Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 13 minutes
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre De Villeneau.
00:04Avec jusqu'à 19h, Eric Tegner, bonsoir.
00:06Bonsoir Pierre De Villeneau.
00:07Directeur de la rédaction de Frontières, bonsoir à Vincent Roy.
00:10Bonsoir.
00:11Essayiste et journaliste, bonsoir Laure Lavalette.
00:14Bonsoir Pierre De Villeneau.
00:14Merci d'être avec nous, vous êtes députée Rassemblement National du Var,
00:17porte-parole de Marine Le Pen pour cette campagne présidentielle.
00:20Est-ce que vous êtes prêt au RN à prendre les commandes d'une France
00:23où les parents d'élèves menacent les profs de décapitation ?
00:27En tout cas, on s'y prépare, parce qu'évidemment, c'est le genre de faits divers,
00:32parce qu'il n'y a même plus de faits divers,
00:34de faits de société auxquels on aimerait mettre un stop.
00:37Et c'est, j'allais dire, pratiquement une motivation dans le cœur d'entre nous.
00:40Déjà, on est très, comment dire, on a la volonté politique.
00:44Je pense que c'est vraiment ce qui fait la différence.
00:46Mais oui, ça suffit, bien sûr.
00:48Je vais vous dire, il y a des choses qui ne peuvent pas être tolérées, encore une fois.
00:52Ça, c'est du Yaka Foucou.
00:54Non, il n'y a pas Yaka Foucou.
00:55Quand on nous a dit, après un Samuel Paty, ça n'arrivera plus jamais.
00:57Et que l'après-Samuel Paty s'appelle Dominique Bernard,
01:00c'est quand même qu'il y a eu un problème dans les rouages.
01:01Il y a eu un moment où, finalement, on n'a pas pris la mesure.
01:04Et donc, qu'est-ce qu'il faut attendre ?
01:05Qu'il y ait encore un autre prof décapité ?
01:08Enfin, ça me paraît complètement hallucinant.
01:09Il faut évidemment des mesures tellement fortes,
01:12mais c'est presque vertigineux ce que je vais vous dire.
01:14Mais il faut lutter dans tous les sens.
01:16Il va falloir lutter avec cette proposition de loi de Marine Le Pen
01:19contre l'islam politique, enfin, contre les idéologies islamistes.
01:22Il va falloir se donner les moyens et d'avoir la volonté politique
01:25parce qu'il y a eu quelques petites tentatives qui n'ont mené à rien.
01:28Il va falloir lutter contre une immigration massive.
01:30Il va falloir lutter pour qu'à nouveau, à l'école, il y ait une autorité.
01:35Il va falloir assumer cette autorité.
01:37Globalement, depuis qu'on ne l'assume plus,
01:38vous avez vu comme on a dégringolé dans les classements PISA,
01:42devant, a priori, un ministre de l'Éducation nationale qui dit
01:45« ça ne m'étonne pas ».
01:46Bien sûr, vous êtes parent et vous entendez le ministre de l'Éducation nationale
01:49qui vous dit « oui, ça ne m'étonne pas ».
01:50Alors moi qui suis maman de cinq enfants, ça ne m'étonne pas
01:52parce que je peux vous dire que je subis tous les jours
01:54la pauvreté parfois de leur vocabulaire et de leur culture générale.
01:57J'ai bien compris que ça n'était plus l'école qui allait vraiment les instruire.
02:01Mais ça pose quand même une vraie question.
02:02Ça fait quand même pas mal de dossiers pour ceux qui vont gouverner après.
02:05C'est ce que je vous disais, Pierre de Villeneuve, c'est pratiquement vertigineux.
02:07C'est aussi en ça que la tâche est belle et qu'elle est noble.
02:10Mais il va falloir s'attaquer partout.
02:12Je pense que nous vivions dans le plus beau pays du monde.
02:14Emmanuel Macron en a fait un enfer, un enfer à ciel ouvert,
02:17un enfer fiscal, un enfer sécuritaire, un enfer migratoire.
02:21Les mots sont forts, Laure Lavalette.
02:22Non, quand vous êtes une fille de 20 ans et que vous vous trimballez à Paris le soir
02:25et que vous rentrez chez vous, vous trouvez que c'est un enfer sécuritaire.
02:27Je vous promets.
02:29Vincent Roy.
02:30Oui, simplement Laure Lavalette, une mesure forte
02:33que vous avez dans votre escarcelle pour rétablir l'autorité à l'école.
02:38Pour rétablir l'autorité à l'école.
02:40Oui, c'est vrai.
02:40On continue à m'en poser une autre, je réfléchis et je vous la pose après.
02:43Il faut que je réfléchis sur l'autorité à l'école.
02:44Mais en tout cas, ce qui est certain...
02:45Par exemple, cet homme va être jugé en comparution immédiate.
02:49Est-ce que c'est une peine judiciaire exemplaire
02:53avec une circonstance aggravante, par exemple ?
02:54Il faudrait, évidemment.
02:55Il y en a déjà une, mais après, vous savez comment ça se passe.
02:58Il y a le juge et ensuite il y a le juge d'application des peines.
03:01Et il y a les places de prison qui manquent et on n'en a pas faites.
03:03Et toutes celles qui nous avaient été promises, finalement,
03:05il n'y en a que 1500 qui ont vu le jour alors qu'on nous en avait promis 6000
03:08au départ.
03:08Que moi, sur ma circonscription, j'ai accueilli M. Dupond-Moretti
03:13qui venait nous dire, ne vous inquiétez pas, tout est sous contrôle.
03:15On a mis des sucres lents dans la justice.
03:17Tout va être jugé. Tous les dossiers vont être jugés quand il faut.
03:19On a bien vu qu'avec Liana, il y avait des dysfonctionnements absolument majeurs
03:22dans la poursuite du dossier.
03:24Pour revenir à l'école, l'école, ce n'est pas si simple.
03:26Ça ne va pas suffire de demander, de dire vous aux professeurs
03:29et que les professeurs vous voient les élèves.
03:31On est bien d'accord.
03:32Après, c'est sûr qu'il va falloir...
03:32Mais il sait le drapeau comme le demandait Eric Ciotti.
03:34C'est une très bonne idée. Bien sûr que c'est une très bonne idée.
03:36C'est une façon de retrouver une certaine rigueur.
03:39Il va falloir, mais la rigueur, je vais vous dire, on l'a perdue depuis longtemps.
03:42Moi, quand j'étais jeune, à l'école, en français, en première,
03:44on faisait tous les mêmes textes.
03:45On faisait tous Aurélia de Nerval, Le Grand Môle.
03:48Tout ça, ça avait du sens parce que c'était aussi le roman national.
03:51Maintenant, il y a eu des idéologues qui sont passés par là.
03:53Vous pouvez même étudier Titeuf en BD
03:55et ça pose de problème à personne.
03:56Moyennant quoi ?
03:57Je ne sais pas, vous avez vu une classe de première ou terminale ?
03:59Vous avez aussi des influenceuses islamistes qui disent
04:02qu'il faut arrêter de lire, par exemple, Boules de Suif de Maupassant
04:05parce que c'est l'histoire d'une prostituée au XIXe siècle, etc.
04:08Donc ça, ce n'est pas...
04:09C'est bien pour ça qu'il va falloir lutter contre toutes les idéologies islamistes.
04:12Il faut lire, en revanche, des romances qui sont validées par la culture islamiste.
04:16En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il ne faudra pas mettre les enfants en classe à
04:18un an.
04:19Je ne sais pas si...
04:21Ça fait référence à la proposition de Bruno Le Maire.
04:24Complètement hallucinante de Bruno Le Maire.
04:25Et je pense qu'il n'a pas vu d'enfants d'un an depuis très longtemps.
04:28À un an, il y a des enfants qui ne marchent pas.
04:30Enfin, je veux dire, c'est complètement...
04:31Ils ne sont pas propres.
04:32Non, mais dire que ces gens-là nous ont dirigés,
04:34je vous assure, ça m'effraie.
04:37Eric Tegner, moi je vous trouve très optimiste.
04:40Comment on va faire avec ces milliers de jeunes aujourd'hui,
04:43notamment issus de certains milieux qui sont plutôt radicalisés,
04:46quand on a des sondages aujourd'hui sur la jeune génération du collège,
04:50par exemple, des jeunes musulmans aujourd'hui en France,
04:52on voit qu'une grande majorité, finalement, n'étaient pas choquées par le 7 octobre,
04:57qu'ils vont ne pas pouvoir faire, par exemple.
04:58Qu'ils en faisaient l'apologie, même parfois.
05:00Exactement.
05:01Donc, je ne vois pas trop la solution concernant ce type de population.
05:06Même, je vais vous dire, pour avoir rencontré,
05:07comme on le fait tous en tant que députés,
05:09les directeurs d'établissements, enfin, d'Azène,
05:11ils nous disent que le soir, tous les soirs,
05:13il y a un espèce de télex qui court avec tous les faits plus ou moins graves
05:16qui se sont passés dans leur département.
05:18Ils me disent tous qu'effectivement,
05:19cette liste s'allonge tous les jours un peu plus
05:22et ce ne sont que les faits, j'allais dire, notables.
05:24Ce n'est pas juste les incartades entre camarades.
05:26Mais encore une fois, je pense qu'il faudra de la fermeté,
05:28de la volonté politique.
05:29Il faudra que les mineurs,
05:30parfois, on les mette dans des centres d'éducation fermés.
05:34Vraiment, je crois, Éric Tecner,
05:36que la volonté politique, c'est ce qui fera la différence.
05:38Parce que ça mettra aussi une ambiance dans le pays
05:41qui fera que, voilà, on sait qu'il y a des choses qu'on peut faire,
05:45des choses qu'on ne peut pas faire.
05:45Et on est punis.
05:46Il faut que les voyous, ils aient la triple certitude.
05:48Et donc, les voyous de l'école,
05:49il faudra qu'ils aient la même triple certitude
05:51d'être arrêtés, d'être jugés
05:52et que la peine soit exécutée.
05:55Et les parents dans tout ça ?
05:55Les parents dans tout ça, ça ne va pas être facile non plus.
05:58Parce que beaucoup sont de moins en moins responsables.
06:00Oui, ils sont démissionnaires,
06:01mais aussi parce que l'école leur a fait croire
06:03qu'ils étaient là pour éduquer,
06:04alors qu'ils sont là pour instruire.
06:06C'est très différent.
06:06Donc, finalement, l'école a démissionné
06:07à la fois sur l'instruction et à la fois sur l'éducation.
06:10Il faudra, je pense...
06:11Pour renommer le ministère ?
06:12Ministère de l'instruction ?
06:13J'en sais rien, parce que nommer,
06:14on s'en fiche, ce qui compte, c'est ce qu'on va faire.
06:15Moi, je pense qu'il faut mettre fin au collège unique.
06:17Je pense que ça va solutionner quand même aussi
06:19beaucoup de problèmes
06:19parce qu'il y a des enfants qui se sentent mal aussi
06:21dans ce système
06:24dans lequel vous êtes obligés de rentrer dans une case.
06:26Il faut revaloriser les filières manuelles.
06:28Je pense qu'il y a beaucoup d'enfants
06:29qui sont faits pour faire des filières manuelles,
06:31en faire des filières d'excellence,
06:32c'est un peu ce qui nous manque.
06:33Comme en Suisse, par exemple.
06:34Et en Allemagne.
06:34Et en Suisse, on accepte le fait
06:37que vous n'allez pas forcément faire médecine ou droit.
06:40C'est presque l'inverse, en fait.
06:41Vous faites du manuel,
06:42et puis il y en a qui font médecine,
06:43et il y en a qui vont à la fac.
06:44C'est très différent.
06:46Globalement, ils n'ont pas le même PIB que nous non plus.
06:47Et donc, quelque part, ça doit quand même fonctionner.
06:49Et puis, ça permet de ne pas avoir des enfants en échec
06:52avec des classes qui n'avancent pas.
06:54Vous voyez un peu le niveau PISA, c'est la catastrophe.
06:56Donc, c'est vrai qu'on est très attachés, Marine Le Pen et moi.
06:58Je veux dire, moi, j'ai des enfants qui sont en pro.
07:00Sur cinq enfants, j'ai des enfants
07:01qui ont fait des grandes écoles d'ingénieurs
07:02et d'autres qui sont en pro.
07:03Je peux vous dire que ce n'est pas facile, le pro.
07:05Quand vous arrivez et que vous dites
07:06« Ouais, mon fils est en je ne sais pas quoi »,
07:08on vous regarde genre
07:08« Ah ouais, l'école, ce n'était pas pour lui.
07:10Il a tout raté. Il est nul. »
07:12Non, en fait, il aime faire de la mécanique auto.
07:14Je vous assure que dans l'inconscient des gens,
07:16le pro reste la voie de garage.
07:18Je pense que ça, il faut que ça change.
07:19C'est le cas de le dire.
07:20C'est vrai, elle était bonne, celle-là, d'ailleurs.
07:23Non, mais il fallait que je le pète.
07:24Mais je pense que ça va aussi changer l'idée de l'école.
07:28Parce que vous voyez bien,
07:29on parlait ce matin sur votre antenne,
07:31je crois, du nombre de mentions très bien.
07:32C'est absolument colossal.
07:34Plus 1000% d'augmentation.
07:35Plus 1000% en 15 ans.
07:37Enfin, un truc complètement fou.
07:39Finalement, pour des enfants,
07:40on fait croire aux enfants qu'ils ont tous leur bac.
07:41Globalement, ils ne savent pas lire en sixième.
07:43Ça pose une vraie question.
07:44Remettons, j'allais dire, du bon sens.
07:46On a besoin de bons plombiers,
07:47on a besoin de bons garagistes,
07:48de bonnes aides-soignantes.
07:50Faisons ces métiers d'excellence.
07:54Et je pense quand même que ça fera tomber aussi
07:56une espèce de pression sur l'école.
07:58Vincent, avant.
07:58Oui, vous venez de nous dire,
07:59les voyous de l'école devront être jugés.
08:02Il va falloir aussi que vous vous attaquiez à la justice.
08:04Parce que s'ils sont jugés par les mêmes juges
08:07que l'on voit agir aujourd'hui,
08:08vous n'allez pas obtenir beaucoup de résultats.
08:10Donc, ma question, pour être plus précis,
08:12est-ce que vous allez maintenant,
08:15est-ce que le prochain ministre de la justice
08:18aura une vraie autorité sur ces parquets ?
08:20Il va falloir effectivement que les choses changent.
08:22On voit bien que...
08:23Parce que depuis M. Méniori...
08:24On voit bien que là,
08:26c'est vertigineux,
08:28mais on a beaucoup d'énergie,
08:29M. Tegner,
08:30on a beaucoup d'optimisme
08:31et surtout, on en a beaucoup de solutions.
08:3218h26, dans un instant,
08:33on va parler du budget
08:34qui approche.
08:35A tout de suite sur Europe 1.
08:35Sous-titrage Société Radio-Canada
08:38Sous-titrage Société Radio-Canada
08:39Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations