00:00Donc bien sûr que bloquer les prix, c'est une évidence pour pouvoir permettre aux gens juste de pouvoir vivre.
00:04Parce que se déplacer, ce n'est pas juste pour pouvoir aller travailler, c'est pour pouvoir assurer leur vie
00:10de tous les jours.
00:10Mais la vraie, vraie, vraie question pour moi, ce n'est pas faut-il bloquer les prix, parce que bien
00:14sûr qu'il faut le faire.
00:15Mais c'est plutôt pourquoi la France est-elle prise au dépourvu à chaque choc pétrolier depuis 50 ans ?
00:20Parce que finalement, le blocage des prix, ça soigne la fièvre sans traiter la maladie.
00:24Et oui, c'est réel de masse en direct sur Europe.
00:27Voilà, et donc si j'ai 10 secondes pour préciser ça...
00:30Vous avez 20 minutes.
00:32On a 20 minutes, c'est pas parfait.
00:34En fait, c'est un problème d'anticipation.
00:37Et donc on se retrouve dans une écologie, en fait, pour moi il y a trois écologies.
00:40La première écologie, c'est une écologie des technocrates macronistes, qui est complètement hors-sol, c'est l'écologie du
00:45tableau Excel.
00:46On a ensuite une écologie bobo-gauchiste, qui est une écologie décroissante, et qui est une écologie déconnectée des réalités.
00:53Et on a une troisième écologie, qui est je pense la nôtre à tous les trois aujourd'hui,
00:56qui est celle du bon sens, de l'enracinement, de la subsidiarité, c'est-à-dire faire au plus petit
01:01niveau ce qu'on ne doit pas faire,
01:03enfin ce qu'on peut faire, plus on peut faire les choses au plus petit niveau, mieux c'est.
01:05Donc redonner du pouvoir aux mers, redonner du pouvoir aux forestiers, aux gens qu'ils connaissent,
01:10mais pas des experts des COP, les experts, le garde forestier de la forêt.
01:14Et ensuite, une écologie de l'innovation, parce que l'homme peut innover, et l'écologie peut être une source
01:20d'innovation.
01:21Donc à partir de là, il y a un exemple qui est très intéressant, c'est celui de l'Allier.
01:25La France, aujourd'hui, a environ, d'après les chiffres que j'ai, qui sont normalement les chiffres de l
01:32'ADEME,
01:33donc voilà, c'est censé être fiable, on a environ 34 000 tonnes d'hydroxyde de lithium en France.
01:42Et donc le lithium, ça permet de construire des batteries électriques.
01:45C'est-à-dire qu'aujourd'hui, l'écologie pourrait être une source, un, d'emplois.
01:49En fait, on pourrait recréer environ, c'est à calcul, entre 1 000 et 10 000 emplois en plus dans
01:56l'Allier,
01:56qui est un territoire en pleine désindustrialisation, et qui est un territoire compliqué d'un point de vue de l
02:00'emploi,
02:01parce qu'aujourd'hui, la France importe 100% de son lithium.
02:03Et donc ce projet, ça serait un projet de souveraineté, ce serait un projet industriel, un projet écolo,
02:08et ça permettrait aussi d'avoir une nouvelle filière.
02:11Voilà, le général de Gaulle, quand il a créé le nucléaire, il s'est dit, on va investir dans l
02:15'avenir.
02:16Et donc investir, par exemple, aujourd'hui dans le lithium pour avoir des batteries électriques,
02:19c'est permettre à la France de ne pas dépendre d'autres pays et de nations étrangères.
02:23Et donc, étonné que je suis sur le groupe Bolloré, je vais en profiter pour appeler une petite réalité
02:27qui va sûrement faire réagir beaucoup d'auditeurs et qui ne va pas plaire à la gauche.
02:31Dans les années 2000, vous avez Vincent Bolloré qui a mis en place la batterie LMP,
02:36et donc qui était l'un des premiers en France à développer les voitures électriques.
02:41Et vous avez aussi le lancement d'AutoLib à Paris,
02:43qui était le premier grand système d'autopartage 100% électrique au monde.
02:47Il a investi plus de 50 millions d'euros investis.
02:49Et donc, moi ce que je veux, alors ça va être un peu, je vais créer la polémique peut-être,
02:53mais quand je dirais que quand Bolloré roulait en électrique à Paris dans les années 2000,
02:56la moitié du gouvernement actuel de macronistes,
02:59ou la moitié des députés Europe Écologie Les Verts de l'Assemblée,
03:01ça avait à peine branché une prise électrique.
03:04Voilà, donc je pense qu'on n'a pas la droite et les médias de droite.
03:09En fait, il faut qu'on arrête de se faire flageller par les autres,
03:12et il faut aussi assumer nos convictions,
03:13qui sont des convictions de droite, des convictions de souveraineté,
03:16des convictions souverainistes,
03:17moi je dirais des convictions gaullistes et gaulliennes,
03:19et finalement une vision de l'écologie patriote.
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