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  • il y a 50 minutes
Retour sur une semaine de faits de sociétés qui ont marqué l’actualité. 

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News
Transcription
00:08Bonjour et bienvenue sur le plateau de Police Justice, 7 jours en France.
00:13Nous allons revenir pendant une heure sur les événements marquants de la semaine que nous avons vécu ensemble,
00:19chaque jour en direct, de 13h à 15h sur l'antenne de CNews.
00:23– Marie, votre fille, s'est suicidée, c'était le 16 septembre 2021, elle avait 15 ans,
00:34on la voit ici à l'image, une très belle jeune fille, vous nous avez évidemment ouvert un petit peu
00:41les portes de votre album familial,
00:43elle avait publié sur TikTok une vidéo où elle exprimait son mal-être, son ras-le-bol notamment d'être
00:48harcelée,
00:49c'est une publication qui aura engendré assez rapidement l'arrivée d'autres vidéos sur le même thème, via les
00:54algorithmes,
00:55et elle va même recevoir à un moment donné des vidéos lui expliquant comment mettre fin à ses jours,
01:01toutes choses, je le précise avant qu'on se parle, que vous allez découvrir après,
01:05bien évidemment que si vous aviez eu connaissance de tout ça, si vous aviez été alerté, vous auriez immédiatement intervenu,
01:12donc voilà, on va poser les choses assez clairement.
01:15Marie, donc 15 ans, on a eu l'occasion de s'en parler avant l'émission, une jeune fille solaire,
01:21belle, pleine de vie,
01:23parlez-nous de Marie tout simplement.
01:25Mais Marie, c'est une jeune fille qui aime la vie, qui aime chanter, qui aime danser, qui aime faire
01:31rire en fait,
01:33et voilà, elle est solaire, elle irradie, elle aime les gens, elle aime l'être humain,
01:38elle aime faire plaisir, donc elle est très empathique, et elle a été, comme on en a parlé précédemment,
01:45testée par un, elle a fait un test Wix, donc, et elle a été décelée, empathique et hypersensible.
01:52Et voilà, et par rapport à ses rondeurs d'adolescente, en un an, Marie a pris 10 cm et du
02:01poids,
02:01et elle a été très rapidement harcelée sur son poids et ses attributs féminins.
02:05Donc ça a été très compliqué pour elle.
02:09Et ensuite, elle est partie en seconde, elle a voulu aller en pension,
02:12enfin, parce qu'elle avait envie de liberté, voilà, c'était une jeune fille qui avait envie d'être indépendante,
02:17et pleine de liberté.
02:18Et là, elle est tombée sur un groupe d'adolescents qui avaient déjà harcelé avant,
02:24et dont, avec une jeune fille en leader,
02:26et ils ont été absolument cruels avec Marie.
02:32Et là, c'est là où a commencé son mal-être profond sur le harcèlement.
02:38Et en même temps, en fait, j'ai envie de vous dire, simultanément,
02:41il y a Musical.ly, l'application qu'elle adorait, où elle se mettait en scène,
02:47où là, Musical.ly était anciennement TikTok,
02:50où là, il y avait véritablement une création de contenu.
02:52On se mettait en scène, on créait quelque chose, voilà, on faisait véritablement du contenu.
03:00Et là, on passe à TikTok, on est en 2021, et on est en plein confinement.
03:06Et là, Marie se retrouve face à TikTok, face à ce nouveau modèle,
03:11avec un algorithme différent, et qui cherche complètement autre chose.
03:15C'est-à-dire que là, ça ne devient plus une plateforme de loisirs et récréatives,
03:20mais une plateforme qui est faite pour rendre accro.
03:23À ce moment-là, vous savez tout ce qu'elle a traversé.
03:27La première phase de harcèlement, la deuxième aussi,
03:29mais elle va faire des choses quand même à votre insu.
03:33C'est-à-dire que, par exemple, elle va porter plainte,
03:35et vous ne le savez pas à ce moment-là ?
03:36Non, c'est... Après son départ, c'est sa meilleure amie
03:40qui va me dévoiler des choses,
03:42qui va m'informer sur certaines choses,
03:44et notamment le fait qu'elle se soit rendue au commissariat
03:47pour aller porter plainte contre ces harceleurs
03:50qui la traquaient sur Snapchat, sur TikTok, sur WhatsApp.
03:56Et elle s'est retrouvée, en fait, désemparée devant la police
04:02qui lui dit « mais vous n'allez pas porter plainte pour ça ».
04:04Et derrière, elle va pour parler à sa directrice,
04:08pour expliquer ce qui se passe,
04:10sachant que la directrice est au courant,
04:12puisque dans tout le lycée, en fait,
04:14il y a la vidéo de Marie sur Snapchat
04:17qui est passée en version Peppa Pig
04:19avec la tête de Marie, vous voyez ?
04:22Et tout le monde est au courant.
04:24Et on minimise.
04:25Et là, on minimise.
04:26Ce sont le sang péternel,
04:29ce sont des querelles d'adolescents,
04:31ça va s'arranger,
04:32la police, vous ne pouvez pas porter plainte,
04:35ce sont des adolescents,
04:36est-ce qu'ils vous ont vraiment fait du mal ?
04:38En fait, on la dissuade.
04:39Et tout ça, pour une enfant en construction,
04:42à 15 ans,
04:44se dire que le monde des adultes n'est pas là pour la soutenir,
04:47je pense qu'il y a ce sentiment d'abandon.
04:50Que moi, je sois là,
04:52que je me batte,
04:53et même peut-être un peu trop, j'ai envie de vous dire,
04:56dans le sens où je suis une maman entière,
04:58après, je suis une maman un peu sanguine,
05:00et les harceleurs,
05:01j'ai compris des choses aussi maintenant,
05:03c'est que je suis allée les voir, les harceleurs.
05:05Mais qu'est-ce qu'ils ont fait vivre derrière Marie ?
05:07Je ne le sais pas.
05:09Je leur ai dit les choses,
05:10je leur ai dit ce que je pensais,
05:11mais derrière, je ne sais pas ce qu'ils ont fait vivre à ma fille.
05:13Ils se sont excusés ?
05:15Ah non, absolument pas.
05:17Et la justice leur a mis un non-lieu.
05:20Avec toutes les preuves qu'on avait,
05:22avec les témoignages de l'école,
05:26des enfants, de tout le monde,
05:27il y a eu un non-lieu.
05:29J'ai fait appel, bien évidemment.
05:31Mais voilà.
05:32Et donc, en fait,
05:33on se retrouve avec des enfants
05:34qui sont en demande d'aide,
05:36qu'on les soutienne,
05:37et il ne se passe rien.
05:39Et donc là,
05:39on les perd déjà dans un premier temps.
05:42Et en même temps,
05:43il y a TikTok
05:44qui commence à faire son travail.
05:46C'est-à-dire que là,
05:47Marie a eu le malheur
05:48de parler de poids
05:50et perte de poids.
05:51Et là, TikTok va tout de suite
05:52la catégoriser dans
05:54problème de santé mentale.
05:56Perdre du poids
05:56n'est pas un problème de santé mentale
05:58à 15 ans chez une fille.
06:00C'est juste de la normalité,
06:01ce sont les hormones.
06:04Donc là,
06:04elle reçoit des vidéos dédiées, en fait.
06:06Là, elle commence à recevoir
06:07des vidéos sur les troubles alimentaires,
06:10ce genre de choses.
06:11Enfin, c'est ce que j'ai trouvé
06:11sur son téléphone.
06:12Parce que pour en revenir
06:13à ce que vous m'avez demandé,
06:14c'est-à-dire que
06:15quand Marie s'en va le 16 septembre,
06:17je ne peux absolument pas rentrer
06:18sur son téléphone,
06:19mais au bout d'un mois,
06:20je décide d'aller investir
06:22le téléphone de Marie
06:23et voir ce qui s'y passe.
06:24Et c'est là que je découvre
06:27l'enfer
06:27de ce que TikTok
06:29a fait vivre à ma fille
06:30une enfant de 15 ans,
06:32une adolescente.
06:32Ça a dû être dur
06:34une fois passée
06:35la période
06:36de deuil immédiat
06:37de trouver la force,
06:39le courage
06:40et en même temps,
06:40j'imagine que c'était nécessaire
06:42d'aller voir
06:43tout ce par quoi
06:44elle était passée
06:45parce que là,
06:45vous avez la vérité crue
06:47qui vous apparaît
06:48devant les yeux.
06:49Quelque chose
06:50que je n'imaginais même pas,
06:51en fait, aussi.
06:52Et vous découvrez
06:53un univers, en fait,
06:54glauque, dark
06:55que vous ne connaissez pas.
06:56Racontez-nous ça.
06:57Mais voilà,
06:58donc je suis complètement
07:01détruite
07:01et au bout d'un mois,
07:03je décide de comprendre.
07:04Je veux comprendre
07:05et là,
07:05je vais sur son sacro-saint téléphone.
07:08Et là,
07:09j'investis
07:11Instagram,
07:11la messagerie
07:12et là,
07:13je commence à tomber
07:13sur TikTok
07:14et ses vidéos.
07:15Mais là,
07:16j'ai envie de vous dire
07:16que même moi,
07:17à 53 ans maintenant,
07:1851,
07:19il y a deux ans,
07:20quand on voit
07:20ce genre de vidéos,
07:22cette détresse
07:23des adolescentes,
07:25principalement,
07:26de mal-être,
07:27qui crient,
07:28qui hurlent leur désespoir
07:30et avec cette communauté derrière
07:32qui like,
07:34qui ne,
07:35enfin,
07:35qui ne les aide même pas
07:36vraiment réellement,
07:37mais genre,
07:38en fait,
07:38un like est quelque chose,
07:40ok,
07:40on te valide,
07:41on comprend ton désespoir,
07:42mais on ne fait que te liker.
07:44et voilà,
07:46et on la plonge
07:47dans cette communauté
07:48de désespérés
07:49et Marie est empathique,
07:51Marie veut aider
07:52et en fait,
07:53en voulant aider,
07:53c'est ce que j'ai trouvé
07:54sur son téléphone,
07:55elle aidait plein de jeunes filles
07:56en leur disant,
07:58je vais t'aider,
07:59enfin voilà,
08:00elle essayait de porter
08:01du soutien
08:02mais en fait,
08:03elle s'est perdue dedans.
08:04Voilà,
08:04elle a absorbé,
08:06en plus,
08:07le mal-être des autres,
08:09en plus du sien
08:10qu'elle n'arrivait
08:10déjà pas à gérer
08:12et même pour vous dire,
08:14j'ai proposé
08:14à ma seconde,
08:16Nise,
08:17d'aider au cas où les autres
08:18et elle m'a dit
08:19je ne ferai pas
08:19ce qu'a fait Marie
08:20puisque j'ai peur
08:21au cas où
08:22de souffrir encore plus,
08:23de voir ce mal-être absolu
08:25et de proposer
08:26des vidéos
08:27sur comment se démonter
08:29un taille crayon
08:29pour se scarifier,
08:30comment faire un nœud
08:31pour se pendre
08:33correctement.
08:33C'est ça qui est proposé.
08:35Ah oui.
08:36Le mode opératoire
08:37du parfait suicide.
08:38On peut vous sortir
08:39le kit
08:41et comment
08:41faire,
08:42en tout cas,
08:43Marie a eu
08:43le mode opératoire
08:44de comment faire
08:45un nœud
08:45pour se pendre.
08:46Vous en parlez
08:47encore au présent.
08:48Elle est toujours
08:49avec vous.
08:49J'ai envie de vous dire
08:51que quoi qu'il en soit,
08:53mon soleil,
08:54j'ai deux soleils.
08:56J'ai ma fille
08:57d'en haut
08:57et ma fille
08:58d'ici.
09:00Et pour les deux,
09:01il faut que,
09:03pardon,
09:04mais je suis à une semaine
09:05de la date
09:06de son départ.
09:08Et il faut
09:11éclairer les consciences
09:12des gens.
09:13Il faut éclairer
09:13les consciences
09:14des politiques
09:14et de la justice.
09:15Il faut éclairer
09:16les parents,
09:17éclairer les enfants.
09:19On s'est perdu
09:20dans ce monde virtuel.
09:21On ne s'est jamais
09:22senti aussi seul
09:24qu'actuellement,
09:25alors que c'est censé
09:26nous ouvrir vers l'extérieur,
09:27mais ça nous enferme
09:29sur nous-mêmes.
09:30Nos enfants ne communiquent
09:31plus.
09:31la nature principale
09:34de l'être humain,
09:34l'essence humaine,
09:36c'est de communiquer,
09:37de sortir dans la nature,
09:38d'échanger.
09:39Ce n'est pas de rester
09:40dans une prison mentale
09:42que nous a créé TikTok.
09:45Complètement consciente
09:46et son but ultime
09:47est la maximisation
09:49du temps d'écran.
09:50Nos enfants sont considérés
09:51comme des produits
09:52de réachat
09:53pour gagner de l'argent.
09:55Et à partir de là,
09:57je veux dire,
09:57ils ont réussi
09:58à détruire
10:01quelque chose de beau
10:03qui aspirait à la vie,
10:06au bonheur,
10:07à chanter,
10:07à danser,
10:08comme elle disait.
10:09Et en fait,
10:11ils ont réussi
10:12à la convaincre
10:13par cette communauté
10:15d'enfants
10:16en mal-être
10:18et ce manque d'aide
10:20de l'adulte
10:21et de la justice,
10:22ce tout mélangé
10:24a fait que ma fille
10:25a perdu le goût à la vie
10:26et a fait ce qu'elle a fait
10:28parce qu'on l'a incité
10:29à le faire.
10:30Bon, c'était il y a
10:31presque cinq ans,
10:32donc ce jour fatidique
10:34et ça rajoute,
10:36j'imagine,
10:36à votre désespoir,
10:38votre malheur.
10:39C'est vous
10:39qui retrouvez votre fille.
10:41Oui.
10:42Je me réveille,
10:44je mets mon réveil
10:45pour aller la réveiller
10:45comme tous les matins
10:47et comme son papa
10:48n'est pas là,
10:49il y a ma petite
10:49qui dort avec moi
10:53et comment vous dire
10:55que comme Marie
10:56et quelqu'un,
10:56on l'appelait un peu
10:57Florence Foresti,
10:58vous voyez,
10:58elle voulait faire rire,
10:59je tape à sa porte
11:00et je me dis
11:01elle a bloqué la porte
11:01pour pas que je rentre,
11:02la lumière est allumée
11:04et là,
11:05j'ai envie de vous dire
11:06que jamais,
11:08jamais,
11:08au grand jamais,
11:09j'aurais pu imaginer
11:10que ma fille Marie
11:11puisse faire quelque chose
11:12de pareil.
11:13Et là,
11:14je...
11:15Vous comprenez ?
11:15Ma fille s'est donné la mort
11:17et je vois quelque chose
11:19qui me dit
11:21que c'est l'horreur absolue
11:22ce que je vais vivre,
11:24je pousse la porte
11:25et je vis l'horreur.
11:27Et je réussis quand même
11:28à protéger
11:29cette image monstrueuse
11:30pour ma petite
11:31à ce moment-là
11:32de 10 ans et demi.
11:33et je suis là
11:36pour que ça ne se reproduise plus,
11:37pour qu'il n'y ait plus
11:38d'injustice,
11:39pour que...
11:40pour qu'on prenne conscience
11:42que TikTok
11:43est une machine
11:44à détruire,
11:46n'est pas une machine
11:47à créer du loisir,
11:49mais c'est juste
11:50un enfermement psychologique
11:53voulu par ces gens-là.
11:55Ils travaillent
11:56sur le cerveau
11:56de nos enfants
11:57et c'est reconnu,
11:59avéré,
12:00voilà,
12:00donc on ne peut plus
12:01le nier,
12:03donc à partir de là,
12:04il faut les sanctionner.
12:06Ils bafouent
12:09toutes les lois
12:10et on continue
12:11à les laisser faire.
12:14Vous avez décidé
12:15de faire en sorte
12:16que tout cela
12:17et la mémoire
12:18de votre fille aussi
12:19soit respectée,
12:20soit réhabilitée.
12:22Vous vous demandez
12:23réparation évidemment,
12:24vous avez fait appel,
12:25mais vous voulez aller au-delà,
12:27c'est-à-dire que maintenant
12:27vous avez formé
12:28un collectif
12:29parce que vous ne voulez pas
12:30que ça en reste là.
12:32Pour vous,
12:32le coupable,
12:33c'est donc TikTok
12:34et vous avez décidé
12:35d'entraîner aussi
12:37dans votre sillage
12:38les députés français.
12:40Oui.
12:40Racontez-nous un peu
12:40en deux mots
12:41cette initiative.
12:43Eh bien,
12:44alors quand j'ai porté plainte
12:46contre TikTok
12:46en 2023,
12:51j'ai,
12:53en fait,
12:53je suis beaucoup passée
12:55à la télé du coup
12:56et bon voilà
12:57et il y a plein de mamans,
12:59de parents
12:59qui m'ont contactée
13:00ainsi que mon avocate
13:01et là,
13:02on s'est dit clairement
13:03que l'union fait la force.
13:06Donc à partir de là,
13:08créer un collectif
13:10pour être plus fort
13:12pour le gouvernement,
13:13pour montrer des preuves
13:14de ce qui se passe
13:15et contre TikTok.
13:17Donc du coup,
13:19on a porté une plainte
13:20après avec le collectif
13:24pour tout ce qu'engendre TikTok
13:26au niveau du négatif.
13:27On est où là ?
13:28Là,
13:28en fait,
13:29alors on est
13:30le parquet de Paris
13:31nous a contactés,
13:32on travaille avec eux
13:33et normalement,
13:35on devrait avoir
13:35une réponse début janvier
13:37donc sur notre plainte collective.
13:40En mai,
13:41là,
13:41on a porté plainte aussi
13:43contre TikTok
13:44pour abus de faiblesse
13:46parce qu'en fait,
13:47ils utilisent clairement
13:47la vulnérabilité
13:48de nos enfants
13:49pour les manipuler
13:50puisque bon voilà.
13:51Bien sûr.
14:01On va parler du jeune rappeur
14:02Toham.
14:03Toham affirme avoir été victime
14:06d'un viol commis
14:08par une femme connue
14:09dont il ne veut pas d'ailleurs
14:11divulguer l'identité.
14:12Il révèle toutefois
14:13qu'une procédure judiciaire
14:14est en cours.
14:15Alors il a choisi
14:16de raconter publiquement
14:18le chanteur
14:19son histoire
14:19sur les réseaux sociaux
14:20cette semaine.
14:21Un appel qui a été,
14:22en tout cas un message
14:23qui a été largement relayé.
14:25Il est vrai qu'il est rare
14:26quand même d'entendre
14:27un homme parler
14:28de son propre viol.
14:29C'est ce dont on va parler
14:30avec notre invitée
14:32Catherine Solano
14:32dans un tout petit instant.
14:34Je vous propose
14:34de découvrir
14:35les messages
14:36qu'on a extraits
14:37de son compte Instagram
14:38où il dit
14:39j'ai été violée
14:39par une femme
14:40et il y a donc une procédure.
14:42Il y a un an et demi,
14:42il a eu une relation
14:43de trois mois.
14:43Il explique un petit peu
14:45le contexte.
14:47Alors ça va peut-être
14:47un petit peu vite
14:48pour pouvoir les lire
14:49mais il dit
14:50il y a une partie de lui
14:52qui est partie,
14:53qui a été dépossédée
14:53outre l'acte sexuel
14:56et le viol lui-même.
14:58Il y avait
14:59tout un contexte
14:59de violence psychologique
15:01dans lequel il a été entraîné
15:02assez rapidement d'ailleurs.
15:04Mais évidemment
15:05Catherine Solano
15:06vous êtes sexologue
15:07merci d'avoir répondu
15:08à notre invitation
15:09pour tenter d'y voir plus clair.
15:10On va clarifier tout de suite
15:11le viol d'un homme
15:13par une femme
15:14c'est une réalité
15:16c'est quelque chose
15:16que vous avez déjà entendu
15:18dans le cadre
15:19de vos consultations.
15:20Oui ça existe.
15:21Un viol c'est une pénétration sexuelle
15:23donc une fellation imposée
15:24c'est un viol
15:26même une pénétration vaginale
15:28ou anale
15:29ça peut se faire
15:30si on stimule
15:31le sexe masculin
15:32parce que notre sexe
15:34qu'on soit homme ou femme
15:34il est fait pour réagir.
15:35Mais là vous parlez
15:36dans le cadre d'un homme
15:37mais qu'une femme
15:38impose ce genre de choses à un homme.
15:40Alors moi ce que je vois
15:41en consultation
15:42là c'est un viol
15:44mais il y a un phénomène
15:45d'emprise
15:46comme vous dites
15:47et les personnes
15:48qui vivent ça
15:49ne vont pas tellement
15:50voir un sexologue
15:51mais plutôt un psychologue.
15:53Et donc moi ce que je vois
15:54plutôt c'est des hommes adultes
15:55qui ont été agressés
15:56par une femme enfant
15:57mais j'en vois pas souvent
15:58mais j'en ai vu plusieurs
16:00dans ma carrière.
16:01D'accord
16:01mais sans vouloir être graphique
16:04il n'y a pas que des hommes
16:05qui sont des prédateurs
16:06ou des addicts sexuels
16:07c'est aussi
16:08aux féminins.
16:09Là quand même
16:10je parle à la praticienne.
16:11Ça arrive
16:11mais on estime que
16:12si vous voulez
16:13dans les condamnations
16:14pour viol
16:14il y a 99% d'hommes
16:17et 1% de femmes.
16:19Donc alors
16:19ceci dit
16:20c'est très difficile
16:21d'analyser les chiffres
16:22parce que les hommes
16:23en général
16:24quand ils ont subi
16:24une agression sexuelle
16:27apparemment
16:27ils osent encore moins
16:28en parler que les femmes
16:29parce qu'il y a
16:30le côté viril
16:31vous voyez
16:32d'être un homme
16:33c'est encore plus honteux
16:34on a l'impression
16:34qu'ils sont extrêmement fragiles
16:36et au niveau virilité
16:37c'est très difficile
16:38d'en parler.
16:40voire même
16:40quelques fois
16:41on va leur dire
16:42mais tu plaisantes
16:43enfin vous voyez
16:44on a l'impression
16:45ça fait rire même parfois
16:47oui ça fait rire
16:49non mais
16:49tout à fait
16:50parce qu'on a l'impression
16:51dans notre société
16:52qu'un homme
16:53c'est toujours prêt
16:54il sera toujours content
16:55d'avoir un rapport sexuel
16:56or c'est faux
16:57et
16:58d'ailleurs rappelez-vous
16:59pardon qu'en 2024
17:00il a fallu attendre 2024
17:02pour que le hashtag
17:03MeToo
17:03devienne aussi un hashtag
17:05MeToo
17:05pour les garçons
17:06c'est le comédien
17:07Aurélien Vic
17:07qui avait révélé
17:08avoir été abusé
17:10et d'un coup
17:11il y a eu une vague
17:11de MeToo
17:12garçons
17:12d'hommes
17:13qui ont été abusés
17:14sexuellement
17:14il a fallu du temps
17:15qu'ils prennent la parole
17:17et qu'ils osent
17:17oui mais c'est vrai
17:18que c'est souvent
17:19agressé par des hommes
17:20il n'y a pas eu
17:20beaucoup de témoignages
17:22d'un homme
17:22agressé par des femmes
17:23et pourtant ça existe
17:24on a dans nos cabinets
17:25des témoignages
17:26de plus en plus importants
17:27alors est-ce que
17:28c'est plus fréquent
17:29au même titre
17:30que la délinquance féminine
17:31a doublé
17:31ces dernières années
17:32est-ce que les agressions
17:34sexuelles sur les hommes
17:35de la part des femmes
17:37augmentent
17:37c'est possible
17:38ou est-ce parce que
17:39les hommes aujourd'hui
17:40s'autorisent davantage
17:42à porter plainte
17:44c'est en fait
17:44la question du consentement
17:46et la question du consentement
17:48elle apparaît
17:49moi je vois ça
17:49beaucoup chez les ados
17:51où les ados
17:52se sentent beaucoup plus
17:53en difficulté
17:54les ados garçons
17:55de dire non
17:56que les filles
17:56les filles aujourd'hui
17:57et c'est heureux
17:58on leur apprend à dire non
17:59on n'a pas encore éduqué
18:00les garçons
18:01on n'a pas appris aux garçons
18:02à dire non
18:02et il y a des garçons
18:03ils se sentiraient
18:04presque gais
18:05s'ils refusaient
18:06une avance d'une fille
18:07même si la fille
18:08ne lui plaît pas
18:10revenons à vos consultations
18:11et après bien sûr
18:11je sondrai l'avocate
18:12c'est difficile à avouer
18:14comme elle le disait
18:15Catherine
18:16c'est stigmatisant
18:18parce que
18:18c'est associé
18:19à la honte
18:20parce que c'est rare
18:21etc
18:21même dans le secret
18:23du cabinet
18:24est-ce que vous avez
18:25des confessions
18:26et des
18:27je ne sais pas moi
18:27des torrents de larmes
18:28des hommes qui craquent
18:29à cause de ça
18:29oui
18:30ils pleurent
18:31ou ils ne pleurent pas
18:32mais ils le reconnaissent
18:33avec difficulté
18:34mais c'est parfois
18:35des agressions sexuelles
18:36ce n'est pas toujours
18:37des viols
18:37ça peut être des attouchements
18:39mais c'est aussi
18:39des relations sexuelles
18:41imposées sous la menace
18:43sous la menace
18:44sous l'agression verbale
18:46il y a aussi
18:47des empires psychologiques
18:49de femmes sur des hommes
18:50et même au sein du couple
18:51on parle de viol
18:52maintenant au sein du couple
18:53au sein du couple
18:54il y a parfois
18:55des relations sexuelles
18:55qui sont imposées à l'homme
18:57et les hommes ne vont
18:58évidemment pas
18:59se plaindre
18:59parce que comme
19:00vous l'avez dit
19:02l'homme est censé
19:03être toujours prêt
19:04et disponible
19:06et c'est à la femme
19:07de disposer
19:07donc c'est toute une éducation
19:09qui est d'ailleurs
19:10en train de se faire
19:10j'ai l'impression quand même
19:11auprès des enfants
19:13sur cette notion
19:13de consentement
19:14où on apprend aussi
19:15aux garçons
19:16à imposer
19:19le consentement
19:20on associe trop
19:21la libido
19:24à un homme
19:25comme si c'était
19:25une libido permanente
19:27mais c'est quoi
19:27un viol
19:28vraiment pour que les gens
19:29comprennent
19:29une femme
19:30qui va imposer
19:31une relation sexuelle
19:31à un homme
19:33même si on comprend
19:33qu'il y a la contrainte
19:34psychologique
19:35ça passe par quoi
19:36c'est à dire
19:36qu'elle le force
19:37parce qu'un homme
19:38peut avoir une érection
19:40pardon de parler
19:41de manière un peu
19:42plus claire
19:43forcée
19:44justement
19:44c'est ça qui est difficile
19:46c'est qu'un homme
19:47s'il a des stimulations
19:48sexuelles
19:48surtout s'il est jeune
19:50il va avoir très facilement
19:51une érection
19:52même s'il n'a pas de désir
19:53on peut très bien
19:54avoir une excitation
19:54sans désir
19:55et donc
19:56très souvent
19:57même dans sa tête
19:58il se dit
19:58mais si j'ai eu une érection
20:00c'est sans doute
20:01que dans le fond
20:02j'en avais envie
20:02mais que je ne me l'avouais pas
20:04et en plus
20:05les agresseurs
20:06je ne sais pas
20:06si les agresseurs
20:07se font trop ça
20:08mais ils vont dire
20:08tu vois
20:09tu en avais envie
20:09en fait
20:10et donc il va se dire
20:11j'en avais peut-être envie
20:13inconsciemment
20:13mais de la même manière
20:14de la même manière
20:16que des femmes
20:16qui peuvent être excitées
20:18malheureusement
20:20lorsqu'elles sont violées
20:21mais ça on ne le dit pas assez
20:23mais il faut le dire
20:24le physiologique
20:25n'est pas toujours en phase
20:26avec le psychique
20:27et puis il y a une deuxième chose
20:28c'est que quand on subit
20:29une agression sexuelle
20:30il y a ce qu'on appelle
20:31une colonisation traumatique
20:33c'est-à-dire
20:34c'est-à-dire que le mental
20:35de l'agresseur
20:36est injecté dans votre cerveau
20:37et donc après l'agression
20:39souvent vous allez avoir
20:40des excitations
20:41en repensant à l'agression
20:43parce que votre agresseur
20:45avait cette excitation
20:46et donc c'est
20:47et un transfert de fantasme
20:48un transfert de fantasme
20:49et donc vous vous dites
20:50sans doute que c'est aussi
20:52moi qui suis en cause
20:53et ça on n'en parle pas assez
20:55parce que souvent
20:55c'est horrible
20:56pour les personnes
20:57qui sont agressées sexuellement
20:59Stéphane Claget
21:00c'est très très important
21:01ce qui vient d'être dit de là
21:02c'est absolument fondamental
21:04et c'est complexe à comprendre
21:06surtout au niveau de la justice
21:07mais c'est d'autant plus vrai
21:08que le garçon est jeune
21:11et qu'il ne connaît pas bien
21:13ses désirs
21:14ce qu'il veut
21:14ce qu'il ne veut pas
21:15et encore une fois
21:15il n'a pas été éduqué
21:17à écouter ses besoins
21:18ses envies
21:20ses désirs
21:21Là on parle d'un
21:23je vous précise quand même
21:24le profil de ce rappeur
21:26c'est un jeune rappeur
21:27d'origine polynésienne
21:29effectivement
21:29il a une antenne d'années
21:30donc il y a quelque chose
21:32de cet ordre là
21:32allez-y maître
21:33Oui je voulais réagir
21:35on a eu l'analyse
21:36de cette sexologue
21:38sur notre plateau
21:39l'analyse du psychiatre
21:41alors sur le plan juridique
21:44un viol
21:45le viol d'un homme
21:46par une femme
21:47c'est tout à fait possible
21:48la définition du viol
21:49n'est pas genré
21:50je rappelle la définition
21:53c'est tout acte
21:54de pénétration sexuelle
21:56notamment bucco génital
21:59et bucco anal
22:00effectué par un cuidam
22:03sur un autre cuidam
22:05avec violence
22:05contrainte
22:07menace
22:08ou surprise
22:09donc dans ce cas de figure
22:11le rappeur je crois
22:12a dénoncé
22:13des violences physiques
22:15et des violences psychologiques
22:16donc de la contrainte
22:17à partir du moment
22:19où il n'y a pas
22:19de consentement
22:21libre
22:22volontaire
22:22et éclairé
22:23il peut y avoir viol
22:24c'est à dire que
22:25est-ce qu'une femme
22:26en l'espèce
22:26je ne sais pas
22:26s'il y a eu beaucoup
22:27de procès de la sorte
22:28déjà
22:28s'il y a de la littérature
22:29là-dessus
22:30est-ce qu'une femme
22:31en cours
22:31et à l'arrivée
22:33écope de la même peine
22:34qu'un homme
22:35pour le même qualificatif
22:36j'entends bien
22:37et
22:38absolument
22:39vous avez des exemples
22:40non
22:41alors
22:41pour répondre à votre question
22:43j'ai également fait
22:44une petite recherche
22:45il n'y a pas de cas
22:47de jurisprudence
22:48où une femme
22:49a été condamnée
22:50pour le viol
22:51d'un homme
22:52ça n'existe pas
22:53ah
22:53il y en a pas
22:54mais
22:54non
22:55c'est pas
22:55le problème
22:56il est autre
22:57c'est à dire
22:58qu'il y a très peu
22:58de plaintes
23:00d'hommes
23:00pour viol
23:01à l'encontre
23:02d'une femme
23:03donc en fait
23:04il y a très peu
23:04de plaintes
23:05très peu de signalements
23:06donc forcément
23:08in fine
23:09il y a très peu
23:10de condamnations
23:10et peut-être parce que
23:11c'est plus difficile
23:12à prouver aussi
23:13c'est pas plus difficile
23:14à prouver
23:15c'est une question
23:15de stéréotypes
23:16de genre
23:17c'est à dire
23:18que c'est le tabou
23:18des tabous
23:19un homme
23:20imaginez un homme
23:21qui pousse la porte
23:22d'un commissariat
23:23pour dire
23:24ma compagne
23:25m'a violé
23:25déjà
23:26les officiers
23:27de police judiciaire
23:29ils vont prendre
23:30cette plainte
23:31avec beaucoup
23:32de circonspection
23:33en réalité
23:34donc déjà
23:35une femme
23:36c'est compliqué
23:37mais un homme
23:38c'est encore plus compliqué
23:40même aujourd'hui
23:40en 2026
23:41c'est quelque chose
23:42à quoi vous avez été confronté
23:42ou en tout cas
23:43dont vous avez parlé
23:43avec des collègues
23:44non j'ai jamais été
23:45confronté à cette situation
23:46mais c'est vrai
23:46que la libération
23:48de la parole
23:49va faire qu'on va
23:50en avoir de plus en plus
23:51parce que des emprises
23:52psychologiques
23:53on en voit effectivement
23:54alors certes
23:55ça ne débouchait pas
23:56forcément sur des viols
23:57mais ça va certainement
24:00montrer
24:01en tout cas
24:01à certains hommes
24:02qui sont des victimes
24:03donc oui
24:04je pense que
24:05des pervers narcissiques
24:05il y a des femmes aussi
24:06oui bien évidemment
24:07un peu moins que les hommes
24:08mais ça existe
24:09donc forcément
24:10les enquêteurs
24:11vont s'adapter
24:12à cette nouvelle
24:14ces nouveaux délits
24:15ces nouveaux crimes
24:16qui vont leur être
24:18racontés
24:18en tous les cas
24:19dans les différentes plaintes
24:20qu'ils vont recevoir
24:20est-ce que c'est des choses
24:21dans le cadre de consultations
24:23peut-être que vous avez eues
24:24entre couples
24:25parce que vous êtes sexologue
24:26donc vous recevez des couples
24:27en coaching
24:28j'imagine
24:28de thérapie sexuelle
24:29quand ça ne va pas
24:31qui ressort
24:32ou que vous pouvez soupçonner
24:34dans certaines consultations
24:35disons que j'ai déjà eu des couples
24:37où il y avait une femme
24:38très agressive
24:39envers son mari
24:41mais je n'ai pas eu d'hommes adultes
24:43me disant avoir été violés
24:45mais par contre
24:45des adolescents
24:46qui ont été violés
24:48par une femme
24:50plus souvent par des hommes
24:52mais
24:52on parle vraiment du cas de femmes
24:54des agressions
24:55et
24:57il faut voir aussi
24:58que
24:58c'est ce que vous disiez
25:00par rapport à la police
25:01la police va dire
25:02mais vous aviez une érection
25:03donc vous aviez envie
25:04enfin si on creuse un petit peu
25:05c'est pas tellement connu
25:07et ce que je voudrais dire
25:08quand même
25:08c'est qu'il y a pas mal
25:09d'enfants
25:10et d'adolescents hommes
25:11qui sont agressés sexuellement
25:12et quand c'est par une femme
25:14ça a des conséquences dramatiques
25:16parce que
25:17souvent aussi
25:17les ados
25:18ils prennent ça
25:18comme une initiation
25:19ils se disent
25:20c'était ma première fois
25:21on entend souvent
25:22c'était ma première fois
25:23vous creusez
25:23vous dites
25:23ah bon
25:24et
25:25moi j'ai déjà
25:26entendu des hommes me dire
25:27j'ai 30 ans
25:29je n'ai jamais eu
25:30de rapport sexuel
25:31avec une femme
25:32ni avec un homme d'ailleurs
25:33je n'ai jamais eu
25:34de rapport sexuel
25:34depuis
25:35et comment vous l'expliquez ça ?
25:36ah oui d'accord
25:36ça les a marqués
25:37ah ben ça marque durablement
25:39il ne faut pas croire
25:39quand vous dites
25:40je n'ai jamais eu
25:41de relation sexuelle
25:42de consenti
25:43depuis cette agression
25:44et depuis ce viol
25:45exactement
25:46c'est très important
25:46parce qu'il a vécu
25:47de passivité
25:48qui est encore plus dur
25:49à vivre pour un homme
25:50parce qu'il n'a tellement
25:51pas été
25:52parce qu'il a intégré
25:53des codes en fait
25:54mais oui
25:54et souvent effectivement
25:56ces initiations
25:58c'est souvent avec des femmes
25:59beaucoup plus âgées
26:00oui
26:00qui peuvent parfois
26:01avoir l'âge de leur mère
26:02moi les histoires
26:03que j'ai pu entendre
26:04c'est d'ailleurs souvent
26:04des femmes dans l'entourage familial
26:06par exemple des marraines
26:07ou parfois des tentes
26:09donc il y a une dimension aussi
26:10parfois incestueuse
26:11qui en rajoute sur le traumatisme
26:13et que l'on soupçonne pas
26:14de l'extérieur
26:15parce qu'on a un petit préjugé
26:16tout de même
26:17que les femmes sont très maternelles
26:18très affectueuses
26:19et donc c'est difficile
26:20de déceler
26:21lorsque ça dérape
26:22d'une affection
26:23qui pourrait être attribuée
26:24à la maternité
26:25qui pourrait être au-dessus
26:26de tout soupçon
26:30Greg Guillotin
26:31qui est visé
26:32par une plainte
26:33pour violences conjugales
26:35ce chroniqueur et humoriste
26:36a reconnu
26:36ce week-end
26:37avoir infligé
26:38des violences
26:39physiques
26:40et psychologiques
26:41à sa compagne
26:42via un communiqué
26:43dont vous allez nous parler
26:44mais dans un instant
26:45dans ce message
26:45il présente
26:46des excuses en bloc
26:47il fait part de sa honte aussi
26:49face à son comportement
26:51tout en assurant
26:51être d'ores et déjà suivi
26:53depuis un certain temps
26:53d'ailleurs
26:54par un psy
26:55Sabrina Birlin
26:56vous voyez on revient
26:57à ses confessions
26:59alors vraiment
26:59il ne se trouve
27:00aucune circonstance atténuante
27:01Greg Guillotin
27:02pour le coup
27:02oui Greg Guillotin
27:03c'est un youtubeur français
27:04un humoriste aussi
27:05qui est connu
27:05notamment pour ses
27:07caméras cachées
27:08mais voilà aujourd'hui
27:09il reconnaît des faits
27:10des faits graves
27:10sur les réseaux sociaux
27:12via un communiqué
27:12que vous allez voir
27:13alors oui il présente
27:14ses excuses
27:15à son ancienne compagne
27:16qui a porté plainte
27:18contre lui
27:18pour violences conjugales
27:19et harcèlement
27:19regardez
27:20il le reconnaît
27:21ses violences conjugales
27:22elle les a subies
27:23je ne vais ni le nier
27:24ni chercher
27:25à les justifier
27:26j'ai honte
27:27sa compagne
27:28à 27 ans
27:29elle accuse
27:29Grégory Guillotin
27:31de violences physiques
27:32et psychologiques
27:33entre 2009
27:33et cette année
27:34en 2026
27:35elle parle
27:35de coups de poing
27:36portés sur elle
27:37des coups de pied
27:38des gifles
27:38un coup de poing
27:39à l'oeil
27:39et également
27:40cela se serait passé
27:41dans leur domicile
27:43mais aussi
27:44pendant des séjours
27:45en vacances
27:45il parle du Maroc
27:46notamment
27:47où la plaignante
27:47accuse le youtubeur
27:48de l'avoir giflé
27:49puis de lui avoir
27:50jeté un vol de céréales
27:51au visage
27:51il aurait aussi fait croire
27:52qu'il avait annulé
27:53son billet d'avion
27:54retour
27:54il aurait également
27:55fait selon elle
27:56installer des caméras
27:57de surveillance
27:58chez eux
27:59alors dans le communiqué
28:00il le dit
28:01Grégory Guillotin
28:02il dit qu'il est
28:02dorénavant suivi
28:03par un psychiatre
28:04et qu'il s'excuse
28:05ce sont ses derniers mots
28:06il écrit
28:07il s'excuse
28:08à celle qui a partagé
28:09ma vie
28:10pendant 7 ans
28:11et je dois
28:12des excuses
28:12en attendant
28:13la plainte
28:13de cette ancienne compagne
28:15a été déposée
28:16le 17 juin
28:17auprès du tribunal
28:18judiciaire d'Evry
28:19le parc a ouvert
28:20une enquête
28:20pour violences
28:21habituelles
28:22sur conjoints
28:23et harcèlement moral
28:25merci beaucoup
28:25ça sera donc instruit
28:26bonjour Tom Michel
28:28vous êtes donc l'avocat
28:29de Grégory Guillotin
28:30merci beaucoup
28:30d'avoir répondu
28:31à notre invitation
28:32alors on parle
28:33chez votre client
28:33quand même
28:34on l'a bien compris
28:34d'un homme
28:35qui reconnaît en bloc
28:36qui ne nie rien
28:37qui s'excuse même
28:38c'est assez rare
28:39pour être souligné
28:40tout de suite
28:40vous l'avez senti
28:42sincère
28:42et dans un mea culpa
28:43total
28:43racontez-nous
28:44comment c'est venu
28:45tout ça
28:46écoutez
28:46c'est un mea culpa
28:48sincère et total
28:49d'autant plus
28:50qu'il est précédent
28:51à ce message
28:52ça veut dire que
28:53monsieur Guillotin
28:54nous l'a rencontré
28:55il y a quelques semaines
28:56avant même
28:56que l'affaire éclate
28:58et il avait déjà
28:59cette volonté
29:00et il l'a eu auprès
29:01de son ex-compagne aussi
29:01il l'a eu auprès
29:02de son ex-compagne
29:03il l'a eu au prix
29:03de tout le monde
29:04c'est quelqu'un
29:05et c'est tout à fait
29:06iconoclaste
29:07en tant qu'avocat
29:08de rencontrer
29:08ce genre de client
29:09qui aurait pu même
29:10aller se dénoncer
29:11avant même
29:12qu'il ait la moindre plainte
29:12iconoclaste
29:13c'est-à-dire
29:13c'est rarissime
29:14c'est rarissime
29:15c'est quelqu'un
29:16qui a entamé
29:17un travail
29:18extrêmement important
29:19depuis des longs mois
29:20qui est suivi
29:21par plusieurs professionnels
29:22c'est quelqu'un aussi
29:23et c'est pour ça
29:24qu'on vient aussi
29:25honorer votre invitation
29:26il ne veut pas
29:27se placer au centre du jeu
29:29se communiquer
29:30c'est aussi
29:30reconnaître
29:31le statut de victime
29:32de sa précédente compagne
29:33c'est aussi peut-être
29:35d'une certaine manière
29:36lui faciliter les choses
29:37après les actions
29:38qu'il a posées sur lui
29:40c'est aussi
29:41si vous voulez
29:41reconnaître
29:42ce qu'il a fait
29:42à savoir des violences
29:45ponctuelles
29:45sur une relation
29:46de sept années
29:46sans en tirer aucune
29:48j'allais dire gloire
29:49c'est pas le mot
29:49mais enfin
29:50aucune circonstance
29:52atténuante
29:52au-dessus du public
29:53soyons très clairs
29:53monsieur Guillotin
29:54dans le secret
29:55de mon cabinet
29:56mais aussi publiquement
29:57il ne se reconnaît
29:58aucune circonstance
29:59atténuante
30:00il y a bien sûr
30:01des explications
30:02sur pourquoi un homme
30:02peut arriver
30:03à des violences conjugales
30:04il y a des expériences
30:06il y a un passé
30:07je ne suis pas sûr
30:07que c'est la manière
30:08de le formuler
30:08mais enfin bon
30:09j'entends ce que vous voulez dire
30:10mais enfin bon
30:11dit comme ça
30:11c'est compliqué à entendre
30:13sur les raisons qui
30:14il n'y a pas de raison
30:14il n'y a strictement aucune raison
30:16c'est justement son positionnement
30:17je suis obligé de vous reprendre
30:18sur la formule
30:18mais la formule
30:19c'est de dire que
30:20un jour peut-être
30:21il y aura un procès
30:22un jour peut-être
30:23il y aura une procédure
30:23et il s'expliquera
30:24alors qu'est-ce qu'il vous dit
30:25aujourd'hui
30:26et comment il se sent
30:27déjà
30:27racontez-nous un peu
30:28mais écoutez
30:28la première chose
30:29c'est comment se sent
30:30la plaignante et la victime
30:31ça c'est la première chose
30:32à laquelle il pense
30:34c'est la première chose
30:35qui est dans son esprit
30:37lui comment il se sent
30:38vous vous doutez bien
30:39ça fait des mois
30:40qu'il se sent mal
30:41ça fait des mois
30:42qu'il n'arrive plus à avancer
30:43et qu'il a besoin
30:44de se faire accompagner
30:45par des professionnels
30:46donc évidemment
30:47qu'il se sent mal
30:48il a honte
30:48il le dit
30:50il l'écrit
30:50et il a décidé
30:52de justement
30:52ne pas prendre la parole
30:54pour ne pas polluer
30:55cette procédure
30:56donc en fait
30:56c'est un homme
30:57qui est en pleine conscience
30:58aujourd'hui
30:58évidemment ça présage pas
30:59de la suite judiciaire
31:01il accepte aussi
31:01de payer pour ses actes
31:03il fait pas ça
31:03juste pour se dédouaner
31:05ou minimiser l'issue
31:06rassurez-nous
31:07mais si vous voulez
31:08qu'est-ce que ça minimise
31:10de reconnaître publiquement
31:11les faits
31:12c'est suffisamment rare
31:14dans les tribunaux
31:14que ce soit des personnalités publiques
31:16ou alors des gens
31:16plus classiques
31:17que quelqu'un admette les faits
31:19que quelqu'un avoue
31:21sa participation
31:22qu'il n'y a aucune minimisation
31:24bien au contraire
31:26on dit pas qu'il est courageux
31:27c'est pas courageux
31:28c'est sa volonté
31:29vous savez quand vous êtes avocat
31:30et il y en a une autre
31:31sur le plateau
31:32vous accompagnez vos clients
31:33vous les conseillez
31:34mais il y a aussi
31:35la volonté du client
31:36la volonté de la personne
31:37la volonté c'est d'assumer
31:38un mot sur le fait
31:39qu'il ait vu un psy
31:40c'est même antérieur
31:41à toute l'histoire
31:42ça veut dire qu'il avait pris conscience
31:43de la gravité
31:44de ce qu'il avait fait
31:45avant même
31:45que l'histoire soit soldée
31:47ou qu'elle soit portée
31:48sur le plan judiciaire
31:49mais avant même
31:50que l'histoire d'amour
31:51soit terminée
31:52d'accord
31:52c'est quelqu'un
31:53qui avait conscience
31:54de ces problématiques
31:55qui sont une nouvelle fois
31:55et je le répète
31:56c'est important
31:57on a l'impression
31:57que c'était tous les jours
31:58sur cette année
31:59c'est faux
31:59c'était ponctuel
32:00et répété malgré tout
32:02c'était des violences ponctuelles
32:03et répété
32:03mais bien sûr
32:04mais l'idée
32:04est d'assumer tout ce qu'il a fait
32:06j'allais rebondir
32:06allez-y maître Tomasini
32:07il y a quand même une difficulté
32:09j'entends vous parler
32:10de violences ponctuelles
32:12pas du tout
32:13ce sont des violences
32:14dites habituelles
32:16c'est exactement
32:17l'expression légale adaptée
32:20puisque ce sont des violences
32:21qui ont perduré
32:22de 2019 jusqu'à 2026
32:24des violences psychologiques
32:27des violences physiques
32:28un contrôle coercitif
32:29avec des caméras de surveillance
32:31donc il ne faut pas minimiser les faits
32:34alors j'entends
32:35excusez-moi
32:36parce que
32:36non non mais
32:37laissez la finir
32:38juste parce que
32:38je suis son dégagement
32:39pour que vous compreniez vraiment
32:40alors écoutez
32:41moi j'entends
32:42la sincérité
32:44de votre client
32:45et je souligne
32:46qu'effectivement
32:48il est extrêmement rare
32:49que des présumés auteurs
32:50voire des auteurs
32:51reconnaissent les faits
32:53d'une manière générale
32:54puisque devant les tribunaux
32:56correctionnels
32:57et j'y suis régulièrement
32:58on a très peu d'auteurs
33:00qui reconnaissent
33:01ils sont dans la négation
33:03ou alors
33:04ils inversent les rôles
33:05et prétendent
33:06qu'il y a des violences
33:07réciproques
33:08et que même la victime
33:09est violente
33:10donc
33:11très bien
33:12en ce qui concerne
33:13votre client
33:14je reconnais
33:15que c'est bénéfique
33:16pour la victime
33:17parce qu'une victime
33:18avant tout
33:19elle est là
33:20pour être reconnue
33:21victime
33:22elle est là
33:23pour entendre les excuses
33:24elle est là
33:24pour entendre la remise
33:26en question
33:26de l'auteur
33:27et surtout
33:28remise en question
33:29vis-à-vis des autres
33:30femmes potentielles
33:32maître Michel
33:33non mais
33:34j'aimerais juste
33:34corriger quelque chose
33:35c'est très important
33:36la première chose
33:37c'est un dossier
33:37qui est pour l'instant
33:38un dossier de presse
33:39il y a des choses
33:40qui sont admises
33:40et qui ont été évoquées
33:42dans le communiqué
33:43par exemple
33:43tout ce qui concerne
33:44les caméras
33:44elles sont tout à fait contestées
33:46monsieur Guetta
33:46il y a mis des caméras
33:47comme plein d'autres français
33:49non pas pour
33:50surveiller sa compagne
33:51pourquoi vous dites
33:51que c'est un dossier de presse
33:52parce que c'est un dossier judiciaire
33:53parce que la plainte a été déposée
33:55mais si vous voulez
33:56nous n'avons pas
33:57personne ici
33:57moi-même
33:58n'avons pas ce qu'il y a
33:59dans la procédure
33:59c'est dommage
34:00vous avez rien
34:00sur les éléments
34:01de la procédure
34:02à ce stade
34:02vos arguments
34:03de l'autre côté de la barre
34:05effectivement
34:05vous prétendez
34:06que ces caméras
34:07ont été installées
34:09pour contrôler
34:09un artisan
34:10ou je ne sais quoi
34:11il y avait des travaux
34:12éventuellement
34:13dans la maison
34:13mais quoi qu'il en soit
34:15les caméras
34:16subsistaient
34:17après coup
34:18donc après
34:19c'est votre argument
34:20mais si vous voulez
34:21j'ai tellement l'habitude
34:22de ce type d'argument
34:23dans les dossiers
34:23que je me permets
34:25effectivement
34:25de dire
34:26attention
34:27c'est pas des violences
34:28ponctuelles
34:29où il a donné
34:29une gifle
34:30ou un coup de pied
34:31non
34:31c'est des violences habituelles
34:33vous n'en savez rien
34:34vous n'avez pas accès
34:35à la procédure
34:36ce que je voudrais dire
34:36quand même
34:37c'est que
34:37vous parlez de sincérité
34:39de votre client
34:39moi je parle
34:40de stratégie aussi
34:41de défense
34:42pourquoi ça peut payer
34:44parce que
34:45les tribunaux
34:46entendent aussi
34:47cette remise en question
34:49le fait
34:50qu'il ait également
34:51été suivi
34:53antérieurement
34:53à la procédure
34:55et pendant la procédure
34:56et ça va automatiquement
34:58entraîner des circonstances
34:59atténuantes
35:00donc une peine
35:01moins élevée
35:02moins sévère
35:03et médiatiquement
35:04très intéressant
35:05c'est qu'il reprend la main
35:07il paralyse
35:09l'effet de sidération
35:11et en prenant la main
35:12il devient moins coupable
35:13vous venez de dire
35:14pardon maître Thomas
35:15je suis obligé de vous couper
35:16un petit peu
35:16vous venez de dire
35:17par la même occasion
35:18que quand même
35:19s'excuser
35:19c'est ce qu'il y a de plus
35:20important pour la victime
35:21donc on ne va pas lui reprocher
35:22non plus
35:22tout
35:23alors qu'il est dans une procédure
35:25de médecin
35:25mais pardon
35:26on va distribuer
35:27un notaire
35:28là pour le coup
35:29vous propose de distribuer
35:30un petit peu la parole
35:30et de revenir à maître Michel
35:31il faut aussi qu'on puisse
35:32parler et discuter
35:34il ne faut pas tout voir
35:35sur le ton
35:36et sur le temps
35:36de la stratégie
35:37il faut arrêter
35:38ces stratégies
35:39s'il est stratégique
35:40monsieur Guillotin
35:41il fait comme toutes
35:42les personnalités
35:42elle vous le dit elle-même
35:42d'ailleurs
35:43elle attend des excuses
35:44la cliente
35:44bien sûr
35:45et même je veux dire
35:46publiquement pour son public
35:47il dit ce n'est pas vrai
35:48il dit cela doit être nuancé
35:50ça serait ça une stratégie
35:51juste un dernier mot
35:52en France
35:53je me permets d'insister là-dessus
35:54parce que ça me paraît
35:55être une dimension
35:55très importante quand même
35:56c'est pas la norme
35:57on l'a vu dans des affaires
35:58retentissantes très récentes
36:00chez les personnalités publiques
36:01aux Etats-Unis
36:02en revanche
36:03faire l'inverse
36:04faire ce que font
36:05la plupart des français
36:06ça serait signé
36:06la fin de votre carrière
36:07vous trouvez la démarche
36:08intéressante aussi
36:09de ce point de vue là ?
36:11mais c'est une démarche
36:12intéressante
36:13qui est peut-être même
36:15sociétale
36:15on peut aussi
36:17imaginer que
36:17le cas de monsieur Guillotin
36:19les délits
36:20qu'il aurait commis
36:21la manière dont il communique
36:22peut aussi
36:23d'une certaine manière
36:24non pas inspirer
36:25mais retenir l'attention
36:27d'un certain nombre d'auteurs
36:28le psychiatre Stéphane Clerget
36:29je veux avoir votre avis
36:30c'est important aussi
36:30j'imagine que vous avez eu
36:31des affaires similaires
36:32dans vos cabinets
36:34commencer une thérapie
36:35pendant
36:35en pleine tempête
36:36c'est rare
36:37c'est en tout cas différent
36:38quand les gens demandent
36:39à venir spontanément
36:40pour traiter
36:41leur violence
36:42leur impulsivité
36:43leur jalousie
36:44ou leur prise de cocaïne
36:45ou d'alcool
36:45qui favorisent
36:46ces violences
36:47et des gens qu'on reçoit
36:49sur injonction judiciaire
36:53cette nouvelle arnaque
36:54qui touche les commerçants
36:55Amoribucco
36:56bonjour
36:56merci d'être là
36:57elle est assez méconnue
36:59cette arnaque
36:59mais d'une simplicité
37:01confondante
37:02au fond
37:02et elle fait perdre
37:03beaucoup
37:03beaucoup d'argent
37:04à ces commerçants
37:05une méthode hyper rodée
37:07image à l'appui
37:08oui alors regardez bien
37:09cette scène
37:09qui va apparaître à l'écran
37:11elle a été filmée
37:12cet été
37:12dans un commerce
37:13de Caen
37:14une femme achète
37:15une bouteille
37:16d'un euro 20
37:17elle va tendre
37:19un billet de 50 euros
37:20à la caissière
37:20jusque là
37:21rien d'anormal
37:22et pourtant
37:22à la fin de la transaction
37:24c'est bien le magasin
37:25qui va perdre de l'argent
37:27alors comment c'est possible
37:28et bien le principe
37:29est déroutant
37:30de simplicité
37:31vous le voyez
37:31sur ces images
37:32en fait d'abord
37:33la cliente
37:34elle va distraire
37:35la caissière
37:36elle va lui parler
37:36elle va sortir son portefeuille
37:38elle sort d'abord
37:39un billet de 50 euros
37:40de son portefeuille
37:41puis elle va dire
37:41qu'elle va vouloir faire
37:42le compte juste
37:43et donner quelques pièces
37:44à la caissière
37:45pour que la caissière
37:45puisse le rendre
37:46le compte rompt
37:47la caissière
37:48se retrouve alors
37:49à devoir
37:49recomper
37:50recalculer
37:51manipuler
37:52plusieurs pièces
37:53et billets
37:53pour préparer la monnaie
37:54on le voit
37:54sur les images
37:55et pendant ce temps là
37:57et bien la cliente
37:58range discrètement
37:59le billet de 50 euros
38:00qu'elle avait sorti
38:00dans son portefeuille
38:02puis elle va prendre
38:03tranquillement
38:04les 49 euros
38:05que la caissière
38:06lui donne
38:06comme si de rien n'était
38:07résultat
38:07la cliente repart
38:09avec sa bouteille
38:10son billet de 50 euros
38:11mais aussi
38:12avec les 49 euros
38:14issus de la caisse
38:15du magasin
38:15et le pire
38:16c'est que
38:17selon mes informations
38:18la jeune caissière
38:19que l'on voit
38:20à l'image
38:21et bien
38:21elle était inexpérimentée
38:23elle était en CDD
38:23cet été là
38:24et bien
38:24elle s'est fait avoir
38:25deux fois dans la même journée
38:26donc elle a eu un trou
38:27dans sa caisse
38:27de près de 100 euros
38:29et c'est ça
38:30qui est assez fou
38:30alors
38:31vous allez me dire
38:31qui sont ces personnes
38:32qui font ces arnaques
38:33et bien je vous propose
38:34d'écouter un commerçant
38:36à Caen
38:36qui lui aussi
38:37a été visé
38:37par la même femme
38:38pendant le même été
38:39alors c'était pas exactement
38:40le même magasin
38:41il explique que
38:42ces escrocs
38:43sont des professionnels
38:44qui agissent
38:45à grande échelle
38:46de façon itinérante
38:47écoutez-le
38:49c'est vraiment leur travail
38:51ce sont des gens
38:53qui font ça
38:54toute la journée
38:55sur ce qui s'est passé
38:56en Normandie
38:57ils ont fait
38:58plus de 100
38:59à 150
39:01magasins
39:01sur deux jours
39:02parce que
39:03bon voilà
39:04on a un groupe WhatsApp
39:05sur lequel on peut se parler
39:06lorsqu'on a
39:07ce genre d'individu
39:09pour essayer de se prévenir
39:10les réseaux qu'on peut avoir
39:12ça peut être des réseaux
39:13des pays de l'Est
39:14ça peut être
39:15une certaine population
39:17qui voyage beaucoup
39:18et qui n'ont pas
39:19de lieu établi
39:20pour vivre
39:21et qui au quotidien
39:23font ce travail là
39:24puisque pour eux
39:25c'est un travail
39:26on a bien compris
39:27qu'il mise sur la crédulité
39:28sur l'inexpérience
39:29l'inattention
39:30aussi peut-être
39:31un peu de stress
39:32mais justement
39:33quand on voit
39:33la méthode
39:34Amaury
39:35comment ils peuvent
39:35être retrouvés
39:36est-ce qu'on les interpelle
39:37par exemple
39:37à quand cette femme
39:38qu'on voit quand même
39:39distinctement
39:40est-ce qu'on l'a retrouvée
39:41alors pas à ma connaissance
39:42et en fait
39:42c'est extrêmement difficile
39:44pour plusieurs raisons
39:45d'abord
39:46ce sont des actes itinérants
39:48donc parfois
39:48commis en zone police
39:49parfois en zone gendarmerie
39:51pas forcément
39:51dans les mêmes départements
39:52donc c'est compliqué
39:53de réunir les plaintes
39:54ensuite
39:54ce qui est difficile
39:55c'est la méthode utilisée
39:56parce que ce sont
39:57des petits montants
39:5850 euros
39:59à l'échelle d'un magasin
40:00ce n'est pas énorme
40:00donc la police
40:01ne va pas mettre le paquet
40:02pour ce vol en particulier
40:04et puis bien sûr
40:05il faut prouver
40:06l'intention de l'auteur
40:07même si cette personne
40:08elle est prise
40:09sur le fait
40:10et bien elle va plaider
40:11la bonne foi
40:12elle va dire
40:12je me suis
40:13l'oubli
40:13simplement
40:14trompé
40:15c'est d'ailleurs
40:15écoutez
40:16Laurent nous raconte
40:17lui-même
40:18a suivi ça
40:18dans son magasin
40:19et il nous décrit
40:20très bien
40:20ce mécanisme
40:22l'intérêt de leur jeu
40:23c'est que
40:24si vous réussissez
40:25à prouver
40:26qu'en fait
40:26ils vous ont escroqué
40:27ils ne craignent
40:29absolument rien
40:30par rapport
40:31à un dépôt de plainte
40:32puisqu'ils vont
40:33plaider
40:33la bonne foi
40:34comme quoi
40:35c'est une erreur
40:37involontaire
40:37de leur part
40:38on va se dire les choses
40:39à 99,9%
40:41il n'y a pas de suite
40:4250 euros
40:43aujourd'hui
40:44la justice française
40:45est tellement
40:47surchargée
40:47qu'elle ne peut pas
40:48se permettre
40:49d'aller faire des recherches
40:50pour 50 euros
40:51et le pire
40:51c'est qu'on avait
40:52des matriculations
40:53on savait exactement
40:54où est-ce que la voiture
40:56a été garée
40:56mais bon
40:57la police a autre chose
41:00à faire
41:01donc à Maury
41:02les enquêtes sont compliquées
41:03les commerçants
41:04on le voit bien
41:05se sont démunis
41:06à quoi ont-ils recours
41:08pour s'en prémunir
41:09aujourd'hui ?
41:10alors il y a bien
41:10une arme pour s'en prémunir
41:12qu'utilisent de plus en plus
41:13les commerçants
41:13une arme qui est
41:14on va se dire
41:14pas tout à fait légale
41:15ce sont les réseaux sociaux
41:17par exemple à Caen
41:18Laurent qu'on a pu écouter
41:19a diffusé
41:20la photo de la voleuse
41:21que vous avez vue à l'écran
41:23pour alerter le plus
41:24de monde possible
41:26mais c'est aussi
41:27par exemple
41:27le cas d'un commerçant
41:28parisien
41:29qui gère une boutique
41:30de téléphonie
41:30et qui a eu la même chose
41:31alors il travaille
41:32dans l'est de Paris
41:32et il y a quelques jours
41:34il a reçu la visite
41:35d'une suspecte
41:36d'une femme
41:36qui a voulu acheter
41:37un chargeur de téléphone
41:39avec un billet
41:39de 200 euros
41:40vous allez voir
41:41les images à l'écran
41:43et ce commerçant
41:44j'ai pu le rencontrer
41:45en fait il m'a expliqué
41:45qu'il avait déjà été victime
41:47du même scénario
41:48quelques années plus tôt
41:49avec son père
41:50et il a donc refusé
41:52la transaction cette fois-ci
41:53en prétextant
41:53ne pas avoir de modé
41:55puis il a décidé
41:56de diffuser
41:57ses images
41:58sur les réseaux sociaux
41:59en l'occurrence
41:59sur Facebook
42:00sa vidéo a été vue
42:02des milliers de fois
42:02et pour lui
42:03c'était le meilleur moyen
42:04finalement
42:04d'alerter les autres commerçants
42:06pour éviter
42:07que ça se reproduise
42:08Merci beaucoup
42:09c'est très intéressant
42:10l'avis du policier
42:12ça c'est des arnaques
42:13qu'on retrouve de plus en plus
42:14on a l'impression
42:14qu'on affine la simplicité
42:17et en fait
42:18cette jeune femme
42:19cette pauvre caissière
42:19on ne sait pas d'ailleurs
42:20si elle a gardé son boulot
42:21ou pas la pauvre
42:22Merci à tous
42:23d'avoir suivi
42:23Police Justice
42:247 jours en France
42:25on se retrouve
42:26avec grand plaisir
42:27dès demain
42:28à 14h
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