00:01Il y a quelques jours, j'ai mis sur la table un projet de rupture.
00:06Ce n'est même pas un projet de rupture, c'est, cher Guillaume, la condition de toutes les ruptures, de
00:13toutes les réformes.
00:15Je veux, et c'est l'engagement que je prends notamment pour vous, les jeunes, mais devant les Français,
00:22je veux rendre la parole au peuple français.
00:24Je veux redonner le pouvoir de choisir aux Français pour que demain l'État retrouve le pouvoir d'agir.
00:37Tout le monde parle du gaullisme aujourd'hui.
00:39Peu connaissent la Ve République et surtout son histoire et encore plus la Constitution.
00:45Toute la Constitution, toute, entendez-moi bien, la Constitution, cet édifice juridique,
00:50tient en une seule idée, en un seul principe.
00:52La combinaison du pouvoir du peuple et du pouvoir de l'État.
00:57Et aujourd'hui, si l'État est impuissant, impuissant à mener la moindre réforme,
01:03et parce qu'il est devenu impuissant dans l'essentiel, il est devenu tracassier dans le détail
01:07pour les maires, les chefs d'entreprise, les agriculteurs, tous les Français.
01:12Donc, le pouvoir de l'État, mais grâce au pouvoir du peuple.
01:15Sans ce pouvoir du peuple, aucun homme, aucune femme politique peut justement relever les défis gigantesques qui sont devant nous.
01:25Alors évidemment, que de critiques.
01:27C'est intéressant d'ailleurs les critiques.
01:29On les passera en revue les unes après les autres rapidement.
01:32Mais c'est tellement caractéristique du mode de pensée des uns et des autres, des vieilles habitudes, des penchants idéologiques
01:40aussi.
01:42Ici, il y a peut-être des étudiants en droit.
01:45Oui, il y en a pas mal d'ailleurs. Oui, très bien.
01:48Alors, on vous a évidemment appris que la démocratie, en France, c'est le deuxième article de la Constitution,
01:54le principe de la République, c'est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
02:01C'est ça la démocratie.
02:02On vous a dit, nous sommes, nous vivons dans une démocratie.
02:06C'est à moitié vrai.
02:08C'est à moitié vrai.
02:09La démocratie française a été confisquée.
02:13En réalité, nous vivons dans une démocratie sans le peuple.
02:17L'expression n'est pas de moi, elle est de quelqu'un que j'aimais beaucoup, qui est Jacques Julliard.
02:21La démocratie sans le peuple.
02:23Oui, la démocratie sans le peuple.
02:25Où est le peuple, mes amis ?
02:27Où est le peuple quand ces votes, les votes du peuple sont contredits ?
02:32Le traité constitutionnel, Notre-Dame-des-Landes.
02:35Par deux fois ces 20 dernières années, le peuple a parlé et il a été contredit.
02:41Où est le peuple ?
02:42Quand on contredit son vote.
02:44Où est le peuple, mes amis ?
02:47Quand on contourne la volonté du peuple.
02:52Moi, j'en ai marre de ces jurisprudences internationales, constitutionnelles,
02:57qui font dire à nos textes ce que jamais les textes n'ont jamais dit.
03:01Jamais.
03:04Le Conseil constitutionnel, j'y suis attaché.
03:06Il doit vérifier la conformité des lois à notre Constitution.
03:10Mais s'appuyer sur le principe de fraternité pour dépénaliser les aides, notamment pour les migrants illégaux,
03:20jamais le constituant n'a voulu dire ça.
03:22Jamais.
03:23Jamais.
03:24C'est quelques individus qui, un jour, dans une salle, le décident.
03:30Est-ce que ceux qui ont signé et ratifié la Convention européenne des droits de l'homme imaginaient qu'un
03:35jour, un magistrat se dise,
03:38il y a des assassins, ils ont du sang français sur les mains, mais dans leur pays, ou plutôt dans
03:43notre pays, ils ont déjà soit des attaches familiales dans notre pays,
03:46ou alors dans leur pays, ils pourraient ne pas avoir droit à un procès équitable.
03:50Alors, surtout, on les garde.
03:51On les garde chez nous.
03:52Qu'est-ce qu'on doit faire ?
03:55Protéger la société française ou protéger les assassins ?
03:59Non, ça n'est pas une démocratie, quand on fait dire au texte ce qu'ils n'ont jamais dit.
04:04Et ça n'est pas non plus une démocratie.
04:06Où est le peuple, quand en réalité, il y a une confusion entre celui qui vote la loi, le législateur,
04:12et celui qui doit interpréter la loi, les magistrats ?
04:16Bien sûr qu'il faut des magistrats.
04:17Mais la démocratie, l'état de droit.
04:19Ah, l'état de droit, que n'en ai-je entendu parler de l'état de droit ?
04:23Mais l'état de droit, c'est d'abord la séparation des pouvoirs.
04:26Ça n'a jamais été la confusion des pouvoirs.
04:29Quand j'entends d'ailleurs la présidente de l'Assemblée nationale dire...
04:34Non, pardon.
04:35Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
04:37Les présidents de l'Assemblée nationale, on peut ne pas être d'accord s'enlever ceux qui professent des points
04:43de vue qui ne sont pas les notes.
04:45Qu'a-t-elle dit ?
04:46Elle est attachée à notre Constitution.
04:48Très bien.
04:49C'est notre bien le plus précieux, nous a-t-elle dit.
04:52Mais justement, parce que c'est notre bien le plus précieux,
04:55j'entends que les jurisprudences ne dénaturent pas le texte, mon cher Roger, originel de la Constitution de la Ve
05:01République.
05:04Et j'entends faire respecter la séparation des pouvoirs.
05:10C'est quand même drôle, quand même, qu'une présidente de l'Assemblée nationale s'émeut quand un candidat dit...
05:16Attendez, voilà, chacun son rôle.
05:18Les parlementaires, les députés votent la loi.
05:20C'est une sorte de symptôme de Stockholm, finalement, de consentir à ces abandons, non pas de souveraineté,
05:26mais à ces abandons, finalement, du pouvoir législatif par rapport à l'autorité judiciaire.
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