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Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.

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00:00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans Punchline, tous les soirs jusqu'à 18h30.
00:00:03La France est-elle au bord du gouffre, financier d'abord avec des chiffres concernant l'économie qui ne sont
00:00:08pas bons.
00:00:09Une dette qui engloutit tout sur son passage et de leur côté, les Français qui demandent aux candidats à la
00:00:13présidentielle
00:00:14qu'ils parlent de leurs problèmes, du pouvoir d'achat en peau de chagrin, du carburant qui flambe et des
00:00:19fins de mois difficiles.
00:00:20Bouffre scolaire également avec l'effondrement du niveau des élèves français dans le classement international PISA,
00:00:25notamment en mathématiques et compréhension écrite.
00:00:28Est-ce que tout est foutu, comme le dit Eric Nolot qui est sur ce plateau, ou est-ce qu
00:00:32'il y a encore des raisons d'espérer ?
00:00:33On aura ce débat tout à l'heure avec Bruno Le Maire, ancien ministre de l'économie, et Marc Toiti,
00:00:38notre économiste.
00:00:40Et puis on passera au crible le programme de Bruno Rotaillot, il sera notre invité exceptionnel ce soir
00:00:44pour le premier numéro de notre émission Objectif Élysée 2027.
00:00:49Que propose-t-il justement pour le pouvoir d'achat, pour l'école et pour le contrôle des flux migratoires
00:00:55?
00:00:55Rendez-vous ce soir à 21h.
00:00:57Voilà pour les grandes lignes de Ponchane, il est pile 17h.
00:01:00Je rappelle des titres de l'actualité avec Félicité Kinnoky.
00:01:02Bonsoir Félicité.
00:01:06Bonsoir Laurence, bonsoir à tous.
00:01:08A la une, l'affaire des violences urbaines à Chambéry.
00:01:11Le conducteur retrouvé blessé par balle à la tête est décédé.
00:01:15Ce sont les dernières informations du procureur de la République.
00:01:18Il avait été appréhendé par les forces de l'ordre lors d'un contrôle routier.
00:01:22Des faits qui ont déclenché des violences urbaines cette nuit.
00:01:25Une autopsie doit être menée demain dans le cadre de l'enquête pour déterminer plus exactement les causes exactes du
00:01:31décès.
00:01:31Les premières investigations excluent des tirs policiers.
00:01:34La pisse d'une tentative de suicide ou d'un tir accidentel du conducteur est étudiée.
00:01:39A Paris, le trafic ferroviaire de la Gare du Nord a été fortement perturbé ce matin.
00:01:43Jusqu'à trois heures de retard pour les TGV, SNCF et Eurostar.
00:01:47La cause, un accident de personnes mortelles sur la voie au niveau de Frénois-le-Louat dans l'Oise.
00:01:51Le drame s'est déroulé vers 6h30 ce matin.
00:01:54Les traits ont dû dévier de voies pendant toute la durée de l'intervention des secours et des autorités.
00:01:58Le trafic a repris progressivement en tout début d'après-midi.
00:02:02Éprouvés par les épisodes caniculaires à répétition,
00:02:05les hôpitaux et les établissements médico-sociaux publics demandent la création d'un fonds vert d'un milliard d'euros
00:02:11par an dès l'année prochaine
00:02:13pour s'adapter aux changements climatiques et améliorer les conditions des malades et des soignants.
00:02:17Lors d'une enquête estivale des syndicats, des températures égales ou supérieures à 32 degrés ont été relevées dans les
00:02:23locaux.
00:02:23Le niveau des élèves français n'a jamais été aussi bas.
00:02:27Ce sont les résultats de l'enquête internationale PISA de 2025 qui révèlent cette réalité.
00:02:32Les résultats sont donc les plus bas jamais mesurés en France, mais restent toutefois dans la moyenne des pays de
00:02:38l'OCDE.
00:02:38Un constat préoccupant, selon Édouard Geffrey, le ministre de l'Éducation nationale estime que le collège doit être le grand
00:02:44chantier du prochain quinquennat.
00:02:47Enfin, dans l'actualité internationale, l'embrasement se poursuit au Moyen-Orient.
00:02:51Les rebelles outillés ménites revendiquent la série de frappes sur l'Arabie saoudite qui a blessé 73 civils.
00:02:58Des bombardements qui ont visé des sites économiques et militaires à l'aide de dizaines de missiles et de drones.
00:03:03L'Arabie saoudite a promis de riposter.
00:03:06Merci beaucoup, vous félicitez. On vous retrouve tout à l'heure à 18h. Je salue Éric Nolot.
00:03:10Bonjour Laurence, bonjour à tous.
00:03:12Bonsoir Éric. J'ai dit le mot magique. Tout est foutu. Mais j'ai dit non, tout n'est pas
00:03:16foutu.
00:03:17Surtout, il ne faut pas désespérer, mais en cours.
00:03:19J'ai hâte d'en débattre avec vous.
00:03:20Oui, Dragnet, bonsoir.
00:03:21Bonsoir Laurence.
00:03:21Tout va bien ?
00:03:22Quand on regarde le classement PISA, honnêtement, on cherche les raisons d'espérer.
00:03:26Alors, je compte sur Éric Nolot et son éternel optimisme pour nous emmener vers le haut.
00:03:30Voilà. Et je salue, bien sûr, Yohann Ezaïm.
00:03:33Yohann, on va revenir avec vous à la fois sur cette actualité politique, ces classements PISA qui nous navrent.
00:03:40Mais est-ce qu'encore une fois, il ne faut pas reprendre le problème à la racine ?
00:03:43Est-ce que ce n'est pas le système de l'éducation nationale qu'il faut peut-être revoir ?
00:03:47On se pose la question dans un instant.
00:03:48Juste avant d'aborder ces sujets de fond, ce qui s'est passé à la Tour Eiffel aujourd'hui ?
00:03:52Parce que moi, ça m'a vraiment heurtée.
00:03:54Vous aussi, j'imagine. La Tour Eiffel, dont les employés se sont mis en grève,
00:03:58et ils avaient raison, tout simplement parce qu'il y avait un groupe religieux hindou
00:04:03qui venait inaugurer un temple près de Paris et qui voulait privatiser un état de la Tour Eiffel
00:04:07en demandant de retirer les femmes.
00:04:09Et sur le principe, la Tour Eiffel avait accepté.
00:04:12Ce qui paraît délirant. Écoutez cette représentante syndicale,
00:04:14puis on va écouter après toutes les réactions politiques, c'est Golan Royal, et notamment. Écoutons.
00:04:19Ce qui a suscité énormément d'émotions, c'est que,
00:04:22au passage de cette délégation,
00:04:25on a demandé aux femmes
00:04:27de quitter leur poste de travail
00:04:28pour y placer des hommes.
00:04:30Donc ça, ça ne passe absolument pas
00:04:32auprès des salariés, déjà femmes,
00:04:34évidemment, qui sont toutes humiliées
00:04:36déjà par ce qui s'est passé,
00:04:39par la façon dont certaines ont été vraiment traitées.
00:04:41Il n'y a pas que les salariés femmes
00:04:42de la Tour Eiffel qui ont été traités ainsi.
00:04:44Il faut savoir qu'on a des prestataires extérieurs
00:04:46et que les femmes des sociétés extérieures
00:04:48ont subi le même traitement
00:04:49au passage de cette délégation.
00:04:50Aujourd'hui, on se sent quand même
00:04:52humiliées, exclues.
00:04:54C'est quand même assez violent.
00:04:55Voilà, c'est violent.
00:04:57Éric Nolot, on est en France en 2026.
00:04:58On demande aux femmes de partir
00:05:00quand il y a un client qui paye assez cher.
00:05:02On va le dire comme ça.
00:05:02C'est exactement ça.
00:05:03Non, cette syndicaliste dit
00:05:05que les femmes ont été humiliées,
00:05:06ce qui est parfaitement exact,
00:05:07mais plus généralement,
00:05:08c'est la France
00:05:08qui a été humiliée.
00:05:10Pour moi, les choses sont très simples.
00:05:11Quand vous venez en France,
00:05:13quelle que soit la nature de votre séjour,
00:05:14ça inclut donc les séjours touristiques,
00:05:16vous devez respecter les lois,
00:05:18les mœurs, les lois françaises.
00:05:20Parmi les singularités françaises,
00:05:21il y a toujours eu la place des femmes.
00:05:22Vous savez que dans les siècles passés,
00:05:24les voyageurs étaient très étonnés
00:05:26de la place des femmes
00:05:27qui était souvent plus éminente
00:05:28que dans leur pays.
00:05:30Si en tant qu'homme,
00:05:31vous êtes offusqué par la vue d'une femme,
00:05:33moi, je vous conseille
00:05:34de rester dans votre pays
00:05:35et même de consulter un psychiatre
00:05:36parce qu'il y a quelque chose
00:05:37qui ne va pas.
00:05:38Donc, c'est absolument inadmissible
00:05:40et même, je vous assure,
00:05:41j'avais beau connaître cette nouvelle,
00:05:44quand je l'entends à nouveau,
00:05:45j'ai eu mal à réaliser
00:05:46que c'est vraiment...
00:05:48En même temps,
00:05:49rien ne vous empêche
00:05:49de demander et de poser la question.
00:05:51Si on vous répond oui,
00:05:52pourquoi vous vous en priveriez ?
00:05:53C'est pour ça que la France
00:05:55a été humiliée
00:05:55par les gérants de la tour Eiffel.
00:05:57Vous savez, il y a eu des précédents.
00:05:58Quand vous faites venir
00:06:00des représentants éminents
00:06:01d'un pays musulman
00:06:02qui traverse le Louvre
00:06:03et qu'on drape les statues
00:06:06pour éviter de montrer
00:06:07certaines parties du corps,
00:06:08ce n'est pas la France.
00:06:12Si vous n'aimez pas ça,
00:06:12je comprends.
00:06:13Restez chez vous.
00:06:14Louis Dengnael.
00:06:14Moi, ce que je trouve,
00:06:15si je suis évidemment d'accord
00:06:16avec ce que vient de dire Eric Nolot,
00:06:18ce qui est sidérant,
00:06:19c'est qu'on ne sait absolument pas
00:06:20qui est ce « on ».
00:06:21À chaque fois,
00:06:21on nous dit...
00:06:22Non, mais on entend...
00:06:23On nous a demandé...
00:06:24Vous savez qui...
00:06:24Alors, figurez-vous que la mairie de Paris
00:06:25a lancé deux enquêtes internes ?
00:06:27Non, mais moi,
00:06:28c'est ça que je trouve
00:06:29terriblement français.
00:06:29C'est-à-dire que je pense
00:06:30que tout le monde sait
00:06:31qui a donné l'ordre,
00:06:32qui a donné les consignes,
00:06:33mais personne ne veut donner le nom.
00:06:35Et donc, la mairie de Paris
00:06:36a annoncé la création
00:06:38de deux commissions d'enquête,
00:06:39une enquête interne
00:06:40et une enquête confiée
00:06:41à un cabinet extérieur
00:06:42pour essayer de savoir
00:06:43comment ça s'est passé.
00:06:44En réalité, on comprend
00:06:45que ça s'est passé
00:06:46de manière assez simple.
00:06:47C'est-à-dire que je pense
00:06:47qu'il y a eu une demande.
00:06:49Quelqu'un a donné son accord.
00:06:50Il y a donné une instruction
00:06:51qui a envoyé le mail.
00:06:52Et ce que je trouve navrant,
00:06:54c'est qu'à chaque fois,
00:06:55plutôt que de donner le nom
00:06:56et de convoquer la personne,
00:06:57puisque le patron de la Tour Eiffel,
00:07:00il a un patron,
00:07:01c'est le maire de Paris.
00:07:02Plutôt que de convoquer cette personne,
00:07:04ça aurait été beaucoup plus simple.
00:07:05Bon, alors, que s'est-il passé ?
00:07:07Ensuite, on en tirait les enseignements.
00:07:08La personne est responsable ou pas,
00:07:10on décide de la virer
00:07:11ou de la garder.
00:07:13Dans un monde normal,
00:07:14c'est comme ça.
00:07:14Et donc là,
00:07:15on reprend les vieilles ficelles.
00:07:16C'est-à-dire qu'on va faire
00:07:16une commission d'enquête
00:07:17qui va peut-être durer trois mois
00:07:18pour retrouver un mail
00:07:19et à la fin,
00:07:20il ne se passera rien.
00:07:21Moi, c'est ça que je trouve
00:07:23malheureusement trop français.
00:07:24Écoutons Emmanuel Gouard
00:07:25et je vous passe la parole
00:07:25à Yohann Usa.
00:07:26Emmanuel Gouard
00:07:26qui s'est rendu sur place
00:07:27pour exprimer son indignation.
00:07:30J'ai tenu à venir en personne
00:07:33discuter avec les organisations syndicales.
00:07:36D'abord, pour leur présenter
00:07:38un message de solidarité
00:07:39et un message de soutien.
00:07:40Ce qui s'est passé
00:07:41est totalement inacceptable.
00:07:43C'est inacceptable
00:07:44parce que c'est une discrimination
00:07:46de fait qu'il y ait une violence
00:07:48contre les femmes en général
00:07:49et une violence
00:07:50contre les agentes
00:07:51de la tour Eiffel.
00:07:53Donc, de leur dire
00:07:54et évidemment,
00:07:55de dire notre disponibilité
00:07:56et celle de la société
00:07:58de la tour Eiffel
00:07:58pour accompagner les personnes
00:08:00qui ont été légitimement choquées
00:08:01par ce qui s'est passé.
00:08:03Solidarité.
00:08:03Le maire se dit
00:08:04solidaire des personnels,
00:08:06mon cher Yohan.
00:08:07Il n'empêche,
00:08:08il va falloir comprendre
00:08:09comment on a pu en arriver là
00:08:10à une telle aberration.
00:08:11Vous avez vu le petit message
00:08:12qu'ils ont écrit
00:08:13au bas de la tour Eiffel.
00:08:14Elle est fermée
00:08:15pour raison opérationnelle.
00:08:16Non, elle n'était pas fermée
00:08:17pour des raisons opérationnelles.
00:08:17Pour rebondir sur ce que disait Louis
00:08:19il y a un instant,
00:08:20ce qui est fascinant,
00:08:20c'est que le maire de Paris
00:08:22aussi dit
00:08:23il est urgent
00:08:24de faire la lumière
00:08:26sur cette affaire
00:08:27de manière à ce que
00:08:28ça ne se reproduise pas.
00:08:29Ils ne disent pas
00:08:30qu'il faut faire la lumière
00:08:31pour sanctionner les responsables.
00:08:32Et vous verrez
00:08:33qu'il n'y aura pas de sanctions.
00:08:34On peut prendre le pari.
00:08:35Retenez bien
00:08:36ce que je suis en train de vous dire.
00:08:37Il n'y aura pas de sanctions.
00:08:39Le responsable
00:08:40de cette situation
00:08:41sera toujours en place
00:08:42dans les prochaines semaines
00:08:43et dans les prochains mois
00:08:44à n'en pas douter.
00:08:45Mais c'est un problème
00:08:46qui est typiquement français.
00:08:47Personne n'est jamais responsable de rien.
00:08:49Il n'y a aucune sanction
00:08:50à aucun moment.
00:08:51Que ce soit à l'échelle municipale
00:08:52à l'échelle gouvernementale
00:08:55il n'y a jamais aucune sanction
00:08:57et donc on ne s'en sort
00:08:58évidemment jamais.
00:08:59Mais pour rebondir aussi
00:09:00sur ce qui a été dit
00:09:01par Eric à l'instant
00:09:03la France se vend
00:09:05pour pas cher en réalité.
00:09:06Brad, c'est valeur
00:09:07pour pas cher
00:09:08parce que la réalité
00:09:08est celle-ci.
00:09:10Nous disons
00:09:11en somme
00:09:12aux étrangers
00:09:12venez comme vous êtes.
00:09:14alors que nous devrions leur dire
00:09:15alors que nous devrions leur dire
00:09:17si vous choisissez
00:09:17de venir en France
00:09:18pour quelques heures
00:09:19pour quelques jours
00:09:20plus encore
00:09:21si vous comptez
00:09:22vous y installer définitivement
00:09:23c'est à vous
00:09:24de vous adapter
00:09:25à la société française
00:09:26à nos mœurs
00:09:27à nos coutumes
00:09:28à nos traditions
00:09:29ça n'est pas à nous
00:09:30de nous adapter
00:09:30à vous
00:09:31et bien ce message
00:09:32il n'est pas clair
00:09:33il n'est jamais envoyé
00:09:34et on se retrouve régulièrement
00:09:36confrontés
00:09:36à ce type de situation.
00:09:37La déclaration du maire de Paris
00:09:39je suis tout à fait d'accord
00:09:39avec Johan
00:09:40n'aura de valeur
00:09:40que s'il y a sanction
00:09:41parce qu'il doit
00:09:42y avoir sanction
00:09:43qui a validé
00:09:45cette hérésie
00:09:46on veut le savoir
00:09:46et on veut
00:09:47qu'il soit sanctionné
00:09:49après il y a autre chose
00:09:50c'est que
00:09:50on a déjà suffisamment
00:09:52d'obscurantistes en France
00:09:53pour ne pas en importer
00:09:54davantage
00:09:54il y a une montée
00:09:55de l'obscurantisme
00:09:56en ce moment
00:09:57dans des domaines
00:09:57qui nous paraissaient préservés
00:09:58mais plus rien
00:09:59plus aucun domaine
00:10:00n'est à l'abri
00:10:00donc voilà
00:10:01il faut refuser
00:10:02et il faut que
00:10:03les étrangers qui viennent
00:10:04soient informés
00:10:06de manière très précise
00:10:07qu'on ne va pas s'adapter
00:10:08à leur mœur obscurantiste.
00:10:09Deux réactions politiques
00:10:10avant de vous repasser la parole
00:10:11Jean-Philippe Tanguy
00:10:13sur cet incident
00:10:13à la Tour Eiffel
00:10:14et Ségolène Royal.
00:10:20C'est scandaleux
00:10:21c'est intolérable
00:10:22Marine Le Pen
00:10:23et Jordan Bardella
00:10:23ont réagi
00:10:24hier
00:10:24bon d'ailleurs
00:10:24on peut se féliciter
00:10:26que sur ce sujet-là
00:10:27au moins
00:10:27la classe politique
00:10:29réagisse unanimement
00:10:30je ne comprends pas
00:10:30comment ça a été possible
00:10:31les syndicats ont réagi
00:10:33après
00:10:33tant mieux
00:10:33pourquoi ils n'ont pas réagi
00:10:34avant
00:10:35pendant
00:10:35je ne sais pas
00:10:36j'ai beaucoup de mal
00:10:37à comprendre cet épisode
00:10:38j'espère que
00:10:38la lumière sera faite
00:10:40moi je pense déjà
00:10:40aux employés
00:10:41femmes
00:10:42à qui on a demandé
00:10:44effectivement
00:10:44de ne pas être visibles
00:10:45j'imagine
00:10:46quand même
00:10:47l'humiliation
00:10:47que ça doit être
00:10:48et la douleur
00:10:49qui a été ressentie
00:10:50mais ça correspond
00:10:52malheureusement
00:10:52d'une manière générale
00:10:54dans la société française
00:10:54à des choses
00:10:55qu'on accepte
00:10:55qui sont inacceptables
00:10:57voilà
00:10:58maintenant la liberté
00:10:59des femmes
00:10:59est lourdement
00:11:00attaquée au quotidien
00:11:02sur les libertés
00:11:03vestimentaires
00:11:04sur les libertés
00:11:04de comportement
00:11:05sur le fait
00:11:05d'aller dans les quartiers
00:11:06où on veut
00:11:06de pouvoir prendre
00:11:07les transports publics
00:11:08bref malheureusement
00:11:09la liste est longue
00:11:10c'est l'ordre juste
00:11:11qu'il faut appliquer
00:11:12c'est à dire que
00:11:13si en effet
00:11:14un groupe de visiteurs
00:11:15vient et impose
00:11:16des règles
00:11:17qui ne sont pas conformes
00:11:18aux droits français
00:11:19ils ne visitent pas
00:11:20la tour Eiffel
00:11:21point
00:11:21c'est à dire
00:11:22des gens qui se présentent
00:11:23au guichet
00:11:23de la tour Eiffel
00:11:25et qui disent
00:11:26on ne veut pas
00:11:26le personnel féminin
00:11:28lors de notre visite
00:11:30on leur dit
00:11:30merci messieurs
00:11:31mais vous ne rentrerez pas
00:11:32et vous ne visiterez pas
00:11:34la tour Eiffel
00:11:34C'est du bon sens
00:11:36évidemment
00:11:36Cégolène Royal
00:11:37précise qu'elle est candidate
00:11:38à la primaire de la gauche
00:11:39donc c'est vrai que son slogan
00:11:40l'ordre juste
00:11:41de 2006-2007
00:11:42et bien voilà
00:11:43elle le remet au goût du jour
00:11:45mais honnêtement
00:11:45effectivement
00:11:46oui
00:11:47il faut remettre de l'ordre
00:11:48dans tout ce bazar
00:11:49Johan
00:11:50Non mais évidemment
00:11:51concernant les mots
00:11:52qu'elle utilise
00:11:53elle a évidemment
00:11:55raison
00:11:55ensuite c'est toujours plus facile
00:11:56évidemment de critiquer
00:11:57quand on est dans l'opposition
00:11:58que quand on est
00:11:59aux responsabilités
00:12:00mais ma foi
00:12:01reconnaissons que
00:12:02Cégolène Royal
00:12:02de ce point de vue là
00:12:03aujourd'hui
00:12:04a utilisé les bons mots
00:12:05un mot quand même
00:12:05sur ce qu'a dit
00:12:06Jean-Philippe Tanguy
00:12:06il dit il y a une unanimité
00:12:07dans la classe politique
00:12:08il n'y a pas d'unanimité
00:12:10alors
00:12:11sur ce qu'on appelle
00:12:12le bloc central
00:12:13même si j'aime pas
00:12:13c'est
00:12:14oui d'accord
00:12:14mais la France insoumise
00:12:15Michel Barnier
00:12:16Valéry Pécresse
00:12:16Bruno Roteuil
00:12:17et la France insoumise
00:12:19ça n'est pas
00:12:21une toute petite partie
00:12:22de la classe politique
00:12:23la France insoumise
00:12:24vous avez entendu
00:12:24des réactions
00:12:25de la France insoumise
00:12:26elles sont soit
00:12:26soit inexistantes
00:12:28soit tout à fait timorées
00:12:29mais ça n'est pas
00:12:30une surprise
00:12:31puisque la France insoumise
00:12:32et main dans la main
00:12:33avec les islamistes
00:12:34qui prônent le même type
00:12:35de comportement
00:12:36vis-à-vis des femmes
00:12:36donc on ne s'attendait pas
00:12:37à ce que la France insoumise
00:12:40réagisse
00:12:40à ce genre de comportement
00:12:42naturellement
00:12:43bon
00:12:43dernier mot là-dessus
00:12:44on avance
00:12:44tout le monde a réagi
00:12:46sur la tour Eiffel
00:12:46on peut avancer
00:12:47classement PISA
00:12:48vraie inquiétude
00:12:50sur le niveau
00:12:50des écoliers français
00:12:52le classement international
00:12:53des pays de l'OCDE
00:12:55chaque année
00:12:56et alors là
00:12:58chaque fois
00:12:59on est un peu plus bas
00:13:00en mathématiques
00:13:01en compréhension écrite
00:13:02c'est absolument navrant
00:13:04on va écouter
00:13:05Eric Charbonnier
00:13:05qui est analyste
00:13:06et la direction de l'éducation
00:13:07justement de l'OCDE
00:13:07décrypte les raisons
00:13:08de ce déclassement
00:13:10de la France
00:13:11on a cette impression
00:13:13que le rapport
00:13:15à l'apprentissage
00:13:16a changé
00:13:16pour les élèves
00:13:17et ce qu'on voit
00:13:19en France
00:13:20comme ailleurs
00:13:20c'est quand les tâches
00:13:21dans le test PISA
00:13:22sont très difficiles
00:13:25quand il faut
00:13:26faire appel
00:13:27à de la réflexion
00:13:28ouvrir plusieurs sources
00:13:30d'informations
00:13:31lire un texte long
00:13:34il y a une baisse
00:13:35des résultats
00:13:37des élèves
00:13:37de la même façon
00:13:38les élèves
00:13:39ont tendance
00:13:39à répondre
00:13:40trop rapidement
00:13:41on descend encore
00:13:42en mathématiques
00:13:43peut-être que c'est
00:13:44à corriger
00:13:45avec le peu
00:13:46d'enseignants
00:13:47en mathématiques
00:13:47qu'on trouve
00:13:48on a du mal
00:13:48à recruter
00:13:49des enseignants
00:13:49en mathématiques
00:13:50je rappelle
00:13:50qu'aujourd'hui
00:13:51au CAPES de maths
00:13:52on prend
00:13:534-5 de moyenne
00:13:54sur 20
00:13:56parce qu'il y a plus
00:13:57de postes
00:13:58que de candidats
00:13:58et puis la compréhension
00:13:59est crute
00:14:00alors là
00:14:00Eric Nolot
00:14:01est-ce qu'on désigne
00:14:01les écrans
00:14:02comme les pires coupables
00:14:03de la Terre ?
00:14:04c'est quand même difficile
00:14:05de ne pas les désigner ainsi
00:14:06mais la semaine dernière
00:14:07nous recevions
00:14:07Jean-Michel Blanquer
00:14:08qui fut pourtant
00:14:08le meilleur ministre
00:14:09de l'éducation nationale
00:14:11des quinquennats
00:14:12d'Emmanuel Macron
00:14:13vous me direz
00:14:13que la concurrence
00:14:14n'était pas féroce
00:14:15mais même lui
00:14:16alors que les informations
00:14:17sur les classements
00:14:17PISA avaient fuité
00:14:18avaient tendance
00:14:19à minorer la chose
00:14:20en disant
00:14:20oui vous comprenez
00:14:21il ne faut pas être aussi sévère
00:14:22c'est le niveau général
00:14:23c'est vrai
00:14:25ça baisse dans le monde entier
00:14:26d'accord ça baisse
00:14:27mais ça baisse sans doute pas
00:14:28en Chine, en Corée
00:14:29et en Asie pour les maths
00:14:30voilà
00:14:31pas dans le monde entier
00:14:32alors il faudrait quand même
00:14:32s'inspirer des pays
00:14:34où ça marche
00:14:34et puis surtout
00:14:35c'est pas renverser la table
00:14:37selon l'expression consacrée
00:14:38un peu trop usée
00:14:39c'est un big bang
00:14:40c'est à dire qu'il faut
00:14:41que l'école se concentre
00:14:42uniquement
00:14:43prioritairement
00:14:44même pas prioritairement
00:14:45uniquement
00:14:45sur la transmission
00:14:46des savoirs fondamentaux
00:14:47là on parle
00:14:48de savoirs fondamentaux
00:14:49savoir compter
00:14:50savoir lire un texte
00:14:52bon
00:14:52mais vous avez vu
00:14:53ce qu'on demande à l'école
00:14:54mais c'est ce que je vous dis
00:14:55on demande trop de choses
00:14:56à l'école
00:14:56on demande d'éduquer les enfants
00:14:58or l'école est là
00:14:59pour les instruire
00:14:59l'instruction pour l'école
00:15:00l'éducation pour les parents
00:15:02l'étape de multiplication
00:15:03plutôt que l'initiation
00:15:05au monde merveilleux
00:15:05des drag queens
00:15:06bon ensuite
00:15:08ensuite quand vous ratez
00:15:09votre scolarité
00:15:10mais la lutte contre
00:15:10les discriminations
00:15:11c'est hyper important
00:15:12ah mais ça évidemment
00:15:12c'est hyper important
00:15:13mais pas dans des
00:15:14pas dans des contextes
00:15:16complètement caricaturaux
00:15:17si vous voulez
00:15:18voilà moi je suis évidemment
00:15:19pour transmettre aussi
00:15:20ce genre de valeurs
00:15:21le problème c'est que
00:15:22ces élèves
00:15:23sont les futurs profs
00:15:24donc ils arrivent en effet
00:15:25mais il n'y a pas qu'en maths
00:15:26on prend dans les académies
00:15:28de Creil
00:15:29de Versailles
00:15:29des gens qui ont
00:15:30la moitié de la moyenne
00:15:31ce qui paraissait aberrant
00:15:32il y a quelques années
00:15:33donc voilà
00:15:34il faut tout reprendre
00:15:35à zéro
00:15:36c'est très difficile
00:15:37monsieur Jeffrey
00:15:38l'actuel ministre
00:15:39de l'éducation nationale
00:15:40a essayé
00:15:42qu'au bac
00:15:43on prenne en compte
00:15:43les fautes d'orthographe
00:15:44les inspecteurs d'académie
00:15:45lui ont fait un bras d'honneur
00:15:46en disant
00:15:47cher ami
00:15:47vous avez beau être ministre
00:15:48nous on fait ce qu'on veut
00:15:49donc il faut mettre au pas
00:15:50cette administration
00:15:51de l'éducation nationale
00:15:53parce que c'est l'avenir
00:15:54de millions d'enfants
00:15:55et puis
00:15:56franchement
00:15:56je ne veux pas être trop chauvin
00:15:57mais franchement
00:15:58le coeur de français
00:16:00s'agnie un peu
00:16:00parce qu'on est un peu
00:16:01humilié quand même
00:16:01on est vraiment
00:16:02dans les culs de basse fosse
00:16:03de tous les classements
00:16:05et on se tourne vers
00:16:06d'autres pays
00:16:06où ça marche
00:16:07pourquoi ça marche
00:16:07pourquoi ne pas aller voir
00:16:09pourquoi ça marche
00:16:10moi j'ai été très frappée
00:16:11d'ailleurs quand il y a eu
00:16:12un certain nombre de réfugiés
00:16:13ukrainiens qui sont arrivés
00:16:14les enfants en maths
00:16:15ils avaient un niveau
00:16:17mais extraordinaire
00:16:18par rapport aux enfants
00:16:18de la même classe
00:16:19en France
00:16:20et même en français
00:16:20au bout d'un an
00:16:21et même en français
00:16:21au bout d'un an
00:16:22dire que c'est
00:16:23le décalage est hallucinant
00:16:24Louis Dagnel
00:16:25je suis d'accord avec vous
00:16:27et puis mes enfants ont eu
00:16:28des enfants ukrainiens
00:16:29dans leur classe
00:16:30et j'avais du mal
00:16:32à les croire
00:16:32et pourtant c'est la réalité
00:16:33il y a une donnée
00:16:35qui m'a vraiment marqué
00:16:36en compréhension
00:16:37qui est quand même
00:16:38la compréhension
00:16:38c'est la clé de tout
00:16:40c'est à dire qu'il faut être
00:16:40un petit peu bon en français
00:16:42un minimum d'esprit logique
00:16:44la France est 28ème
00:16:45moins 18 points
00:16:46depuis 2023
00:16:48et moins 41 points
00:16:50depuis 2013
00:16:51ça correspond à deux ans
00:16:53d'apprentissage en moins
00:16:55en termes de compréhension
00:16:56que la France a perdu
00:16:57en 20 ans
00:16:58je ne sais pas si vous
00:16:59vous imaginez
00:16:59c'est vertigineux
00:17:00je pense qu'en fait
00:17:01même quand on lit
00:17:02ces statistiques
00:17:02on est encore très loin
00:17:04de la réalité concrète
00:17:05vous avez beaucoup d'élèves
00:17:07qui ont énormément de mal
00:17:08à lire un texte
00:17:09de plus de 400 mots
00:17:10et vous avez
00:17:11ça c'est pas moi
00:17:12qui le dit
00:17:12c'est le conseil scientifique
00:17:13de l'éducation
00:17:14qui en 2023
00:17:15c'est pas le classement PISA
00:17:16mais je trouve que c'est un indicateur
00:17:17aussi intéressant
00:17:18qui demandait
00:17:19à des élèves
00:17:20de fin de CM2
00:17:20combien y a-t-il
00:17:21de quart d'heure
00:17:22dans trois quarts d'heure
00:17:23seule la moitié
00:17:24des enfants de CM2
00:17:25savaient répondre
00:17:26correctement à cette question
00:17:28c'est là où je rejoins
00:17:30ce que dit Eric Nolo
00:17:31il faut tout reprendre
00:17:32du sol au plafond
00:17:33et je crois aussi
00:17:34il faut aussi
00:17:35essayer de chercher
00:17:36à comprendre
00:17:36il y a certes
00:17:37ce que vous disiez
00:17:38Laurence
00:17:38sur le fait
00:17:39que les professeurs
00:17:40il n'y a plus
00:17:41aucune attractivité
00:17:42donc on recrute
00:17:42un peu n'importe qui
00:17:44parce qu'ils sont courageux
00:17:45d'y aller aussi
00:17:46aller faire classe
00:17:48devant 36, 37, 38 élèves
00:17:50je pense aussi
00:17:51comme vous
00:17:51je me demande trop de choses
00:17:52à l'école
00:17:52moi je leur dis chapeau
00:17:53et je pense aussi
00:17:54je peux en parler
00:17:55je suis concerné
00:17:56au premier chef
00:17:56que ça demande aussi
00:17:58énormément de suivi
00:17:59de présence
00:18:01pour les parents
00:18:02et de ne pas s'énerver
00:18:03quand ils ne comprennent pas
00:18:04la louche
00:18:04il est vrai
00:18:05il faut le reconnaître
00:18:06que ça demande
00:18:07une patience infinie
00:18:08ça demande un effort énorme
00:18:10et quand aujourd'hui
00:18:12vous avez quasiment 100%
00:18:13du mari et de la femme
00:18:15ou en tout cas
00:18:16dans le couple
00:18:16l'homme et la femme
00:18:17qui travaillent
00:18:18et bien le temps disponible
00:18:19pour les enfants
00:18:20pour l'apprentissage
00:18:21s'est réduit
00:18:21et je pense qu'il faut aussi
00:18:22chercher des solutions
00:18:24si on veut rester
00:18:25dans ce modèle de société
00:18:26où les deux conjoints
00:18:27travaillent
00:18:28et bien pour faire travailler
00:18:29les enfants
00:18:29puisque un enfant
00:18:31du CP à la 3ème
00:18:33ne peut pas travailler
00:18:34tout seul chez lui
00:18:35il a besoin
00:18:35il a besoin
00:18:36du périscolaire
00:18:37et il a besoin
00:18:38de gens qui sont là
00:18:40le mieux c'est les parents
00:18:41mais quand ils ne peuvent pas
00:18:42il faut des gens
00:18:43qui aient un suivi dirigé
00:18:46c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:18:46on vous propose
00:18:47plein d'études
00:18:47surveillées
00:18:48où les enfants font
00:18:49ce qu'ils veulent
00:18:49non il faut des éducateurs
00:18:51derrière
00:18:51qui corrigent
00:18:52l'exigence
00:18:53la rigueur
00:18:53vous êtes pour le retour
00:18:54des éducateurs
00:18:55je suis pour trouver
00:18:56une solution
00:18:57c'est-à-dire qu'il y a
00:18:57plein de solutions hypocrites
00:18:59qui sont données
00:19:00dans la société
00:19:00non mais vraiment
00:19:01en fait c'est
00:19:03dire oui
00:19:03il faut que les parents
00:19:04reprennent leur rôle
00:19:04en fait
00:19:05sur le papier
00:19:06tout le monde est d'accord
00:19:07mais concrètement
00:19:07c'est très difficile
00:19:08quand vous avez
00:19:09les deux conjoints
00:19:09qui arrivent à 19h30
00:19:10le soir
00:19:12voire quand ils travaillent
00:19:12à un horaire décalé
00:19:13pour les familles
00:19:14monoparentales
00:19:15donc il faut trouver
00:19:16d'autres solutions
00:19:16dont les mamans travaillent
00:19:17sans doute les parents
00:19:18ont-ils une petite part
00:19:19de responsabilité
00:19:20mais enfin
00:19:21s'il faut chercher
00:19:21les vrais responsables
00:19:22ils ne sont pas là
00:19:24quand on dit
00:19:25qu'il y a trop d'élèves
00:19:25par classe
00:19:26ça relève des politiques publiques
00:19:27quand on dit
00:19:28qu'on a du mal
00:19:29à recruter des enseignants
00:19:30ça relève des politiques publiques
00:19:31parce qu'ils sont mal payés
00:19:33parce qu'ils sont
00:19:33très mal considérés
00:19:35quand on change
00:19:36de ministre
00:19:37de l'éducation nationale
00:19:388 fois en 9 ans
00:19:40qu'on nomme d'abord
00:19:41monsieur Blanquer
00:19:42et qu'ensuite
00:19:43on nomme monsieur Papendiaï
00:19:44pour faire l'exact opposé
00:19:46de ce qui a été fait
00:19:47durant les trois années précédentes
00:19:48ça, ça relève
00:19:49de la responsabilité
00:19:51du président de la République
00:19:52mais ce ne sont même pas
00:19:52les ministres
00:19:53qui sont à blâmer
00:19:54ce sont éventuellement
00:19:55les premiers ministres
00:19:56et le président de la République
00:19:57qui s'est occupé de tout
00:19:59durant 9 ans
00:19:59qui a mis son nez partout
00:20:00qui a tout validé
00:20:01donc le responsable
00:20:03en grande partie
00:20:04il n'est pas le seul
00:20:05mais en grande partie
00:20:06le responsable
00:20:06de cette situation
00:20:07il est évidemment
00:20:08à aller chercher
00:20:09à l'Elysée
00:20:10il a mis l'école à terre
00:20:12il a mis l'hôpital à terre
00:20:14l'insécurité galope
00:20:17l'immigration
00:20:17est quasiment hors de contrôle
00:20:19Emmanuel Macron
00:20:20en 9 ans
00:20:20aura mis quasiment
00:20:21la France à terre
00:20:23c'est vrai qu'on aura du mal
00:20:24à redresser la situation
00:20:25avec nos doigts
00:20:26il faudra une génération
00:20:26au plus
00:20:27ça ne va pas se faire
00:20:29en un claquement de doigts
00:20:30Louis Dragnel
00:20:30parlait d'hypocrisie
00:20:31il y a un synonyme
00:20:32qui est le déni
00:20:33notre ami
00:20:33Joachim Lefloc Prigent
00:20:35faisait remarquer
00:20:35qu'en 20 ans
00:20:36le nombre de mentions
00:20:37il y a Loïc Lefloc Prigent
00:20:39il est décédé
00:20:40et Imad Lefloc
00:20:42c'est ça ?
00:20:43le Floc Imad
00:20:44spécialiste de l'éducation
00:20:45pardonnez-moi
00:20:46il me pardonnera ce lapsus
00:20:47il faisait remarquer
00:20:49que le nombre de mentions
00:20:50au bac
00:20:50avait augmenté
00:20:51de 1000%
00:20:51en 20 ans
00:20:53aujourd'hui
00:20:54il y a la moitié
00:20:54des candidats au bac
00:21:06tous les absolus
00:21:07dans la situation
00:21:08parce qu'il n'y a pas
00:21:09au ministre
00:21:10mais vous avez
00:21:11une formation
00:21:12les gamins
00:21:13restent des années
00:21:14et des années
00:21:15et vous apercevez
00:21:16que même au niveau
00:21:17des classes supérieures
00:21:18le niveau est très faible
00:21:19quand je dis
00:21:20le niveau est très faible
00:21:21les gens ne maîtrisent
00:21:21même pas la langue française
00:21:22en classe supérieure
00:21:24imaginez
00:21:24que la même chose
00:21:25se passe dans le football
00:21:26c'est à dire
00:21:26vous formez des jeunes
00:21:28footballeurs
00:21:28et à la fin du truc
00:21:29vous apercevez
00:21:30qu'ils ne mettent pas
00:21:30un pied devant l'autre
00:21:31mais ce n'est pas ça
00:21:32qui se passe
00:21:32c'est la formation du football
00:21:33en France
00:21:34est excellente
00:21:34et on sort
00:21:35des joueurs et des joueurs
00:21:37année après année
00:21:37donc vous voyez
00:21:38la prime au talent
00:21:39la méritocratie
00:21:40si ce n'était pas le cas
00:21:42on se dirait
00:21:42mais comment ça se fait
00:21:43qu'on sort des footballeurs
00:21:44mauvais ou médiocres
00:21:45qu'on essaierait de changer
00:21:46là on sort des dizaines
00:21:47et des dizaines
00:21:48de milliers d'élèves
00:21:49qui après des années
00:21:50passées en cours
00:21:51ne savent ni lire
00:21:52ni écrire
00:21:52ni compter
00:21:53on devrait se poser des questions
00:21:54mais alors là
00:21:55on est à quoi
00:21:5590% d'élèves
00:21:56qui obtiennent le bac
00:21:57Louis
00:21:57je pense oui
00:21:58on n'est pas loin
00:21:58même à 93%
00:22:0093%
00:22:01ce qui est assez frappant
00:22:01c'est de voir
00:22:02à quel point
00:22:05l'épreuve de sélection
00:22:06et d'évaluation
00:22:07d'une classe d'âge
00:22:08il y a pas mal d'années
00:22:09c'était le brevet des collèges
00:22:10ensuite on a décalé
00:22:11au bac
00:22:12maintenant comme tout le monde
00:22:13après c'était la licence
00:22:14il y avait le certificat d'études
00:22:16il y a eu le BEPC aussi
00:22:19et comme maintenant
00:22:19tout le monde a un master 2
00:22:21la sélection se fait après
00:22:23donc dans les formations
00:22:25c'est la classe en fait
00:22:25parce qu'ils n'ont pas de travail
00:22:26les gamins après
00:22:27en fait la sélection
00:22:28aurait dû se faire
00:22:29bien plus tôt
00:22:30et à force
00:22:31en fait
00:22:31il y a une vingtaine d'années
00:22:34le graal en politique
00:22:35c'était de dire
00:22:36il faut que 100%
00:22:37d'une classe d'âge
00:22:37ait le baccalauréat
00:22:39généraliste ou technologique
00:22:40ensuite 100%
00:22:41et c'était la réforme licence
00:22:43master doctorat
00:22:44et un master
00:22:44non mais bientôt
00:22:45peut-être que l'objectif
00:22:46d'une société
00:22:47c'est d'avoir 100%
00:22:48de doctorat
00:22:49et en fait
00:22:50il y a les trois quarts
00:22:50des élèves
00:22:51qui ne sont absolument pas
00:22:52dans la bonne formation
00:22:53dans le bon cursus
00:22:54et devraient travailler
00:22:55plus tôt par ailleurs
00:22:56et la sélection ensuite
00:22:57vous le voyez bien Laurence
00:22:58quand on recrute
00:22:59dans les entreprises
00:22:59quand on recrute ici
00:23:00la sélection
00:23:01elle se fait ensuite après
00:23:02vous avez des gens
00:23:03qui ne savent pas écrire
00:23:04non mais
00:23:05on les forme
00:23:05on les forme
00:23:06oui mais vous faites
00:23:07le rôle de l'école
00:23:08en fait parfois
00:23:09on apprend des règles
00:23:10de grammaire
00:23:10qui normalement
00:23:11devraient être maîtrisées
00:23:12en CE1
00:23:13mais c'est la réalité
00:23:14en plus cette politique
00:23:15qui n'a absolument
00:23:16aucun sens
00:23:18coûte un argent fou
00:23:19à l'état
00:23:20parce que vous savez
00:23:21un pognon de dingue
00:23:23un pognon de dingue
00:23:24à l'état
00:23:24et donc à l'état
00:23:25en l'occurrence
00:23:26aux français
00:23:26parce que quand on dit
00:23:27que 93%
00:23:29d'une classe d'âge
00:23:30obtient le bac
00:23:30ce qu'il faut dire après
00:23:31c'est que 50%
00:23:32échouent en première année
00:23:33à l'université
00:23:3550% échouent
00:23:36en première année
00:23:36à l'université
00:23:37ça ça coûte
00:23:38des milliards
00:23:39en plus
00:23:39donc il est urgent
00:23:40pour toutes les raisons
00:23:41qui ont été évoquées
00:23:43plus cette raison financière
00:23:44il est urgent
00:23:45de revoir ce modèle là
00:23:46petite pause
00:23:47on se retrouve dans un instant
00:23:48ce soir vous savez
00:23:49à 21h notre invité
00:23:50c'est Bruno Retailleau
00:23:51on va passer au crime
00:23:52c'est la dernière déclaration
00:23:52on va voir sur quoi
00:23:53vous avez envie de l'entendre
00:23:55est-ce qu'il doit préciser
00:23:56ses idées
00:23:57ses propositions
00:23:58sur tel et tel point
00:23:59on en y va dans un instant
00:24:01dans Punchline
00:24:01tout de suite
00:24:06On se retrouve dans Punchline
00:24:08ce soir à 21h nous recevons
00:24:09Bruno Retailleau
00:24:10ancien ministre de l'Intérieur
00:24:12aujourd'hui président des Républicains
00:24:13candidat à l'élection présidentielle
00:24:15de 2027
00:24:16quelles sont ses propositions
00:24:17à seulement 7 mois
00:24:18du premier tour
00:24:19on va voir ce que vous avez envie
00:24:20de l'entendre dire
00:24:22préciser
00:24:22Louis, Johan et Eric
00:24:24on va écouter d'abord
00:24:25une première déclaration
00:24:26du président des Républicains
00:24:27à Châlons
00:24:28en Champagne
00:24:29c'était le 28 août dernier
00:24:30il faisait sa rentrée politique
00:24:32à propos de l'immigration
00:24:33pour lui l'immigration
00:24:34n'est plus une chance
00:24:34pour la France
00:24:36Beaucoup se sont pâmés
00:24:37lorsque je disais
00:24:38que l'immigration
00:24:39dans les conditions
00:24:40elle se déroule aujourd'hui
00:24:41n'est plus une chance
00:24:42pour le pays
00:24:42vous voyez bien
00:24:44regardez Mayotte
00:24:45Mayotte c'est à la fois
00:24:46le laboratoire
00:24:47qui montre que
00:24:48quand vous avez une submersion
00:24:49rien ne va plus
00:24:50mais demain
00:24:53Mayotte
00:24:54cette expérience-là
00:24:54on pourrait la connaître
00:24:55aussi en métropole
00:24:57Bruno Retailleau
00:24:58il y a beaucoup de propositions
00:24:59qui sont faites de part et d'autre
00:25:00sur ce dossier-là
00:25:01Johan Uzaï
00:25:02quel est ce que vous avez envie
00:25:04de l'entendre dire
00:25:05Bruno Retailleau ce soir ?
00:25:06Moi je veux l'entendre
00:25:07sur l'immigration
00:25:08sur l'islamisation
00:25:09de la société
00:25:09il a eu une phrase
00:25:11très très forte
00:25:11qui le suit maintenant
00:25:13il a dit
00:25:13abat le voile
00:25:14c'était lors d'un meeting
00:25:16il y a eu cette phrase choc
00:25:17et aujourd'hui
00:25:18il parlait du sport
00:25:18il me semble
00:25:19j'entends bien
00:25:20mais il a eu cette phrase-là
00:25:22quand même
00:25:22il a dit abat le voile
00:25:23aujourd'hui la France insoumise
00:25:24le lui reproche beaucoup
00:25:25et il s'oppose désormais
00:25:27à l'interdiction
00:25:28qui est demandée
00:25:29par le Rassemblement national
00:25:29du port du voile
00:25:30dans la rue
00:25:31j'entends bien
00:25:32que nous ne sommes pas
00:25:32dans les conditions
00:25:33qui ont été énoncées
00:25:34par lui précédemment
00:25:35mais il s'y oppose
00:25:36dans la rue
00:25:37pourquoi s'y oppose-t-il ?
00:25:38Estime-t-il que cette proposition
00:25:41du Rassemblement national
00:25:42diviserait les français ?
00:25:43Est-ce que c'est une sorte
00:25:44de renoncement de sa part
00:25:45ou est-ce qu'il entend
00:25:46mener le combat différemment ?
00:25:48C'est ça qui m'intéresse
00:25:49Eric Nolo
00:25:49sur l'immigration
00:25:51le dossier immigration
00:25:51Justement
00:25:52toujours par rapport
00:25:53au RN
00:25:54comme les propositions
00:25:55parfois se chevauchent
00:25:56enfin il arrive
00:25:57qu'elles se contredis
00:25:57mais elles se chevauchent
00:25:58qu'est-ce qui ferait
00:25:59qu'une fois au pouvoir
00:26:00l'action de M. Retailleau
00:26:01serait plus efficace
00:26:02que celle du RN
00:26:03par exemple
00:26:03dans le thème
00:26:04qui nous retient
00:26:05à savoir l'immigration
00:26:06ensuite pour faire suite
00:26:07à ce qu'on a dit
00:26:07moi j'attends avec impatience
00:26:09ces propositions définitives
00:26:10sur l'école
00:26:10Sur l'école
00:26:11qu'est-ce qu'il propose
00:26:12pour redresser
00:26:13Écoutez c'est la mère
00:26:14de toutes les batailles
00:26:15donc d'ailleurs
00:26:16l'immigration
00:26:16n'est jamais loin
00:26:17de ce thème de l'école
00:26:18Vous avez raison
00:26:18Louis Dragnel
00:26:19sur l'immigration
00:26:20Il est précis
00:26:21il est assez précis
00:26:22bon nom Retailleau
00:26:22sur la méthode
00:26:23Il connaît bien le sujet
00:26:25puisqu'il a été ministre
00:26:26de l'intérieur
00:26:26et par ailleurs
00:26:27quand il était sénateur
00:26:28c'est un sujet
00:26:28qu'il suivait de très près
00:26:30Moi j'attends lui
00:26:31qu'il nous explique
00:26:32comment il veut
00:26:32tout simplement
00:26:33remettre de l'ordre
00:26:34dans notre pays
00:26:34remettre de l'ordre
00:26:35dans la rue
00:26:36donc la sécurité
00:26:37l'immigration
00:26:38l'école
00:26:38les comptes publics
00:26:40et remettre de l'ordre
00:26:41ça veut dire
00:26:41faire des choix
00:26:42donc renoncer à d'autres choses
00:26:43et moi j'aimerais savoir
00:26:44à quoi il va renoncer
00:26:46quelles sont les coupes budgétaires
00:26:48qu'il va faire
00:26:48concrètement précisément
00:26:49quand est-ce qu'il le fera
00:26:51voilà
00:26:51moi c'est plus la méthode
00:26:52et l'impulsion
00:26:53parce qu'on a entendu
00:26:54beaucoup de candidats
00:26:55de la droite et du centre
00:26:56dire globalement
00:26:57ce qu'on entend habituellement
00:26:59de Edouard Philippe
00:27:00à Saracnafo
00:27:01à Éric Zemmour
00:27:02globalement
00:27:02vous entendez à peu près
00:27:03avec des petites nuances
00:27:05le même genre de discours
00:27:06et moi ce que j'attends
00:27:07voilà
00:27:07c'est concrètement
00:27:08comment il va s'y prendre
00:27:09comment il va faire
00:27:10et à quoi il va renoncer
00:27:12voilà
00:27:12pour remettre aussi
00:27:13c'est-à-dire où on coupe
00:27:14là où ça fait mal
00:27:15moi je veux voir
00:27:15les coupes budgétaires
00:27:16concrètement
00:27:17qu'est-ce qu'on arrête
00:27:18définitivement
00:27:18c'est pas
00:27:19on va réduire de 5%
00:27:20l'intégralité
00:27:21des budgets du ministère
00:27:22ça c'est ce qu'on fait
00:27:23depuis des années et des années
00:27:24avec le résultat qu'on connaît
00:27:24c'est remettre des priorités
00:27:26c'est-à-dire que choisir
00:27:27c'est renoncer
00:27:27vous choisissez que
00:27:28telle et telle sujet
00:27:29sont prioritaires
00:27:30à quoi vous renoncez
00:27:31clairement
00:27:32il faut l'assumer
00:27:33et c'est ça que j'attends
00:27:33de lui ce soir
00:27:34mais en même temps
00:27:35renoncer
00:27:35c'est difficile
00:27:37quand on veut rassembler
00:27:38le plus grand nombre
00:27:39ça veut dire qu'on fait
00:27:39des mécontents
00:27:40ça veut dire qu'évidemment
00:27:41il y a des gens
00:27:41qui ne voteront pas pour vous
00:27:42si vous dites
00:27:43j'enlève tant de milliers
00:27:44de fonctionnaires
00:27:45quand on veut gouverner
00:27:45il faut être élu sur un programme clair
00:27:47il faut être élu déjà
00:27:48d'abord
00:27:48il faut demander à monsieur Retailleau
00:27:51quels seront ses premiers actes
00:27:52de courage
00:27:52parce qu'on est dans cette situation
00:27:55catastrophique de la France
00:27:55par manque de courage
00:27:57c'est-à-dire qu'au dernier moment
00:27:58après les déclarations
00:27:59tonitruantes
00:28:00on décide
00:28:00de ne pas fâcher les uns
00:28:01de ne pas fâcher les autres
00:28:02on a tous suivi
00:28:03ce qui s'est passé sur le budget
00:28:05entre le point de départ
00:28:06et le point d'arrivée
00:28:06malheureusement
00:28:07il y a eu des tas
00:28:08et des tas de renoncements
00:28:09hélas
00:28:10comme tout va mal en France
00:28:11on a commencé à le dire
00:28:12mais enfin
00:28:12l'école est à terre
00:28:13l'hôpital est à terre
00:28:15on l'a dit
00:28:16l'insécurité est galopante
00:28:17l'immigration est quasiment
00:28:18hors de contrôle
00:28:19les pompiers sont mécontents
00:28:20regardez la sécurité civile
00:28:21ce qui s'est passé
00:28:22l'été dernier
00:28:23il n'y a quasiment plus rien
00:28:24qui va en France
00:28:25quels seront ses chantiers prioritaires
00:28:27par quoi va-t-il commencer
00:28:28son quinquennat
00:28:30quels seront les premiers dossiers
00:28:31de l'Assemblée nationale
00:28:33si tant est qu'il y a une majorité
00:28:34si tant est qu'il y a une majorité
00:28:36naturellement
00:28:37mais voilà
00:28:37par quoi voudrait-il commencer
00:28:38alors que tout va mal
00:28:39et il faudra faire des choix
00:28:40et que les français ont l'oeil
00:28:42sur leurs fins de mois
00:28:44qui sont extrêmement difficiles
00:28:45ils pensent d'abord
00:28:46au pouvoir d'achat
00:28:47ça c'est très clair
00:28:47que c'est leur première préoccupation
00:28:49écoutez ce qu'a dit
00:28:50Bruno Retailleau
00:28:50il veut faire de la France
00:28:52qui travaille sa priorité
00:28:54c'est le coeur de mon projet
00:28:55c'est la France qui travaille
00:28:56cette France qui tient
00:28:58à bout de bras le pays
00:29:00mais cette France
00:29:01qui est surréglementée
00:29:02qui n'en peut plus des normes
00:29:03qui n'en peut plus des taxes
00:29:05qui n'en peut plus des impôts
00:29:06cette France qui
00:29:08en réalité
00:29:08est découragée
00:29:10alors que trop souvent
00:29:10on subventionne
00:29:12malheureusement
00:29:13l'assistanat
00:29:13on subventionne l'assistanat
00:29:15Louis de Ragnel
00:29:17pareil
00:29:17où est-ce qu'on coupe
00:29:18où est-ce qu'on coupe
00:29:19dans les aides sociales
00:29:20les français sont attachés
00:29:21à l'état providence
00:29:22malgré toutes les critiques
00:29:25le drame
00:29:26la question qu'on peut se poser
00:29:27c'est est-ce que la société
00:29:28aujourd'hui est prête
00:29:28globalement
00:29:29quand vous interrogez
00:29:30les français
00:29:30tous vous disent
00:29:31mais oui il faut couper
00:29:32mais c'est plutôt
00:29:32chez leurs voisins
00:29:34jamais pour eux
00:29:35et moi la question
00:29:36que je me pose
00:29:37c'est est-ce qu'on est encore
00:29:37capable d'avoir
00:29:38un projet commun
00:29:39est-ce qu'une personnalité
00:29:41politique est capable
00:29:42de se faire élire
00:29:42non pas sur la défense
00:29:44d'intérêts catégoriels
00:29:45mais sur vraiment
00:29:46la défense
00:29:47d'un projet collectif
00:29:48dans lequel tout le monde
00:29:49peut se retrouver
00:29:50en étant conscient
00:29:51que j'en sais rien
00:29:53vous ne serez peut-être
00:29:53pas privilégié
00:29:54dans le projet
00:29:56gouvernemental
00:29:56moi non plus
00:29:57mais au nom
00:29:57de l'intérêt général
00:29:58on accepte ça
00:30:01parce que c'est pour
00:30:01le bien de notre pays
00:30:03de toute façon
00:30:05faire preuve de courage
00:30:06ça passera nécessairement
00:30:07par le fait
00:30:08de parler des retraites
00:30:09alors il ne faut pas
00:30:10réduire la pension
00:30:10des retraités
00:30:11naturellement
00:30:11ça n'aurait pas de sens
00:30:12ce serait injuste
00:30:13mais il faudra
00:30:14travailler plus longtemps
00:30:14c'est une obligation
00:30:16nous n'avons pas le choix
00:30:17les retraites
00:30:18ça coûte un peu moins
00:30:18de 400 milliards d'euros
00:30:20par an
00:30:20à la France
00:30:21si on veut vraiment
00:30:22faire des économies
00:30:23pour financer autre chose
00:30:24pour financer les priorités
00:30:26l'hôpital
00:30:26l'école
00:30:27la sécurité
00:30:28la justice
00:30:29naturellement
00:30:30si on veut pouvoir
00:30:31financer tout ça
00:30:32il faudra travailler
00:30:33plus longtemps
00:30:33et faire des économies
00:30:34sur l'immigration
00:30:35aussi
00:30:35parce que les chiffres
00:30:36qui sont sortis
00:30:36parlent de plusieurs dizaines
00:30:38de milliards d'euros par an
00:30:39la réforme sur les retraites
00:30:40donc c'était 64 ans
00:30:41les français étaient
00:30:42massivement contre
00:30:43je vous en rappelais
00:30:44et elle n'est plus en vigueur
00:30:45alors on se parle
00:30:46donc celui qui va nous dire
00:30:47alors Edouard Philippe
00:30:48était à 67 ans
00:30:49là on ne sait plus trop
00:30:50parce qu'il a un petit peu
00:30:50temporisé sa position
00:30:51Eric Nolo
00:30:53là la France qui travaille
00:30:54oui il faut lui dire quelque chose
00:30:55parce qu'elle en a ras de bol
00:30:56la France qui travaille
00:30:57déjà à propos de la déclaration
00:30:58de M. Rutaillot
00:30:58on ne peut qu'être d'accord
00:30:59avec lui
00:31:00trop de règles
00:31:01trop d'assistanat
00:31:02trop de tout ce qu'on veut
00:31:03maintenant les actes de courage
00:31:05il y en a deux
00:31:06c'est sacrifier certains intérêts
00:31:09particuliers à l'intérêt général
00:31:10il faut prendre l'intérêt général
00:31:13du pays et arrêter de donner
00:31:16aux uns et aux autres
00:31:17tel droit
00:31:18de dire non vous
00:31:19vous pouvez garder vos privilèges
00:31:20mais on va taper sur les uns
00:31:21pas sur les autres
00:31:23ça va être très difficile
00:31:24et surtout il va falloir
00:31:25accepter de braquer
00:31:25l'opinion publique
00:31:26sur la question des retraites
00:31:28qu'est-ce que vous voulez faire ?
00:31:29avant l'élection
00:31:29on voulait dire braquer l'opinion
00:31:30c'est pas bon pour un candidat
00:31:32je vous le dis
00:31:33ils ont eu des ordinateurs
00:31:34vous le direz l'autre
00:31:34c'est vrai
00:31:35mais écoutez
00:31:36je pense qu'il faut tenir
00:31:37un langage de vérité
00:31:38avant et après l'élection
00:31:41parce que
00:31:41qu'est-ce que vous pouvez dire
00:31:42sur les retraites
00:31:43vous pouvez dire
00:31:43moi j'ai consulté tous les chiffres
00:31:45on nous dit qu'on va dans le mur
00:31:46mais je décide que ça n'existe pas
00:31:48voilà
00:31:48on sait bien que c'est pas tenable
00:31:50mais sinon Laurence
00:31:52globalement par rapport
00:31:53à l'état du pays
00:31:54et par rapport au tournant
00:31:55qu'on est en train de vivre
00:31:56ce que le politique
00:31:57en fait si le politique ne le fait pas
00:31:59c'est la fin de la politique
00:32:00c'est la fin du politique
00:32:01et d'autres le feront à notre place
00:32:03on l'a vu dans d'autres cas
00:32:04alors qui ne sont pas exactement
00:32:05les mêmes que ce qu'on est en train de vivre
00:32:07mais le FMI a déjà restructuré
00:32:09des pays qui ne pouvaient plus le faire
00:32:10parce que précisément
00:32:12parce que précisément
00:32:13les politiques n'étaient plus en mesure
00:32:15n'avaient plus la capacité
00:32:15ni l'envie de le faire
00:32:16je ne crois pas
00:32:17très sincèrement
00:32:18que le FMI démarquera en France
00:32:20qui est l'un des pays
00:32:22les plus importants d'Europe
00:32:23ça me gênerait énormément
00:32:24mais je finis presque par le souhaiter
00:32:25oui mais ça n'arrivera pas
00:32:26prendre les décisions
00:32:27qu'on n'est pas capable de prendre
00:32:28il faut les prendre les décisions
00:32:30mais la question c'est
00:32:31est-ce qu'il faut les annoncer aux Français
00:32:32est-ce qu'il faut annoncer la douloureuse
00:32:34avant l'élection ?
00:32:34si on ne les annonce pas
00:32:35on dit qu'on nous a menti
00:32:36si on l'annonce avant
00:32:37la personne n'est pas élue
00:32:38non mais on a l'impression
00:32:39que c'est insolvable
00:32:40il est temps de traiter
00:32:42les Français en adultes
00:32:43on dit la vérité aux adultes
00:32:45par contre on ne la dit pas aux enfants
00:32:47on enjolit
00:32:47on dit une vérité parallèle
00:32:48elle mais là
00:32:49il faut dire la vérité
00:32:50si ça continue selon la même trajectoire
00:32:52je ne dis pas que ça va être le FMI
00:32:53pas forcément
00:32:54mais il va se passer quelque chose
00:32:55il y a un moment
00:32:55ça devient insoutenable
00:32:57si les Français
00:32:58ne veulent pas spécialement
00:32:59faire d'efforts
00:33:00c'est aussi parce qu'ils ont le sentiment
00:33:01qui n'est pas qu'un sentiment
00:33:03d'ailleurs
00:33:03ils savent que leur argent
00:33:04est mal utilisé
00:33:05que leur argent est gaspillé
00:33:07et donc que leurs efforts
00:33:08sont vains en réalité
00:33:09si on leur explique
00:33:10qu'ils vont faire des efforts
00:33:11effectivement
00:33:12que ce sera peut-être
00:33:12un peu plus dur qu'avant
00:33:14mais qu'en contrepartie
00:33:15ils auront les services publics
00:33:17à la hauteur
00:33:17que leurs efforts seront récompensés
00:33:19et qu'ils vivront
00:33:20dans une meilleure société
00:33:21je crois qu'une grande partie
00:33:23des Français
00:33:24seront favorables à ce projet
00:33:25Oui
00:33:26dans le projet
00:33:26effectivement
00:33:27il y a beaucoup de choses
00:33:28dernier extrait
00:33:29que je voulais vous faire écouter
00:33:30à propos de l'école
00:33:31il veut remettre l'autorité
00:33:32au centre du système
00:33:33c'est pas faux
00:33:34on a beaucoup parlé
00:33:35de la façon
00:33:36dont il fallait instruire
00:33:38enseigner
00:33:38il y a aussi là
00:33:39l'autorité
00:33:40il faut respecter les profs
00:33:42respecter l'autorité
00:33:43écoutons-le
00:33:44Dans cette révolution culturelle
00:33:46je veux d'abord
00:33:47mettre à bas
00:33:48tous les tabous
00:33:49vous ne pouvez pas
00:33:51assumer
00:33:52des conditions
00:33:53de transmission
00:33:54dans des établissements
00:33:56où l'autorité
00:33:57la hiérarchie
00:33:58ne règne plus
00:33:59Pas faux
00:34:00Eric Nolo
00:34:00pas faux
00:34:01sur l'autorité
00:34:02mais est-ce qu'on a des profs
00:34:03qui ont peur aujourd'hui
00:34:04devant leurs élèves
00:34:04qui ont peur
00:34:05ils sont terrorisés
00:34:07non seulement ils ont peur
00:34:08et ils savent qu'ils sont
00:34:09un peu méprisés par leurs élèves
00:34:10voire menacés
00:34:11voire menacés
00:34:12menacés c'est encore autre chose
00:34:13mais méprisés
00:34:14parce qu'ils gagnent très peu d'argent
00:34:15parce que c'est un métier dévalorisé
00:34:16après la crise de l'autorité
00:34:18elle est générale
00:34:18toutes les figures d'autorité
00:34:20sont contestées
00:34:21mais ce qui est terrible
00:34:22dans le cadre
00:34:23de l'éducation nationale
00:34:24c'est que l'opposition
00:34:24vient de l'intérieur
00:34:25dès que vous essayez
00:34:27de changer le système
00:34:27les pédagogistes
00:34:29montent au front
00:34:29en vous disant
00:34:30mais non
00:34:30l'autorité
00:34:31tout ça est dépassé
00:34:33il faut que le cours
00:34:34soit une coproduction
00:34:35entre l'élève et le prof
00:34:36et autres bilvesés
00:34:37écoutez moi
00:34:37je suis un type à l'ancienne
00:34:39dans une classe
00:34:40il y en a un qui sait
00:34:40un qui sait moins
00:34:41et à la fin du cours
00:34:42celui qui savait moins
00:34:43on sait un peu plus
00:34:44voilà comment
00:34:44moi j'ai été éduqué
00:34:45c'est basique mais efficace
00:34:46et voilà comment on a été éduqué
00:34:48et ça a marché plutôt
00:34:49pas mal
00:34:50en tout cas mieux qu'aujourd'hui
00:34:52Louis
00:34:52je trouve que vous avez
00:34:53très bien résumé
00:34:54en trois mots
00:34:55comment est-ce qu'il faut
00:34:56restaurer l'autorité à l'école
00:34:57mais là où je rejoins aussi
00:34:59ce que disait Bruno Retailleau
00:35:00tout à l'heure
00:35:00c'est-à-dire que l'autorité
00:35:02c'est pas juste l'autorité
00:35:03à l'école
00:35:03en fait c'est l'autorité
00:35:04c'est la question
00:35:05que moi j'avais envie
00:35:07de lui poser
00:35:07c'est comment est-ce
00:35:07qu'il veut remettre de l'ordre
00:35:08c'est-à-dire remettre
00:35:09une hiérarchie tout simplement
00:35:10d'autorité dans la société
00:35:12et je pense qu'il faut assumer
00:35:13de remettre une sorte de pyramide
00:35:15où vous dites
00:35:16voilà le policier
00:35:17il se fait respecter
00:35:18sinon la sanction c'est ça
00:35:19il faut que les parents
00:35:21retrouvent aussi leur autorité
00:35:22parce que globalement
00:35:23les enfants
00:35:24ça si vous avez la baguette magique
00:35:25je sais bien
00:35:26en fait si c'est que du temps
00:35:27c'est du temps
00:35:28c'est du temps passé
00:35:29ben non mais
00:35:30il n'y a pas de baguette magique
00:35:33on teste l'autorité des profs
00:35:34et je sais bien
00:35:35et ce qui est extrêmement grave
00:35:38c'est que maintenant
00:35:38vous avez des parents
00:35:39qui discréditent l'autorité
00:35:41des professeurs
00:35:41devant leurs propres enfants
00:35:42alors que moi je sais pas
00:35:44pourtant j'ai pas l'impression
00:35:45d'être très vieux
00:35:45j'ai que moi quand j'étais petit
00:35:46mes parents ils étaient alignés
00:35:48totalement sur ce que disaient
00:35:49les professeurs
00:35:49et même ils disaient
00:35:50allez-y sanctionnez-le
00:35:51il n'y a aucun problème
00:35:52et aujourd'hui ça paraît
00:35:54totalement autre grave
00:35:54c'est vrai parfois c'est un gros mot
00:35:55en plus l'autorité du professeur
00:35:58a nécessairement un impact
00:35:59sur le niveau de la classe
00:36:01on parlait du classement PISA
00:36:02il y a un instant
00:36:02mais il est évident
00:36:04que quand l'autorité du professeur
00:36:05est contestée
00:36:06par un certain nombre d'élèves
00:36:08parfois nombreux
00:36:09au sein d'une même classe
00:36:10faire cours est extrêmement difficile
00:36:11et donc si sur une heure de cours
00:36:13vous arrivez à enseigner
00:36:14en réalité pendant 20 ou 30 minutes
00:36:15parce que vous avez passé
00:36:16l'autre demi-heure
00:36:17à tenter de faire régner l'ordre
00:36:18dans la classe
00:36:19il ne faut pas non plus s'étonner
00:36:20qu'il y ait une baisse de niveau
00:36:22donc sur les téléphones portables
00:36:23vous dites banco
00:36:24il faut les enlever
00:36:25les téléphones portables
00:36:26zéro
00:36:27complètement
00:36:27on enlève les ordinateurs
00:36:28c'est urgent
00:36:29les ordinateurs
00:36:30on retourne à l'âge de pierre aussi
00:36:31allez
00:36:33c'est clair
00:36:34je pense que
00:36:35les élèves aujourd'hui
00:36:36ont du mal à écrire
00:36:37à suivre des lignes
00:36:38je ne plaisante pas
00:36:40quand on parle du retour
00:36:41on ne peut pas vous dire
00:36:42on ne peut pas expliquer
00:36:43il y a aussi quelque chose
00:36:43de complètement schizophrène
00:36:44c'est-à-dire qu'on vous dit
00:36:45il ne faut pas le téléphone
00:36:46et en même temps
00:36:46les parents offrent des téléphones
00:36:47à leurs enfants
00:36:48pour les géolocaliser
00:36:49on vous dit
00:36:50retour aux fondamentaux
00:36:51et en même temps
00:36:51les parents se plaignent
00:36:52qu'il n'y ait pas assez
00:36:53de support informatique
00:36:54à l'école
00:36:55si on dit retour aux fondamentaux
00:36:57ça veut dire retour aux fondamentaux
00:36:58lire et écrire
00:36:58la pluie
00:36:59la pluie
00:37:00mais non crier
00:37:01mais je ne plaisante pas
00:37:02mais on n'y arrivera pas
00:37:03on va vivre avec son temps
00:37:05vous êtes des bêtises
00:37:07on n'y arrivera pas
00:37:08mais si on n'y arrivera
00:37:09on va vivre avec maintenant
00:37:10il faut faire en sorte
00:37:10qu'il sache écrire
00:37:11et récompter
00:37:12plus de retour aux fondamentaux
00:37:13alors c'est fini
00:37:14non mais moi évidemment
00:37:14je suis favorable
00:37:15à la suppression du portable à l'école
00:37:17le problème c'est que
00:37:18l'éducation nationale
00:37:19a encouragé pendant des années
00:37:20le tout numérique
00:37:20alors tout d'un coup
00:37:21sur le frein
00:37:22en disant
00:37:22vous voyez tout ce qu'on vous a raconté
00:37:24et puis alors après
00:37:25il y a un discours
00:37:25complètement délirant
00:37:26j'entendais une élève
00:37:27qui disait
00:37:27mais comment on fait
00:37:29pour les absences des profs
00:37:30comment on est au courant
00:37:31vous vous imaginez
00:37:32moi j'appartiens à une génération
00:37:32qui a survécu
00:37:33à l'inscription
00:37:34des absences des profs
00:37:35sur un tableau
00:37:36comment ai-je fait pour survivre
00:37:37comment avons-nous fait
00:37:38ça existait avant
00:37:39mais ça existait
00:37:40mais ça leur paraît
00:37:41quelque chose d'incroyable
00:37:42non je crois qu'il faut arriver
00:37:44à une position de bon sens
00:37:45on ne peut pas suivre un cours
00:37:46et avoir un oeil
00:37:47sur son téléphone portable
00:37:49il y a des centaines de milliers d'élèves
00:37:50qui arrivent très très bien
00:37:51à le faire
00:37:52ils n'écoutent pas
00:37:53ce qu'il se dit en place
00:37:53avec les résultats PISA
00:37:54que nous savons
00:37:55ils n'écoutent pas vraiment en place
00:37:56c'est que vous avez
00:37:56allez Bruno Retailleau
00:37:58c'est à 21h ce soir
00:37:59sur CNews d'Europe
00:37:59on a beaucoup de questions
00:38:00à lui poser
00:38:01il y aura quelques surprises
00:38:02aussi pendant l'émission
00:38:03et on est ravis
00:38:04d'aller accueillir
00:38:05afin qu'il inaugure
00:38:06Objectif Élysée 2027
00:38:07à tout de suite
00:38:08revenez parce que dans un instant
00:38:09on va avoir un débat
00:38:10très intéressant
00:38:10avec Bruno Le Maire
00:38:11conseiller ministre de l'économie
00:38:12qui publie aussi des livres
00:38:18Marc Toiti
00:38:18notre monsieur économie
00:38:20notre monsieur dette
00:38:22échange fourni
00:38:22et musclé sur le front
00:38:23à tout de suite
00:38:27on se retrouve pour la suite
00:38:28de Punchline sur CNews
00:38:29la France sort-elle ruinée
00:38:30des deux quinquennats
00:38:31d'Emmanuel Macron
00:38:32faillite financière
00:38:33dette abyssale
00:38:34pouvoir d'achat en Berne
00:38:35y a-t-il des raisons d'espérer
00:38:36comment inverser la tendance
00:38:37Bruno Le Maire
00:38:38est notre invité ce soir
00:38:39il répondra notamment
00:38:40aux questions de monsieur dette
00:38:41alias Marc Toiti
00:38:43il nous donnera aussi
00:38:44sa vision pour l'avenir de la France
00:38:46bonsoir à vous
00:38:47Bruno Le Maire
00:38:48et puis ce soir
00:38:49notre invité à 21h
00:38:50dans l'émission
00:38:51Objectif Élysée 2027
00:38:52sera Bruno Retailleau
00:38:54le patron DLR
00:38:54candidat à l'élection
00:38:56présidentielle
00:38:57que propose-t-il
00:38:58pour redonner
00:38:59du pouvoir d'achat
00:39:00aux français
00:39:00pour répondre
00:39:01à leurs demandes
00:39:01de sécurité
00:39:02d'autorité
00:39:03de régulation
00:39:04des flux d'immigration
00:39:05rendez-vous donc ce soir
00:39:07sur CNews
00:39:08et sur Europe 1
00:39:08à 21h
00:39:09Bruno Le Maire
00:39:10est avec nous
00:39:11bonsoir à vous
00:39:12Marc Toiti nous a rejoint
00:39:13bonsoir chère Laurence
00:39:13on va peut-être commencer
00:39:15par évoquer
00:39:15notre sujet précédent
00:39:17de discussion
00:39:17Bruno Le Maire
00:39:18le classement PISA
00:39:19on a envie un peu de pleurer
00:39:20quand on voit que la France
00:39:21les petits français
00:39:22les écoliers
00:39:24passent au 34ème rang mondial
00:39:26pour les mathématiques
00:39:27et descendent encore
00:39:29pour ce qui est de la compréhension
00:39:30écrite
00:39:30que se passe-t-il ?
00:39:32d'abord c'est désespérant
00:39:33dans un pays
00:39:34qui est la nation
00:39:35de la science
00:39:36du savoir
00:39:37de la littérature
00:39:39se retrouver là
00:39:39c'est totalement désespérant
00:39:41ça prouve une chose
00:39:42c'est que la multiplication
00:39:43des réformes
00:39:44des circulaires
00:39:45des instructions
00:39:45données aux enseignants
00:39:46ça ne marche pas
00:39:47et ça ne marchera pas
00:39:49davantage
00:39:49de multiplier les réformes
00:39:51il faut véritablement
00:39:52repenser
00:39:53notre modèle éducatif
00:39:54première chose
00:39:55on voit bien
00:39:56que le langage
00:39:57n'est plus maîtrisé
00:39:58pour moi
00:39:58il faut avancer
00:39:59c'est la maternelle
00:40:00de 3 ans à 1 an
00:40:011 an ?
00:40:02oui 1 an
00:40:04vous assurez comme ça
00:40:05à tous les enfants de France
00:40:06la capacité à être
00:40:07dans un lieu collectif
00:40:08où ils vont commencer
00:40:09à apprendre des mots
00:40:10et vous n'aurez pas
00:40:11cette inégalité fondamentale
00:40:13dont on ne sort jamais
00:40:13où des enfants
00:40:14à l'âge de 3 ans
00:40:15vont pour certains
00:40:16maîtriser 500 mots
00:40:17d'autres 700
00:40:17d'autres 1500
00:40:19et c'est irratrapable
00:40:20donc dès 1 an
00:40:21la maternelle
00:40:22l'apprentissage du langage
00:40:23l'apprentissage des mots
00:40:24deuxième chose
00:40:25indépendance
00:40:26des établissements scolaires
00:40:27que les chefs d'établissement
00:40:28aient l'indépendance
00:40:30et l'autonomie
00:40:30sur leur établissement
00:40:31donc ils choisissent leur équipe
00:40:33ils choisissent leur prof
00:40:34ils les remplacent
00:40:35lorsque les profs
00:40:36ne répondent pas
00:40:37aux demandes des élèves
00:40:38et aux besoins
00:40:39de l'établissement
00:40:40c'est indispensable
00:40:41si on veut véritablement
00:40:42avoir des établissements
00:40:43efficaces
00:40:45mais ce n'est pas une réforme
00:40:46Laurent Serrari
00:40:47au point où nous sommes arrivés
00:40:49il faut une refondation
00:40:51troisième chose
00:40:52il faut que ces établissements
00:40:53soient évalués
00:40:54de manière indépendante
00:40:55on ne va pas attendre
00:40:56chaque année
00:40:56le classement PISA
00:40:57pour s'apercevoir
00:40:58que ça va plus mal
00:40:59il faut que régulièrement
00:41:00des experts indépendants
00:41:01pas de l'éducation nationale
00:41:02pas dans les mains
00:41:03des syndicats
00:41:04de l'éducation nationale
00:41:05puissent évaluer
00:41:07les établissements
00:41:08et donner
00:41:09les résultats
00:41:10de ces évaluations
00:41:11aux parents d'élèves
00:41:13qui pourront choisir
00:41:15librement
00:41:15l'établissement
00:41:16dans lequel ils mettent
00:41:16leurs enfants
00:41:17ce qu'il faut dire aussi
00:41:17modifier la carte scolaire
00:41:18et laisser plus de choix
00:41:20aux parents
00:41:20enfin troisième chose
00:41:21quatrième chose
00:41:22pardon vous en avez parlé
00:41:23tout à l'heure
00:41:23il faut changer l'objectif
00:41:24de l'éducation nationale
00:41:25c'est pas 100%
00:41:27d'une classe d'âge
00:41:27avec le baccalauréat
00:41:29c'est 100%
00:41:30d'une classe d'âge
00:41:31avec un emploi
00:41:33une activité
00:41:34ce qui veut dire aussi
00:41:35que la formation professionnelle
00:41:37la voie professionnelle
00:41:39l'apprentissage
00:41:39doit être revalorisé
00:41:41et à mon sens
00:41:41sortie de l'éducation nationale
00:41:43pour être confiée
00:41:44aux régions
00:41:45et aux entreprises
00:41:46est-ce qu'on va même plus loin ?
00:41:47les régions
00:41:48ont la responsabilité
00:41:49de la politique économique
00:41:50elles sont en liaison directe
00:41:51avec les entreprises
00:41:52de leur territoire
00:41:53ça me paraît cohérent
00:41:54que l'apprentissage
00:41:56la voie professionnelle
00:41:58soit confiée aux régions
00:41:59vous verrez
00:41:59là vous aurez des résultats
00:42:01mais en dessous
00:42:02de ce que je propose
00:42:03sur la maternelle
00:42:04l'indépendance des établissements
00:42:06la meilleure formation
00:42:07des enseignants
00:42:08la transformation
00:42:09de la voie professionnelle
00:42:10mais vous aurez
00:42:11année après année
00:42:12une lente descente
00:42:13aux enfers
00:42:13de ce qui devrait être
00:42:14au top des priorités nationales
00:42:17l'éducation de nos enfants
00:42:18et est-ce que
00:42:18de passer la maternelle
00:42:20de 3 à 1 an
00:42:21ça comble effectivement
00:42:22les élèves
00:42:23qui n'y aura plus
00:42:24en raison de la baisse démographique
00:42:25dans les autres classes
00:42:26est-ce que c'est équivalent
00:42:27à ce que vous l'avez chiffré
00:42:28ou pas ?
00:42:28je n'ai pas le chiffre
00:42:29c'est pour ça que je vous pose la question
00:42:30on peut faire tous les chiffrages
00:42:31je ferai tous les chiffrages
00:42:32des propositions que j'ai faites
00:42:34d'ici la fin du mois d'octobre
00:42:35mais ça me paraît tout de même
00:42:36un bon investissement
00:42:37en termes d'égalité des chances
00:42:41et puis très franchement
00:42:42on est dans un pays
00:42:43qui est un des grands pays
00:42:44développés de la planète
00:42:45et vous avez des parents
00:42:47qui continuent à se battre
00:42:49pour avoir une place de crèche
00:42:50et de garde collective
00:42:51dans les villes
00:42:52j'ai que du ça
00:42:53je vois ça avec mes enfants
00:42:54et je vois ça avec des amis
00:42:55de mes enfants
00:42:55mais enfin on est où ?
00:42:56on est en France
00:42:57ou dans un pays de 4ème zone
00:42:59dans un pays de 1ère zone
00:43:00les parents ne devraient pas
00:43:02avoir de difficulté
00:43:02à faire garder collectivement
00:43:03leurs enfants
00:43:04et devraient avoir l'assurance
00:43:05que leurs enfants vont apprendre
00:43:07la langue du pays
00:43:09où ils se trouvent
00:43:09alors là c'est vraiment
00:43:10le point sensible
00:43:11la langue du pays
00:43:12donc le français
00:43:13le français bien entendu
00:43:14priorité absolue
00:43:15que chaque enfant
00:43:17maîtrise le même nombre
00:43:19de mots de vocabulaire
00:43:20année après année
00:43:22ce qui impose effectivement
00:43:24de démarrer plus tôt
00:43:25la vie collective
00:43:26à la maternelle
00:43:27Eric Nolot rapidement
00:43:28oui parce que
00:43:28quand vous plaidez
00:43:29pour l'autonomie
00:43:30des établissements
00:43:31vous êtes en rupture
00:43:32avec le grand projet français
00:43:33de la troisième république
00:43:34des hussards noirs
00:43:35c'est-à-dire qu'on prend
00:43:35tous les gamins
00:43:36à égalité
00:43:37et on élève le niveau
00:43:38jusqu'à l'idéal
00:43:40d'une éducation partagée
00:43:42là ça va être à deux vitesses
00:43:43ou à trois ou à quatre
00:43:44non ?
00:43:45on est déjà au-delà
00:43:47de la trois vitesses
00:43:47ou quatre vitesses
00:43:48nous sommes un des pays
00:43:49qui malheureusement
00:43:51arrive le moins
00:43:52à faire s'élever
00:43:53des enfants
00:43:54qui ont pas eu la chance
00:43:54de naître au bon endroit
00:43:55ou dans le bon milieu
00:43:56enfin c'est maintenant
00:43:57que ça va pas
00:43:58c'est maintenant
00:43:59qu'on doit se révolter
00:43:59devant les injustices sociales
00:44:01qui se reproduisent
00:44:02et donc si vous faites
00:44:03uniquement des réformettes
00:44:05et que vous mettez
00:44:06des rustines
00:44:07parce que les syndicats
00:44:08sont pas d'accord
00:44:09parce que ceci
00:44:09parce que la troisième république
00:44:10parce que les hussards noirs
00:44:11enfin inventons l'avenir
00:44:13au lieu de nous réfugier
00:44:14dans le passé
00:44:14donc il est indispensable
00:44:16je le redis
00:44:17avec beaucoup de détermination
00:44:18ce que j'ai été enseignant
00:44:19pendant des années
00:44:20je crois à l'éducation
00:44:22je crois à l'instruction
00:44:24mais aujourd'hui
00:44:25nous sommes partis
00:44:25dans une direction
00:44:26qui est absolument catastrophique
00:44:27j'ai eu l'occasion
00:44:28dans les Ardennes
00:44:28de discuter
00:44:29avec des enseignantes
00:44:305 enseignantes
00:44:32elles m'ont fait
00:44:32la liste
00:44:34des circulaires
00:44:35qu'elles ont reçu
00:44:35du ministère
00:44:36de l'éducation nationale
00:44:37depuis un an
00:44:37il y en avait une liste
00:44:38comme ça
00:44:39on leur demandait
00:44:40d'apprendre à nager
00:44:41aux enfants
00:44:41d'apprendre à se conduire
00:44:42d'apprendre à respecter
00:44:44des normes civiques
00:44:45et toutes sortes
00:44:46d'autres choses
00:44:47à respecter la biodiversité
00:44:48c'est tout à fait louable
00:44:50mais si on a d'abord
00:44:51l'assurance
00:44:52que nos enfants savent
00:44:53lire
00:44:53écrire
00:44:56c'est une image
00:44:57du déclassement
00:44:58de la France
00:44:59ce classement PISA
00:45:00c'est quand même dramatique
00:45:00on est soit disant
00:45:02la 7ème place du monde
00:45:0327ème au niveau
00:45:04des connaissances
00:45:04c'est quand même
00:45:05assez incroyable
00:45:05et puis aussi
00:45:06c'est une image
00:45:07de l'inefficacité
00:45:07de la dépense publique
00:45:08parce que nous avons
00:45:09l'éducation nationale
00:45:10l'une des plus chères du monde
00:45:11pour en dire
00:45:12la plus chère du monde
00:45:13et quand on voit
00:45:13les résultats
00:45:14c'est dramatique
00:45:15donc là je pense
00:45:15c'est la clé
00:45:16c'est à dire qu'en fait
00:45:17attention
00:45:18augmenter les dépenses
00:45:19ce n'est pas la recette
00:45:21pour améliorer
00:45:22les classements
00:45:23et ça ne marche pas
00:45:24financement bien entendu
00:45:25donc c'est ça
00:45:25qui aujourd'hui
00:45:25en un mot
00:45:26la réponse de Bruno Le Maire
00:45:27avant le rappel
00:45:28des titres de l'actualité
00:45:28nous avons déjà
00:45:29beaucoup augmenté
00:45:30les budgets
00:45:30d'éducation nationale
00:45:31si c'était une question
00:45:32de moyens
00:45:32ça ne marcherait pas
00:45:33en revanche
00:45:34il faut être là aussi
00:45:34beaucoup plus souple
00:45:35on donne l'assurance
00:45:37d'avoir l'emploi à vie
00:45:38à tous les enseignants
00:45:39et la règle absolue
00:45:40c'est fonction publique
00:45:41emploi à vie
00:45:42je propose des choses
00:45:42très différentes
00:45:43on peut garder l'emploi à vie
00:45:45pour un certain nombre
00:45:45d'enseignants
00:45:46de directeurs d'établissement
00:45:48de chercheurs ou autres
00:45:49et dire pour les autres enseignants
00:45:54de 15 ans
00:45:55beaucoup mieux rémunérés
00:45:56est-ce qu'on pourra
00:45:56mieux vous rémunérer
00:45:57parce qu'on sait
00:45:58qu'on ne vous emploie pas à vie
00:45:59c'est ce qu'on a fait
00:46:00dans les armées
00:46:02ça a remarquablement marché
00:46:03je propose
00:46:04ils sont plus disciplinés
00:46:05ça ne vous a pas échappé
00:46:06les militaires que les profs
00:46:07il me semble qu'à l'école
00:46:08un peu de discipline
00:46:10pas forcément
00:46:10pour les élèves
00:46:11mais pas forcément un défaut
00:46:12allez il est pratiquement 18h
00:46:14on continue du bas
00:46:15dans un instant
00:46:15avec vous Bruno Le Maire
00:46:16tout de suite féliciter
00:46:17Kindoki
00:46:18pour le rappel des titres
00:46:18de l'actualité
00:46:19bonsoir
00:46:23bonsoir Laurence
00:46:23bonsoir à tous
00:46:24l'Ukraine va pouvoir
00:46:26bénéficier de l'aide
00:46:27de l'Allemagne
00:46:28pour contrer les frappes russes
00:46:29le ministre allemand
00:46:30de la défense
00:46:31a promis d'envoyer
00:46:31des missiles
00:46:32pour le système
00:46:33de défense antiaérienne
00:46:34patriote de l'Ukraine
00:46:35qui en a urgemment besoin
00:46:36il appelle par là même
00:46:38tous les membres
00:46:38des volontaires
00:46:39à examiner
00:46:39leurs propres stocks
00:46:40et à effectuer
00:46:41des livraisons similaires
00:46:42dans un contexte
00:46:43où la Russie reprend
00:46:44les hostilités
00:46:44après une accalmie
00:46:45de trois jours
00:46:46pour négociation
00:46:4614 passeurs présumés
00:46:49de migrants
00:46:49sont actuellement
00:46:50devant la justice
00:46:51dans le cadre
00:46:51de l'affaire
00:46:52du naufrage meurtrier
00:46:53dans la Manche
00:46:53en 2021
00:46:54dans lequel
00:46:55au moins 31 personnes
00:46:57dont 7 femmes
00:46:572 adolescents
00:46:58et une fillette
00:46:59de 7 ans
00:46:59ont perdu la vie
00:47:00plusieurs familles
00:47:01de victimes
00:47:02sont venues spécialement
00:47:03du Kurdistan irakien
00:47:04accusés d'homicide
00:47:05involontaire
00:47:06et d'aide
00:47:06au séjour irrégulier
00:47:07en bande organisée
00:47:08les prévenus
00:47:09en majorité
00:47:09de nationalité afghane
00:47:11en cours
00:47:11jusqu'à 10 ans
00:47:12de prison
00:47:13après le scandale
00:47:14sur la discrimination
00:47:15du personnel féminin
00:47:16de la tour Eiffel
00:47:17deux enquêtes
00:47:18ont été ouvertes
00:47:19pour comprendre
00:47:20ce qui a conduit
00:47:20à cette décision
00:47:21c'est ce qu'a annoncé
00:47:22le maire de Paris
00:47:23une première enquête
00:47:24menée en interne
00:47:25par la société
00:47:25d'exploitation
00:47:26de la tour Eiffel
00:47:27et la seconde
00:47:28par la ville de Paris
00:47:29elle-même
00:47:29propriétaire du monument
00:47:30à 99%
00:47:31le maire de Paris
00:47:32a déclaré avoir déjà
00:47:34quelques informations
00:47:35sur l'identité
00:47:36du donneur d'ordre
00:47:36les conclusions
00:47:37seront données
00:47:38dans 7 jours
00:47:39le conseil de l'Europe
00:47:41alerte sur la situation
00:47:42des EHPAD
00:47:42en France
00:47:43manque de moyens
00:47:44vétustés
00:47:44et inadaptation
00:47:46au changement climatique
00:47:47c'est le constat
00:47:48du commissaire
00:47:49aux droits de l'homme
00:47:49du conseil de l'Europe
00:47:50après une visite
00:47:51en France
00:47:51effectuée en juin
00:47:52dans plusieurs établissements
00:47:54d'hébergement
00:47:55pour personnes âgées
00:47:55dépendantes
00:47:56et dans une lettre
00:47:57adressée à la ministre
00:47:58chargée de l'autonomie
00:47:59et des personnes handicapées
00:48:00il évoque
00:48:01une série de difficultés
00:48:03et des moyens
00:48:03largement insuffisants
00:48:05enfin ne manquez pas
00:48:06votre nouveau rendez-vous
00:48:07politique
00:48:08sur CNews
00:48:09ce soir à 21h
00:48:11objectif
00:48:11Élysée 2027
00:48:13votre premier invité
00:48:14exceptionnel
00:48:15sera Bruno Retailleau
00:48:16président DLR
00:48:17et candidat à la présidentielle
00:48:18Laurence Ferrari
00:48:19l'entretien est à suivre
00:48:20dès 21h ce soir
00:48:22Merci beaucoup
00:48:23félicité Kindoki
00:48:24le rendez-vous est bien noté
00:48:25j'en suis certaine
00:48:26Bruno Le Maire
00:48:27est notre invité
00:48:27le temps d'une décision
00:48:29c'est le titre
00:48:29de votre dernier livre
00:48:30aux éditions Gallimard
00:48:31on va parler d'économie
00:48:32évidemment
00:48:33vous avez été
00:48:33je crois
00:48:34vous avez la longévité
00:48:35la plus importante
00:48:36pour un ministre de l'économie
00:48:36c'est bien cela ?
00:48:37tout à fait
00:48:38cinquième
00:48:39on va écouter les français
00:48:40alors que se dessine
00:48:41la fin des deux mandats
00:48:42d'Emmanuel Macron
00:48:43on ne peut pas dire
00:48:44qu'ils sont très très heureux
00:48:45de ce qui s'est passé
00:48:46pour leur pouvoir d'achat
00:48:47écoutez leur réaction
00:48:48et on vous questionne
00:48:50des dettes
00:48:51encore des dettes
00:48:52toujours des dettes
00:48:53c'est pire qu'avant
00:48:54et qu'Emmanuel Macron
00:48:57n'a rien fait
00:48:59pour être honnête
00:49:00au début de la période de Macron
00:49:02j'ai cru il y a plus peu
00:49:03mais
00:49:04les premières deux années
00:49:06au début oui
00:49:07mais pas
00:49:08je préfère les Jacques Chirac
00:49:09je préfère
00:49:11même le Hollande
00:49:12j'ai une petite retraite
00:49:14et
00:49:14je n'arrive pas à m'en sortir
00:49:17et tout augmente
00:49:19tout augmente
00:49:20les salaires n'augmentent pas
00:49:21mais tout augmente
00:49:21l'essence
00:49:22les courses
00:49:24les restos
00:49:25enfin tout
00:49:26l'électricité
00:49:27le gaz
00:49:28tout
00:49:29alors c'est pas forcément
00:49:30Macron
00:49:31mais
00:49:32c'est le pouvoir d'achat
00:49:33fond à vue d'oeil
00:49:34les prix montent
00:49:35et que le salaire
00:49:36il reste
00:49:37le même
00:49:38plus ou moins
00:49:38mon salaire ne suit pas
00:49:40celui de mon mari ne suit pas
00:49:41mais les charges augmentent
00:49:42donc
00:49:43voilà pour ces français interrogés
00:49:45dans un instant
00:49:46on va vous interroger
00:49:47sur les chiffres
00:49:47mais vous comprenez
00:49:48ce que nous disent les français
00:49:49et ce qu'ils disent
00:49:50à longueur de journée
00:49:51vous ne parlez pas
00:49:52de notre pouvoir d'achat
00:49:52on a moins de pouvoir d'achat
00:49:54qu'il y a 10 ans
00:49:54Bruno Le Maire
00:49:55ça se voit sur la feuille de paye
00:49:57ça se voit quand on fait les courses
00:49:58ça se voit quand on n'arrive pas
00:49:59à payer le médecin
00:50:01ou la mutuelle
00:50:02et bien sûr que je les comprends
00:50:03je ne vis pas
00:50:05en dehors
00:50:05de la société française
00:50:07et ces remarques
00:50:07je les entends tout le temps
00:50:09et les gens viennent vous le dire
00:50:10les gens viennent me le dire
00:50:11et puis il suffit d'écouter
00:50:12vos amis
00:50:13vos entourages
00:50:14vos enfants
00:50:15qui démarrent dans la vie
00:50:16avec des salaires
00:50:16qui sont très faibles
00:50:17et qui ne peuvent pas se loger
00:50:18ils ne s'en sortent pas
00:50:19vous commencez votre livre là-dessus
00:50:20d'ailleurs
00:50:21sur une interpellation
00:50:22de quelqu'un d'un restaurant
00:50:23qui vous en met plein la figure
00:50:25exactement
00:50:25et d'une personne
00:50:25qui dit exactement ce que dit
00:50:27une des personnes
00:50:27que vous avez interrogé
00:50:28au début ça commençait bien
00:50:30et puis à la fin
00:50:30c'est quand même
00:50:31beaucoup moins bien
00:50:31donc qu'est-ce qui s'est passé
00:50:33je pense qu'on a fait
00:50:34des choses utiles
00:50:35je ne vais pas revenir là-dessus
00:50:36j'assume totalement
00:50:37le bilan des sept années
00:50:39à l'économie
00:50:39on a fait des choses
00:50:40qui étaient bien
00:50:40sur l'industrie
00:50:41sur les usines
00:50:42sur la réforme fiscale
00:50:44de 2017
00:50:45mais le vrai sujet
00:50:46c'est que nous n'avons pas
00:50:47traité les choix fondamentaux
00:50:49qui ont été faits
00:50:50par la France
00:50:50depuis 40 ans
00:50:51travailler moins
00:50:52gagner plus
00:50:53ça ne peut pas marcher
00:50:53partir plutôt la retraite
00:50:55ça ne peut pas marcher
00:50:56supprimer les usines
00:50:57et faire de la France
00:50:58un grand pays
00:50:59de consommation
00:51:00alors que c'était une immense
00:51:01nation de production
00:51:02il fallait corriger ça
00:51:03donc maintenant
00:51:04que nous sommes au pied du mur
00:51:06soit vous allez
00:51:07vers des changements radicaux
00:51:08et vous aurez des résultats
00:51:10et les français diront
00:51:10autre chose
00:51:11soit vous continuez
00:51:12les réformes
00:51:12et ce sera un échec
00:51:13je donne un exemple
00:51:15sur le travail
00:51:16vous ne pouvez plus
00:51:17financer la protection sociale
00:51:19sur le travail
00:51:20il faut d'abord
00:51:21assumer que vous allez
00:51:23réduire
00:51:23un certain nombre
00:51:25d'aides sociales
00:51:25parce qu'elles sont
00:51:27trop généreuses
00:51:27que ça va vous permettre
00:51:29de réduire la dépense
00:51:29lesquelles par exemple ?
00:51:30lesquelles prétations sociales
00:51:31on vous dit
00:51:33que tous les médicaments
00:51:35sont remboursés
00:51:36et qu'il y a des franchises
00:51:37qui sont très limitées
00:51:38moi j'ai doublé
00:51:39le montant des franchises
00:51:39il faut aller encore plus loin
00:51:40tout simplement
00:51:41pouvoir bien rembourser
00:51:42les pathologies
00:51:43les plus graves
00:51:43quand vous continuez
00:51:45à avoir des transports médicaux
00:51:46qui sont intégralement
00:51:47remboursés
00:51:48vous pouvez avoir
00:51:48sans même le demander
00:51:49à la sortie de l'hôpital
00:51:50alors que ce n'est pas
00:51:51toujours justifié
00:51:51on ne peut pas continuer
00:51:52quand vous voyez
00:51:53les arrêts maladie
00:51:55qui se multiplient
00:51:56on ne peut pas continuer
00:51:57donc il va falloir
00:51:58remettre de l'ordre
00:51:59quand vous voyez sur le RSA
00:52:00des obligations de travail
00:52:01qui ne sont pas forcément
00:52:02suivies des faits
00:52:03ce n'est plus possible
00:52:04donc vous devez remettre
00:52:06de l'ordre
00:52:06dans la dépense
00:52:07mais de l'autre
00:52:08faire basculer
00:52:09le financement
00:52:10de votre protection sociale
00:52:11du travail
00:52:13vers une autre base
00:52:14et j'aimerais que les candidats
00:52:15soient tous aussi clairs
00:52:16que je le suis
00:52:17il faut augmenter la TVA
00:52:19j'ai proposé de 2 à 3 points
00:52:21il faut taxer plus
00:52:22les importations carbonées
00:52:24et il faut augmenter
00:52:25la taxation
00:52:25sur les gens du numérique
00:52:26que j'ai mis en place
00:52:27avec ça
00:52:28vous pouvez dégager
00:52:29des moyens supplémentaires
00:52:30pour avoir
00:52:31des salaires nets
00:52:33qui soient plus élevés
00:52:34ok
00:52:34c'est ce que disait
00:52:35Michel-Edouard Leclerc ce matin
00:52:36il disait
00:52:36voilà il faut taxer
00:52:38les gens du numérique
00:52:38un petit mot Marc Toitini
00:52:39sur le pouvoir d'achat
00:52:40pas la dette
00:52:41on ne parle pas tout de suite
00:52:42sur la dette Marc
00:52:42s'il vous plaît
00:52:43pitié
00:52:44effectivement je pense
00:52:44que c'est la clé
00:52:45mais si tout est lié
00:52:46par contre sur la TVA
00:52:47je suis contre
00:52:48parce qu'effectivement
00:52:49il n'y a déjà pas beaucoup
00:52:49de pouvoir d'achat
00:52:50si on s'amuse à augmenter
00:52:51le taux de TVA
00:52:51ça veut dire que
00:52:52mécaniquement
00:52:52vous allez augmenter
00:52:53l'inflation
00:52:53c'est très dangereux
00:52:54par contre
00:52:55faire porter une partie
00:52:56effectivement
00:52:57du financement social
00:52:58sur la TVA
00:52:59pourquoi pas
00:52:59mais sans augmenter
00:53:01le taux de TVA
00:53:01ce qui veut dire
00:53:02qu'il faut réduire
00:53:03les dépenses
00:53:03et notamment
00:53:04les dépenses de fonctionnement
00:53:05c'est là où malheureusement
00:53:06il y a un échec
00:53:07disons-le
00:53:07c'est-à-dire
00:53:08quand on regarde
00:53:08les chiffres en grande voie
00:53:09de l'INSEE
00:53:10je n'invente rien
00:53:10depuis 2021
00:53:12parce que je ne parle pas
00:53:12du Covid
00:53:12depuis 2021
00:53:13les dépenses de fonctionnement
00:53:15de toute la puissance publique
00:53:16ont augmenté
00:53:17de 24,5%
00:53:18quasiment 110 milliards
00:53:20d'augmenter
00:53:21toute la puissance publique
00:53:22l'Etat
00:53:23collectivité locale
00:53:23et sociale
00:53:24ce qui veut dire
00:53:24qu'aujourd'hui
00:53:24rendez-vous compte
00:53:2632%
00:53:27des dépenses de l'Etat
00:53:29sont des dépenses
00:53:30de fonctionnement
00:53:30c'est là où il faut
00:53:32faire très attention
00:53:32parce que
00:53:33quand on dit
00:53:34j'entends
00:53:34certains disent
00:53:35que tous les Français
00:53:35doivent serrer la ceinture
00:53:36ça fait déjà 40 ans
00:53:37qu'ils se serrent la ceinture
00:53:38il faut que
00:53:39la haute fonction publique
00:53:40montre l'exemple
00:53:41qu'on réduise
00:53:43Bonne idée
00:53:43mauvaise idée
00:53:44Tout petit point de désaccord
00:53:45je maintiens
00:53:46qu'il est nécessaire
00:53:47d'augmenter la TVA
00:53:48pour pouvoir
00:53:49trouver les marges
00:53:50de manœuvre financières
00:53:51pour avoir un salaire net
00:53:52qui augmente
00:53:53moi ce que je veux
00:53:53c'est une feuille de paye
00:53:54qui augmente
00:53:54j'ai proposé
00:53:55qu'elle soit simplifiée
00:53:56de 50 lignes à 15 lignes
00:53:57ça permettra à chacun
00:53:58de voir exactement
00:53:59ce qu'on lui prend
00:54:00et je propose
00:54:01ces augmentations
00:54:03sur TVA
00:54:04taxation des gens numériques
00:54:05taxation des biens
00:54:07importés lourdement carbonés
00:54:08là vous allez rendre
00:54:09du salaire
00:54:11directement
00:54:11au salarié
00:54:13le point
00:54:13le point où je vous rejoins
00:54:14totalement
00:54:15c'est sur les dépenses
00:54:16de l'Etat
00:54:16mais là encore
00:54:17ça fait 30 ans
00:54:18c'est le mérite
00:54:19d'avoir de l'expérience
00:54:20j'en ai vu
00:54:21des commissions de réforme
00:54:22de l'Etat
00:54:22des commissaires
00:54:23à la réforme de l'Etat
00:54:24des agences
00:54:25à la réforme de l'Etat
00:54:26la RGPD
00:54:28révolution sur
00:54:29les dépenses publiques
00:54:30qu'est-ce que ça a donné
00:54:31comme résultat
00:54:32la montagne a systématiquement
00:54:33accouché d'une souris
00:54:34pourquoi ?
00:54:35parce qu'il nous faut
00:54:35maintenant un regard extérieur
00:54:37il faut que vous ayez
00:54:38des experts venus
00:54:39de pays qui ont fait
00:54:40ces transformations
00:54:41le Canada
00:54:41la Chouette
00:54:42le Danemark
00:54:43qui posent des questions
00:54:44successives
00:54:44est-ce que ça
00:54:45l'Etat doit le faire
00:54:46ou est-ce qu'il ne doit pas le faire
00:54:47s'il ne le fait pas
00:54:48qui le fera mieux
00:54:50s'il le fait mieux
00:54:50à quel coup
00:54:51et une fois
00:54:52au bout d'un an
00:54:52vous avez répondu
00:54:53à ces questions
00:54:53tout ce qui ne relève pas
00:54:55directement de la responsabilité
00:54:56de l'Etat
00:54:56et que l'Etat
00:54:57ne fait pas efficacité
00:54:58vous le retirez
00:54:59vous verrez
00:55:00Marc Toiti
00:55:00qu'il restera trois choses
00:55:02vous verrez
00:55:03qu'il restera trois choses
00:55:05la sécurité
00:55:05l'éducation
00:55:07et la santé
00:55:08je me souviens
00:55:08de vos conseils
00:55:09et je reconnais bien volontiers
00:55:10que quand on est ministre
00:55:12on n'écoute pas suffisamment
00:55:14les conseils
00:55:14non ça dépend
00:55:15certains vous avez écouté
00:55:16mais pas les miens malheureusement
00:55:17j'ai pris deux ans
00:55:19deux ans de recul
00:55:21deux ans de réflexion
00:55:22en travaillant
00:55:23pour une grande entreprise
00:55:24de la tech
00:55:24qui s'appelle la SML
00:55:25et je ne reviens pas
00:55:26pour enfiler les perles
00:55:27je reviens pour dire
00:55:28mes vérités
00:55:29avec beaucoup de liberté
00:55:30oui il faut refonder l'Etat
00:55:32oui il faut passer
00:55:33d'un Etat Providence
00:55:34à un Etat Puissance
00:55:35oui il faut
00:55:36sur la haute fonction publique
00:55:37comprendre que ce n'est pas elle
00:55:38qui peut transformer
00:55:39l'Etat
00:55:40dont elle vit
00:55:41vous avez besoin d'ingénieurs
00:55:42vous avez besoin de techniciens
00:55:43j'ai proposé la suppression
00:55:44de la haute fonction publique
00:55:45parce que je considère
00:55:46qu'elle ne répond plus
00:55:47aujourd'hui
00:55:48aux défis du 21ème siècle
00:55:50qui sont l'IA
00:55:51les nouvelles technologies
00:55:52et le changement climatique
00:55:53donc je plaide
00:55:54pas du tout
00:55:55pour des réformes
00:55:56je plaide pour réinventer
00:55:58le modèle français
00:55:59Bruno Le Maire
00:55:59ce que vous voulez nous dire
00:56:00c'est que quand vous étiez
00:56:02dans la machine
00:56:02dans la petite cage du hamster
00:56:04vous ne voyiez pas tout ça
00:56:06et qu'il a fallu en sortir
00:56:07pour comprendre le diagnostic
00:56:09et les bons remèdes
00:56:10pour la France
00:56:10c'est un endroit
00:56:11où on peut penser moins
00:56:12que dans un ministère
00:56:14dans un ministère
00:56:15et suprémons les ministères
00:56:16c'est pas désespérant
00:56:20c'est pas désespérant
00:56:21mais je crois
00:56:22qu'autour de ce plateau
00:56:23personne à ma connaissance
00:56:24n'a été ministre
00:56:25Dieu du ciel
00:56:26merci
00:56:26mon expérience
00:56:27j'ai été pendant 12 ans
00:56:283 ans ministre de l'agriculture
00:56:30ministre des affaires européennes
00:56:317 ans ministre de l'économie
00:56:33et des finances
00:56:33et croyez-moi
00:56:34j'ai vraiment fait le mieux possible
00:56:36j'ai travaillé 15h par jour
00:56:377 jours sur 7
00:56:38en faisant le mieux possible
00:56:39mais si on veut véritablement
00:56:41exercer correctement le pouvoir
00:56:43et éviter ce drame
00:56:46du choix entre le rassemblement national
00:56:48et la France insoumise
00:56:49il faut tirer les leçons
00:56:50et se dire
00:56:51voilà on est en 2026
00:56:52comment se fait-il que la France
00:56:54a toujours 8% de taux de chômage
00:56:57ça fait 30 ans
00:56:58comme directeur de cabinet
00:56:59comme ministre de l'économie
00:57:00que j'ai dit
00:57:00il faut se battre
00:57:01on va faire baisser le chômage
00:57:02on va aller vers le plein emploi
00:57:03la conclusion à laquelle je suis arrivé
00:57:05c'est qu'on a fait le mieux possible
00:57:06on a obtenu d'ailleurs des résultats
00:57:08sur le front de l'emploi
00:57:09mais pourquoi on n'a jamais eu 4% ?
00:57:11parce que si vous gardez
00:57:12la même indemnisation du chômage
00:57:14les mêmes avantages sociaux
00:57:16le même système éducatif
00:57:18qui ne marche pas
00:57:19la même détermination
00:57:20envoyer tout le monde vers la fac
00:57:21au lieu d'envoyer les gens
00:57:22vers l'apprentissage
00:57:23vous resterez scotché
00:57:25à 7 ou 8% de taux de chômage
00:57:27là on devrait être à 4
00:57:28allez petite pause
00:57:29on reste avec vous Bruno Le Maire
00:57:30le temps d'une décision
00:57:31et le temps d'une publicité
00:57:32à tout de suite
00:57:36De retour dans Punchline sur CNews
00:57:38toujours Bruno Le Maire
00:57:39notre invité ce soir
00:57:40on va juste écouter
00:57:41Michel-Edouard Leclerc
00:57:42il était notre invité ce matin
00:57:43il dit
00:57:44les politiques ne parlent pas
00:57:45aux français
00:57:45ils ne parlent pas
00:57:46des problèmes des français
00:57:47écoutons-le
00:57:48et je vous passe la parole
00:57:51Le problème c'est que
00:57:52dans la flopée de consultants
00:57:53qui les conseillent
00:57:54il y a un rapport au peuple
00:57:56il y a un rapport aux usagers
00:57:57il y a un rapport aux retraités
00:57:59aux salariés
00:58:00qui ne se fait pas
00:58:01et donc ça fait
00:58:02rappelez-vous
00:58:03depuis Barnier
00:58:04Bayrou
00:58:04Attal
00:58:05on leur parle des retraites
00:58:06on ne sait plus d'ailleurs
00:58:07ce que l'on dit
00:58:07c'est trop techno
00:58:09les politiques sont trop techno
00:58:10aujourd'hui Bruno Le Maire
00:58:12ou est-ce qu'ils ne comprennent pas
00:58:13les français ?
00:58:14j'ai beaucoup de respect
00:58:15pour Michel-Edouard Leclerc
00:58:16je pense que c'est malgré tout
00:58:17un procès un peu facile
00:58:19il faut aussi écouter
00:58:20les propositions très concrètes
00:58:21qu'on fait
00:58:22mais ces propositions concrètes
00:58:23on les fait d'autant plus facilement
00:58:25je leur dis qu'on est en dehors
00:58:26du jeu politique
00:58:26qu'on est libre comme l'air
00:58:28je suis libre comme l'air
00:58:29j'écoute les gens
00:58:30je vois par exemple
00:58:31que pour un jeune
00:58:32se loger dans une grande ville
00:58:34à Paris, à Lyon, à Nantes
00:58:35à Marseille
00:58:36c'est quasiment impossible
00:58:36c'est une proposition très concrète
00:58:38j'ai mis en place
00:58:38des prêts garantis par l'Etat
00:58:40pour les entreprises
00:58:41en difficulté face au Covid
00:58:42ça a très bien marché
00:58:44je propose que pour les moins de 30 ans
00:58:45on mette en place
00:58:46un prêt garanti par l'Etat
00:58:48pour qu'ils puissent aller
00:58:49à leur banque
00:58:49en disant
00:58:50j'ai un salaire
00:58:51il est modeste
00:58:51parce que je démarre
00:58:52ma femme peut-être
00:58:52ne travaille pas
00:58:53mais je veux pouvoir me loger
00:58:54je veux pouvoir emprunter
00:58:56et j'ai la garantie
00:58:57de l'Etat
00:58:58pour les moins de 30 ans
00:59:00le logement
00:59:01est un sujet
00:59:01très concret
00:59:02on pourrait parler
00:59:02Michel-Édouard Leclerc
00:59:03j'apporte une réponse
00:59:04très concrète
00:59:05et je pourrais multiplier
00:59:07des exemples
00:59:07pour dire à quel point
00:59:09j'écoute
00:59:09les inquiétudes des gens
00:59:11à quel point les gens se disent
00:59:12mais la politique
00:59:13ne peut plus rien changer
00:59:14à ma vie
00:59:15moi je pense que
00:59:16c'est toujours possible
00:59:17et que la responsabilité politique
00:59:19c'est justement
00:59:19d'inventer un destin
00:59:20à la nation française
00:59:21en écoutant ce que vous disent les gens
00:59:23Louis Drénel
00:59:23une question avant Marc Coati
00:59:24j'entends ce que vous dites
00:59:26mais dans une société
00:59:27qui a été biberonnée
00:59:28au collectivisme
00:59:29pendant une quarantaine d'années
00:59:30est-ce que vous pensez
00:59:31qu'aujourd'hui
00:59:31la société française
00:59:32est capable d'entendre
00:59:33ce que vous dites
00:59:34et est capable
00:59:35de franchir le pas
00:59:36et de se dire
00:59:36allons-y
00:59:37changeons tout
00:59:38refondons
00:59:38comme vous dites
00:59:39moi j'ai quand même l'impression
00:59:40qu'il y a un paradoxe
00:59:41dans la société
00:59:42avec d'un côté
00:59:43ceux qui crient tout haut
00:59:44qu'ils veulent tout changer
00:59:45mais en réalité
00:59:46qui veulent que ce soit
00:59:47les autres
00:59:48qui changent
00:59:49mais jamais
00:59:49une remise en question
00:59:51concernant leurs avantages
00:59:52les prestations sociales
00:59:53et leurs acquis
00:59:53et leurs acquis
00:59:54je pense que les français
00:59:56sont beaucoup
00:59:56beaucoup plus lucides
00:59:57que leurs responsables politiques
00:59:58c'est aussi ce que j'ai découvert
01:00:00en sortant du jeu politique
01:00:03ils ont parfaitement compris
01:00:04que le modèle
01:00:04sur lequel nous vivons
01:00:05le modèle économique
01:00:06est un modèle à somme nulle
01:00:08c'est-à-dire que
01:00:08tout ce qui est redistribué
01:00:10c'est autant de moins pour eux
01:00:11et je pense vraiment
01:00:12que tous ceux qui travaillent
01:00:13les artisans
01:00:14les commerçants
01:00:15les chefs d'entreprise
01:00:15les patrons qui payent des charges
01:00:17mais prohibitive
01:00:18je le sais
01:00:19je suis mon propre patron
01:00:20maintenant
01:00:21se disent
01:00:21maintenant
01:00:22il faut changer de modèle
01:00:24donc dans une élection
01:00:25il faut viser l'unité de la nation
01:00:27mais il faut être capable
01:00:28de faire des choix
01:00:29moi je fais le choix
01:00:30de ceux qui bossent
01:00:31et je veux que ceux qui bossent
01:00:32gagnent plus
01:00:33et puis se regarder la glace
01:00:34dans la glace le matin
01:00:35et se dire
01:00:36avec mon argent
01:00:37avec mon salaire
01:00:38avec ma rémunération
01:00:39je vais pouvoir emmener
01:00:40mes enfants au resto
01:00:41je vais pouvoir me loger correctement
01:00:43et je vais pouvoir financer
01:00:44les études
01:00:44de mes enfants
01:00:45ou de mes petits-enfants
01:00:47et ma conviction
01:00:48absolue
01:00:48c'est que vous avez aujourd'hui
01:00:49une majorité de français
01:00:51qui a compris
01:00:52qu'un système
01:00:52qui ne fait que redistribuer
01:00:54des richesses
01:00:54qu'il ne produit pas
01:00:55est un système mort
01:00:57et donc il faut le changer
01:00:58c'est un pari
01:00:59presque un pari pascalien
01:01:01celui du changement complet
01:01:02de modèle politique
01:01:03économique, social
01:01:04mais ne prenons pas
01:01:06les français
01:01:06pour moins lucides
01:01:07qu'ils ne le sont
01:01:07ils sont très lucides
01:01:08Monsieur le maire
01:01:09ça ressemble bigrement
01:01:10à un programme présidentiel
01:01:11tout ce que vous nous dites
01:01:12ce soir
01:01:12vous êtes candidat ?
01:01:13ça ressemble à une vision
01:01:14pour la France
01:01:14je ne suis pas candidat
01:01:15au moment où je vous parle
01:01:16cher Laurence Ferrari
01:01:17mais tout peut changer
01:01:18on ne sait jamais
01:01:18de quoi l'avenir est fait
01:01:19vous avez raison
01:01:20je lâche le fauve maintenant
01:01:21c'est Marc Toiti
01:01:22il est là
01:01:23il a ses graphiques
01:01:24merci pour la comparaison
01:01:25mais bon c'est pas grave
01:01:25je le prends bien
01:01:27vous voulez parler du bilan
01:01:28justement je vais commencer
01:01:30c'est vrai qu'en 30 ans de carrière
01:01:31j'ai vu tous les ministres
01:01:31de l'économie
01:01:32je dois avouer
01:01:32parce qu'on s'est rencontré
01:01:33plusieurs fois
01:01:34que Bruno Le Maire
01:01:34était le plus humain
01:01:35le plus sympa
01:01:36le plus proche des gens
01:01:37mais malheureusement
01:01:38on l'a dit tout à l'heure
01:01:39il ne m'a pas écouté
01:01:41on a vécu ça ensemble
01:01:42il y avait beaucoup de conseillers
01:01:43autour de lui
01:01:43qui vous ont dit
01:01:44je me rappellerai d'une réunion
01:01:45mais non la dette
01:01:46c'est pas grave
01:01:46on va la faire rouler
01:01:47les taux d'intérêt
01:01:47n'augmenteront jamais
01:01:48alors je vous faisais quand même
01:01:49deux petits graphiques
01:01:50ne m'envoyez pas
01:01:58à votre période
01:01:59à 2024
01:02:00parce que là
01:02:00c'est encore pire
01:02:01évidemment aujourd'hui
01:02:02on est à 3500 milliards d'euros
01:02:03de dette
01:02:03mais on voit l'augmentation
01:02:04plus de 1000 milliards d'euros
01:02:06c'est la courbe rouge
01:02:06le gros problème
01:02:07c'est la courbe bleue
01:02:08c'est-à-dire que le PIB
01:02:09la richesse qu'on crée en France
01:02:10augmentée de l'inflation
01:02:12vous voyez
01:02:12a augmenté d'environ
01:02:13365 milliards en moins
01:02:15qui ont donc disparu
01:02:17du circuit économique
01:02:18donc ça
01:02:19je pense que c'est malheureusement
01:02:20un vrai chèque
01:02:20c'est-à-dire que
01:02:21l'argent était là
01:02:22mais malheureusement
01:02:23il n'a pas été là où il fallait
01:02:24donc il y a eu
01:02:25des abus etc
01:02:26mais ça n'a pas été fléché
01:02:27puis alors deuxième point
01:02:28à mon avis
01:02:29et on le paye encore aujourd'hui
01:02:30ce sont les taux d'intérêt
01:02:31c'est-à-dire qu'effectivement
01:02:32quand vous arrivez au pouvoir
01:02:34c'est la graphique suivante
01:02:34en 2017
01:02:35le taux d'intérêt
01:02:36il est à 0,5%
01:02:38en 2023
01:02:38en fin 2023
01:02:39il est à 3,5%
01:02:41alors maintenant c'est pire
01:02:42parce qu'on a 4,2% ce matin
01:02:43mais ça veut dire quoi
01:02:44ça veut dire que justement
01:02:45ça c'était une grave erreur
01:02:46de laisser croire
01:02:47qu'augmenter la dette
01:02:48n'allait pas générer
01:02:49une augmentation
01:02:50des taux d'intérêt
01:02:50vous voyez
01:02:51c'est là où malheureusement
01:02:52je vous en veux un petit peu
01:02:53mais je vous aime bien quand même
01:02:54c'est qu'il fallait dire stop
01:02:55il fallait dire non
01:02:57à monsieur Macron
01:02:58à vos conseils etc
01:02:59et malheureusement
01:03:00bon alors peut-être
01:03:00que vous ne pouvez pas le faire
01:03:01la réponse
01:03:01mais voilà
01:03:02et c'est ce que nous payons
01:03:03aujourd'hui malheureusement
01:03:04c'est pas
01:03:05parce que là c'est pire aujourd'hui
01:03:06parce qu'évidemment
01:03:06la crise financière s'installe
01:03:08la banque australéopéenne
01:03:09ne peut plus investir etc
01:03:10donc c'est ça
01:03:11comment vous
01:03:13vous justifiez ça
01:03:14et j'ai envie de dire
01:03:15bon c'est à cause de qui finalement
01:03:16je vais pas me justifier
01:03:18moi je prends mes responsabilités
01:03:19voilà
01:03:20c'est des gens qui justifient
01:03:21j'aime pas trop ça
01:03:22moi je prends mes responsabilités
01:03:23mais le graphique aurait été
01:03:24encore plus intéressant
01:03:25si vous étiez remonté
01:03:2720 ans en arrière
01:03:28et que vous alliez bien
01:03:29c'est pas aussi
01:03:29c'est encore pire
01:03:30voilà
01:03:30bien sûr
01:03:31mais non mais c'est historique
01:03:32mais ce que vous voulez dire
01:03:33c'est que
01:03:33on est d'accord
01:03:34alors Marc laissez le parle
01:03:34il n'y a pas de débat
01:03:35c'est historique
01:03:36en réalité
01:03:37la dette elle a pris
01:03:3835 points sous Nicolas Sarkozy
01:03:4020 points sous François Bitterrand
01:03:41elle en a pris 15
01:03:42lorsque j'étais ministre des finances
01:03:44François Hollande plutôt
01:03:45c'est vraiment la preuve
01:03:46que le problème
01:03:47malheureusement
01:03:48est un problème systémique
01:03:49beaucoup plus qu'un problème de personne
01:03:51ensuite j'avais proposé
01:03:53chacun le sait
01:03:53un plan de rétablissement des comptes
01:03:55que j'ai reproposé à nouveau
01:03:56pour ce budget de 1027
01:03:58à disposition du Premier ministre
01:04:00Sébastien Lecornu
01:04:01pour qu'on reprenne en main
01:04:02la situation
01:04:03et ce plan de rétablissement
01:04:04qu'est-ce qu'il prévoyait ?
01:04:06Il prévoyait
01:04:06un
01:04:07la désindexation
01:04:08des pensions de retraite
01:04:09de 1 point
01:04:10jusqu'à ce qu'on revienne
01:04:11sous les 3%
01:04:11de déficit
01:04:12la désindexation
01:04:14de l'ensemble
01:04:15des prestations sociales
01:04:17la désindexation
01:04:18du barème de l'impôt
01:04:19sur le revenu
01:04:19donc des mesures
01:04:21très puissantes
01:04:21qui sont les seules
01:04:23qui permettent véritablement
01:04:24de stopper l'hémorragie
01:04:25la réduction
01:04:25d'un certain nombre
01:04:26de dépenses
01:04:27sur les arrêts maladie
01:04:28dont on a parlé
01:04:29sur les dépenses sociales
01:04:30dont on a parlé
01:04:31très impopulaires
01:04:32très impopulaires tout ça
01:04:33oui mais ça nous aurait permis
01:04:34de garder la main
01:04:36sur nos finances publiques
01:04:38et éviter ce que Marc Toiti
01:04:40a parfaitement montré
01:04:40c'était l'explosion
01:04:41des taux d'intérêt
01:04:42à la place du plan
01:04:43de rétablissement des comptes
01:04:44on a eu la dissolution
01:04:45exit le plan
01:04:46exit le ministre des finances
01:04:48qui le portait
01:04:49je gênais
01:04:50on s'est séparé de moi
01:04:51personne n'a jamais voulu
01:04:53ni dans la majorité
01:04:54ni dans les oppositions
01:04:56reconnaître l'importance
01:04:57de reprendre le contrôle
01:04:58de nos finances publiques
01:04:59moyennant quoi
01:05:00où en sommes-nous aujourd'hui
01:05:01et là je partage
01:05:01le constat de Marc Toiti
01:05:02des taux d'intérêt
01:05:04à 4,2%
01:05:06on jette des milliards d'euros
01:05:08chaque mois
01:05:08pour le remboursement
01:05:09des intérêts de la dette
01:05:10et je veux le dire
01:05:11avec beaucoup de gravité
01:05:12nous en sommes là
01:05:12parce que nous avons perdu
01:05:13le contrôle
01:05:14depuis la dissolution
01:05:15de nos finances publiques
01:05:16et la question n'est pas
01:05:17de savoir
01:05:17s'il y aura un accident financier
01:05:19c'est quand
01:05:20c'est quand il y aura
01:05:21un accident financier
01:05:23et donc j'appelle
01:05:25toutes les oppositions
01:05:26à faire preuve
01:05:27de sens des responsabilités
01:05:29à ne pas jouer avec le feu
01:05:30à s'élever
01:05:31au niveau de la France
01:05:32et des français
01:05:33et se dire
01:05:34le premier ministre
01:05:35Sébastien Lecornu
01:05:36a besoin d'un budget
01:05:37le gouvernement
01:05:38a besoin d'un budget
01:05:39et j'appelle de mon côté
01:05:40le gouvernement
01:05:41à prendre des mesures
01:05:42qui soient
01:05:43celles que je propose
01:05:45justes
01:05:45efficaces
01:05:47puissantes
01:05:47en évitant
01:05:48des idées
01:05:49qui flottent
01:05:50mais qui me paraissent
01:05:51révoltantes
01:05:52la taxe
01:05:53sur l'épargnant
01:05:54c'est du vol
01:05:57dans quel cerveau
01:05:59qui pour le coup
01:05:59ne doit pas avoir
01:06:00beaucoup de contact
01:06:00avec les français
01:06:01on peut imaginer
01:06:02taxer les parts
01:06:03des français
01:06:04enfin là pour le coup
01:06:05si on ne veut pas
01:06:05parler de la révolution
01:06:06on ne s'y prendrait pas
01:06:07autrement
01:06:08on n'arrête pas de dire
01:06:09on veut valoriser le travail
01:06:10on veut valoriser
01:06:11ce qui bosse
01:06:12ce qui est le coeur
01:06:12de mon engagement politique
01:06:14il faut de l'intéressement
01:06:15et de la participation
01:06:16pour que les salariés
01:06:17aient le fruit
01:06:18de leur travail
01:06:18de l'engagement
01:06:19pour l'entreprise
01:06:20formidable
01:06:21et le lendemain
01:06:22vous leur dites
01:06:22vous ne savez pas quoi
01:06:23l'argent que vous avez gagné
01:06:23on vient vous faire les poches
01:06:24et on vous le pique
01:06:25non c'est pas possible
01:06:26mais alors on pourrait
01:06:26mobiliser l'épargne autrement
01:06:27peut-être en suscitant
01:06:29de l'enthousiasme
01:06:29de la part des français
01:06:30on dit allez on crée
01:06:31un grand fonds français
01:06:32on relance l'industrie
01:06:33on relance l'économie
01:06:33si on veut de la prospérité
01:06:34il faut se mettre
01:06:35sur les secteurs d'activité
01:06:36qui sont prospères
01:06:37c'est quoi le secteur d'activité
01:06:39qui est le plus prospère
01:06:39aujourd'hui
01:06:40je travaille dedans
01:06:40avec la plus grande
01:06:41entreprise européenne
01:06:42qui s'appelle ASML
01:06:43c'est l'intelligence artificielle
01:06:45c'est la tech
01:06:46c'est les semi-conducteurs
01:06:47donc j'ai proposé
01:06:48effectivement
01:06:48que nous mettions en place
01:06:50un fonds d'investissement
01:06:51capital risque
01:06:51qui serait européen
01:06:53doté de 100 milliards d'euros
01:06:54qui permettrait
01:06:55de financer
01:06:56des investissements
01:06:57dans ce secteur là
01:06:58d'avoir nos propres
01:06:59semi-conducteurs
01:06:59au lieu d'acheter
01:07:00à prix d'or
01:07:01des semi-conducteurs américains
01:07:02comme ceux de Nvidia
01:07:03il faut aider Mistral
01:07:04notre champion national
01:07:06le seul champion
01:07:07de la tech
01:07:08et de l'IA
01:07:09en Europe
01:07:09à lever les 10 milliards d'euros
01:07:11dont il va avoir besoin
01:07:12pour avoir accès
01:07:13au modèle frontière
01:07:14sinon il va rester
01:07:15malheureusement
01:07:16dans un domaine d'activité
01:07:17qui ne sera pas suffisamment rentable
01:07:18on a tout pour réussir
01:07:20mais il faut penser
01:07:21les choses autrement
01:07:21et il faut arrêter
01:07:22d'être défaitiste
01:07:23d'être pessimiste
01:07:24arrêter d'être défaitiste
01:07:25et arrêter de se battre
01:07:26à la coupe
01:07:26et là je rejoins
01:07:27je rejoins Marc Coati
01:07:28arrêter de dépenser
01:07:29autant d'argent
01:07:30dans le fonctionnement
01:07:31dans un état provident
01:07:32si il ne fonctionne plus
01:07:35investir massivement
01:07:36dans ce qui fera
01:07:37la prospérité française demain
01:07:38l'innovation
01:07:39la tech
01:07:40l'IA
01:07:40la science
01:07:41l'industrie
01:07:42j'ai hâte de vous recevoir
01:07:44dans Objectif
01:07:44Félicie 2027
01:07:45Bruno Le Maire
01:07:46écoutez nous verrons ça
01:07:47en temps et en heure
01:07:48merci beaucoup à vous
01:07:49d'être venu ce soir
01:07:50le temps d'une décision
01:07:51aux éditions Gallimard
01:07:52c'est votre livre
01:07:53merci Marc Coati
01:07:54Louis de Ragnel
01:07:55vous ne bougez pas
01:07:56c'est pas trop méchant
01:07:56ça va non
01:07:56j'ai lâché le fauve quand même
01:07:58j'ai lâché le fauve
01:08:00et Louis vous restez avec nous
01:08:01pour 21h
01:08:03donc ce grand rendez-vous
01:08:04avec Bruno Retailleau
01:08:05qui est candidat
01:08:05à l'élection présidentielle
01:08:07et qui sera questionné
01:08:08par vous
01:08:09par Gauthier Le Bret
01:08:10Charlotte Dornelas
01:08:10et un tout petit peu par vous
01:08:12à tout de suite
01:08:13bonne soirée
01:08:13c'est Christine Kelly
01:08:14qui vous attend

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