00:00La grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.
00:05Et notre invité ce matin dans la grande interview C News et Europe 1, c'est Marion Maréchal.
00:09Bonjour à vous.
00:10Bonjour.
00:11Eurodéputé, identité, liberté, Bruno Retailleau, président des LRT hier soir,
00:14notre invité, il est candidat à la présidentielle, il lance un avertissement aux électeurs du RN.
00:19Pour la neuvième fois, le nom des Le Pen figura sur les bulletins de vote,
00:22et pour la neuvième fois, ce sera un échec.
00:24Qu'est-ce que vous lui répondez, Marion Maréchal, vous qui avez publié chez Fayard,
00:27Si tu te sens Le Pen ?
00:29Je trouve ça un peu culotté, si vous voulez, parce que pour moi, le véritable échec,
00:31c'est ceux de tous les gouvernements successifs auxquels il a appartenu,
00:33qui nous ont conduit dans un désastre inédit sur le plan budgétaire, économique, sécuritaire, migratoire.
00:38Et je tiens à rappeler à M. Bruno Retailleau que s'il y a une telle longévité du...
00:42Il n'a pas fait un seul gouvernement.
00:43Oui, d'accord, de fait.
00:45Et s'il y a une telle longévité du nom Le Pen, je veux dire, dans la vie politique française,
00:49c'est parce que les Français en ont décédé ainsi, parce que les Français ont vu à travers ce nom
00:52un recours,
00:53voyez-vous, à toutes les trahisons de la droite à laquelle M. Bruno Retailleau appartient.
00:57Cette droite qui a eu de cesse de trahir encore et encore en s'alliant systématiquement à la gauche et
01:01au centre,
01:03précisément d'ailleurs pour battre les Le Pen au second tour.
01:06Voilà, donc je pense qu'il ferait mieux de tourner neuf fois sa langue dans sa bouche avant de parler
01:10de ces neufs échecs.
01:10Les Le Pen, c'est donc la dynastie Le Pen que vous évoquez, Marc-Marc-Marc.
01:14Mais ce n'est pas une question dynastie.
01:14On a l'impression que le bulletin de vote avec le nom Le Pen est une sorte de coup d
01:17'État.
01:18Voilà, c'est les Français qui ont décidé de faire en sorte qu'aujourd'hui, par millions,
01:22ils font confiance à ce nom qui incarne, c'est vrai, à certains égards, une forme de patriotisme, de courage,
01:27de constance,
01:28de capacité à voir loin, malgré tout, parce que je rappelle qu'avant Marine Le Pen,
01:31on accordera à Jean-Marie Le Pen d'avoir anticipé un certain nombre de grands défis qui se dressent face
01:36à nous aujourd'hui.
01:37Et moi, j'aimerais qu'on appelle à une forme de cohérence.
01:40J'ai écouté, en effet, Bruno Retailleau hier sur votre émission,
01:43qui dit jamais, au grand jamais, je ne rallierai Édouard Philippe et son parti Horizon,
01:47je ne ferai d'alliance avec le centre parce que moi, je suis la vraie droite.
01:49Alors, je m'interroge, pourquoi a-t-il sur sa liste aux élections sénatoriales en Vendée
01:54un candidat Horizon d'Édouard Philippe, un candidat centriste UDI, un candidat centriste Codème ?
01:58Il a répondu à cette question en disant que ce qui se passe à l'échelon local n'est pas
02:01à l'échelon national.
02:02Bien sûr. Et donc, c'est avec ces gens-là qu'on va faire la grande rupture et la vraie
02:04droite.
02:05Oui, d'accord.
02:05Alors, ça veut dire que vous ne lui tendez plus la main.
02:07Le 21 juin dernier, à ce micro, vous lui disiez ne pas comprendre idéologiquement ce qui vous sépare tous les
02:12deux.
02:12Si, mais j'appelle à la cohérence précisément parce que quand on a Bruno Retailleau qui tient le discours qu
02:17'il a tenu hier,
02:18d'ailleurs pour une grande partie, qui sont des propositions que font le camp national depuis très longtemps,
02:22notamment sur la réforme constitutionnelle sur l'immigration.
02:25Bon, écoutez, moi, je vois les alliances qu'il fait au niveau local et qu'il a fait jusqu'ici
02:29au sein du gouvernement
02:30et qu'il fera peut-être demain, je ne l'espère pas, au niveau national.
02:34Bon, j'interroge la cohérence.
02:35Et je pense qu'à un moment donné, quand on s'est remêlé dans les mains du centre, on mène
02:38une politique du centre.
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