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  • il y a 2 mois
La question de l'éducation est une des plus importantes pour les Français et elle sera au cœur de la campagne pour l'élection présidentielle. Invité de "Objectif Élysée 2027", Bruno Retailleau, candidat LR à la présidentielle, a affirmé qu'il ne laissera "pas dépérir l'école publique".

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Transcription
00:00Il y a vraiment une question maintenant. Est-ce qu'on doit vraiment créer des écoles publiques, alors que l
00:07'attente des Français, c'est majoritairement d'avoir de la place dans l'enseignement privé sous contrat,
00:12et que justement la démographie nous encourage à fermer des classes ? Il va falloir fermer des classes, mais il
00:18faut les fermer majoritairement dans les écoles publiques, et pas dans les écoles privées.
00:22Je transforme des classes. Je n'en crée pas en plus. Alors, on a deux approches très, très différentes. Alors,
00:30vous voyez, moi, j'ai suivi une filière privée, j'étais à l'université et dans le public ensuite, mais
00:36j'ai connu les deux.
00:37Vous vous dites, finalement, c'est le privé qui est plébiscité. Très bien. Mais moi, ce que je dis, c
00:42'est que je ne laisse pas tomber l'école publique.
00:43Je veux que l'école publique, l'école républicaine, puisse donner à chaque petit Français les meilleures chances de progresser.
00:51Et donc, je ne la laisse pas comme ça dépérir.
00:54Je lui donne un souffle de liberté, beaucoup plus d'autonomie, parce que je sais que c'est comme cela
01:00que les meilleures formules, et vous aurez des écoles publiques qui seront meilleures, des écoles privées.
01:05Je connais, d'ailleurs, aujourd'hui, je connais des lycées, j'étais prison de région, je connais des lycées publics
01:11qui sont excellents. Je connais des collèges publics qui sont excellents.
01:14Eh bien, je veux rechercher. Vous voyez, la différence entre vous et moi, c'est que je pense que l
01:18'excellence, on doit l'avoir dans le privé, on doit l'avoir dans le public. Pourquoi ?
01:22Parce que ce sont nos enfants, c'est l'avenir de la France. C'est trop important et je veux
01:27la compétition.
01:28Et la compétition, pour moi, c'est-à-dire la liberté, ça doit être de donner les moyens aux deux
01:33systèmes, un système privé, un système républicain public, de progresser.
01:38On ne le fera progresser que dans l'autonomie.
01:40Justement, c'est dans les territoires où il y a une offre privée équivalente à celle du public que le
01:44public est meilleur, parce que justement, il y a de la concurrence, justement, il y a du choix.
01:48Mais vous ne dites jamais dans votre programme, finalement, quel est votre objectif de pourcentage d'élèves qui seraient dans
01:53le privé sous contrat ?
01:54Et en faisant sauter la règle du 80-20, pour que ça ait un impact pour les parents et pour
01:59les élèves, il faut se donner un objectif.
02:01Et derrière, il y a le sujet des embauches aussi, parce que vous dites que vous allez supprimer à peu
02:05près 250 000 postes dans le public.
02:09Alors, peut-être 125 000, vraiment, suppressions de postes, si j'ai bien compris le programme exact.
02:14Mais là, il y a une possibilité, avec la démographie des élèves, il y a une possibilité de supprimer des
02:22postes dans l'éducation nationale.
02:24Qui est le premier employeur de l'État ?
02:27Je vous connais bien.
02:29Oui, mais là, ces questions sont très précises.
02:31Oui, mais ce qui m'étonne, c'est qu'en général, vous prenez le parti de la liberté.
02:36Et là, vous me dites, mais monsieur Retailleau, vous devriez, du haut de Paris, moi je suis un provincial, je
02:41suis même un rural,
02:42je pense que Paris ne sait pas tout, et que souvent, Paris se trompe.
02:45Et vous voudriez que, de Paris, par une décision centralisée, on dit, il doit y avoir tant d'élèves dans
02:51le public et tant d'élèves dans le privé.
02:53Non, moi je dis, on fait sauter la règle.
02:56Les conditions de la liberté.
02:57Non, non, on fait sauter.
02:58Justement, la liberté, c'est pouvoir choisir.
03:00Si on ne peut pas choisir, on n'a pas de liberté en tant que parent.
03:03Exactement.
03:03Mais moi, je fais sauter cette règle, qui est un frein pour la liberté, et ensuite, je verrai.
03:09Peu importe si c'est 30%, ou si c'est 25%, les familles, les parents choisiront.
03:14Simplement, je veux quand même qu'il y ait une offre gratuite, publique, en France.
03:17Et je veux que cette offre gratuite et publique, en France, puisse être aussi une offre d'excellence.
03:25Honnêtement, vous ne pourrez pas supprimer les postes que vous avez annoncé,
03:28ou supprimer des postes dans l'éducation nationale.
03:30Bien sûr, mais je le dis.

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