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  • il y a 9 minutes
Les Gilets jaunes vont-ils faire leur grand retour dans les rues de France ? L'inquiétude monte au sein du gouvernement alors que depuis plusieurs jours, les appels à une mobilisation nationale le samedi 17 octobre 2026 se multiplient sur les réseaux sociaux. TikTok, Facebook, Instagram ou X voient circuler des vidéos et des affiches demandant aux Français de ressortir leurs célèbres chasubles jaunes, huit ans après le début d’un mouvement qui avait profondément secoué le pays.

Cette fois, les autorités ne prennent pas ces appels à la légère.

Le renseignement territorial demande une « vigilance particulière » concernant tout rassemblement, organisé ou spontané, se revendiquant des Gilets jaunes en raison de possibles troubles à l’ordre public.

Les services ont notamment identifié un canal Telegram baptisé « GJ2026 », qui rassemble environ 800 membres et se présente comme un mouvement citoyen pacifique, sans récupération politique ni violences contre les forces de l’ordre.

Mais certains messages beaucoup plus radicaux circulent également, évoquant des blocages de pompes à essence, un « arrêt global » du pays, voire la volonté de « prendre l’Élysée ».

Deux dates ont notamment été repérées par les autorités : le 12 septembre et surtout le samedi 17 octobre, qui apparaît désormais comme le principal rendez-vous national.

Cette mobilisation est alimentée par la flambée des prix des carburants, mais aussi par le coût de l’électricité, de l’alimentation et le sentiment général de perte de pouvoir d’achat. Des rassemblements sont évoqués dans plusieurs grandes villes françaises et certains appels invitent également à réinvestir les ronds-points, symbole du mouvement de 2018. Pour l’instant, aucune organisation nationale structurée ni aucun véritable leader n’a émergé.

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Transcription
00:00Sur des affiches, on va le voir au retour des gilets jaunes, évoquant une manifestation le 17 octobre.
00:06Du côté de la CGT, j'ai vu qu'il y avait une journée de grève et de manifestation programmée
00:09le 29 septembre.
00:10Quel regard le président, le gouvernement, porte-t-il sur ce risque-là, Loïc ?
00:15D'abord, il y a quand même quelque chose de déroutant quand on entend les oppositions aujourd'hui dire qu
00:18'il faut baisser les taxes sur le carburant,
00:20c'est-à-dire subventionner des énergies fossiles, alors qu'il y a quelques jours encore, tout l'été,
00:25le gouvernement était accusé d'inaction climatique, d'être responsable des dégâts causés par les incendies, des morts de la
00:32canicule.
00:33Et aujourd'hui, on entend le parti communiste, le RN, dire qu'il faut baisser les taxes sur le carburant
00:39et finalement ne plus forcément subventionner la transition énergétique.
00:44Donc c'est quand même un peu déroutant.
00:47Concernant le regard du gouvernement aujourd'hui, c'est crainte par rapport à ces appels sur les gilets jaunes.
00:51Alors on prend du recul, on se dit que ce n'est pas du tout la même colère.
00:54La colère des gilets jaunes, elle venait de loin.
00:56Et puis il y a eu la taxe carbone qui avait mis le feu aux poudres.
01:00On se méfie quand même, parce que ce qu'on dit, c'est que la France a un peuple exigeant,
01:04qu'il serait imprudent de l'imaginer comme un lac aux eaux calmes.
01:07C'est un fleuve impétueux, je cite un conseiller d'exécutif qui sort très souvent de son lit,
01:12avec des crues qui sont par définition imprévisibles.
01:15Il y a eu un séminaire gouvernemental à la rentrée, il va y en avoir un autre dans les prochains
01:18jours.
01:18Et on sait que dans ces moments-là, c'est aussi un moment pour les ministres de prendre le pouls
01:22de l'opinion à travers des patrons d'instituts de sondage.
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