00:00Bon, un mot sur l'immigration et ce matin Nicolas Pouvron-Monti était sur le plateau parce qu'hier on
00:08a poussé un coup de gueule parce qu'on veut faire les poches des français, les retraités et également l
00:14'épargne sociale, alors finalement ça a été mis de côté, mais l'argent qu'on donne aux étrangers sur le
00:20sol de France ça pèse 40 milliards, donc on commence par moins de données d'argent, c'est les chiffres
00:25de Nicolas Pouvron-Monti.
00:26Un étudiant né à Milan, né à Madrid, né à Alger, qui viendra pour la première fois sur le sol
00:32de France, touchera des prestations sociales alors que les gens qui nous regardent qu'ont 70 ans, on veut leur
00:37faire les poches.
00:38Je trouve ça scandaleux et je le dis, et je le dis, qu'on commence par attaquer les prestations sociales
00:43données aux étrangers et M. Pouvron-Monti qui était avec nous ce matin, écoutez ce qu'il dit sur les
00:48étudiants étrangers.
00:50Le nombre de ces nouveaux types de séjour pour motifs étudiants a augmenté de 66% en 10 ans, donc
00:55a augmenté des deux tiers, et c'est aujourd'hui le principal motif, devant le motif familial, devant le motif
01:00humanitaire, c'est-à-dire le droit d'asile.
01:02Et contrairement à beaucoup de canaux d'immigration, notamment familial ou d'asile, ici il n'y a pas de
01:07grandes règles constitutionnelles ou européennes.
01:09C'est vraiment le résultat d'une volonté politique, cette augmentation, et c'est le résultat d'une stratégie gouvernementale
01:14qu'on appelle le Bienvenue en France,
01:16qui avait été présentée en 2018 par Édouard Philippe et mise en œuvre à partir de 2019, et qui vise
01:21à avoir à tout prix 500 000 étudiants étrangers en France en 2027.
01:25Et en fait, l'essentiel de cette stratégie se résume à accueillir beaucoup, sans regarder vraiment ni le profil des
01:30étudiants, ni leur niveau de dépendance.
01:32Nicolas Pouvron-Monti de l'Observatoire de l'Immigration. Écoutez ce qu'il dit sur l'accueil des étudiants étrangers,
01:38qui est bidon.
01:40Il y a plein d'étrangers qui ne sont pas plus étudiants que vous et moi, et qui viennent ici
01:45pour d'autres raisons, et nous le savons.
01:47Je crois qu'il y a 50% de gens qui arrêtent au bout de trois mois.
01:50Donc ça aussi, ça doit changer. Plus d'accueil des étudiants étrangers sur le sol de France.
01:55Mais ça va, quoi. Mais il faut des solutions radicales. Pendant au moins trois ans, quatre ans, cinq ans, vous
02:01n'y arriverez pas autrement, Vincent Arvoet.
02:04On a tellement tardé. Bien sûr que ce n'est pas des solutions qu'il aurait fallu prendre il y
02:08a 15 ou 20 ans.
02:09Mais maintenant, ce sont les seules solutions radicales qui nous permettront de changer.
02:14Écoutez ce que dit M. Pouvron-Monti.
02:17Et on voit bien que ce canal d'immigration étudiante, il est devenu un moyen d'immigration plus généraliste, on
02:23va dire.
02:24Un titre de séjour étudiant, c'est souvent le moyen d'entrer en situation régulière sur le territoire français et
02:29de s'y maintenir ensuite pour un autre motif.
02:31L'archétype de ça, ce sont vraiment les étudiants algériens.
02:33Vous prenez tous les étudiants algériens entrés en France en 2017.
02:37Vous les retrouvez huit ans plus tard, c'est-à-dire l'an dernier en 2025.
02:41En 2025, 73% de ces Algériens avaient toujours un titre de séjour valide en France, dont les deux tiers
02:47avaient basculé sur un titre pour motif familial.
02:50Et donc, on voit que le titre étudiant, c'était la première étape d'un parcours migratoire dont l'université
02:55n'était pas le but ultime.
02:56– Et vous-même, vous dites non, mais…
02:59– Non mais c'est pas ça.
03:00– Mais si, vous ne voulez pas changer…
03:01– Là, il vous explique que le fait de s'éclarer étudiant est juste un moyen détourné de rentrer dans
03:07le pays.
03:08Ils n'ont aucunement l'intention de faire des études, donc ce sont de faux étudiants.
03:12Évidemment que le faux étudiant ou l'étudiant en sociologie qui redouble à 32 ans sa deuxième année, c'est
03:18réellement un problème.
03:20Je suis d'accord, tout le monde est d'accord avec vous.
03:22– Eh bien, il faut arrêter ça.
03:23– Attention par ailleurs, le fait d'attirer des étudiants en France qui font des études,
03:29notamment dans des filières d'excellence, c'est plutôt…
03:33Attendez !
03:34– Mais c'est pas 10 000 personnes…
03:36– Mais Erasmus, c'est un des grands succès quand même, en dernières années.
03:40– Ce n'est pas vrai ce que vous dites, ce n'est pas vrai.
03:41Pourquoi est-ce que vous croyez que les États-Unis ou le Royaume-Uni ou un certain nombre de pays
03:45comme ça
03:46cherchent à tout prix à attirer des étudiants chez eux ?
03:48– Et ils veulent tous se barrer, les gossements.
03:49– Ils les font payer d'ailleurs.
03:50– Mais vous auriez 20 ans aujourd'hui, vous faites quoi ?
03:52Vous restez dans ce pays ?
03:53– Mais j'irais sans doute…
03:55– Vous restez dans ce pays qui est en train de mourir ?
03:57– Mais oui, je l'aime.
03:58– Moi aussi, je l'aime.
03:59Je suis d'accord avec vous.
04:00Et c'est bien le problème d'ailleurs.
04:02Mais quand tu as 18-20 ans, tu fais quoi ?
04:04Tu vas rester là ?
04:05Tu vois ce qui arrive ?
04:06– Moi, je vois mes enfants, ils sont partis, oui.
04:07Tu vois ?
04:07Merci.