00:00Bon, Carcassonne, les brebis galeuses du Rassemblement National.
00:04Alors, dès qu'une campagne arrive, vous avez quand même des drôles de gens
00:08qui sont vos militants, M. Alliot.
00:13Ça dépend. Hier, j'ai fait une recherche sur le net.
00:15En fait, vous apercevez que ce genre de comportement, vous le trouvez partout.
00:19Oh, partout !
00:20Oui, oui, ben écoutez, il y avait le socialiste, la France youpine, par exemple.
00:24Ça a fait beaucoup moins de bruit.
00:26Vous aviez la secrétaire départementale, je crois, du Rhône, du Parti Socialiste sur les Noirs,
00:31qui a été virée, d'ailleurs.
00:32Ça n'avait pas fait de bruit.
00:33Donc, on voit bien que des brebis galeuses, il y en a partout.
00:37Simplement, dès qu'elles sont décelées, nous, on les met dehors, tout de suite, dès qu'on le sait.
00:41Et là, pour le coup, c'était, entre guillemets, un policier municipal, certes, qui était...
00:47Quelle fonction il avait au Rassemblement National ?
00:49Il était dans le service d'ordre ?
00:51Il était simple agent du service d'ordre, voilà.
00:54Ben, c'est pas rien, c'est pas le militant de base, il est quand même dans le service d
00:57'ordre.
00:58Ben, c'est une forme de militantisme, en général.
01:00C'est des gens qui viennent de l'armée, ou des services, d'ailleurs, de police, etc.,
01:04et qui assurent la sécurité de nos cadres quand ils vont dans les fédérations.
01:08Non, mais là où vous avez raison, on va pas se raconter de salade,
01:10vous êtes tenu à une exigence que les autres partis n'ont pas.
01:14Mais vous pouvez pas l'empêcher.
01:16Mais c'est l'histoire du parti, c'est l'histoire médiatique, tout cela est vrai.
01:20Je citais hier de la France Insoumise, il y a un militant qui a violé, torturé...
01:25Un Cotinot dans la création de l'Oire-Atlantique...
01:27Je suis d'accord avec vous.
01:28Bon, c'est une affaire infiniment plus importante que celle-là.
01:31Personne n'a obtenu la France Insoumise pour responsable de l'aducement.
01:33Bien sûr, bon, c'est un fait.
01:35Tout le monde le sait.
01:35Alors, rassurez-vous, je pense que ça vous en évoque une voix,
01:38parce que plus personne n'est dupe,
01:39mais il n'empêche qu'il faut faire le ménage dans vos troupes,
01:42et vous savez le faire.
01:43Alors, on va voir.
01:44Monsieur, vous pouvez faire le ménage que quand vous avez connaissance de ce chose-là.
01:48Oui, par définition.
01:48Je ne promène pas toute la journée en racontant autant de bêtises.
01:52Bon, alors, on va voir le sujet de Nicolas Roge,
01:55et je pense que vous avez déjà entendu les propos abjects, inadmissibles,
01:58orduriers de ce policier municipal.
02:01Écoutons-le, et pour nos amis d'Europe 1,
02:04à 9h13 sur l'antenne d'Europe 1,
02:06écoutons ce sujet.
02:15Des propos scandaleux prononcés en novembre dernier
02:19par un policier appartenant alors à l'équipe de l'ancienne municipalité.
02:23Quelques mois plus tard, c'est le nouveau maire RN qui doit s'en justifier.
02:27Après avoir condamné les faits,
02:29il s'interroge sur la date de diffusion de la vidéo.
02:32Il y a donc une volonté de nuire à la nouvelle équipe municipale,
02:35car cette vidéo a été diffusée huit mois après
02:39sans que nous ayons connaissance des conclusions de l'enquête judiciaire en cours.
02:43Et alors que la campagne présidentielle débute,
02:46certains responsables politiques s'en prennent directement au Rassemblement national.
02:51En cause, l'un des policiers entendus dans la vidéo
02:53a fait partie en début d'année du service d'ordre de Jordan Bardella.
02:58Que ceux qui passent leur temps à dédiaboliser le Rassemblement national ouvrent les yeux.
03:02Rien n'a changé dans ce parti infesté par le racisme et le fascisme.
03:05Voilà à quoi ressemblerait une France dirigée par le RN.
03:08La haine désinhibée et encouragée,
03:11y compris là où on doit attendre de la justice et de la sécurité.
03:14Le maire de Carcassonne a suspendu les individus concernés.
03:18A l'échelle nationale, le RN a radié le policier qui faisait partie de son service d'ordre.
03:23Bon, c'est vrai, il y a instrumentalisation.
03:26Par exemple, Gabriel Attal dit des choses très rudes.
03:30Comme vous disiez d'ailleurs tout à l'heure sur la France insoumise,
03:33lui aussi chacun prend les mêmes éléments de langage.
03:36Vous disiez, on voit à quoi ressemblera la France si LFI est au pouvoir,
03:41parce que LFI ne veut plus aller chez BFM.
03:44Et puis Attal dit, on revoit à quoi ressemblera la France si le RN est au pouvoir.
03:51Bon, les deux, dans les deux cas, ça ne correspond sans doute pas à la réalité,
03:56mais c'est la politique d'aujourd'hui.
03:57Oui, mais il y a un système médiatique qui, quand il y a un problème comme celui-là,
04:01n'a pas la même réaction avec le Rassemblement National qu'il peut l'avoir avec d'autres.
04:06C'est-à-dire, avec le Rassemblement National,
04:07on va pointer systématiquement et d'une manière générale, on va amalgamer.
04:13Et dès que vous avez un problème avec un socialiste, un communiste ou je ne sais quoi,
04:16à ce moment-là, vous avez l'orchestre.
04:19Quel craint avec vous, mais vous voyez bien que ça...
04:20L'orchestre ne joue pas avec les mêmes instruments.
04:22Mais je suis d'accord, on n'est dupe de rien.
04:23Mais convenez que ça n'a aucune importance, finalement,
04:26puisque le RN est à 35 points, que ça ne change pas grand-chose.
04:30Alors ça a une importance, parce que ça jette la suspicion, d'abord sur des gens
04:33qui ne partagent pas du tout évidemment ces idées, et heureusement,
04:36ça jette la suspicion sur la police municipale de Carcassonne.
04:39Parce que vous avez des agents qui, aujourd'hui, sont sur le terrain
04:42et qui sont au contact d'un certain nombre de choses.
04:45– Ah bah oui, mais ça, c'est de la faute de la police municipale,
04:47c'est de la faute du policier, quoi.
04:48Là, personne n'y peut rien.
04:50C'est aussi ses collègues qui auraient pu prévenir...
04:52– Ça jette la suspicion...
04:54– C'est aussi ses collègues, pardonnez-moi,
04:56parce que s'ils parlaient comme ça,
04:58ses collègues auraient pu dire,
04:59« Attention, il y a quelqu'un qui dit des choses parfaitement inadmissibles. »
05:02– Si j'ai bien compris, cette vidéo, elle était entre les mains de la justice,
05:06c'est ce que dit le maire de Carcassonne.
05:07Et on l'apprend maintenant, mais apparemment,
05:09l'enquête est ouverte depuis plus d'un an.
05:12– Mais les collègues auraient pu parler.
05:14Les collègues auraient pu dire,
05:15« Attention, si moi j'entends ça dans la rédaction,
05:19je vais faire un signalement, comme dit l'autre. »
05:21– Les collègues ont parlé à l'ancienne maire et aux anciens élus,
05:24mais personne n'est allé interroger l'ancienne maire.
05:28Personne n'est allé interroger...
05:29– Oui, parce que ça date de l'ancienne maire.
05:31– Exactement, ce n'est pas M. Barthès qui est responsable de cela.
05:33– Oui, tout à fait. Écoutez-les M. Barthès d'ailleurs, qui a pris la parole.
05:37– Ces propos sont scandaleux.
05:40Propos racistes, misogynes, homophobes et complotistes
05:44qui sont à vomir et qui sont inexcusables.
05:48Je les condamne avec la plus grande des fermetés,
05:51car ils ne correspondent en rien aux valeurs de rassemblement
05:55que nous portons au sein de la majorité.
05:58– Alors évidemment, dans ces cas-là, France Inter en fait des tonnes.
06:01C'est Gilles-William Golnadel qui le disait hier.
06:03Bon, comme ils ne vous aiment pas,
06:05comme ils pensent que vous êtes des fascistes, des racistes
06:08et des dangers pour la démocratie,
06:10ben effectivement, ils se saisissent de cette vidéo
06:13pour dire, ben regardez tout ce que nous disons
06:14et tout le RN est à l'image de cette vidéo.
06:16– Tout ça, il faudrait le remettre.
06:18Moi, j'ai une police municipale, il y a 205 agents.
06:21Mais ces 205 agents, issus de la diversité,
06:24comme on dit aujourd'hui.
06:25Il y a des Français de toutes conditions, de toutes origines.
06:30Et manifestement, pour l'instant,
06:32et j'espère qu'il n'y en aura pas,
06:33il n'y a pas ce genre de comportement
06:34et j'y suis très attentif.
06:36Mais le Rassemblement National lui-même,
06:38où est-ce qu'il fait par exemple ses meilleurs scores aujourd'hui ?
06:40Mayotte, à la présidentielle, ça a été les Antilles.
06:44Et alors, tous ces gens-là, qui sont de couleur
06:46et quelquefois d'une autre religion,
06:48en l'occurrence des musulmans, Mayotte,
06:50sont quoi ?
06:50Ils sont racistes, avec des racistes.
06:52Donc on voit bien que tout ça, c'est de l'instrumentalisation,
06:54que ça ne tient pas.
06:55Et je crois que les habitants sont bien conscients de cela.
06:58Le lendemain, moi, je me suis promené, évidemment, dans ma ville.
07:01J'ai trouvé plein de gens qui disent,
07:02ils nous agacent, c'est toujours la même chose.
07:04Et voilà, je crois que...
07:06– Monsieur Alliot, c'est ce que je disais tout à l'heure,
07:08personne n'est dupe, ça n'a aucune conséquence.
07:10Et c'est la déconnexion entre l'espace médiatique.
07:12– Exactement.
07:12– Là-dessus, je vous assure, il n'y a pas de soucis.
07:14Il n'empêche que ces propos sont parfaitement inadmissibles.
07:17Gérard Carréau voulait dire quelque chose.
07:18– Hier, j'avais fini de lire les mémoires de Barrès,
07:21alors j'ai regardé les chaînes de télé.
07:23Et quand j'ai...