- il y a 23 minutes
C’est sans conteste la meilleure ennemie pour notre santé: l’inflammation. Une arme à double tranchant qui peut tout à la fois nous sauver la vie ou nous rendre gravement malade. On connaît bien l’inflammation aiguë, cette réaction de défense de l’organisme contre une infection, comme une angine ou une plaie, et qui se traduit sur la zone par douleur rougeur gonflement. Elle est utile et bénéfique. Mais on connaît moins l’inflammation chronique. Une inflammation à bas bruit, silencieuse, avec peu de symptômes, qu’on ne sent pas. Au fil des ans, elle engendre des dégâts dans notre corps et accélère les maladies: cancer, diabète, ou encore Alzheimer.
Comment s’installe cette inflammation chronique? Quelles en sont ses conséquences sur nos organes? Peut-on la repérer, l’évaluer? Comment la combattre?
La docteure Catherine Lacrosnière, spécialiste de la nutrition et de son lien avec l’inflammation chronique, auteure du livre "Et si c’était l’inflammation?" (Ed. Marabout), est l'invitée de Margaux de Frouville et d'Alain Ducardonnet dans ce nouvel épisode du Podcast santé.
Comment s’installe cette inflammation chronique? Quelles en sont ses conséquences sur nos organes? Peut-on la repérer, l’évaluer? Comment la combattre?
La docteure Catherine Lacrosnière, spécialiste de la nutrition et de son lien avec l’inflammation chronique, auteure du livre "Et si c’était l’inflammation?" (Ed. Marabout), est l'invitée de Margaux de Frouville et d'Alain Ducardonnet dans ce nouvel épisode du Podcast santé.
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00:00C'est sans conteste la meilleure ennemie pour notre santé, l'inflammation.
00:04Une arme à double tranchant pouvant tout à la fois nous sauver la vie ou nous rendre gravement malade.
00:10Alors on connaît bien l'inflammation aiguë, cette réaction de défense de l'organisme contre une infection comme l'angine
00:16ou une plaie
00:17et qui se traduit sur la zone par douleur, rougeur, gonflement, tout ça on connaît bien, mais elle est surtout
00:24bénéfique, voire indispensable.
00:26On connaît moins l'inflammation chronique, une inflammation à bas bruit, silencieuse, avec peu de symptômes qu'on ne sent
00:32pas.
00:33Sauf qu'au fil des années, elle va faire des dégâts dans notre corps et accélérer les maladies comme le
00:37cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires ou encore Alzheimer.
00:40Alors comment s'installe cette inflammation chronique ? Quelles en sont ses conséquences sur nos organes ?
00:46Peut-on la repérer, l'évaluer ? Comment la combattre ? Tout savoir sur l'inflammation avec votre invité.
00:53Je suis Marco Defrouville, chef du service santé de BFM TV.
00:56A ses côtés, Alain Ducardonnay, médecin, consultant santé BFM TV.
01:00Vous écoutez le podcast santé, le podcast qui prend soin de vous.
01:07Catherine Lacronnière, bonjour.
01:09Bonjour Alain Ducardonnay.
01:10Vous êtes une spécialiste de la nutrition, en particulier du lien entre l'inflammation chronique et la nutrition.
01:15Vous avez travaillé aux Etats-Unis sur ce sujet et vous venez de commettre un dernier livre, parce que vous
01:19en avez écrit déjà beaucoup.
01:20Et si c'était inflammatoire, aux éditions Marabou.
01:24Alors, on va faire simple.
01:26D'abord une définition.
01:27L'inflammation, ça veut dire quoi ? Il y a le feu ?
01:29Alors, il y a le feu.
01:30Il peut y avoir le feu de manière violente.
01:33C'est l'inflammation aiguë.
01:35Quand il y a un agresseur, qu'il faut circonscrire cette agression et la guérir.
01:40Et puis, il y a le feu qui couvre, un feu qui ne va pas s'éteindre, une inflammation qui
01:46ne va pas se résoudre.
01:47Quand les agresseurs persistent, se répètent.
01:50Quels sont les témoins de ces deux types d'inflammation ?
01:53Ça va être la fièvre ou dans un bilan sanguin, comment on va s'en apercevoir ?
01:57Alors, pour l'inflammation aiguë, comme disait le docteur Ducardonnay, il y a trois signes qui sont très souvent présents.
02:04La rougeur, la chaleur, la douleur.
02:06Vous mettez votre main sur une plaque chaude, par exemple, vous le savez tout de suite.
02:09Pour l'inflammation chronique, c'est beaucoup plus insidieux.
02:12Il ne peut y avoir aucun signe pendant un certain nombre d'années.
02:16Et puis, ces signes peuvent se révéler de manière assez atypique plus tard.
02:19Comme d'ailleurs, il peut y avoir de vraies maladies inflammatoires chroniques qui sont révélées beaucoup plus rapidement.
02:25La manière de le savoir, c'est en effet de faire un bilan sanguin et de doser un marqueur qui
02:31s'appelle la protéine C-réactive, la CRP.
02:34Mais le problème, c'est que premièrement, elle n'est pas forcément élevée.
02:37Et deuxièmement, elle n'est pas spécifique.
02:39D'une pathologie, enfin, en cause.
02:42Donc, il faut qu'avec cette CRP élevée ou un dosage encore plus fin, la CRP ultra sensible,
02:48le médecin puisse, avec vos signes, arriver à vous orienter.
02:53Alors, on comprend bien que dans l'inflammation aiguë, il y a un ennemi.
02:57Mais dans l'inflammation chronique, il n'y a pas d'ennemi.
02:59Pourquoi alors l'organisme va se mettre en surchauffe ?
03:02Alors, l'organisme, il y a des ennemis, parce qu'en fait, l'organisme considère un certain nombre de facteurs
03:07comme ennemis, justement.
03:09Ça peut être l'alimentation, ce qui paraît étonnant, parce que comment est-ce que l'alimentation qui nous nourrit,
03:14qui nous fait vivre, peut devenir ennemie ?
03:15Eh bien, un certain type d'alimentation va favoriser l'inflammation.
03:19Ça peut être aussi des facteurs métaboliques, l'obésité, le diabète, avec du cholestérol, un taux de sucre trop élevé,
03:28qui peut être considéré comme des agresseurs persistants et résistants.
03:32Ça peut être également des facteurs qu'on produit soi-même dans le corps.
03:39De l'acidurique, la goutte peut provoquer une inflammation.
03:42L'arthrose, avec le délitement du cartilage, peut être également considéré comme un agresseur.
03:47Vous avez évoqué en premier la nutrition, l'alimentation.
03:51Quels sont les principaux ennemis en cette matière ?
03:53On parle beaucoup des méfaits du sucre, des méfaits de l'alcool.
03:57Est-ce qu'aujourd'hui, on arrive à faire comme ça un classement des produits les plus délétères ?
04:01Alors, on connaît bien nos ennemis.
04:03C'est vrai que je n'aime pas, en tant que nutritionniste, vous dire qu'il y a les mauvais
04:06aliments et les bons aliments.
04:07C'est une question de quantité.
04:08Voilà, c'est ça. C'est une question de fréquence, de consommation.
04:11Le poison, c'est la dose.
04:12Exact, tout à fait.
04:14Et en fait, typiquement, les aliments ultra-transformés du commerce qui contiennent des sucres cachés, des graisses cachées, du sel,
04:22parce que la consommation de sel, toujours en excès, favorise l'inflammation chronique.
04:29Le sucre, pas seulement caché dans ses aliments ultra-transformés, mais trop de sucres qui déclenchent, qu'on appelle des
04:35pics glycémiques,
04:36qui après vont déclencher l'insuline de manière anarchique.
04:39Les graisses, parce qu'il y a certaines graisses qui vont favoriser l'inflammation, alors que d'autres vont aider
04:45à la résoudre.
04:46Alors, et puis le sel en excès, voilà, ça c'est... et vous parliez de l'alcool, oui, l'alcool
04:51n'est pas du tout l'ami du corps,
04:55à cause de son métabolisme, il y a un métabolisme qui s'appelle l'éthanol, qui va être détoxifié par
05:01le foie,
05:02et en fait, le foie va répondre en s'inflamant.
05:06Alors, vous avez évoqué tout à l'heure des signes biologiques, donc dans la prise de sang,
05:10le fait en effet d'avoir cette protéine qui en permanence est élevée, on s'est dit, il se passe
05:14quelque chose.
05:15Mais vous avez dit aussi que ça donnait des symptômes.
05:18Alors, quels sont les symptômes qui peuvent nous faire penser que peut-être ce feu couvre, comme vous le dites
05:23si bien ?
05:23Alors justement, c'était une idée pour écrire ce livre, parce qu'il y a tellement de symptômes atypiques
05:30avec des patients qui vont voir leur médecin en disant, je suis fatiguée.
05:33Bah oui, mais la fatigue c'est tellement classique, finalement, j'ai mal, j'ai des douleurs intestinales,
05:38j'ai des douleurs articulaires, donc tout un ensemble de symptômes avec des gens qui ne vivent pas très bien
05:43au quotidien
05:44et qui pourtant n'ont pas forcément de diagnostic.
05:47Alors, il faut savoir quand même que la fatigue inflammatoire, c'est pas la fatigue classique.
05:50Vous êtes fatiguée, vous vous êtes plus ségétard, vous avez trop travaillé, vous dormez bien, ça va mieux.
05:55Avec l'inflammation, vous pouvez prendre des vacances, vous pouvez bien dormir, vous serez toujours fatiguée.
06:00Et c'est pas seulement une fatigue physique, ça peut également être une fatigue psychologique, le fameux brouillard mental.
06:06Donc certains parlent avec des difficultés de concentration en particulier.
06:11Et puis toutes les douleurs dont on parlait, et aussi d'autres symptômes de l'inflammation au niveau de la
06:18peau,
06:18parce que finalement, toutes ces maladies comme le psoriasis, comme l'asthme, sont des maladies inflammatoires chroniques.
06:26On peut retrouver également l'inflammation au niveau de la sphère gynécologique avec l'endométriose par exemple.
06:31Sur la survenue, est-ce que ça peut vraiment apparaître du jour au lendemain,
06:34ou c'est toujours crescendo dans ce que vous observez chez les patients ?
06:37Alors tout dépend. Tout dépend des causes, parce que visiblement, il y a plusieurs causes qui vont aller vers un
06:41même résultat,
06:42qui est l'inflammation chronique.
06:43Quand vous avez des causes métaboliques, quand vous êtes en obésité, quand vous avez du diabète,
06:49les choses vont apparaître très très doucement.
06:51Par contre, quand vous avez une maladie inflammatoire chronique comme les MICI,
06:55les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin,
06:57eh bien il y a une apparaition assez violente.
06:59Les gens vont d'abord décrire des troubles du transit,
07:02donc des diarrhées sanglantes et guéreuses, des douleurs abdominales.
07:05Donc c'est véritablement différent en fonction des mécanismes,
07:09mais qui habiboutissent tous au même résultat.
07:12En vous écoutant, quand même, c'est un peu inquiétant,
07:14parce qu'on peut se dire qu'on a tous plus ou moins des douleurs,
07:16plus ou moins des problèmes de peau, etc.
07:18Ça veut dire que ça concerne tout le monde ?
07:20En fait, tout le monde passe par l'inflammation chronique ?
07:21Oui, mais tout le monde n'est pas malade.
07:23Mais c'est vrai qu'on a tous, on est tous potentiellement inflammés.
07:27C'est banal, quoi.
07:27Voilà, c'est assez banal,
07:29et ce n'est pas non plus une raison pour affoler tout le monde,
07:33mais simplement pour dire,
07:35voilà, vous avez probablement ce mécanisme,
07:38parce que tout le monde l'a,
07:39parce que nous vivons dans un monde
07:40où il y a des agresseurs permanents,
07:43que ce soit l'alimentation, la sédentarité,
07:45le stress chronique, le mauvais sommeil.
07:47Donc on est tous potentiellement inflammés,
07:48mais on peut tous aussi potentiellement
07:50changer notre manière de vivre.
07:52Il y a un âge particulier,
07:54il y a un sexe particulier,
07:55est-ce qu'il y a des études sur ce plan-là ?
07:58En fait, il y a beaucoup d'études en ce moment
08:00sur le fait de commencer tôt à changer son mode de vie,
08:02pour voir justement si on arrive à reculer
08:05un certain nombre de choses.
08:06Bien entendu, je pensais aux maladies neurodégénératives,
08:08comme la maladie d'Alzheimer.
08:10Quand vous devez avoir Alzheimer,
08:11vous l'avez, malheureusement,
08:12il n'y a pas de manière aujourd'hui
08:13de le prévenir ou de le guérir,
08:16mais on a remarqué
08:17qu'avec une alimentation et un mode de vie anti-inflammatoire,
08:20vous arrivez à repousser
08:21les premiers symptômes de plusieurs années,
08:24voire de plusieurs dizaines d'années.
08:25Vous proposez dans votre livre un questionnaire et des scores,
08:28c'est comme ça que vous procédez en consultation ?
08:30Alors, c'est vrai que ça me permet déjà
08:33de sensibiliser mes patients avec ces questions,
08:37et puis après d'orienter vers un profil un peu plus dominant,
08:40parce qu'on ne peut pas tout changer non plus dans sa vie,
08:43même si tout est relié.
08:44On va commencer par changer certaines choses,
08:46donc en effet, j'ai proposé un profil métabolique,
08:50méta-inflammation,
08:52un profil plutôt sur la dysbiose,
08:53parce que ça, c'est le déséquilibre du microbiote,
08:56en particulier intestinal,
08:58qui est à l'origine de l'inflammation,
08:59et un profil plutôt immunitaire,
09:01avec une mauvaise régulation de l'immunité,
09:03ça, c'est ce que connaissent toutes les personnes
09:05qui ont des maladies inflammatoires chroniques.
09:07Justement, vous venez de prononcer un mot
09:09qui m'intéresse, immunitaire.
09:10Ça veut dire, en fin de compte,
09:11que cette inflammation chronique,
09:12elle est liée à un déséquilibre
09:14de notre système immunitaire,
09:15ou un système immunitaire qui devient fou.
09:17On sait que dans les maladies auto-immunes,
09:18le système immunitaire se bat contre nous-mêmes.
09:21Est-ce que pour l'inflammation chronique,
09:22ce serait un peu un même mécanisme ?
09:24C'est ça, c'est véritablement une dysrégulation
09:26du système immunitaire.
09:27Il est déclenché au départ,
09:28il nous aide, il nous protège,
09:29et puis là, il est tellement, tellement alerté
09:33qu'il finit par user l'organisme.
09:36Donc, en effet, c'est une immunité
09:38qui n'est plus en rapport
09:40avec ce qu'elle devrait faire.
09:42Avant de voir ce qu'on peut faire
09:43pour lutter contre,
09:44quelles peuvent être les conséquences
09:46et qu'est-ce qui est prouvé aujourd'hui
09:47scientifiquement de l'impact
09:48de cette inflammation chronique
09:49sur notre santé ?
09:50Alors, c'était vraiment les cardiologues
09:52qui, au départ,
09:53c'est très ancien,
09:54puisque c'était dès l'étude de Framingham,
09:56après 1945,
09:58qu'on s'est rendu compte
09:59qu'il y avait une inflammation chronique
10:01au niveau de la paroi interne
10:03des gros vaisseaux coronaires
10:05et carotides,
10:06et que ça favorisait
10:07la fameuse plaque d'athérome
10:08à l'origine des maladies
10:09des thrombo-emboliques.
10:11Puis après, on s'est rendu compte
10:12que cette inflammation,
10:13elle peut être partout.
10:14Elle peut être dans la graisse viscérale
10:16quand on grossit,
10:17quand on prend du poids.
10:18Les adipocytes vont grossir,
10:21vont s'écraser les uns les autres
10:22et ça va être vécu
10:23comme un agresseur
10:25avec la pénétration
10:26dans ce tissu glaceux
10:28de macrophages,
10:29les fameuses cellules de l'immunité
10:30dont on parlait,
10:31qui vont déclencher
10:32une cascade inflammatoire
10:33qui va s'auto-entretenir.
10:35On va également trouver
10:36l'inflammation dans le pancréas
10:37avec le diabète,
10:39dans la peau,
10:40avec le psoriasis,
10:41dans l'intestin,
10:42avec les maladies chroniques
10:43de l'intestin,
10:44dans les articulations.
10:45Enfin, je pourrais faire
10:45tous les organes.
10:47Parce qu'en plus,
10:47vous dites même
10:48que ça accélère le vieillissement.
10:49Oui, tout à fait.
10:50Alors en fait,
10:50le vieillissement naturel,
10:52il est déjà inflammatoire
10:53parce que nos cellules,
10:55elles sont programmées.
10:56Je disais un petit peu
10:57dans le livre,
10:58comme nos portables,
10:59elles ont une obsolescence
11:00programmée
11:00et quand elles commencent
11:02à vieillir,
11:02elles vont dégager
11:04des petits morceaux,
11:05un petit peu comme un synthélite
11:06qui perd ces morceaux.
11:08Elles vont dégager
11:09des petits morceaux
11:10de protéines,
11:11d'ADN, etc.
11:12qui vont être considérés
11:13comme des déchets
11:15agresseurs
11:16par l'organisme.
11:17Donc le vieillissement naturel,
11:18il est inflammatoire
11:19et si en plus,
11:20il est accéléré
11:22par d'autres symptômes,
11:23enfin par d'autres présences
11:24de d'autres facteurs de risque,
11:26la mauvaise alimentation,
11:27la sédentarité, etc.
11:28Eh bien,
11:28le vieillissement sera accéléré.
11:30Il y a un truc en fait
11:31auquel on pense d'emblée.
11:32On se dit
11:32s'il y a de l'inflammation,
11:33je vais prendre
11:33un anti-inflammatoire.
11:34On fait classiquement.
11:37Tout à fait.
11:38Alors là,
11:39c'est vraiment
11:39la réponse anti-inflammatoire
11:41naturelle.
11:42Ce n'est pas un médicament.
11:45Le fait d'être naturel aussi,
11:46il n'y a pas tous les effets
11:47secondaires des médicaments,
11:49mais on va utiliser
11:51l'alimentation,
11:52par exemple,
11:53pour être justement
11:54anti-inflammatoire.
11:55Il y a une chose intéressante
11:55dans l'huile d'olive
11:56avec une molécule
11:58qui s'appelle
11:59l'oléocantal
11:59qu'on a d'ailleurs étudiée
12:01dans certaines études
12:03de recherche
12:03contre les anti-inflammatoires
12:05en se disant
12:05tiens,
12:06est-ce qu'on aurait
12:07une meilleure réaction
12:09sur la diminution
12:09des symptômes
12:10des gens qui souffrent
12:12d'un problème articulaire.
12:13Et visiblement,
12:14c'est quand même
12:15prometteur.
12:15L'oléocantal
12:16est anti-inflammatoire,
12:17mais il ne faut pas
12:18oublier une chose,
12:19ce qu'on dit
12:19dans le tube ASN
12:20n'est pas forcément vrai
12:21dans l'organisme.
12:23Et puis,
12:23on dit parfois
12:23qu'il faut consommer
12:24des quantités telles.
12:26Oui,
12:26on n'y arrivera pas.
12:27Ce serait infaisable.
12:28Et il y aurait
12:28d'autres effets secondaires.
12:29Quelle place pour vous
12:30des pré-probiotiques,
12:32ça peut avoir
12:32un impact ou pas ?
12:33passionnant
12:34parce que c'est
12:34sur le microbiote
12:35puisqu'on avait dit
12:36que la dysbiose,
12:37donc le déséquilibre
12:38du microbiote,
12:39favorise l'inflammation chronique.
12:40Donc,
12:40il faut nourrir
12:41et rééquilibrer
12:42notre microbiote.
12:43Et ce sont
12:44les probiotiques.
12:45Les probiotiques,
12:46ce sont des petits organismes
12:48qui nous sont bénéfiques.
12:50À la base,
12:51on est censé vivre bénéfiquement.
12:52Des bonnes bactéries.
12:53Voilà,
12:53des bonnes bactéries.
12:54Et donc,
12:55on peut les consommer.
12:56Et les pré-biotiques
12:57sont des fibres
12:58qui vont nourrir
12:59ces probiotiques.
13:00Donc,
13:00l'association des deux,
13:01c'est ce qui permet
13:02de bien rééquilibrer
13:03son microbiote.
13:04On est obligé
13:04d'acheter quelque chose
13:05ou on peut le faire
13:05naturellement ?
13:06Naturellement.
13:07Naturellement,
13:07c'est le but d'essayer.
13:09Donc,
13:09les probiotiques,
13:09vous allez en trouver
13:10dans les aliments fermentés.
13:11Par exemple,
13:12si vous voulez voyager
13:13dans le kimchi coréen,
13:15sinon dans le choucroute,
13:16que je cuit,
13:16pardon,
13:17de la choucroute,
13:18vous en trouvez
13:18dans des produits laitiers
13:20comme le kéfir,
13:21vous en trouvez
13:21dans le miso,
13:22la soupe miso.
13:24Donc,
13:24on peut tout à fait
13:25consommer des probiotiques
13:27et on peut les nourrir
13:28avec ces prébiotiques
13:28des artichauts,
13:30des asperges,
13:31des poireaux,
13:32par exemple.
13:33Alors,
13:33vous êtes très concrète
13:34parce que vous allez
13:34beaucoup plus loin.
13:35Vous dites,
13:35voilà,
13:36moi,
13:36en quatre semaines,
13:37je vais vous arranger
13:37tout ça,
13:38vous n'aurez plus mal nulle part.
13:39J'aimerais bien.
13:40Vous proposez dans votre couverture
13:42le protocole de quatre semaines.
13:43Qu'est-ce qu'il y a
13:43en quatre semaines ?
13:44On fait quoi ?
13:44On va progressivement
13:45changer son mode de vie.
13:47On va essayer
13:48parce qu'on ne peut pas
13:48imposer les choses aux gens.
13:50C'est ce que je fais
13:50au niveau de ma consultation.
13:52Je ne leur dis pas,
13:52vous devez faire ça.
13:53je leur dis,
13:54qu'est-ce que je peux faire
13:55pour modifier progressivement
13:56votre mode de vie
13:57en laissant des choses
13:57qui sont importantes.
13:58Donc,
13:59de proposer progressivement
14:00à la fois
14:01une modification alimentaire
14:02et du mode de vie
14:03d'une reprise
14:04d'une activité physique
14:06régulière
14:06et surtout adaptée
14:07parce qu'on ne va pas faire
14:08du sport de la même manière
14:09quand on a de l'arthrose
14:09ou quand on pèse
14:11120 kilos.
14:12Et puis,
14:13une action sur
14:14tous les autres facteurs
14:14de risque
14:15parce qu'il y a également,
14:16on n'en a pas parlé encore,
14:17mais tout ce qui est toxique
14:18d'environnement.
14:19Donc,
14:20si vous êtes habitué
14:21à ne pas aérer
14:21votre séjour,
14:23à utiliser
14:24des bougies d'ambiance,
14:26à ne pas faire attention
14:27aux cosmétiques
14:28que vous mettez sur la peau,
14:29là,
14:29il y a un travail à faire
14:30comme dans votre cuisine
14:31d'ailleurs
14:32où on va jeter
14:32les vieilles poils
14:33et on va jeter
14:34tout ce qui est
14:35contenant en palestique
14:35s'il y en a encore.
14:37Il y a cet équilibre
14:38à trouver,
14:38j'imagine,
14:39entre garder
14:40ce qui fait du sens
14:41au niveau du plaisir.
14:42Ah, il faut.
14:44C'est indispensable.
14:45Sinon,
14:45les choses,
14:46on va aller chercher.
14:47Comment on fait le tri ?
14:48On hiérarchie
14:49ce qui est le plus important
14:49dans notre vie ?
14:50Voilà,
14:51on voit ce qu'on peut changer
14:52et pas changer.
14:52Je pense que,
14:53par exemple,
14:53changer ses contenants en plastique,
14:54c'est pas trop difficile
14:57pour tout le monde.
14:58Par contre,
14:58arrêter de fumer,
14:59c'est indispensable
15:00mais peut-être
15:00on peut se dire,
15:01justement,
15:01pour sa santé,
15:02parce qu'on l'entend tellement
15:03qu'on va peut-être
15:04essayer de le faire,
15:05faire du sport
15:06de manière ludique,
15:07de manière agréable.
15:09Vous pouvez très bien
15:10aller vous promener
15:11le week-end
15:12autour d'un lac
15:13et vous ferez du bien
15:14à votre santé.
15:15Donc,
15:16il faut d'abord
15:17se faire du bien,
15:17garder le plaisir,
15:18garder le plaisir de la table.
15:20À un moment,
15:20un de mes livres,
15:21j'avais écrit avec un chef
15:22pour dire que la cuisine
15:23anti-inflammatoire
15:24est une cuisine gourmande,
15:26c'est une cuisine variée,
15:27c'est une cuisine goûteuse.
15:28Vous avez parlé
15:29de l'activité physique,
15:31c'est un petit peu antinomique
15:32parce que quand on fait
15:33de l'activité physique,
15:34parfois on a des tendinites,
15:35on a plutôt de l'inflammation.
15:37On a déjà des courbatures.
15:37On a des courbatures,
15:38voilà.
15:38Il faut y aller doucement.
15:39Donc, voilà,
15:40parce que quand vous dites
15:40l'activité physique
15:41est anti-inflammatoire,
15:42nous on a plutôt,
15:43comme ça en première impression,
15:44c'est plutôt inflammatoire.
15:45C'est pour ça qu'il y a
15:46un programme de 4 semaines,
15:47c'est pour vous y remettre
15:48très, très, très progressivement.
15:50Alors, bien sûr,
15:50si vous êtes un sportif entraîné,
15:52vous allez rire
15:53en lisant ces petites recommandations,
15:55mais il faut justement
15:57y aller doucement.
15:58On ne veut pas transformer
15:59les personnes en marathonien
16:01ou en addict du sport,
16:03tant mieux si elles le deviennent,
16:04mais sinon,
16:05il faut y aller doucement.
16:06On est dans l'équilibre.
16:07On est dans l'équilibre.
16:07On est dans l'activité physique et sport.
16:09Exactement.
16:10Comment on sait que ça va mieux ?
16:12C'est la disparition des...
16:13L'amélioration du quotidien,
16:16exactement.
16:18Moins de fatigue,
16:19moins de douleur.
16:20Peut-être chez les personnes
16:21qui ont ces maladies
16:22inflammatoires chroniques,
16:23un temps de réémission plus long.
16:25C'est cliniquement
16:26qu'on va le voir.
16:28Et puis sinon,
16:29ce sont les chercheurs
16:29qui font des études
16:32pour voir un petit peu
16:33quelle est l'amélioration
16:35avec un certain nombre de facteurs
16:36qu'on ne va pas doser en ville.
16:37On ne va pas aller commencer
16:38à doser les molécules
16:40de l'inflammation,
16:40les interleukines en particulier.
16:42Ça coûterait beaucoup trop cher
16:43et ça n'irait pas bien loin.
16:44Donc, c'est cliniquement
16:47pour M. et M. et M. tout le monde.
16:49Justement, parlons un petit peu
16:50de la recherche
16:50parce que c'est en effet
16:51quelque chose qui paraît
16:52dans ce que vous nous dites
16:53très transversale
16:54parce qu'on prend de compte
16:55ça touche plein d'organes,
16:56ça touche plein de symptômes.
16:58Ça intéresse aujourd'hui
16:59les chercheurs.
16:59Il y a des équipes
17:00qui se sont vraiment penchées
17:01là-dessus
17:01et qui trouvent des éléments
17:03au-delà de se dire
17:04en effet,
17:05c'est les modes de vie
17:05qui sont en cause.
17:07Est-ce que là,
17:07il y a un domaine de recherche
17:08extrêmement actif en France
17:09ou aux Etats-Unis
17:10où vous étiez...
17:11Voilà, partout, partout
17:12et puis les choses ont évolué
17:13parce que quand même
17:14vous le disiez,
17:15ça fait 16 ans
17:16que j'écris sur l'inflammation
17:17donc les choses ont évolué
17:19les conseils ont été modifiés
17:20pourquoi ?
17:21Parce que les chercheurs
17:22justement s'intéressent
17:23à un certain nombre de choses
17:24donc là,
17:25ils s'intéressent
17:26au fait de
17:27pourquoi est-ce que
17:28cette inflammation
17:28ne se résout pas ?
17:31En particulier
17:32avec ce qu'on appelle
17:33l'inflammazone
17:33qui est un signal d'alarme
17:35dans les cellules
17:36un signal d'alarme
17:38qui normalement
17:39devrait s'éteindre
17:40et bien il reste allumé
17:41sans arrêt
17:41et l'inflammation perdure
17:43donc il y a tout un domaine
17:44de recherche là-dessus
17:45sur l'exposome
17:46c'est ce qu'on disait
17:47avec les toxiques
17:49d'environnement
17:50Donc il y a...
17:51Alors rappelez-nous
17:51ce qu'est l'exposome ?
17:52L'exposome c'est tout ce qu'on...
17:53tout notre mode
17:55tout ce qui se passe
17:56autour de nous
17:57notre...
17:58l'atmosphère dans laquelle
17:59on vit
17:59ce qu'on respire
18:00ce qu'on boit
18:01exactement
18:02tout à fait
18:03donc c'est notre
18:04notre planète
18:05entre guillemets
18:06donc il y a tout un domaine
18:08de recherche là-dedans
18:08et le microbiote
18:09qui reste vraiment
18:11quelque chose
18:11les microbiotes
18:12je devrais dire
18:13parce qu'il n'y a pas
18:13que le microbiote intestinal
18:14il y a des microbiotes partout
18:16il y a beaucoup de recherches
18:17aussi en ce moment
18:18par exemple
18:19de relation entre
18:20le microbiote
18:21de la sphère orale
18:22parce que vous savez
18:23quand vous allez
18:23chez le dentiste
18:24et que vous avez
18:24par exemple
18:25une parodontite
18:26il va vous dire
18:27attention
18:27vous risquez
18:28une maladie cardiovasculaire
18:29c'est un peu compliqué
18:30pour les gens à comprendre
18:31parce qu'il y a
18:32un entretien
18:33entre les inflammations locales
18:34et l'inflammation
18:36dite de bas grave
18:36qui est cette inflammation
18:38globale
18:39généralisée
18:40diffuse
18:40et de faible intensité
18:43depuis que vous travaillez
18:44sur cette question
18:45qu'est-ce que vous avez changé
18:46personnellement ?
18:47à tout
18:49donc vous
18:49vous n'avez pas d'inflammation
18:51tout va bien
18:51moi j'ai une grande
18:53j'ai certainement aussi
18:54beaucoup d'inflammation
18:55mais moins que j'en avais
18:56au départ
18:57parce que c'est vrai
18:58que j'ai changé
18:59mon mode de vie
19:01je suis une gourmande
19:02en plus
19:02donc j'ai appris
19:03à cuisiner
19:03anti-inflammatoire
19:05je fais un sport
19:06mais un sport
19:06voilà
19:07tranquille
19:09et puis
19:09j'ai essayé aussi
19:11de changer
19:12le mode de vie
19:13familial
19:14voilà
19:15donc mes enfants
19:15ont grandi dans l'inflammation
19:16contre l'inflammation
19:17contre l'inflammation
19:18c'est la transmission
19:20de l'information
19:22Catherine Lacranière
19:23merci beaucoup
19:24pour toutes ces informations
19:25je rappelle votre livre
19:26et si c'était
19:27inflammatoire
19:28aux éditions Marabout
19:29et nous on se retrouve
19:30la semaine prochaine
19:30avec plaisir
19:31pour un nouvel épisode
19:32et d'ici là
19:33prenez soin de vous
19:34merci
19:36Sous-titrage FR ?
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