14:53la maladie
14:54les accidents du travail
14:55puis en plus
14:56après évidemment
14:57la retraite
14:58et donc moi je considère
14:59que cet argent là
14:59il doit être mobilisé
15:01pour la transformation écologique
15:03et que les salaires
15:04ils doivent être
15:04naturellement augmentés
15:06et je propose là quoi
15:07je propose à la fin
15:08d'augmenter le SMIC
15:09mais aussi
15:10une conférence salariale
15:11où on aurait
15:12tripartite
15:13Etat
15:14syndicat
15:15patronat
15:16où on conditionne
15:17les aides aux entreprises
15:18au fait que
15:19désormais
15:20il doit y avoir
15:21une augmentation des salaires
15:22au-dessus du SMIC
15:23tout ça ça provoque
15:24une colère grandissante
15:24on le disait
15:25sur le plan social
15:25et se pose la question même
15:26d'un retour du mouvement
15:27des gilets jaunes
15:28une note des renseignements
15:29territoriaux
15:29que nous avons révélés hier
15:31évoque une vigilance particulière
15:33les policiers notent
15:33qu'il y a des appels
15:34à se rassembler
15:35qui s'intensifient
15:36pour protester
15:37notamment contre la hausse
15:38du prix de l'énergie
15:38la baisse du pouvoir d'achat
15:39et certains responsables politiques
15:41appellent à descendre
15:42justement à nouveau
15:43sur ces ronds-points
15:44c'est le cas de Fabien Roussel
15:45écoutez-le
15:48j'appelle les français
15:50à occuper les ronds-points
15:51à se mobiliser
15:51devant les sous-préfectures
15:53devant Matignon
15:54l'Elysée
15:54devant le siège de Total
15:56partout où ces décisions
15:57se prennent
15:57il faut que ça agisse
15:59vite et fort maintenant
16:01alors vous Olivier Faure
16:02est-ce que vous appelez
16:03les gens à descendre
16:05exprimer leur colère
16:05sur les ronds-points
16:06oui ou non ?
16:07sans doute
16:08ne le savez-vous pas
16:09mais le mouvement
16:10des gilets jaunes
16:11est né dans ma ville
16:12à Savigny-le-Temple
16:13avec Priscilla Ludovski
16:15qui avait lancé cette pétition
16:16qui avait amorcé
16:17le mouvement des gilets jaunes
16:18les gilets jaunes
16:19je les ai rencontrés
16:20tout au long de leur mouvement
16:21ce sont des gens
16:22qui travaillent
16:23mais qui ne peuvent pas vivre
16:25alors même qu'ils travaillent
16:27et ce scandale-là
16:28doit s'arrêter
16:29il faut entendre
16:30ce qu'ils disent
16:31comment est-ce possible
16:33aujourd'hui
16:33on nous parle uniquement
16:34pouvoir d'achat
16:35mais quand votre pouvoir d'achat
16:38augmente très faiblement
16:39d'une année sur l'autre
16:40et que en réalité
16:41toutes vos dépenses contraintes
16:42augmentent elles
16:44le reste à vivre
16:45le reste à vivre
16:46il est effectivement
16:48devenu problématique
16:49vous savez
16:50quand je fais mes courses
16:51dans mon supermarché habituel
16:52je vois des gens
16:53qui arrivaient à la caisse
16:54se rendent compte de l'addition
16:56commencent discrètement
16:57à laisser sur le côté
16:58mais est-ce que vous dites
16:58il faut descendre de la rue
16:59est-ce que vous appelez
17:00les gens à les manifester
17:01mais ce n'est pas à moi
17:02de dire ce qu'il faut faire
17:03et ce que les gens feront
17:04ce n'est je ne suis pas
17:05celui qui conduit
17:06le mouvement social
17:07mais je le comprends
17:08est-ce qu'un retour
17:09du mouvement des gilets jaunes
17:10est souhaitable ou non
17:11mais ce n'est pas moi
17:13qui dicte leur conduite
17:14aux françaises et aux français
17:15quand ils se soulèvent
17:16mais s'ils se soulèvent
17:18je le dis aussi
17:19je le comprendrai
17:20parfaitement
17:21et je serai
17:22à leur côté
17:23parce que
17:24il n'est plus possible
17:25d'avoir des gens
17:26qui travaillent
17:28mais qui ne sont pas
17:29rémunérés
17:29à l'ordre de ce qu'ils font
17:30ça n'est pas possible
17:31ça n'est pas possible
17:32de dire aux gens
17:33l'effort
17:34le mérite
17:35le travail
17:36doit être récompensé
17:37il y a des gens
17:37qui ont le mot
17:38va leur travail à la bouche
17:39toutes les heures de l'année
17:40et pour autant
17:41qui ne font rien
17:42pour que la valeur de travail
17:43soit récompensée
17:44il ne faut pas simplement
17:45dire va leur travail
17:46il faut donner de la valeur
17:47au travail
17:48et ça
17:48ça suppose avancer
17:49sur les salaires
17:50je viens de dire
17:51je viens de faire
17:52deux propositions
17:52mais je peux continuer
17:53je voulais vous demander
17:53sur l'essence
17:55déjà concrètement
17:56dont les prix explosent
17:57qu'est-ce que vous proposez
17:59de faire
17:59ou demander au gouvernement
18:01est-ce qu'il faut par exemple
18:01plafonner les prix
18:03alors d'abord
18:04avant de parler de tout cela
18:06en fait le problème
18:06c'est que
18:07je viens de le dire
18:08les salaires ne payent pas
18:09aujourd'hui
18:10quand vous avez
18:10des gens qui arrivent
18:11à la pompe
18:12quand on leur dit
18:13vous allez être augmenté
18:14de 1% cette année
18:15ils disent
18:15attendez
18:16moi j'ai un problème
18:16c'est que le prix de l'essence
18:17il augmente plus vite
18:18que mon salaire
18:19donc le problème
18:20un numéro un
18:21c'est les salaires
18:21je fais une autre proposition
18:22je souhaite que désormais
18:24quand il y a
18:241 euro de dividende
18:26distribué
18:27il y a au moins
18:281 euro
18:29de distribué
18:30aux salariés
18:30souvent d'intéressement
18:31une participation de salaire
18:32que ça dit encore
18:33sur le prix du carburant
18:35ce qu'il faut
18:36on le dit
18:36sur le prix de l'énergie
18:37de manière générale
18:37il faut un bouclier
18:38qui s'adresse d'abord
18:40à ceux qui sont
18:41les grands rouleurs
18:42faire en sorte
18:43que l'Etat
18:44ne se réserve pas
18:45une cagnotte
18:46sur l'odo des français
18:47il faut que
18:47tout l'argent
18:48qui est gagné
18:49grâce à l'autorisation
18:50du prix de l'essence
18:51puisque
18:51quand le prix de l'essence
18:53augmente proportionnellement
18:54les prix des taxes
18:55augmentent aussi
18:55et bien
18:56il faut que cet argent
18:57soit redistribué
18:58intégralement
18:59pas un centime
19:00pour l'Etat
19:01et que cet argent
19:01soit distribué
19:02le coût des aides du gouvernement
19:03est supérieur finalement
19:04aux rentrées fiscales supplémentaires
19:06oui
19:06non
19:06pas tout à fait
19:07parce qu'en réalité
19:08il y a toute une série de gens
19:09qui ne demandent pas cette aide
19:11et donc il faut que cette aide
19:12elle soit attribuée
19:14mécaniquement
19:14d'office
19:15directement
19:15d'office
19:16qu'il n'y ait pas de démarche à faire
19:17on sait très bien
19:18quels sont les gens
19:19qui vivent dans le monde rural
19:20et qui ont besoin de leur voiture
19:21dans le monde
19:22dans la périphérie
19:24tous ceux qu'on appelle
19:25les zones périphériques
19:26les périurbains
19:27j'aime pas le terme
19:28parce que moi-même
19:28je suis un périurbain
19:29et je préférais qu'on dise
19:31que je suis le centre
19:31d'autre chose
19:32mais il n'empêche
19:33parce que par exemple
19:34Ségolène Royal
19:35elle aussi candidate
19:36à la primaire
19:36dit plafonnons à 1,70
19:38le problème du plafonnement
19:40qui est une idée
19:41que je peux partager
19:42intellectuellement
19:43est une idée
19:44qui peut très vite
19:44se retourner
19:45contre nous-mêmes
19:47pourquoi ?
19:47parce que si vous plafonnez
19:49le prix de l'essence
19:50les distributeurs
19:51les raffineurs
19:52vont se tourner
19:52vers d'autres pays
19:53pour voir vendre
19:56écouler leurs marchandises
19:58et donc le risque
19:59c'est que nous nous aboutissions
20:00à des pénuries de pétrole
20:01sur notre territoire
20:01ce que je ne souhaite pas
20:02et donc il y a là
20:04en fait un problème
20:05de niveau
20:06et donc il faut évidemment
20:09négocier avec
20:09l'ensemble des distributeurs
20:11faire en sorte
20:11qu'eux-mêmes
20:13acceptent une part
20:14de plafonnement
20:14et qu'ils ne cherchent pas
20:16à s'embêcher
20:16et qu'on leur dise
20:17c'est vrai
20:18Total
20:18merci Total
20:20vous dites
20:21je ne dis pas merci Total
20:22parce que dans le même temps
20:23soyons là aussi
20:24regardons les choses
20:25Total vient de faire
20:27des bénéfices records
20:28sur les deux premiers trimestres
20:30et donc là
20:31il faut prévenir
20:32tous ces distributeurs
20:33leur dire que
20:33si vous ne faites pas
20:35si vous ne plafonnez pas
20:36à un niveau suffisant
20:38alors nous viendrons chercher
20:39les surprofits
20:40que vous avez réalisés
20:41vous parleriez de profiteurs
20:42de crise
20:42comme disent certains
20:43bien sûr
20:44bien sûr qu'il y a des gens
20:45qui profitent de la crise
20:47je ne dis pas
20:47qu'ils l'ont souhaité
20:49attention
20:49je ne dis pas
20:50qu'ils ont eux-mêmes
20:51voulu la guerre
20:52dans le détroit d'Hermouz
20:53mais il y a une évidence
20:55au fait que
20:55il y a des profits
20:56qui ne se justifient pas
20:57quand vous êtes
20:58quelqu'un qui a innové
21:00qui a produit
21:03de nouvelles machines
21:04de nouveaux produits
21:05qui a réussi
21:06à augmenter
21:07en fait
21:09sa productivité
21:09il y a une logique
21:11à ce qu'ils gagnent davantage
21:12mais là
21:12il n'y a aucune logique
21:13à ce qu'ils gagnent davantage
21:14parce que
21:15en fait
21:15ils ne font
21:16que gagner davantage d'argent
21:18du fait d'une guerre
21:19qui n'est pas
21:20de leur faite
21:20et sur la proposition
21:21de Marine Le Pen
21:22c'est-à-dire
21:22baisser la TVA
21:24pour vous
21:24c'est intéressant ou pas ?
21:27Mais
21:27baisser la TVA
21:28en fait
21:29elle-même
21:30ne sait pas
21:31comment elle le financera
21:33parce que
21:33si vous baissez la TVA
21:34c'est des recettes
21:35en moins pour l'État
21:35et donc
21:36vous aurez de toute façon
21:37à un moment
21:38la question de savoir
21:39qui paye
21:40et donc
21:41on voit les différentes propositions
21:42des candidats
21:43qui s'affichent
21:44soit avec une diminution
21:46des services publics
21:46soit avec une diminution
21:47des aides
21:47enfin bref
21:48tout ça
21:49c'est un tour de passe-passe
21:50mais qui malheureusement
21:52ne résout rien
21:53sur le long terme
21:53sur le long terme
21:54même sur le moyen terme
21:55que faut-il faire ?
21:57Il faut
21:58nous n'avons pas de pétrole
21:59en France
21:59mais nous avons
22:00de l'électricité
22:01et donc
22:02que devons-nous faire ?
22:03Nous devons évidemment
22:04aller vers
22:05l'électrification des usages
22:06ça veut dire quoi ?
22:07Ça veut dire que
22:07sur les 5 prochaines années
22:08on doit tout faire
22:10pour que
22:10quasiment
22:11tous les Français
22:12aient accès
22:12à un véhicule
22:13électrique
22:14À fond le nucléaire ?
22:16Mais j'ai pas parlé
22:17de nucléaire
22:17j'ai dit
22:17électricité
22:18j'ai dit
22:19bien sûr
22:20l'électricité nucléaire
22:21mais enfin
22:21vous savez très bien
22:22que même
22:23y compris
22:23les premiers EPR
22:24que le gouvernement
22:26envisage
22:27ne viendront pas
22:27avant les 15 prochaines années
22:29et que donc
22:29dans l'intervalle
22:30il faut mettre
22:31le paquet
22:31sur les énergies renouvelables
22:32moi ce que je crois
22:33c'est que nous devons
22:34la seule énergie
22:35vraiment souveraine
22:36c'est l'énergie renouvelable
22:38et donc je souhaite
22:38que ce que la France
22:39a fait
22:40sous Pompidou
22:41Messmer
22:42c'est-à-dire
22:43mettre le paquet
22:44sur le nucléaire
22:45et bien
22:45il faut qu'on mette
22:46le même effort
22:47sur les renouvelables
22:48aujourd'hui
22:49que nous ayons
22:49cette capacité
22:50à dire que la prochaine
22:51odyssée industrielle
22:52c'est le renouvelable
22:53et que nous puissions
22:54dans ces conditions-là
22:56amener les Français
22:57vers l'électrification
22:58de leurs usages
22:59et je le dis
22:59faire en sorte
23:00que nous ayons
23:01des véhicules électriques
23:02produits en France
23:03ou en Europe
23:04qui soient des véhicules
23:05peu chers
23:06on arrive aujourd'hui
23:07autour de 15 000 euros
23:08et bien
23:08il faut qu'on puisse
23:09faire descendre encore les choses
23:10qu'on ait des leasing sociaux
23:11qui permettent
23:12à tous les Français
23:13autour de 100 euros
23:14par mois
23:14d'acquérir un véhicule électrique
23:16et de faire en sorte
23:17que le plein ne soit plus
23:18autour de 85-100 euros
23:20mais autour de 15 euros
23:22c'est ça l'avenir
23:23et donc
23:24il faut l'engager
23:25et il faut que nous mettions
23:26le paquet
23:27et c'est la raison
23:28pour laquelle tout à l'heure
23:28je vous disais
23:29qu'il faut mettre le paquet
23:30sur la transformation écologique
23:31faire en sorte
23:32que l'héritage
23:33que nous laisserons
23:34à nos enfants
23:34et aux petits-enfants
23:35ce soit un héritage écologique
23:37Vous êtes bien sur BFM Politique
23:39notre invité Olivier Faure
23:40premier secrétaire du PS
23:41et candidat
23:42à la primaire socialiste
23:43primaire socialiste
23:44qui va se tenir
23:45début octobre
23:46avec plusieurs candidats
23:47notamment Raphaël Glucksmann
23:49alors question directe
23:51Olivier Faure
23:51vous êtes parfois crédité
23:52de 3%
23:53dans les intentions de vote
23:54au premier tour
23:54de l'élection présidentielle
23:55Raphaël Glucksmann
23:56c'est un peu plus de 10
23:58qu'est-ce qui fait
23:59que vous seriez
23:59un meilleur candidat
24:00que Raphaël Glucksmann
24:00pour la gauche
24:01à cette élection présidentielle ?
24:03Est-ce que vous avez
24:03de la mémoire
24:04Guillaume Daré ?
24:06Sur les 3%
24:07Allez-y
24:08Qu'est-ce que vous voulez dire ?
24:09Allez-y
24:10Vous vous souvenez
24:11qu'en 2016
24:12avant la primaire
24:13de la droite
24:14Alain Juppé
24:15était à 38%
24:18il n'a jamais été candidat
24:20c'est François Fillon
24:21qui l'a remplacé
24:21et donc
24:23gardons-nous
24:23de toutes ces
24:25pronostics
24:25de toutes ces
24:26enquêtes d'opinion
24:27j'en ai vu sortir
24:28cette semaine
24:28avec 88 sondés
24:30et on nous fait là
24:32un tableau
24:33nous disant
24:33qui est devant
24:34qui est derrière
24:34moi je suis là
24:35pour défendre
24:36des convictions
24:36vous l'avez compris
24:37dans cette première
24:38partie d'émission
24:38je ne suis pas là
24:39simplement
24:41pour chercher
24:42à apparaître
24:43dans le décor
24:44je suis là
24:45parce que
24:45je porte des convictions
24:46et je les porte
24:47depuis toujours
24:48Vous pensez que vous pouvez gagner ?
24:49Bien sûr
24:50je pense que je peux gagner
24:51et bien sûr
24:51que je pense aussi
24:52que cette présidentielle
24:53n'est pas perdue
24:53je l'ai dit tout à l'heure
24:54Marine Le Pen
24:55c'est le miroir aux alouettes
24:57et donc
24:58j'entends bien
24:58que nous la démasquions
24:59dans cette élection présidentielle
25:01et que nous montrions
25:02que ce qu'elle propose
25:03ne profitera jamais
25:05à celles et ceux
25:06qui aujourd'hui
25:06la soutiennent
25:07et donc oui
25:08je considère
25:09que cette campagne présidentielle
25:11peut permettre
25:12une surprise
25:13un changement
25:14une évolution
25:15parce qu'il faudra
25:15tout rebâtir
25:17tout reconstruire
25:18et donc ça suppose
25:19de l'énergie
25:20de la volonté
25:21et ça suppose aussi
25:22d'avoir les idées claires
25:23et moi j'ai les idées claires
25:24je veux une France
25:25plus juste
25:26je veux une France
25:27dans laquelle
25:28ce ne soit plus les mêmes
25:29qui est à payer
25:30l'addition en permanence
25:31je crois vous l'avoir exprimé
25:33fortement dans cette première partie
25:34mais il reste quand même
25:35une confusion aujourd'hui
25:36qu'est-ce qui vous distingue
25:38vraiment
25:38en quelques points très clairs
25:40par exemple
25:40de Raphaël Glucksmann
25:41pourquoi est-ce qu'on devrait voter
25:42pour vous
25:43si on est un militant socialiste
25:44ou un sympathisant
25:45plutôt que pour Raphaël Glucksmann
25:47Guillaume Daré l'a dit
25:49en fait il va y avoir des débats
25:50et donc vous aurez largement
25:52l'occasion de percevoir
25:53à la fois les points de convergence
25:55ils existent
25:55oui mais vous êtes ici aujourd'hui
25:57oui
25:57et les points de divergence
25:58qui existent aussi
26:00mais les points de convergence
26:02vous les connaissez
26:02nous avons fait campagne européenne
26:04ensemble
26:04nous sommes tous les deux
26:05des Européens convaincus
26:06et nous considérons
26:07que notre avenir
26:08passe évidemment
26:09par une souveraineté européenne
26:11qui vient conforter
26:13la souveraineté nationale
26:14les divergences
26:15les divergences il y en a
26:16j'en ai tout à l'heure cité une
26:17par exemple
26:18moi je ne considère pas
26:19que
26:21embrayer sur le discours
26:22de la droite
26:22pour augmenter les salaires
26:23en disant
26:24il va falloir désormais
26:25rapprocher le net du brut
26:27pour moi
26:28c'est une erreur
26:29quand sur les retraites
26:31on n'est pas clair
26:32sur le fait
26:33qu'on va revenir
26:33à la retraite à 62 ans
26:35comme nous l'avons
26:36nous-mêmes proclamé
26:37pendant les manifestations
26:38c'est un problème
26:40quand on n'est pas clair
26:41sur la question des salaires
26:42et sur la façon
26:43dont on va les augmenter
26:45et bien là
26:46on n'est pas fidèle
26:47à la promesse
26:47que nous avons engagée
26:48au moment des Gilets jaunes
26:49quand on n'est pas clair
26:51sur la façon
26:51dont on va financer
26:52la transformation écologique
26:55je vous ai donné des pistes
26:56sur cette transformation écologique
26:58moi je considère que
26:59ce n'est pas moi qui le dis
27:00ce sont les rapports
27:02gouvernementaux
27:02qui le disent
27:03donc pour vous rien n'est clair
27:04dans le projet
27:04de Raphaël Glucksmann
27:06pour l'instant
27:07je ne sais pas
27:08je connais le projet
27:08de PS
27:09et vous dites que c'est un projet
27:09de droite
27:10je ne dis pas
27:10c'est un projet de droite
27:11je dis qu'il y a des points
27:12sur lesquels
27:13j'aimerais savoir
27:14où on se dirige
27:15pourquoi ?
27:15parce qu'en réalité
27:16je vois que
27:17dans cette primaire
27:19et au-delà de la primaire
27:20puisque je vois aussi
27:21qu'il y a des gens
27:22qui sont hors primaire
27:22qui font des propositions
27:24moi je ne me suis pas engagé
27:26au Parti Socialiste
27:27quand j'avais 16 ans
27:29parce que je savais
27:31pour qui je voulais me battre
27:34je n'ai pas fait
27:35pour d'un seul coup
27:36me retrouver
27:36à la gauche de la droite
27:41je n'ai pas dit ça
27:42je dis simplement
27:43je dis simplement
27:44que quand je vois des gens
27:45qui disent
27:45désormais sur la retraite
27:47on va prendre une part
27:49de capitalisation
27:49et puis
27:50c'est 63 ans
27:51et puis après
27:53sur la TVA
27:54on va faire la TVA sociale
27:55que nous avons nous-mêmes
27:56condamnée
27:56il y a 14 ans
27:57sous François Fillon
27:58que l'on nous dit
27:59qu'on va maintenant rapprocher
28:00le net du brut
28:01qui est l'antienne
28:02de Edouard Philippe
28:04jusqu'à Gabriel Attal
28:05je dis que
28:06nous ne sommes pas là
28:07pour dans cette élection
28:08présidentielle
28:09être ceux
28:09qui passent les plats
28:10à des gens
28:11qui ne sont nos opposants
28:12et donc moi
28:13je défendrais
28:13un programme socialiste
28:15Olivier Faure
28:15question logique
28:16du coup
28:16si Raphaël Glucksmann
28:17emportait cette primaire
28:18est-ce que vous le soutiendriez ?
28:20Mais j'ai pris un engagement
28:21comme tous ceux
28:22qui participent à cette primaire
28:23c'est que
28:24si à un moment
28:24les français
28:25et je les appelle
28:26toutes et tous
28:27à participer à cette primaire
28:28puisqu'elle est ouverte
28:29à toutes et tous
28:30et bien
28:31allez sur le site du PS
28:32vous aurez tous les éléments
28:33pour savoir
28:34comment on s'inscrit
28:35à cette primaire
28:35qui est une primaire
28:36où on votera
28:37électroniquement
28:38et bien
28:38oui
28:41évidemment
28:41toutes celles et ceux
28:42qui participent à cette primaire
28:43en accepteront le verdict
28:44Donc vous le soutiendrez
28:45sans réserve
28:45s'il gagne Raphaël Glucksmann
28:46Mais je pèserai
28:48de tout mon poids
28:49pour que ce programme
28:50soit celui
28:51d'un socialisme écologique
28:52ma ligne à moi
28:53c'est le socialisme écologique
28:55je suis là
28:55pour défendre
28:56des positions
28:57qui sont des positions
28:58extrêmement claires
28:58Il y a quelque chose
28:59qui vous différencie
29:00clairement quand même aussi
29:01c'est la ligne
29:02à l'égard de la France insoumise
29:03il affirme très clairement
29:04il n'y aura pas d'alliance
29:06avec Mélenchon
29:07est-ce que vous pouvez nous le dire
29:08vous aussi
29:08est-ce que vous dites
29:09il n'y aura plus jamais
29:10d'alliance avec la France insoumise
29:12oui ou non ?
29:13Mais j'admire en fait
29:15le fait que ces gens
29:16qui disent
29:17détester la France insoumise
29:18font tourner tout le débat
29:20autour de Jean-Luc Mélenchon
29:21je suis candidat
29:22à l'élection présidentielle
29:24Jean-Luc Mélenchon
29:25est candidat
29:25à l'élection présidentielle
29:26ça devrait vous suffire
29:27il n'y a pas d'accord
29:28entre nous
29:28puisque nous sommes candidats
29:29et concurrents
29:31est-ce que vous nous dites
29:32il n'y aura jamais d'accord
29:33écoutez-moi Guillaume Daré
29:34en 2027
29:35écoutez-moi jusqu'au bout
29:36ces gens qui vous disent ça
29:37qu'ont-ils fait en 2022
29:40qu'ont-ils fait en 2024
29:44François Hollande
29:46Raphaël Glucksmann
29:47ils ont soutenu la NUPES
29:49ils ont soutenu le NFP
29:50ils en sont les élus
29:52pour une part d'entre eux
29:53et donc
29:54maintenant ils voudraient vous dire
29:56que plus jamais
29:56mais
29:57que savent-ils
29:58de ce qui se passera
29:59l'année prochaine
29:59si Marine Le Pen
30:00devait l'emporter
30:03est-ce que nous ferions le choix
30:04est-ce que nous ferions le choix
30:06de dire
30:06on se fout complètement
30:08de savoir
30:08si les deuxièmes tours
30:09des législatives
30:10se font entre la droite
30:11et l'extrême droite
30:12moi je ne sais pas
30:13ce qui se passe
30:13donc vous n'excluez pas
30:14un accord avec la France insoumise
30:16pour les élections législatives
30:17ce n'est pas ce que je dis
30:18ce que je dis
30:19c'est que moi je veux rassembler
30:20tous les électrices
30:21et tous les électeurs de gauche
30:22y compris ceux de la France insoumise
30:24mais bien sûr
30:25les électeurs de gauche
30:25j'ai dit
30:26tous les électeurs de gauche
30:27et je ne veux
30:28insulter personne
30:30parce que
30:31à force de dire
30:32je considère
30:33que ceux-là
30:34sentent mauvais
30:34que ceux-là
30:35ne sont pas beaux
30:36que ceux-là
30:36ne sont pas propres
30:37mais vous faites la campagne
30:38avec qui ?
30:39comment vous faites
30:40même pour un second tour ?
30:41Imaginez que
30:42donc Raphaël Luxman
30:43ou moi-même
30:44soyons au deuxième tour
30:44de cette élection présidentielle
30:46il faudra bien un moment
30:47qu'on se dise
30:48avec qui on veut la gagner
30:49cette élection présidentielle
30:50face à l'extrême droite
30:51qui elle
30:51cherchera les voix de droite
30:52et demain
30:53quand vous gouvernerez
30:54non mais attendez
30:55je finis
30:55je finis
30:56parce que cette question-là
30:57elle est essentielle
30:58demain quand vous gouvernerez
31:00est-ce que vous pouvez dire
31:01je veux une transformation
31:02écologique
31:03je veux faire payer
31:04les riches
31:05mais en même temps
31:06vous le faites avec qui ?
31:07vous le faites avec peut-être
31:08vous pensez que Gabriel Attal
31:09et Edouard Philippe
31:10vous feront la courte à échelle
31:10donc vous rendrez des ministres
31:13la France insoumise
31:14on n'est pas là
31:15ce que je dis simplement
31:16c'est qu'il faut rassembler
31:18toutes celles et ceux
31:19qui se retrouvent à gauche
31:20mais vous voulez
31:21je parle là des électrices
31:22et des électeurs
31:22et je parle de simplement
31:24faire en sorte que demain
31:25nous puissions avoir
31:26un projet qui soit porté
31:28et porté par d'abord
31:29celles et ceux
31:30qui peuvent le porter
31:30vous voulez être président
31:31de la République Olivier Faure
31:32oui et non seulement
31:33je veux être président de la République
31:34mais je veux aussi
31:35que le lendemain de mon élection
31:36il y a des gens
31:37qui puissent m'aider
31:38à mettre en oeuvre
31:39un programme réellement de gauche
31:41ça veut dire
31:41question très concrète Olivier Faure
31:42dans un gouvernement
31:44dans un gouvernement
31:45d'Olivier Faure
31:45il pourrait y avoir
31:47des ministres
31:47de la France insoumise
31:48oui ou non
31:50mais nous verrons bien
31:51oui ou non
31:52la France insoumise
31:52ils me soutiendront ou pas
31:54je dis simplement
31:55non mais juste
31:55votre position
31:56est-ce que dans un gouvernement
31:57Olivier Faure
31:58il pourrait y avoir
31:58des ministres de la France insoumise
31:59oui ou non
32:00mais je ne comprends pas
32:03très bien la question
32:03on n'est pas là
32:04non mais vous dites
32:04il faut rassembler
32:05toute la gauche
32:06la question est claire
32:06si vous êtes président
32:09dans votre gouvernement
32:10est-ce qu'il pourrait y avoir
32:11oui ou non
32:11des ministres de la France insoumise
32:12mais vous vous souvenez
32:13du Front populaire
32:14vous n'étiez pas nés
32:15ni vous ni moi
32:16oui ou non
32:17mais je vous réponds
32:18le Front populaire
32:19vous vous souvenez
32:20vous avez lu comme moi
32:21il y avait Léon Blum
32:23au gouvernement
32:24et un soutien
32:25sans participation
32:26des communistes
32:26des communistes
32:27il est vraisemblable
32:29que les insoumis
32:30qui ne se retrouvent pas
32:31exactement sur ma ligne
32:32c'est le moins
32:33qu'on puisse dire
32:33puissent dire à un moment
32:35on préfère quand même
32:36Olivier Faure à Marine Le Pen
32:37et donc on soutiendra
32:38sans participer à ce gouvernement
32:40donc vous pourriez avoir
32:41un soutien de la France insoumise
32:42dans votre majorité
32:42ça vous dit oui
32:43mais je finis par dire
32:45une chose qui est simple
32:46quand vous regardez aujourd'hui
32:47les votes à l'Assemblée
32:49les votes à l'Assemblée
32:50c'est important
32:51les votes à l'Assemblée
32:52nous partageons
32:53socialistes
32:54communistes
32:55insoumis
32:56écologistes
32:57socialistes
32:58nous partageons
32:5980% de nos votes
33:01ça veut dire quoi ?
33:02ça veut dire que si demain
33:03vous voulez vraiment
33:04mettre en oeuvre
33:05ce que vous dites
33:05si vous voulez taxer
33:06les très gros héritages
33:07si vous voulez faire
33:08la taxe Zuckman
33:09si vous voulez faire
33:10l'imposition
33:11si vous voulez en finir
33:12avec le pacte d'Utreil
33:13si vous voulez avoir
33:14une vraie politique
33:16de justice fiscale
33:17il vous faut en fait
33:19réunir des gens
33:20qui sont très différents
33:21de vous
33:21mais dont vous avez besoin
33:22autrement
33:23c'est pas vrai
33:23ce que vous dites
33:24vous ne ferez rien
33:25de ce que vous dites
33:26et moi je veux
33:27de la clarté
33:27je veux qu'on soit
33:28je veux qu'on soit clair
33:30est-ce que vous interrogerez
33:31la prochaine fois
33:32sur votre plateau
33:32quand vous aurez
33:33Edouard Philippe
33:34et Gabriel Attal
33:34vous leur demanderez
33:35est-ce que vous êtes prêt
33:36à taxer les très gros héritages
33:37est-ce que vous êtes prêt
33:37à faire la taxe Zuckman
33:38est-ce que vous êtes prêt
33:39à revenir sur un ISF
33:40est-ce que vous êtes prêt
33:41à faire en sorte
33:42qu'on diminue
33:42au-delà de 1,88 smic
33:44les exos de cotisation sociale
33:46donc Jean-Luc Mélenchon
33:46reste un partenaire possible
33:49je viens de vous dire
33:50que la gauche
33:52les exos de gauche
33:53ne sont pas irréconciliables
33:54quand je vois
33:55les gens de gauche
33:56dans la rue
33:57est-ce qu'on peut se parler
33:57franchement Olivier Faure
33:58est-ce que Jean-Luc Mélenchon
34:01est un adversaire politique
34:01ou un partenaire possible
34:03c'est un concurrent
34:05et je ne crois pas
34:06que Jean-Luc Mélenchon
34:07puisse gagner
34:08une élection présidentielle
34:09mais je ne le considère pas
34:11comme un ennemi
34:12je considère que mon ennemi
34:15c'est non seulement la finance
34:16comme dirait quelqu'un
34:17mais c'est aussi
34:18d'abord l'extrême droite
34:20donc c'est un partenaire possible
34:22Jean-Luc Mélenchon
34:22c'est pas ce que j'ai dit
34:24je dis simplement
34:25que c'est un concurrent
34:26je viens de vous dire
34:27les choses très clairement
34:28et donc
34:29mais je suis un homme de gauche
34:30et je vois qu'aujourd'hui
34:32vous nous interrogez
34:34en permanence
34:34sur Jean-Luc Mélenchon
34:35et le grand tort
34:36de Raphaël Glucksmann
34:37c'est de tout mettre
34:38sur Jean-Luc Mélenchon
34:39mais le problème
34:40c'est pas Jean-Luc Mélenchon
34:42celle qui menace
34:42de gagner l'année prochaine
34:43l'élection présidentielle
34:44s'appelle Marine Le Pen
34:45alors tous nos efforts
34:47doivent être mis
34:48non pas pour aller
34:49à chaque fois
34:50organiser un débat
34:51entre la gauche et la gauche
34:52mais un débat
34:53entre la gauche
34:54et l'extrême droite
34:55faire en sorte que l'extrême droite
34:56ne puisse pas l'emporter
34:57elle est là la menace
34:58et quand vous voyez
34:59ce qui se passe
35:00jour après jour
35:01carcassonne cette semaine
35:02mais comme toutes les semaines
35:04vous avez des
35:06des faits
35:07qui rappellent
35:07qui rappellent
35:08ce qu'est l'extrême droite
35:09l'extrême droite
35:10ce n'est pas un petit
35:11parti de droite
35:11ce que vous me dites
35:13si Jean-Luc Mélenchon gagne
35:14vous pourriez participer
35:15à son gouvernement
35:16mais pas du tout
35:17c'est pas ce que j'ai dit
35:17là je vois bien
35:18que dans l'oreillette
35:19on vous souffle
35:19les questions les plus
35:20au grenu
35:21pour essayer de me faire sortir
35:22de ce que je viens de vous dire
35:23mais moi ce que je vous dis
35:24c'est qu'il y a
35:26un programme clair
35:27que je défends
35:28un programme de gauche
35:29qui suppose
35:30de ne pas mépriser
35:31les gens qui pensent
35:32avec moi à gauche
35:34mais de se battre
35:35contre l'extrême droite
35:35de les avoir face à nous
35:37et de dire
35:37que c'est eux l'adversaire
35:39et pour finir sur la primaire
35:41est-ce que
35:41vous vouliez à un moment donné
35:43l'élargir à d'autres candidats
35:44par exemple
35:45est-ce que
35:45Jean-François Ruffin
35:46doit faire partie
35:47de cette primaire
35:48François Ruffin pardon
35:48François Copé
35:49François Copé
35:50vous n'êtes pas le meilleur
35:51toujours sur les prédents
35:52on n'a jamais été dans ma primaire
35:53jamais je vous le jure
35:54est-ce que François Ruffin
35:56doit participer
35:57à cette primaire ou pas
35:58il reste deux jours
35:59mais je crois que
36:01vous avez compris
36:02le principe
36:03c'est que moi
36:03je voulais une primaire
36:05qui soit la plus large possible
36:06et qui englobe
36:07toute la gauche
36:08en dehors de la LFI
36:10et un autre choix
36:11a été acté
36:12par les militantes
36:13et les militants
36:14je m'y suis plié
36:15et donc il y a
36:16un droit de veto
36:17des partis
36:17qui sont les partis partenaires
36:19il y a eu un veto
36:19de Raphaël Glucksmann
36:21il dit que vous bordélisez
36:22la primaire
36:23je ne sais pas
36:24je ne crois pas
36:25bordéliser grand chose
36:26j'essaye au prévoir
36:26de mettre de la clarté
36:27et je viens de le faire
36:28à nouveau
36:28à ce moment précis
36:29en vous disant
36:30que dans une élection présidentielle
36:32il faut penser
36:33non seulement à la présidentielle
36:34mais aussi à ce qui suivra
36:35et donc comment est-ce
36:36qu'on met en oeuvre
36:37son projet
36:37les élections législatives
36:39et donc
36:39quand je vois
36:41et François Hollande
36:42et Raphaël Glucksmann
36:43se tourner vers le centre droit
36:45je leur dis
36:45je comprends
36:47que vous cherchiez
36:47une nouvelle majorité
36:48mais cette nouvelle majorité
36:50ne permettra pas
36:50de faire un programme de gauche
36:51et vous ne ferez pas
36:52la transformation écologique
36:53ça n'est pas vrai
36:54et vous ne ferez pas
36:55la politique de justice fiscale
36:56ça n'est pas vrai non plus
36:57quand on voit très clairement
36:58ce qui se passe
36:59il y a une tension
36:59avec les écologistes
37:00avec les écologistes
37:02et Marine Tondelier
37:03elle-même
37:03elle explique
37:04qu'elle a des doutes
37:05sur le fait
37:06que le gagnant
37:06de cette primaire socialiste
37:07sera candidat
37:09jusqu'au bout de la présidentielle
37:10c'est une question légitime
37:11c'est une question
37:12qui lui est posée
37:13en permanence
37:14donc elle cherchait
37:15à ramener
37:16Mais est-ce que vous seriez
37:17candidat jusqu'au bout
37:19de cette présidentielle
37:20si vous emportiez la primaire ?
37:22Mais moi ce que je crois
37:23c'est que celui
37:24qui gagnera la primaire
37:25créera une dynamique
37:26et sera en mesure
37:28de faire mentir
37:31les sondages
37:31alors ça prendra
37:32peut-être plusieurs semaines
37:33plusieurs mois
37:34La dernière candidate socialiste
37:35a fait un 75%
37:36Anne-Hélène Gau
37:37Oui il n'y avait pas de primaire
37:37il n'y avait pas de scrutin démocratique
37:39ça donne une idée
37:41de l'espace social-démocrate
37:42en France
37:43Vous pensez que
37:44l'espace social-démocrate
37:45comme vous dites
37:46il est 1,7% ?
37:49En tout cas le score
37:50de la dernière
37:50candidate social-démocrate
37:51Oui d'accord
37:52on sait que c'est 1,7%
37:53parce que
37:53moi ce que je vois
37:54c'est qu'au municipal
37:55le premier parti territorial
37:56de France
37:57c'est le parti socialiste
37:59Il n'y a aucun autre
38:00qui puisse rivaliser avec nous
38:00même pas les LR
38:02et donc
38:02vous voulez m'expliquer
38:03que c'est ça
38:04notre horizon
38:06moi ce que je prétends
38:07c'est que
38:08quand nous laissons
38:09la place vide
38:09effectivement d'autres l'occupent
38:10Et moi je n'entends pas
38:12laisser cette place vide
38:13j'entends dire
38:14ce qu'est le parti socialiste
38:15avec des repères
38:16qui soient des repères clairs
38:17des repères qui permettent
38:18à chacun de se dire
38:19oui ok
38:21parfois
38:21la confiance a manqué
38:23mais le problème
38:24des socialistes
38:25quel est-il ?
38:26C'est qu'après un quinquennat
38:27celui de François Hollande
38:29où nous avons été
38:31pris en défaut
38:33on pense
38:34à la déchance de nationalité
38:35Olivier Faure
38:35au pacte de responsabilité
38:37Olivier Faure
38:38et puis aussi
38:38à la loi travail
38:39que s'est-il passé ?
38:41Et ils se sont dit
38:41ces gens-là
38:42peuvent dire blanc
38:43et ensuite faire noir
38:44Justement
38:44Moi je dis
38:45que ce que nous prenons
38:46comme engagement
38:47ce que nous avons pris
38:48comme engagement
38:48devant le mouvement social
38:51devant les gilets jaunes
38:52devant ceux qui ont manifesté
38:54contre les retraites
38:54devant les jeunes
38:55qui manifestaient
38:56pour le climat
38:57et bien je leur dis
38:58nous tiendrons
39:00nous tiendrons avec vous
39:01François Hollande
39:03François Hollande
39:03veut l'occuper
39:04vous dites
39:05il y en a certains
39:05qui veulent l'occuper
39:06la place
39:06pourquoi François Hollande
39:07ne pourrait pas
39:08incarner cette gauche
39:08à l'élection présidentielle
39:09il a une expérience
39:10vous avez tant honte
39:11de cela
39:12du mandat de François Hollande
39:13Je n'ai honte de rien
39:15François Hollande
39:15n'a pas tout mal fait
39:17et considère
39:18que quand on n'a pas
39:19de nuance
39:19et bien on n'est pas qualifié
39:21y compris pour faire
39:22de la politique
39:23c'est la raison pour laquelle
39:24y compris je n'aime pas
39:25quand on jette
39:26l'opprobre sur tel ou tel
39:28à gauche
39:29et ça n'est pas comme ça
39:30que je fonctionne
39:31les désaccords existent
39:32mais ils doivent être documentés
39:33ils doivent être
39:34y compris argumentés
39:36Pourquoi il ne peut pas
39:36incarner cette gauche-là ?
39:37François Hollande
39:38aujourd'hui ne cherche pas
39:39à rassembler la gauche
39:40vous l'aurez compris
39:41il dit
39:42je veux rassembler
39:43beaucoup plus large
39:44et donc c'est un choix
39:46qu'il fait
39:46c'est le même choix
39:47que Bernard Cazeneuve
39:48ils ont décidé
39:49de rompre les amarres
39:50avec la gauche
39:51ce n'est pas mon choix
39:51ils ont dit la droite ?
39:53mais ils ont fait un choix
39:54qui est de rassembler
39:55beaucoup plus large
39:56ils sont dans un espèce
39:57d'en même temps
39:57qui ne dit pas encore son nom
39:59mais enfin
40:00dont tout le monde a compris
40:01le sens
40:01François Hollande
40:02c'est le nouveau Emmanuel Macron
40:04écoutez
40:04on verra s'il a le même succès
40:06mais en tout cas
40:06la réalité
40:07que j'observe
40:08c'est que tous les signes
40:10qu'il a adressés
40:11ces derniers temps
40:11y compris
40:12dans son propre livre
40:14il dit
40:15je veux faire la TVA sociale
40:16la TVA sociale
40:17c'était celle de François Fillon
40:19il dit
40:20je ne veux plus
40:20faire la tête à 62 ans
40:22la sienne
40:23en fait
40:23la réforme touraine
40:26et il dit
40:27maintenant
40:27je veux la tête à 63 ans
40:28et je veux une part
40:29de capitalisation
40:31pardon mais
40:32les signaux qu'il adresse
40:32ce n'est pas des signaux
40:33qu'il adresse
40:33en direction de la gauche
40:35c'est des signaux qu'il adresse
40:36en direction de la droite
40:36du centre droit
40:37etc.
40:38en leur disant
40:38écoutez
40:38je peux être un peu des vôtres
40:40et je vois que le premier
40:41qui a réagi
40:43ce n'est pas quelqu'un de gauche
40:44c'est François Beyrou
40:47mais pardon
40:47en fait François Beyrou
40:48moi je l'ai censuré
40:49François Beyrou
40:50c'est celui
40:51qui a cette espèce
40:52d'obsession
40:53de la dette
40:54on pourrait d'ailleurs
40:54y revenir
40:55il parle aussi
40:56François Hollande
40:57de l'immigration
40:58là aussi il a évolué
40:59parce qu'il dit
41:00il faut quand même
41:00être plus dur
41:01à un moment donné
41:01il faut par exemple
41:03resserrer les règles
41:03du regroupement familial
41:05ce n'est pas de la lucidité
41:06ça de sa part
41:07tout simplement
41:08je ne crois pas
41:09qu'il faille toucher
41:10aux règles du regroupement familial
41:12y compris
41:13parce que ce sont des règles
41:14qui dépassent largement
41:15les règles françaises
41:16qui sont européennes
41:16c'est largement approuvé
41:18par la population
41:19généralement
41:19ce genre de mesures
41:21de quoi on parle ?
41:22on parle de gens
41:23qui sont entrés
41:25légalement
41:25sur le sol français
41:26qui travaillent
41:28qui répondent
41:29à des conditions
41:29y compris de logement
41:30de salaire etc
41:31qui veulent faire venir
41:33leur femme
41:33ou leur mari
41:35mais pardon
41:36je ne sais pas
41:37si vous êtes marié
41:37monsieur Pecknard
41:38mais enfin
41:39si on vous disait
41:40vous allez travailler
41:42dans un autre pays
41:43et puis
41:44vous allez y rester
41:45pendant 10 ans
41:46et pendant ces 10 ans
41:47vous verrez
41:48votre femme
41:48ou votre mari
41:50seulement une fois par an
41:51mais enfin
41:51on est des êtres humains
41:52quand même
41:53moi je ne suis pas là
41:54pour expliquer aux gens
41:56comment ils doivent vivre
41:57et qu'ils doivent aimer
41:58c'est insupportable
42:00cette façon de voir les choses
42:01l'humanité ça existe
42:03si vous étiez élu président
42:04de la république
42:04est-ce que vous autoriseriez
42:05à nouveau
42:05les mineurs
42:07à porter la baïa
42:08à l'école
42:09mais
42:10non je ne suis pas du tout
42:11pour la baïa
42:12mais je considère aussi
42:14qu'il faut arrêter
42:15ce cirque permanent
42:16toutes les rentrées scolaires
42:18sans exception
42:19on nous fait le même numéro
42:21sur le foulard
42:22sur la baïa
42:23par exemple
42:24sur le foulard
42:24moi je suis
42:25pour que les mamans
42:26accompagnatrices
42:26des sorties d'école
42:27puissent porter le foulard
42:28j'en ai ras le bol
42:30j'en ai ras le bol
42:31je vous le dis
42:31comme je le pense
42:32si elle n'était pas là
42:33pour accompagner les enfants
42:34à la piscine
42:35au cinéma
42:35au théâtre etc
42:36il n'y aurait plus personne
42:37dans beaucoup de quartiers
42:39et ce que je vois aussi
42:41c'est qu'il y a des enfants
42:42qui comprennent
42:43dès leur plus jeune âge
42:45que leur mère
42:46elle n'est pas admise
42:47dans la société française
42:48et ça c'est le plus cruel
42:50parce que ces enfants là
42:51ils considèrent
42:52qu'ils ne sont pas
42:52complètement français
42:53et moi je veux qu'ils sachent
42:55que quelle que soit
42:56leur religion
42:56leurs origines
42:58ils sont nés ici
42:59ils sont français
43:01voilà point barre
43:03Olivier Faure
43:04je vous propose de me suivre
43:05on va aller faire
43:05votre minute présidentielle
43:06désormais
43:07à quelques mètres
43:08c'est des questions
43:09qui se posent
43:09si vous êtes élu
43:10président de la république
43:11comment est-ce que vous allez
43:11gérer le pays
43:12quelles seraient vos
43:13toutes premières décisions
43:15c'est peut-être
43:16ici même
43:17que vous allez rentrer
43:18effectivement
43:19dans quelques mois
43:20la minute présidentielle
43:21c'est 60 secondes chrono
43:23top c'est parti
43:25alors quelle serait
43:26Olivier Faure
43:27votre premier appel
43:28le soir de votre élection
43:29à l'Elysée
43:29vous appelez qui ?
43:31ma mère
43:31votre mère
43:32vous dînez avec qui ?
43:33ma mère parce que
43:34je vous le dis pourquoi
43:35ma mère qui est
43:36vietnamienne d'origine
43:38quand je suis rentré
43:39dans la vie politique
43:40elle m'a dit
43:40mais tu ne peux pas
43:42faire de la politique
43:42en France
43:43tu n'es pas français
43:43et je lui ai répondu
43:45si je suis français
43:46et je t'opprouverai
43:47que je peux faire de la politique
43:48vous dînez avec qui
43:48à l'Elysée
43:49le soir de votre arrivée
43:50au palais de l'Elysée ?
43:51avec ma compagne
43:52avec mes enfants
43:54avec celles et ceux
43:55qui pendant toutes ces années
43:56m'ont accompagné
43:57dans la difficulté
43:58à un moment où c'était
43:59très compliqué
43:59et on a relevé ensemble
44:00le parti socialiste
44:01est-ce que vous proposez
44:01à François Hollande
44:02d'entrer dans votre gouvernement ?
44:04écoutez
44:04ça serait drôle
44:05mais en tout cas
44:07je l'appellerai lui-même
44:09au Cécile
44:09je l'appellerai lui aussi
44:10pourquoi ?
44:11parce qu'il a une expérience
44:11au président
44:12et que cette expérience
44:13elle est utile
44:14et à Ségolène Royal
44:14vous lui proposez ?
44:16si Ségolène Royal
44:18veut rentrer dans un gouvernement
44:19socialiste
44:20et qu'elle partage
44:21les options
44:21que je défendrai
44:22je ne vois pas
44:23d'incombré
44:23est-ce que vous aimeriez
44:24plutôt prendre vos fonctions
44:24en septembre ?
44:25on sait qu'Edouard Philippe
44:26a dit
44:26ça serait peut-être bien
44:27que ça se passe
44:27comme dans d'autres pays
44:28on a un peu plus de temps
44:29est-ce que c'est pas finalement
44:30une bonne idée cela
44:31prendre un peu de temps
44:32pour préparer le gouvernement ?
44:33oui j'ai trouvé que c'était
44:33assez injuste
44:34de le critiquer là-dessus
44:35ce qu'il a dit
44:36c'est simplement
44:36que quand on devient président
44:38on sort d'une campagne électorale
44:39et derrière
44:40il faut préparer
44:41les ministères
44:42les cabinets
44:42les premières mesures
44:44et que
44:45le fait de dire
44:46on démarre immédiatement
44:47n'est pas forcément
44:47la bonne solution
44:48vous soutenez donc son idée ?
44:50je soutiens le fait
44:51que critiquer
44:52Edouard Philippe là-dessus
44:52ça n'est pas honnête
44:53et que c'est un peu facile
44:55on s'essuie pas les pieds
44:56sur quelqu'un
44:57qui a finalement
44:58été honnête
44:59et qui a dit
45:00ce qu'il connaissait
45:01de la vie politique
45:01votre premier été de président
45:02ça se passe où ?
45:03à Brégançon ?
45:03Jet-ski ou paddle ?
45:04je ne fais ni de jet-ski
45:06ni n'ai jamais fait de paddle
45:07et donc
45:08ce sera certainement
45:09très studieux
45:11et sans doute
45:12à l'Elysée
45:12merci beaucoup
45:13Olivier Faure
45:14d'avoir été notre invité
45:15dans BFM politique
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