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  • il y a 7 semaines
Présente en Espagne, Régine Delfour revient sur les conditions de vie des migrants arrivés à Ceuta et sur le ras-le-bol de la population locale qui «lutte pour pouvoir vivre correctement».

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Transcription
00:00Bonjour Régine Delfour en direct avec nous de Madrid.
00:03Vous avez constaté la colère des habitants de Ceuta quand vous vous y trouviez.
00:11Oui, bonjour Romain. Oui, effectivement, puisque les 30 et 31 juillet derniers,
00:17on parle de 72 000 migrants qui seraient entrés dans l'enclave espagnole.
00:22Alors il faut savoir quand même que, pour se rendre compte,
00:24il faut mettre en perspective la population de Ceuta.
00:27C'est 82 000 personnes.
00:29Donc imaginez presque le double, la population a donc été doublée
00:34avec ces 70 000 personnes qui sont entrées.
00:37Il n'y a pas de conditions en fait, Romain, pour les accueillir.
00:40Donc ces personnes, elles copent un petit peu partout.
00:44Il y a un campement énorme où il y a des milliers.
00:46C'est très compliqué pour les compter, mais on parle plutôt de 6 000 personnes
00:50qui seraient donc sur ces plages dans des abris de fortune
00:52avec des conditions sanitaires épouvantables.
00:55Il y en a aussi des campements qui sont dans la rue, pareil,
00:59des détritus partout, une odeur pestilentielle, vraiment dans toutes les rues.
01:06Et puis évidemment ce sentiment d'insécurité, Romain,
01:09puisque ce sont des gens qui viennent, qui ont fui la misère,
01:13qui n'ont pas non plus d'argent.
01:15Il n'y a pas d'endroit où ils ont vraiment des repas, de quoi boire.
01:19Donc ils sont évidemment à l'affût pour pouvoir survivre.
01:24Donc la population de Ceuta, elles luttent.
01:27Elles luttent pour pouvoir, elles, vivre correctement.
01:31Alors le centre, l'hypercentre est protégé par l'armée et la police.
01:34Mais vous pouvez imaginer, Romain, que ce n'est pas une situation possible
01:38et qui peut durer.
01:39Il y a beaucoup de manifestations.
01:41Ils en appellent à Pedro Sanchez pour essayer de régler ce problème.
01:44Vous l'avez dit, les services de renseignement espagnol ont mis en lumière
01:49que le gouvernement espagnol avait été alerté par cette invasion prochaine,
01:54donc c'était au mois de juillet, et qu'il n'a rien fait.
01:57Pedro Sanchez, devant le Parlement, lui, a nié en disant qu'il n'était pas du tout au courant.
02:01Et puis il y a autre chose, Romain, qui fait peur, c'est qu'on parle du 23 septembre,
02:06le jour des élections législatives au Maroc, qui pourrait être un nouvel afflux.

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